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ISBN : 2260021336
Éditeur : Julliard (20/08/2015)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 233 notes)
Résumé :
Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d'avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d'assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n'est-elle, au contraire, qu'une jeune fille libre qui revendique avant l'heure son émancipa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  28 juillet 2016
Même si l'on n' avait qu'une vague idée de cette affaire qui défraya la chronique dans les années cinquante, il est certain qu'en refermant les 700 et quelques pages de ce récit, on n'est pas prêt d'oublier ce drame. Et tout cela grâce au talent de Philippe Jaelana, qui, avec un acharnement à la hauteur de celui des charognards qui ont démoli torchon après torchon la moindre chance que la jeune femme s'en sorte.
Certes, elle a tué son amant. Certes l'auteur est entièrement dévoué à sa cause. Mais tout de même, on est estomaqué par ce que l'on apprend. Quand Pauline prétend qu'elle est maudite, on la croirait presque. Un père froid qui lui donne toute jeune la solution pour rester digne devant l'échec : le suicide! Gageons que ces principes éducatifs ne constituent pas une base fiable pour une personnalité solide. Rajoutons à cela une probable faille narcissique qu'a provoqué ce milieu peu aimant, et la suite s'inscrit dans une logique imparable. Donc il y a mort d'homme et il y a pathologie psychiatrique, l'histoire est assez simple.

Mais là où on hallucine, c'est sur la légèreté inouïe de l'enquête, la détermination sans faille de la partie civile de prouver que l'on a affaire à un monstre, et l'acharnement de la presse qui colporte rumeurs et suppositions et se nourrit de ses propres mensonges pour noircir le tableau et démolir l'accusée. Même sans trouble de la personnalité , qui pourrait se relever un tel lynchage?
Et c'est là que le travail d'analyse de l'auteur ( que l'on aurait bien aimé constater a posteriori de la part des abrutis incompétents qui ont bâclé leur boulot à l'époque : on n'avait pas l'ADN, certes, mais l'analyse de la balistique, ça fait quand même un bail qu'on connaît, non?). Philippe Jaenada, comme le précise un extrait de critique, retourne chaque pierre, étudie chaque échange, reconstruit les faits, épluche les témoignages ( et là aussi, le traitement qui en a été fait lors du procès donne une piètre image de la justice française de cette période).
Justement parlons-en de la période : la France sort de la guerre qui a fait bien des victimes, et qui n'a pas contribué à mettre en valeur la grandeur d'âme de nos concitoyens. Et l'affaire semble concentrer la rancoeur qu'a le peuple à l'égard de ses propres ignominies. Cela fait partie de la malédiction déjà évoquée
Enfin et c'est sans doute ce qui vaut les cinq étoiles : c'est un récit drôle, malgré la noirceur de l'histoire! D'autres auteurs se sont penchés sur ce destin tragique, mais ici le ton est très ironique, vis à vis des professionnels qui ont précipité Pauline vers sa fin cruelle. Philippe Jaenada réinvente les patronymes par respect pour les familles, mais n'épargne cependant pas les hyènes et les vautours. Et ce ton, drôle , décalé, irrespectueux y compris sur le mode de l'autodérision que l'auteur pratique dans des digressions hautes en couleurs) est justement ce qui constitue le plus bel hommage que l'on puisse faire à la coupable (ou victime ?). Et l'on imagine pas qu'il puisse y avoir le moindre conflit d'intérêt dans cette plaidoirie bien à distance du drame, alors que la plupart des protagonistes ont contribué à l'entropie générale et redistribué les atomes de carbone qui les constituaient .
Cette liberté d'écriture et d'opinion est réellement réjouissante et il y a fort à parier que les autres écrits de l'auteur rejoindront mes projets de lecture
Un petit bémol : les histoires des co-détenues, avec qui Pauline s'est liée, alourdissent le propos sans apporter un éclairage utile.
Challenge pavés 2015-2016

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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carre
  02 novembre 2016
Après le remarquable « Sulak », Jaenada se lance dans un travail gigantesque, pour démontrer que Pauline Dubuisson (accusée du meurtre de Félix Bailly en 1951, son ex petit ami), a été victime non pas d'une erreur judiciaire mais d'un procès honteusement à charge. Va alors s'abattre sur la jeune femme un flot de haine, de mensonges, de détournements de témoignages pour en faire une coupable calculatrice, froide et orgueilleuse. du pain béni pour une société misogyne ou l'émancipation féminine était vu comme un terrible fléau.
En plus de 700 pages (ne vous effrayez pas, ça se lit tout seul), Jaenada met en contradiction ces accusateurs, s'appuyant sur l'énorme travail de recherches effectué. Pauline Dubuisson le paiera toute sa vie (bien courte il est vraie), le trio de justice et la presse bien pensante se chargeant de la représenter de la pire des manières.
