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EAN : 9782368460108
184 pages
Éditeur : Steinkis Editions (18/05/2016)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Ce vendredi 10 avril 1896, les premiers Jeux Olympiques de l’histoire moderne sont sur le point de se terminer.
Les Grecs n’ont encore remporté aucune médaille. Et c’est aujourd’hui la dernière épreuve : celle du marathon. Spiridon Louis est là, tenant à la main la belle paire de chaussures neuves que plusieurs habitants de Maroussi se sont cotisés pour lui offrir, et se demandant sans doute un peu, timidement, ce qu’il est venu faire dans cette galère…
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  16 septembre 2019
Je viens de m'offrir une friandise, la chantilly sur la gaufre, la cerise sur le gâteau de mes lectures, un petit bouquin d'à peine plus de 150 pages dont je me suis délecté en quelques minutes.
À la plume ? Philippe Jaenada.
J'ai déjà eu l'occasion, par le passé, de dire tout le bien que je pense de cet auteur dont les pavés sont inclassables.
Jaenada aime ses personnages, c'est pour ça qu'il en parle si bien et qu'il réussit à nous transmettre son empathie.
Sulak, la petite femelle, la serpe en sont autant d'exemple.
Bon d'accord, pour ces trois-là, c'est spécial,  vu qu'ils ont tous eu affaire avec la justice.
Spiridon, lui c'est une superstar.
Enfin, il l'est devenu un jour de 1896 dans son cher pays, la Grèce.
Il a fait vibrer tout un peuple, lui, le porteur d'eau que rien ne prédestinait à la gloire, ne fut-ce qu'éphémère.
Dans son style si particulier et jubilatoire, l'auteur nous dresse le portrait de cet homme et nous retrace en quelques pages l'histoire (la préhistoire ?) des jeux olympiques.
Bref, si vous avez envie de vous instruire tout en faisant fonctionner vos zygomatiques, c'est Spiridon superstar qu'il vous faut lire.
Ça fait du bien de temps en temps ce genre de livre...

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Stockard
  29 mai 2016
Les héros sont des gens comme les autres... à part que ce sont des héros.
Bon y'a héros et héros. D'un côté celui qui sacrifie sa vie pour préserver la liberté/des vies/son idéal etc etc... Et de l'autre, celui qui ne prend pas de risque vital (encore que...) mais qui rend son pays tout fier de l'avoir vu naître sur son sol (parce que si ledit héros était né un peu plus loin dans un autre pays, ça aurait pas été le même, non monsieur), qui l'érige en figure nationale etc etc... C'est dans cette deuxième catégorie que se classe bien malgré lui Spiridon Louis.
Les méandres de la vie quand même...
Ce sont les tout premiers Jeux Olympiques modernes, par respect ils prennent place en Grèce et bien que les grecs soient 10 fois plus représentés que les autres pays (qui ne prennent encore pas trop l'évènement au sérieux et envoient 2 ou 3 athlètes histoire de faire acte de présence), pas une médaille qu'ils décrochent, rien, nada, que tchi, peau de balle. Eh non, une petite quarantaine d'années avant l'arrivée fracassante de Jesse Owens sur les pistes d'athlé, déjà les américains récoltent pratiquement toutes les médailles, tranquille, sans forcer (America ! America ! God shed his grace on... Hein ? Oui, bref) et la Grèce fait de plus en plus la gueule à mesure qu'elle voit toutes ces belles décorations lui échapper, une par une, jusqu'à l'ultime épreuve : le Marathon !
17 au départ, 13 grecs dans le lot, et c'est parti, un pays entier retient son souffle, en tout cas un petit peu parce que pas loin de trois heures (c'est ce qu'il aura fallu à Spiridon Louis pour boucler la course et la gagner) en apnée, ça peut être un poil long, surtout vers la fin.
Avec un style simple et humoristique, Philippe Jaenada nous fait (re)découvrir ces tout premiers Jeux Olympiques modernes avec un plaisir qu'il n'est pas question de bouder. C'est vivant, ludique, et bourré d'anecdotes farfelues mais véridiques car comme le dit l'auteur lui-même dans l'incipit (oh drôle !) "on n'est pas là pour rigoler"... euh ben si quand même un peu.
En plus, arrivé à la fin, on n'a même pas mal aux pieds alors, qu'est-ce qu'on peut vouloir de plus ? Rien. Par contre, remercier l'éditeur et Babelio, alors ça oui, je veux.
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PetiteBalabolka
  09 juillet 2016
Que Philippe Jaenada contribue à la collection Incipit, qui se propose de raconter les "grandes premières fois", pourquoi pas après tout ? Mais lorsqu'il choisit le thème des premiers Jeux Olympiques, ça peut surprendre, a priori, pour qui l'a déjà un peu lu.
