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Véronique Patte (Traducteur)
ISBN : 2259202527
Éditeur : Plon (22/03/2006)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Ce livre est un extraordinaire voyage où Kapuscinski nous restitue le souvenir de ses premiers périples en relisant Hérodote, cet historien grec considéré comme le " père de l'histoire ". Pologne, Inde, Chine, Soudan, Iran, Congo, autant de pays traversés sur lesquels le journaliste pose un regard acéré mais empreint d'une grande tendresse. Souvenirs du reporter et commentaires sur Hérodote s'entrecroisent pour former une profonde réflexion sur le statut de journali... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
ivredelivres
  18 juin 2012
Ryszard Kapuscinski était polonais, journaliste et grand voyageur.
Si vous ne l'avez jamais lu je vous envie cette découverte et je vous souhaite de prolonger cette lecture par l'autre grand succès du journaliste : Ebène, une vision de l'Afrique que le temps n'a fait que confirmer, un réquisitoire sans concession.
Dans ce livre c'est le monde qui est son terrain de jeux, l'Inde, la Chine, le Congo, l'Iran, Kapuscinski livre ses souvenirs de reporter, ses débuts modestes et marqué du sceau de la chance.
Dans les années cinquante le rideau de fer s'entrouvre et les journalistes sont invités à aller " voir ailleurs "
Destination l'Inde de Nehru, dans sa valise le jeune journaliste emporte un gros livre qui sera le compagnon fidèle de tous ses voyages : Hérodote le grec, le fameux Père de l'Histoire ( et tout ça avec des majuscules).
Les voyages de Ryszard Kapuscinski assouvissent son envie de " territoires inconnus", de voir " derrière la frontière". La pensée de Kapuscinski est riche, subtile, et toujours empreinte de tendresse pour les pays explorés, pour les personnes rencontrées.
Son ami grec lui est un modèle car dit-il
"Hérodote et les hommes qu'il rencontre m'intriguent dans la mesure où le contenu de nos reportages provient essentiellement des hommes, la qualité de notre texte est tributaire de notre relation à autrui, de la nature et de la température de cette relation."
Sa lecture permanente d'Hérodote a aiguisé sa réflexion, acéré son regard, lui qui connut la Guerre froide, sait aussi bien expliquer, commenter, s'interroger sur les relations entre l'Europe et l'Asie aujourd'hui.
Hérodote voulait comprendre le monde qui l'entourait, déceler les raisons des guerres, connaître les peuples, il s'étonne de ce qu'il voit, s'émerveille devant les contrées traversées et répond au travail de Kapuscinski dans ses reportages.
Les commentaires du livre d'Hérodote s'accompagnent de remarques sur son métier, pour lui le Grec est avant tout un précurseur de l'enquête journalistique, il veut savoir, raconter, comparer et témoigner.
Le reporter d'aujourd'hui se reconnaît en lui au point d'entremêler ses souvenirs au texte d' Hérodote et de faire en sa compagnie une belle réflexion sur la quête des informations, sur la validité des récits, et plus généralement le statut du journaliste.
Quand l'antiquité vient éclairer les événements contemporains et ainsi dévoiler "l'art du reportage" c'est un grand plaisir pour le lecteur.
L'auteur nous communique en sus sa passion et ses propos sur son vieil ami donnent envie d'ouvrir ses fameuses Enquêtes
Cette complicité à plus de deux mille ans de distance m'a séduite, je l'ai lu avec à mes côtés les trois volumes d'Hérodote et je suis revenue plus riche de ce voyage
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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umezzu
  01 mai 2018
Après Ébène, lecture marquante car éloignée de la vision de l'Afrique un peu idéalisée généralement diffusée, je m'étais précipité sur les autres ouvrages de ce journaliste polonais qui a eu l'occasion de se balader un peu partout dans le monde.
J'avais donc enchaîné avec ces Voyages avec Hérodote, qui promettaient de mêler textes antique et analyse contemporaines. Déception. Si la volonté d'avoir un regard critique sur le monde est rappelée sans cesse, le contenu final est très limité.
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Kickou
  28 juillet 2017