Avec le ton qu'on lui connait, Jaenada allège son récit d'évènements propres à sa propre vie, son humour toujours bienvenu en habille certains pour plusieurs hivers, même si parfois son empathie pour Pauline, lui fait écrire des vacheries gratuites sur certains protagonistes. Mais « La petite femelle » est avant tout un remarquable travail du meilleur avocat qu'aurait aimé avoir Pauline. Sa vie n'aura été que tragédies et injustices. Philippe Jaenada ne la réhabilite pas, il montre simplement que son procès n'aura été qu'une vague fumisterie. Et que «La petite femelle » méritait bien ce gros pavé. Passionnant.
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tynn
  12 octobre 2015
Chevalier blanc des contre-enquêtes en recherche de vérité.
Philippe Jaenada avait déjà brillamment refait l'histoire avec Sulak, destinée flamboyante d'un cambrioleur gentleman. Il revient dans un gros bouquin de 700 pages (il s'agit de s'y préparer) sur une affaire judiciaire de l'après guerre, qui déchaîna les passions dans le public, la presse et les prétoires.
Pour faire court, Pauline Dubuisson, étudiante en médecine de 26 ans, tue son amant Felix de trois balles de revolver et est condamnée à la perpétuité.
Un drame passionnel et passionnant pour une France avide de sensationnel, une instruction manifestement à charge que le recul du temps permet de décortiquer dans ses lacunes et ses contradictions.
Accumulant telle la fourmi les témoignages, les rapports judiciaires, les papiers presse, Philippe Jaenada ne laisse rien dans l'ombre, et met en lumière les incohérences des enquêtes de moralité, la part de rumeurs et de ragots, le déchaînement journalistique et la pression populaire. Il dresse un portrait de femme intime, avec réalisme et empathie, s'autorisant une psychologie de bon sens, déchargée de toute pression.
C'est un récit, dramatique et touchant, empli de vitalité par une plume caustique et ironique. L'humour et l'autodérision font bon ménage pour alléger le propos. Les fameuses digressions de l'auteur, la plupart du temps justifiées, peuvent agacer mais m'amusent beaucoup. L'écriture est décomplexée et naturelle, qui s'adresse au lecteur comme en conversation.
On peut aussi saluer un travail d'enquête approfondi, un reconstitution historique maitrisée ( la poche de Dunkerque dans la tourmente de la guerre est cinématographique).
J'ai rarement lu un auteur capable de si bien montrer son plaisir d'écrire. On sent une boulimie, les mots se bousculent, les faits s'empilent, les sentiments personnels s'intercalent, les histoires parallèles s'incrustent dans le sujet principal.
Sa fascination pour son sujet est telle que l'on peut sans doute lui reprocher de pêcher par excès. On pourrait finir asphyxié mais il nous garde captif.
Un excellent roman!
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nameless
  08 mars 2017
Des femmes meurtrières de leurs amants ou époux (ou l'inverse), il y en a, il y en a eu depuis que le monde est monde. La spécificité de l'affaire Pauline Dubuisson tient peut-être à l'époque où elle s'est déroulée, dans l'immédiat après-guerre, alors que de nombreux comptes ne sont pas encore soldés, toutes les vengeances pas encore assouvies, dans un monde en ruines desquelles émerge inexorablement l'émancipation des femmes qui révulse et effraie la bien-pensance. Qu'une jeune femme jolie, intelligente, cultivée, sexuellement libre ait couché avec l'occupant puis abattu son amant, il n'en faut pas davantage pour faire d'elle un bouc émissaire destiné à laver les mauvaises consciences. Grâce à un lynchage médiatique et un procès hypocrite, la société prouve que Pauline a bien mérité au moment de la libération, d'être tondue, tatouée de croix gammées, violée par des résistants de la dernière heure organisés en hordes redresseuses de torts, des salauds ordinaires auto-proclamés bourreaux de femmes. Bien plus que pour l'inexcusable meurtre commis, Pauline est publiquement jetée en pâture comme l'exemple de ce qu'une femme ne doit pas être ou devenir. A bonnes entendeuses, salut, en ce 08 mars !

Le travail documentaire effectué par Philippe Jaenada est titanesque. L'auteur annonce d'emblée son positionnement au plus près de la vérité, l'intention est louable et l'on ne peut que saluer son noble engagement. Malheureusement, je n'ai pas apprécié le résultat, perturbée par les incalculables digressions et parenthèses de l'auteur où l'on trouve en vrac des anecdotes conjugo-familiales personnelles, des justifications inutiles, des tentatives d'humour et de bons mots, qui selon moi, affaiblissent son monumental boulot, et transforment ce qui aurait pu être une robuste biographie réhabilitatrice en un fourre-tout indigeste. J'ai été lassée d'être constamment distraite par ses considérations hors-sujet, voire douteuses, qui ont détourné mon attention, et fait quelquefois passer la vie de Pauline au second plan. J'ajoute que le destin complexe d'une femme condamnée à perpétuité ne prête guère à rire ou même à sourire. Si cette logorrhée verbale auto-centrée est la marque de fabrique de Jaenada, elle ne me convient pas.

