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ISBN : 2707310301
Éditeur : Editions de Minuit (01/10/1985)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Un homme voudrait mourir. Il prévoit de se jeter dans le fleuve, dans un endroit désert, et, parce qu'il craint de flotter, il dit : " Je mettrai deux lourdes pierres dans les poches de ma veste ; ainsi, mon corps collera au fond comme un pneu dégonflé de camion, personne n'y verra rien. " Il se fait conduire (dans sa Jaguar, qu'il ne sait pas conduire lui-même), sur l'autre rive du fleuve, dans un quartier abandonné, près d'un hangar abandonné, dans une nuit plus n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Apoapo
  06 février 2016
Ma deuxième expérience de lecture d'une pièce de Koltès que voici, dont la date (1985) est très antérieure à celle de l'autre, ne m'a pas donné autant de plaisir que la précédente. Je trouve l'empreinte du théâtre de l'absurde de marque beckettienne trop marquée pour ne pas me faire préférer la source originaire...
Absurde dans la trame et dans le cadre de l'action, un hangar abandonné sur la jetée du fleuve où Koch tente de se suicider et que l'on tente de racketter après l'avoir repêché, elle l'est aussi dans les dialogues à trous, entre couples de personnages glauques et invraisemblables. Tous ceux-ci se caractérisent graduellement par leurs paroles, mais, pour la plupart d'entre eux, cette caractérisation reste incertaine longtemps, leurs différents registres d'expression et divers tics de langage ne suffisant pas à en éclaircir les traits, et leurs rapports réciproques demeurent imprécis ou obscurs. Un personnage muet est également présent, Abad, à qui sont attribués des passages romanesques très jolis, devant être lus sans doute par une voix off.
Une note annexe : "Pour mettre en scène Quai Ouest." insiste sur la nécessité d'éviter "de prendre au sérieux des choses qui ne le sont pas, de rendre tristes des scènes qui devraient être drôles, et d'éliminer tout le tragique de cette histoire." (p. 104). Elle précise donc in fine une approche de lecture que je n'avais pas du tout imaginée jusque là... c'est tout dire... de mes limites interprétatives ou de celles du texte.
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mdlaix
  24 mars 2009
Avec cette pièce, Koltès a clairement voulu excéder les limites du théâtre, les limites de la scène, les limites des comédiens et celles de son metteur en scène : fragmentation du décor, multiplication du nombre de personnages et d'intrigues... Ce sont du coup aussi les limites de son public qu'il interroge, en l'entraînant dans un univers où il risque à chaque instant de se perdre, non sans plaisir, entre plusieurs références à l'oeuvre de Hugo, Melville, Faulkner ou London...
FB.
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LaLo
  10 mars 2011
Koltès se dépasse dans cette pièce. Les personnages sont tous détruits, recherche amèrement à s'enfoncer de plus en plus. Et c'est pour ceux là que leurs enjeux sont forts. Charles, qui veut à tout prix s'en sortir, échapper à ce carcan se retrouve pris dans les filets de sa mère et de sa soeur.
Cette pièce est belle, bouleversante de réalisme et de détresse. Koltès est décidément un maître.
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NMTB
  19 décembre 2014
Sur un quai d'une ville non définie, aux abords d'un hangar désaffecté, un homme qui a perdu beaucoup d'argent, Maurice, vient y faire une tentative de suicide. Charles, un pauvre garçon de vingt-huit ans lui vient en aide. C'est la rencontre de deux mondes, un choc des cultures dans un no man's land. Charles va vouloir se sauver avec la jaguar de Maurice, sa mère va essayer de soutirer de l'argent au même Maurice, alors que le père, la soeur et les amis de Charles vont faire de leur mieux pour aider les uns et les autres ou leur mettre des bâtons dans les roues.
Certains passages sont assez drôles, comme les scènes de drague entre Fak et Claire (l'ami et la jeune soeur de Charles), ou lorsque Charles vient faire ses adieux à son père. Si la bizarre idée vient un jour à une troupe de théâtre de monter une nouvelle fois cette pièce, je souhaite bien du courage au metteur en scène et aux acteurs, parce que Koltès ne leur a pas franchement facilité la tâche. Une pièce qui mérite d'être lue, très écrite.