Le sport et lui, c'est clair que je n' avais pas spécialement pensé à les associer sauf qu'il y a du héros dans cette affaire ou du anti-héros, du champion malgré lui et là, évidemment, ça colle davantage.
Plus habitué aux trames contemporaines, notre spécialiste des parenthèses savoureuses a un peu bossé son sujet mais ne l'avoue qu'à demi-mots (timide, tiens donc ?) : manquerait plus que ça qu'on le prenne au sérieux.
Qui a-t-il choisi de mettre sur le devant de la scène cette fois ? Un certain Spiridon de Maroussi, petit village à 15 km d'Athènes. Spiridon a été champion olympique du marathon, discipline reine avec le lancer de disque mais si personne ne le connaît (ou l'a oublié), c'est parce que tout cela se passe en 1896, lors des (premiers) Jeux olympiques, en tout cas ceux communément appelés "de l'ère moderne" (je précise que les historiens utilisent le terme "contemporain" pour cette période, faudrait voir à pas nous embrouiller tout de même).
Après un exposé (documenté l'air de rien) sur les Jeux antiques, l'auteur nous associe à leur rénovation au XIXème siècle, tout en ramenant à sa juste place (importante tout de même) le rôle du baron Pierre de Coubertin (où l'on apprend ou réapprend au passage que l'idée du marathon venait d'un certain Bréal et où l'on nous démontre que la très célèbre citation associée à Coubertin, je vous laisse deviner laquelle, aurait été déformée dans son interprétation...).
Mais revenons à Spiridon. On est loin de l'athlète professionnel, on s'en doute. Spiridon est porteur d'eau. Depuis tout gosse, il court à côté de la charrette de son père, chargée de lourdes jarres remplies d'eau de la source du village, appréciée des Athéniens. Représenter son pays, il s'en passerait bien (et puis, il n'est pas le seul, les marathoniens grecs sont plus d'une dizaine) mais voilà, cette course emblématique est devenue un enjeu national. Alors Spiridon fait de son mieux...
En peu de pages, dans un style qu'on ne présente plus (non, trop facile...), dans un style qui consiste en un savant dosage d'humour et de digressions installant une complicité naturelle avec le lecteur, Jaenada parvient à nous rendre attachant ce champion qui n'avait pas pensé le devenir un jour, témoin d'une proposition nouvelle pour le sport mondial à laquelle, cependant, les femmes n'avaient pas été conviées, (pour cela, il faudra attendre 1900).
Lien : http://leschroniquesdepetite..
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Bazart
  06 juin 2016
Le dernière parution à ce jour de notre nounours littéraire préféré est plus modeste et dans sa forme et dans son ambition. En effet, il s'agit d'une commande de la nouvelle collection Incipit que je vous avais présenté avec le livre de François Bégaudeau sur l'Académie française),
Incipit, nouvelle collection proposée depuis le 23 mars, portée par les Éditions Prisma et Steinkis Groupe voient de grands romanciers français y raconter une première fois, qu'elle soit historique ou universelle, dans des récits mêlant fiction et réalité
Dans sa contribution à lui, Jaenada a eu envie de revenir sur histoire du premier vainqueur du marathon Spiridon Louis, véritable héros national en Grèce.
Porté par les belles illustrations de Christian de Metter, Jaenada qui livre quantités d'anecdotes croustillantes et son ton faussement léger et véritablement aérien dont il est coutumier trousse un récit drôle parfaitement documenté sur l'origine des jeux Olympiques, balance quelques contre vérités notamment sur Pierre de Coubertin et son fameux l'important c'est de participer, et nous amène de jolie facon sur les traces de ce Spiridon Louis que l'histoire a oublié et que Jaenada réhabilite avec panache et tout le talent dont il sait faire preuve..

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Mediator
  02 juin 2016
Je n'avais plus lu de roman de M. JAENADA depuis "Vie et Mort de la jeune fille blonde " en 2004...J'avais avant celui ci lu " le chameau Sauvage", " Néfertiti dans un champ de canne à sucre" et "le Cosmonaute".... J'avais adoré ces 4 romans. le style de Jaenada me convenait admirablement, avec ses héros de roman, souvent looser/magnifique maladroit touchant et tellement humain ( qu'on regroupe souvent sous le terme d'Anti Héros), le tout enveloppé dans une écriture Rock'n Roll....
Puis depuis rien.... j'ai vaguement cru comprendre que ses dernier roman s'appuyer sur des personnages historique un peu moins looser mais toujours aussi magnifique comme Bruno SULAK et Pauline DUBUISSON....