Ne souhaitant pas davantage attenter à l'engouement général suscité par La petite femelle, je me contente de préciser que pour ma part, j'ai, et de très loin, préféré la version (peu) romancée de la vie de Pauline Dubuisson, offerte par Jean-Luc Seigle, et parue par un étrange concours de circonstances littéraires, au même moment que La petite femelle. Mais ce n'est bien sûr que mon avis !
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Valerie78120
  25 septembre 2015
Un immense coup de coeur pour ce "roman", en lice pour le Renaudot.
Le 17 mars 1951, Pauline Dubuisson, jeune femme de 24 ans, tue son ancien ami, Félix Bailly, en tirant sur lui à trois reprises (dans une petite chambre de bonne qu'il occupait rue de la Croix-Nivert à Paris) avant de tenter de mettre fin à ses jours.
Tous deux sont jeunes, beaux, étudiants en médecine, originaires du Nord, mais si Félix est doux, gentil, romantique, confiant, gauche, un brin lisse et naïf, Pauline est une ravageuse que la vie a rudement malmenée.
Elevée comme un garçon, à l'écart des autres et sans affection, par un père protestant pénétré de philosophie nietzschéenne et par une mère frêle, transparente, soumise, qui ne la regarde pas, qui ne regarde du reste personne, qui ne se regarde pas davantage, Pauline apprend à s'endurcir, à encaisser, à taire crânement ses sentiments. La force est un devoir. La faiblesse une faute.
La guerre éclate. André Dubuisson, entrepreneur de travaux publics germanophile, choisit alors d'utiliser sa fille - Pauline a 13 ans en 1940 - pour faciliter ses transactions avec les allemands. Il faut dire qu'elle est ravissante, fière, orgueilleuse, qu'elle fait tourner les têtes des lieutenants, des capitaines, des colonels ... C'est bon pour pour ses affaires. Pauline se retrouve dans le lit de l'occupant ce qui lui vaudra, à la Libération, une réputation sulfureuse.
A 17 ans, Pauline, qui a vécu la guerre à Dunkerque, bombardé en permanence, dans les gravats, avec la mort qui décime nuit et jour, n'est déjà plus une jeune fille respectable. Mais une femme très avertie, une agicheuse, une tondue, un esprit dominateur, indocile, scandaleux, qui ne se soumet pas aux normes.
Devenue étudiante à la Faculté de médecine de Lille, elle attire Félix dans ses filets.
Il tombe fou amoureux et propose maintes fois le mariage à cette insoumise qui le prend de haut, le méprise, se joue beaucoup de lui et de ses sentiments.
Si Pauline accepte de prendre avec lui du plaisir, de l'initier, elle refuse de se laisser enfermer, d'abandonner ses études, de devenir une épouse, seul rôle convenable dévolu aux femmes.
De guerre lasse, Félix, qui n'a cessé d'avaler d'indigestes couleuvres, finira par se détourner et décidera de poursuivre ses études à Paris.
Sitôt Félix disparu, Pauline comprendra qu'elle en était, en réalité, amoureuse (il y a quelque chose de Scarlett dans Pauline) mais ne parviendra jamais à le reconquérir jusqu'à ce 17 mars où elle le tuera par accident (ou pas), par désespoir (ou pas), par dépit amoureux (ou pas).
S'ensuivront une invraisemblable curée judiciaire et médiatique, une enquête sans nuance, très partiale, systématiquement à charge, un procès sexiste, odieux, inéquitable, où l'Avocat général réclamera la tête de l'accusée, des articles orduriers, destinés à attiser la haine de la foule.
Et face à ces hyènes décidées à en découdre, Pauline, toujours fière, toujours incapable d'exprimer ses sentiments, seule, sans réel soutien, sans véritable défense à ses côtés.
Dans son ouvrage, riche, drôle, fourmillant de mille digressions personnelles, Philippe Jaenada entreprend de décrypter - avec fougue et minutie - l'affaire, mettant au jour, page après page, la manipulation grossière des faits de la part des enquêteurs et du Parquet, les mensonges éhontés de la presse et les approximations des experts.
A soixante ans d'intervalle, il se fait l'avocat de Pauline.
Il est là, frais, emporté, idéaliste, tenace, rigoureux, envahi par son sujet, comme un jeune confrère devant son premier dossier.
