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Karine Reignier (Traducteur)
EAN : 9782714444660
358 pages
Éditeur : Belfond (04/11/2010)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Tour à tour humble et cultivé, simple et vivant, un récit passionnant, l'odyssée spirituelle d'un homme extraordinaire. Une brillante réflexion sur notre époque, la découverte d'un nouveau maître à penser pour un Occident en crise. Dans un monde quotidiennement aux prises avec la discorde et la violence, "Tu es donc je suis" fait souffler un vent de paix, d'harmonie et de liberté. Et nous entraîne au coeur de la philosophie personnelle de Satish Kumar, enfant moine ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lilicrapota
  23 octobre 2017
J'y ai passé du temps, sur ce livre-là, car je l'ai lu tout doucement, histoire de m'en imprégner. Il y a des passages qui mériteraient d'être relus des dizaines de fois pour les faire siens!!!
Des 4 parties que nous livre l'auteur (son enfance, puis son choix de quitter la vie de "moine", ses voyages en Inde, et pour finir ses rencontres avec les grands de ce monde), c'est la première que j'ai préféré : on y trouve ce qui fait l'essence du roman, à savoir les concepts phares du jaïnisme (que je ne connaissais pas avant, et qui a une philosophie de vie qui me plait beaucoup).
L'immense respect pour la nature, le fait de n'être qu'un maillon d'une immense chaîne dans le monde vivant, la survivance d'une savoir faire et d'un savoir être ancestral... Tout ou presque est bon à prendre, dans nos sociétés consuméristes et dominatrices... J'ai un peu moins accroché avec les problématiques mondiales actuelles, comme la course à l'armement nucléaire contre laquelle il se bat. J'ai adoré les conversations sur l'islam qui offre la traduction de "djihad", d'"islam" ou d'autres mots clés du coran, et qui n'ont rien à voir avec l'image actuelle propulsée par les médias. A relire, donc!
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Flopense
  18 septembre 2019
Facile à lire mais profond & inspirant. Parcours hors du commun d'un homme ordinaire : la quête de sérénoté de Satish le mène à devenir enfant, moine jaïn. Á la lecture de l'autobiographie de Ghandi, le jeune homme est si remué qu'il décide de rompre ses voeux & s'ouvrir au monde en chemin vers la compassion. Belle découverte à travers ce récit, de l'Inde, du jaïnisme, de quelques grandes figures, Krishnamurti, Bertrand Russell, Martin Luther King, Mahâvirâ, Vinobâ Bhâve, Ernst Friedrich Schumacher, Nehru, Vandana Shiva...
Ce que j'en garde surtout ? une image tendre & forte de sa maman philosophe analphabète, l'invitation à la richesse de l'austérité & cerise "Aum Shanti Shanti Shanti". So um !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
FlopenseFlopense   18 septembre 2019
Satish Kumar rencontre Krishnamurti en 1960 : « La certitude se déploie dans un cadre fixe, la réalité est en constant mouvement. Dès que nous adhérons à une croyance, nous devenons incapables de faire face à ces changements permanents. Il faut avoir l’esprit souple pour s’immerger dans une réalité aussi mouvante. La vérité n’est pas dans les livres. Elle ne l’a jamais été. Si elle s’y trouvait, il n’y aurait pas de différence entre la Bible et le Coran, entre la Gîtâ et les sutras bouddhistes. Les religions ne s’opposeraient pas les unes aux autres. Pourquoi deux pacifistes se disputeraient-ils ? Il n’y a pas de vérité dans une guerre religieuse : chaque camp est dans l’erreur. Les religions ne sont plus que des vecteurs de propagande, et la propagande est le contraire de la vérité. Nous appartenons tous à la grande tapisserie de la vie. Si nous en étions tous conscients, les conflits entre pays, entre religions et entre systèmes politiques n’auraient plus lieu d’être. C’est par l’ignorance de notre interdépendance que nous cherchons à contrôler autrui. Je ne crois pas faire preuve de romantisme en appelant aussi à l’unité entre les hommes et la nature. Notre existence, l’essence même de ce que nous sommes est inextricablement liée à tout ce qui vit, bouge et respire sur la Terre. Ce fleuve, ces oiseaux, ces grenouilles sont tous en relation avec nous. Si nous comprenons que nous faisons partie intégrante de l’univers, nous cesserons de nous emballer pour un rien, de nous disputer, de nous faire la guerre. Nous vivrions enfin en parfaite intelligence avec la nature. »
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FlopenseFlopense   18 septembre 2019
« Tu fais de si jolies choses, maman ! s’exclame ma sœur Suraj. Mais tu y passes tant de temps. Il te faut six mois ou plus pour fabriquer une jupe. Tu irais beaucoup plus vite avec une machine à coudre. » Maman répondit : « Pourquoi économiser le temps, qui est abondant, en dépensant des ressources terrestres qui se raréfient ? Les machines à coudre sont en métal, n’est-ce pas ? Or les métaux sont en quantités limitées. Il faut creuser pour les extraire du sous-sol. Puis il faut construire des usines pour fabriquer les machines, et donc utiliser encore plus de métaux. As-tu pensé à la violence que génèrent les mines et les usines ? J’ai entendu parlé des souffrances des mineurs. Et je ne veux pas y contribuer en utilisant une de ces machines pour mon seul confort personnel. Je ne manque pas d’énergie non plus. Et j’aime travailler. Pour moi, le travail manuel est une forme de méditation. N’importe quelle activité peut me conduire à la méditation si je l’entreprends pleinement. Quand je suis penchée sur mon ouvrage, l’aiguille en main, j’ai l’esprit en paix. Tout est si calme autour de moi. Si je cousais à la machine, je devrais renoncer au silence. La machine ferait du bruit et je n’arriverais plus à méditer. » Elle était parfaitement sincère. Il lui suffisait de se mettre à l’ouvrage pour irradier de bonheur.