Dans "SPIRIDON SUPERSTAR", il reste dans le même veine et s'attaque cette fois ci à SPIRIDON LOUIS, premier vainqueur de l'épreuve du Marathon au tout premier jeux olympique à Athènes en 1896.
SPIRIDON, indéniablement moins "BADASS" que SULAK ou DUBUISSON, mais loin du looser (magnifique ou pas ) que l'on a l'habitude de retourner dans les romans de M. JAENADA. Non , M. SPIRIDON a carrément la classe avec son humilité....
Mais le livre est bien plus que ça, plus que l'histoire de cet athlète, c'est surtout l'histoire des Jeux Olympiques modernes qui est abordée et avec elle une démystification de cet évènement dédié au sport propre et fairplay et autres bonne intention de M. DE COUBERTIN qui les a créer.
Bien que traiter avec un ton léger ( ce roman est court et facile à lire) le style Rock'n roll insolent mais plein de malice de M. JAENADA reste le même et colle parfaitement à la description de l'oeuvre d'une vie de notre cher Baron de Coubertin.
Son écriture sied parfaitement à l'hommage voulu et sincère ( du moins je l'espère) à SPIRIDON qui représente mieux que les belles phrases du Baron, l'esprit Olympiques....
EN cette année 2016, Année des JO de RIO, de l'EURO de football, du tour de France, etc, ce livre est un bon moyen de combler un laps de temps entre deux épreuves de manières agréable et plaisante.
Merci à BABELIO et aux éditions STEINKIS-GROUPE EDITIONS PRISMA pour cette découverte
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critiques presse (1)
Lexpress   08 août 2016
Philippe Jaenada retrace les péripéties du premier marathon des Olympiades de 1896. On en apprend de belles!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   06 juin 2016
" A l'opposé de la philosphie qu'on lui prête, Pierre de Coubertin a toujours dit ou écrit que seuls les meilleurs devaient concourir au jeux et que très clairement, la qualité devait l'emporter sur la qualité. Mais nous, non: ce n'est que du sport, , on y va tous, on s'en fout si on perd"
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Evelyne73Evelyne73   08 juin 2016
"L'important, c'est de participer"
qui n'a été prononcé, du moins à peu près, que douze ans plus tard, et qui est à Coubertin ce que "To be or not to be" est à Shakespeare: qui même semble aujourd'hui contenir tout Coubertin, résumer Coubertin, définir Coubertin. D'abord, ça ne vient pas de Coubertin.
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StockardStockard   27 mai 2016
Pour participer [aux jeux olympiques], il fallait être à la fois hellène et libre. Les esclaves, les étrangers et les prisonniers pouvaient toujours courir (autre part). Quant aux femmes, manquerait plus que ça. Elles n'avaient pas non plus le droit de se glisser dans le public, ni même de se cacher derrière un olivier sur une colline pour mater de loin (si l'une d'elles se faufilait en douce parmi les spectateurs, disons avec une fausse barbe, histoire de jeter un coup d'oeil aux beaux gars couverts de sueur et d'huile d'olive, elle le regretterait toute sa vie – qui serait courte, cela dit, et s'achèverait brutalement).
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Evelyne73Evelyne73   08 juin 2016
En 146 avant JC, les Romains, ces brutasses, envahissent la Grèce. Ils ne comprennent rien à l'esprit des Jeux, déjà bien maltraité, suppriment les épreuves les plus nobles, les plus élégantes, et, norris de combats de gladiateurs dès le saut du berceau, appuient lourdement sur l'aspect violent et spectaculaire des compétitions, on n'est pas des tarlouzes.
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Evelyne73Evelyne73   08 juin 2016
Le vainqueur est un coureur jeune mais confirmé, originaire du sud du Péloponnèse. Son nom est Kharilaos Vaslakos. Il a réalisé un temps de 3h18 et devient instantanément le favori de tout le pays. (L'avantage, en outre, c'est qu'il est facile à encourager: " VASILAKOS !")
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Videos de Philippe Jaenada (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Jaenada
Masterclass avec Philippe Jaenada « Entre fait divers et enquête romanesque »
Après sept romans tirés de sa propre existence, Philippe Jaenada reçoit le prix Femina pour La Serpe (Julliard) en 2017. Pour la troisième fois, Il s'empare d'un fait divers (triple meurtre impliquant Henri Girard en 1941), enfile le vêtement de détective et part à la conquête « des petites choses qui dérapent, des détails qui interpellent ». Il entraîne le lecteur vers des zones laissées dans l'ombre, manie l'art de la digression et de la parenthèse avec beaucoup d'humour. « Je ne vais pas entrer dans les détails, sinon, je suis foutu » nous dit-il dans son roman de 640 pages.
Masterclass organisée par Aleph-Écriture le samedi 30 mars 2019.
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