Et l'on se prend à aimer Pauline. Telle qu'elle fut. Loin de l'image que la société souhaitait donner d'elle en forçant le trait et au mépris grossier la vérité.
La dernière page tournée, je l'ai laissée à regret regagner l'ombre. Heureuse malgré tout que justice lui ait enfin été rendue.
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Les critiques presse (4)
Bibliobs   16 décembre 2015
Philippe Jaenada arrache Pauline Dubuisson aux calomnies dont cette jeune meurtrière fut victime. Remarquable.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   03 novembre 2015
Denses, drôles ou dramatiques, les six cents pages de "La petite femelle" se lisent avec un triple plaisir.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint   21 septembre 2015
Comme dans Faites entrer l'accusé, on retrouve une tendance à la mise en scène de soi, avec une prédilection pour les décors de bistrot. Sauf que c'est nettement plus drôle.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   21 août 2015
Eriger un fait divers en objet littéraire réussi tient toujours de la prouesse. Inutile de convoquer les éternels grands noms - Hugo, Capote, etc. Philippe Jaenada a fait ce qu'il sait faire le mieux: du Jaenada.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   26 juillet 2016
J'ai donc tapé saucisse dans la zone de recherche du dossier qui contient tous mes livres dans mon ordinateur. Mes yeux se sont écarquillés comme des soucoupes volantes [...] je n'ai pas publié un seul roman qui ne contienne pas le mot saucisse...
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carrecarre   13 octobre 2016
La première chose que lui inculque le colonel émotif, c'est que la vie est un combat. Même un enfant peut comprendre ça. Et même un enfant, à moins d'être complètement stupide, se doute bien que s'il y a combat, il est préférable de le gagner.
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KittiwakeKittiwake   27 juillet 2016
Raymond Lindon lit. D'une voix sévère et agacée. Pas du tout celle d'une jeune femme qui pense être en train de mourir. Ça change un peu l'intention, c'est comme si on lisait du François Villon en costume de Télétubbie, ou du Verlaine en pétant.
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Martin1972Martin1972   22 novembre 2015
Ce premier jour, la machine attaque fort, on ne trouvera pas une ombre de qualité à Pauline, uniquement des défauts, et à peu près tous. C'est la ruée vers l'abjecte. On a du mal à y croire quand on connaît vraiment sa vie, son caractère et ses actes (même si elle est loin d'être une sainte, un ange ou une nonne), mais ce jour-là, il faut être bien clarivoyant et prendre bien du recul, dans ce gros concert d'animosité, de coups bas et d'anathèmes irrévocables, pour réussir à penser que cela ne peut pas être aussi simple, qu'il existe une possibilité pour qu'elle ne soit pas, de manière si primaire, l'incarnation du Mal.
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carrecarre   20 octobre 2016
A noter sur vos tablettes, les jeunes, "Chacun mène sa vie comme il l'entend, c'est extrait du Manuel de sagesse et de tolérance de tonton Philippe"
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Videos de Philippe Jaenada (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Jaenada
La serpe de Philippe Jaenada aux éditions Julliard
Un matin d'octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n'est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l'unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l'arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d'un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l'enquête abandonnée. Alors que l'opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s'exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud. Jamais le mystère du triple assassinat du château d'Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d'Henri Girard, jusqu'à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu'à ce qu'un écrivain têtu et minutieux s'en mêle... Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu'Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l'inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu'il n'y paraît), il s'est plongé dans les archives, a reconstitué l'enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l'issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans.
https://www.lagriffenoire.com/88419-divers-litterature-la-serpe.html
Le chameau sauvage de Philippe Jaenada aux éditions J'ai Lu
Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier: doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance, mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques aventures servies par une verve intarissable... Mais le chameau sauvage, dans tout ça ? Quand vous en connaîtrez le principe, comme Halvard, vous verrez la vie différemment.
https://www.lagriffenoire.com/24153-poche-le-chameau-sauvage.html
Sulak de Philippe Jaenada aux éditions Points
Flics ou voyous, nul n'a oublié Sulak, garçon charmant, généreux, intègre. Accessoirement l'homme le plus recherché des années 1980. Déserteur de la Légion (l'avenir tout tracé, non merci), il braque des supermarchés avant de dévaliser les grands bijoutiers, de Paris à Cannes. le fric, il s'en fout, il hait la violence : il veut épater. Itinéraire d'un gentleman cambrioleur doublé d'un roi de l'évasion.

Romancier français né en 1964, Philippe Jaenada est l'auteur du Chameau sauvage (prix de Flore 1997). Les Brutes, Plage de Manaccora, 16 h 30 et La Femme et l'Ours sont notamment disponibles en Points.
La Petite femelle de Philippe Jaenada aux éditions Points
Vous pouvez commander La serpe sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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