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PiertyM
  10 octobre 2013
Une des merveilleuse pièces de Bernard Marie Koltès. Une belle intrigue où la psychologie des personnages, controversée, est exploitée subtilement. Un spectacle complètement contemporain où la créativité de l'auteur s'est explosée en toute liberté...
J'ai beaucoup aimé.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LaLoLaLo   10 mars 2011
Tu regarderais les autres, Charlie, en train de chercher quelqu'un pour les aimer, pour les aimer comme-ci comme-ça, une ici et une là, un peu et un petit peu et qui présentent la facture ; avec moi il n'y aurait pas de facture, ce serait une affaire réglée ; t'aurais besoin de rien, ni de le regarder, ni de me parler, ni de penser à moi, ni de m'aimer du tout, juste m'avoir sous la main ; et tu pourrais aimer, toi, qui tu voudrais et, toi, présenter la facture. Alors tu n'aurais plus, Charlie, qu'à profiter de tout et tu rigolerais en regardant les autres ; ce serait trop idiot, Charlie, de ne pas en profiter.
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Charybde2Charybde2   12 août 2019
MONIQUE. – Et maintenant : où ? par où ? comment ? Seigneur ! Par ici ? c’est un mur, on ne peut plus avancer ; ce n’est même pas un mur, non, ce n’est rien du tout ; c’est peut-être une rue, peut-être une maison, peut-être bien le fleuve ou bien un terrain vague, un grand trou dégoûtant. Je ne vois plus rien, je suis fatiguée, je n’en peux plus, j’ai chaud, j’ai mal aux pieds, je ne sais pas où aller, Seigneur !
Et si brusquement quelqu’un, quelque chose apparaissait, sortant de ce trou noir, quel air je devrais prendre ? de quoi j’aurais l’air si un type, plusieurs types, plein de types tout d’un coup surgissent autour de moi ? je veux bien essayer de prendre un air naturel mais à cette heure, ici, dans ces habits ! j’aurais vraiment l’air fine. J’entends des bruits, j’entends des chiens, c’est plein de chiens sauvages autour de nous qui rampent dans les décombres. J’aurais dû essayer de venir jusqu’ici avec la voiture ; peut-être qu’avec la lumière des phares on verrait, au moins, ce qui rampe par terre.
Nous sommes devant un mur, Maurice, on ne peut plus avancer. Dites-moi ce que l’on doit faire, maintenant, dites-moi donc dans quel trou vous préférez qu’on tombe.
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EveToulouseEveToulouse   22 octobre 2016
Charles : Je me fous de la malédiction de ma mère.
Rodolphe : Tu as raison. Les femmes maudissent le matin et bénissent tout d'un coup pendant la nuit, et quand le matin elles se lèvent, elles remaudissent, et bénissent encore une fois à midi, c'est comme un vent qui souffle dans un sens et dans l'autre et laisse les arbres tout droits. Mais ma malédiction à moi, elle est comme une poignée de sel que je jetterai dans le thé, et rien ne pourra plus rendre le thé buvable.
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EveToulouseEveToulouse   22 octobre 2016
De l'autre côté, là-bas, c'est le haut ; ici, c'est le bas ; ici même, on est le bas du bas, on ne peut pas aller plus bas, et il n'y a pas beaucoup d'espoir de monter un peu. Le plus haut qu'on montera, de toute façon, on ne sera jamais rien d'autre que le haut du bas. C'est pour cela que je préfère changer de côté, moricaud, je préfère aller là-bas ; je préfère être, là-bas, le bas du haut qu'ici, le haut du bas. Cherche pas à comprendre.
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NMTBNMTB   19 décembre 2014
Charles – Alors donc, tu penses qu’il est juste que je parte.
Rodolfe – Rien du tout, je ne pense rien du tout, je suis beaucoup trop vieux et trop con pour penser ; je veux seulement que tu me foutes la paix.
Charles – Et moi ce que je veux, c’est ne pas être maudit ; je veux bien que tous me condamnent mais je sais que si toi tu as entendu mon adieu sans me maudire, je ne tournerai pas toute ma vie sans pouvoir me débarrasser de cette condamnation, comme ceux que leur père à maudits, c’est toi-même qui m’as appris cela.
Rodolfe – De toute façon ta mère te maudira ; alors fous-moi la paix et tourne en rond.
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Extraits DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON (Théâtre 2010)
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