Voilà un très beau livre pour ceux qui aiment les voyages dans le temps, la géographie et l'Histoire, ainsi que nos rapports à la lecture. Ryszard Kapuscinski était (1932-2007) un grand reporter polonais, son récit commence dans les années 50, quand il n'est encore qu'un jeune journaliste, il est envoyé en reportage en Inde alors qu'il ne rêvait que de franchir la frontière tchécoslovaque. Ce premier voyage est un choc pour lui. Dans ses bagages il emporte un livre, « Les Histoires » d'Hérodote. Hérodote est considéré comme le premier historien mais Kapuscinski le voit aussi comme le premier grand reporter (La traduction d' « histoire » en grec ancien est plus proche du mot « enquête »). Il emportera ce livre partout ensuite dans ses voyages en Chine, puis en Iran, et au Soudan, au Congo, au Sénégal ... Dans son récit, Kapuscinski, entremêle ses propres témoignages et les « histoires » d'Hérodote, il nous montre les similitudes entre le travail du grec et le sien à 2500 ans d'intervalle. Il nous dit aussi la subjectivité de ce travail, il se pose plus de questions (qu'il nous pose aussi d'ailleurs) qu'il n'a de réponse. Mais tout comme Hérodote, il reste curieux et ouvert au monde et à sa diversité. le ton du livre est plutôt léger, plaisant. L'auteur aborde des sujets variés : les spiritualités indiennes et chinoises, la fin du colonialisme, le problème de la mémoire historique, de l'art dans la culture ... Bien sûr on revisite une partie de notre Histoire récente, des années 50 aux années 70, et on replonge en même temps dans l'Histoire de l'antiquité grecque. Un bouquin facile à lire, enrichissant et dépaysant qui vaut 5*. Allez salut.
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ninamarijo
  26 juillet 2015
Ryszard Kapuscinski est un écrivain journaliste et un grand reporter, il nous emmène voyager en Egypte, Iran, Chine, Inde et Afrique. Cet humaniste passionné d'Hérodote celui que l'on considère comme le premier historien, nous fait partager ses souvenirs de voyage entrecoupés de lectures et commentaires de l'oeuvre de l'illustre grec.
Cet ouvrage m'a intéressé, il est facile à lire et passionnant car il permet de découvrir Hérodote et son époque.
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pbazile
  25 mars 2009
Dans ce livre tardif, Kapuscinski est plus synthétique que dans "ébène" puisqu'il revient sur sa propre histoire de journaliste (pourquoi suis je devenu journaliste spécialiste de l'international?) , qu'il essaie de comparer à celle d'Hérodote (pourquoi a t'il écrit ce livre qui, a notre connaissance, a le premier l'audace d'écrire l'histoire du monde?).
L'auteur nous promène alors dans le monde disparu des années 50, en chiine, en inde, en Afrique.. et dans le monde antique.
C'est toujours très bien écrit, fourmillant d'anecdote, plus dépaysant que les meilleurs récits de SF, avec en plus de la vraie réflexion philosophique d'un type ayant eu une vie bien singulière.
J'adore ce genre de livre, mais j'ai l'auteur, après Ebène, se répète un peu.
C'est sans doute la malédiction des conteurs d'histoires qu'ils ont vécues, qui commencent fatalement par les meilleures (c'est la même chose pour JF Deniau).
Ainsi, si les citation d'Hérodotes sont époustouflantes, leurs pendants racontées par l'auteur dans ce livre n'ont pas la même ampleur.
Il aurait fallu croiser Hérodote et les histoires d'Ebène...
Très bon bouquin quand même.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
lanardlanard   17 août 2010
Provincialisme temporel

p. 279 Je craignais de tomber dans le piège du provincialisme. La notion de provincialisme est souvent associée à l’espace, le provincial étant une personne dont la pensée se réduit à un espace marginal auquel il attribue un importance excessive, universelle. Mais T. S. Eliot nous met en garde contre un autre type de provincialisme, celui du temps. «  A notre époque, écrit-il dans son essai sur Virgile en 1944, où les hommes sont plus que jamais enclins à confondre sagesse avec savoir, savoir avec information, où ils tentent de régler leurs problèmes par la technique, on voit apparaître une nouvelle sorte de provincialisme non pas de l’espace, mais du temps ; l’histoire n’est plus un qu’une chronique d’inventions humaines qui ont fait leur temps et on été mises au panier ; le monde est devenu la propriété exclusive de vivants, de laquelle les morts sont rejetés. Le danger de ce type de provincialisme est que nous tous, hommes de la planète, risquons de devenir des provinciaux, quant aux récalcitrants, il ne leur reste qu’à devenir des ermites. »
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ninamarijoninamarijo   08 juillet 2015
En un mot, pour Hérodote le multiculturalisme du monde est un phénomène vivant, un tissu palpitant, ou rien n'est donné ni défini une fois pour toutes, mais se transforme constamment, change, trame de nouvelles relations, établit de nouveaux contacts.
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ninamarijoninamarijo   13 juillet 2015
Cette langue basée sur des expressions du visage et des gestes subtils est beaucoup plus sincère et vraie que la langue écrite ou parlée, car elle tolère difficilement le mensonge et l'hypocrisie. La culture chinoise a sans doute élaboré l'art du visage immobile, du masque impénétrable et du regard vide afin que l'homme puisse dissimuler des pensées dangereuses et se mettre à l'abri derrière ce rempart.
+ Lire la suite
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KickouKickou   10 juillet 2017
Pour la défense de leur langue, ils étaient prêts à donner leur vie (...) l'identité passe par la langue que l'on parle. Par exemple, un Bengali est un individu dont la langue maternelle est le bengali. La langue est même plus qu'une identité, c'est un visage, une âme. Les conflits sociaux, religieux, nationaux peuvent aussi dégénérer en guerres linguistiques.
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ninamarijoninamarijo   13 juillet 2015
Cette langue basée sur des expressions du visage et des gestes subtils est beaucoup plus sincère et vraie que la langue écrite ou parlée, car elle tolère difficilement le mensonge et l'hypocrisie. La culture chinoise a sans doute élaboré l'art du visage immobile, du masque impénétrable et du regard vide afin que l'homme puisse dissimuler des pensées dangereuses et se mettre à l'abri derrière ce rempart.
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Videos de Ryszard Kapuscinski (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ryszard Kapuscinski

Hippolyte présente Ryszard Kapuscinski, "Ebène", Pocket
Quand Ryszard Kapuscinski arrive comme journaliste en 1958 à Accra, la capitale du Ghana, il ne peut soupçonner que ce voyage sera le début d'une passion qui ne le quittera plus jamais....
Dans la catégorie : Voyages autour du mondeVoir plus
>Géographie générale. Voyages>Récits de voyages>Voyages autour du monde (51)
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