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FlopenseFlopense   16 septembre 2019
Respirer nous relie à l'univers. Nous partageons le même souffle de vie, le même air, avec l'ensemble de l'humanité. Ce medium invisible nous relie au reste du monde chaque fois que nous respirons. Nous partageons l'air avec les animaux, les oiseaux, les poissons, les plantes - le monde entier, en somme. N'est-ce pas merveilleux de penser que nous sommes tous liés les uns aux autres par notre respiration ? L'air ne connaît nulle barrière, nulle frontière, nulle distinction ou séparation. En te concentrant sur ta respiration, tu sentiras se dissoudre en toi ce qui te sépares et t'isoles de l'univers.
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Mline1Mline1   02 août 2017
Enfant, j'étais fasciné par le fait que ma mère, qui pratiquait le jaïnisme avec ferveur s'entendait à merveille avec Gopalji, qui étudiait et enseignait l'hindouisme. Le souvenir de leurs discussions continue à me fasciner, mais il ne me surprend plus. Les jaïns n'envisagent pas la vérité en termes d'absolu. Le paradoxe est au coeur de leur système de pensée : à leurs yeux, nous sommes à la fois des êtres physiques et des créatures spirituelles. "il est possible d'être et de ne pas être" en même temps. Tout est à la fois permanent et provisoire.
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FlopenseFlopense   18 septembre 2019
Ma mère envisageait la vie comme une gigantesque tapisserie constituée de millions d’actes infimes qui, tous, contribuaient à sa réalisation. Elle ne croyait pas aux grands actes héroïques, mais aux petites actions entreprises avec beaucoup d’amour et d’imagination. Notre individualité dépend de ce qui nous entoure. Elle est indissociable de notre environnement. Elle n’envisageait pas la réalisation de soi comme un objectif lointain et inatteignable, mais comme une tâche de chaque instant. Adeptes du jaïnisme, nous ne nous comportions pas comme des individus isolés. Le mutualisme définissait toutes nos relations. Nous partagions tout et mettions tout en commun, affection, vie privée, argent et biens propres. Nous n’étions ni riches, ni pauvres – ces catégories n’avaient aucun sens à nos yeux. Pour voyager, nous logions dans des pensions fonctionnant sur le principe de l’hospitalité réciproque : nos n’avions rien à payer pour notre séjour, mais nous étions tenu d’offrir la même hospitalité aux Jaïns de passage dans notre ville.
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Videos de Satish Kumar (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Satish Kumar
Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Satish Kumar - Activiste de la paix

Capsules réalisées par Valérie Zoydo Montage : Ilouka Billy et Olivier Leonetti Cadre : Jallal Seddiki
« Cessez d'être gentil, soyez vrai ! » de Thomas d'Ansembourg est disponible en librairie :
En France dès le 8 octobre : - Éditions de l'Homme France : https://bit.ly/3ijWxbL
Au Québec dès le 30 septembre : - Les libraires : https://bit.ly/2GqH78w - Renaud-Bray : https://bit.ly/3inGXfq - Indigo, Chapters : https://bit.ly/2Hzz89t - Archambault : https://bit.ly/3l1rSlm - Éditions de l'Homme Canada : https://bit.ly/2RNYZfP
En savoir plus sur le livre : Nous sommes souvent plus habiles à dire leurs quatre vérités aux autres qu'à leur exprimer simplement ce qui se passe en nous. Afin d'acheter la reconnaissance, l'intégration ou un confort apparent, nous avons appris très jeunes à porter un masque qui dissimule ce que nous éprouvons. Cette façon de faire nous coupe toutefois de nous-mêmes et, tôt ou tard, de l'autre. Ainsi s'amorce le cycle d'une violence silencieuse mais dévastatrice, la non-écoute de soi menant avec le temps à la non-écoute des autres et le non-respect de soi, au non-respect de l'autre.
Cessez d'être gentil, soyez vrai! est le seau d'eau fraîche qui nous aide à émerger d'une somnolente inconscience. Ayant lui-même contribué à faire connaître la Communication NonViolente dans de nombreux milieux, où elle est aujourd'hui solidement implantée, Thomas d'Ansembourg montre avec clarté comment la tendance à s'ignorer ou à méconnaître ses propres besoins conduit à se faire violence et à reporter sur d'autres cette violence, transformant un phénomène individuel en un véritable enjeu de santé publique.
Des milliers de lecteurs l'affirment: ce livre, plein de bienveillance et d'humanité, est un outil majeur de connaissance de soi qui permet de changer significativement la relation à soi et aux autres, et de rendre les conflits féconds. On y trouve une invitation souriante à désamorcer la mécanique de la violence là où elle s'enclenche toujours: dans la conscience et le coeur de chacun.
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