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ISBN : 2246807689
Éditeur : Grasset (04/09/2013)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 104 notes)
Résumé :
« Le pyjama est un étrange habit de travail », nous dit Dany Laferrière, qui, après trente années d’écriture, décide de parler à ses lecteurs. Suite de fragments et de scènes où fiction, réflexion, récit, méditations s’alternent. Journal d’un écrivain en pyjama met sous nos yeux l’itinéraire de cet écrivain pour qui la vie est une aventure exaltante, qui se conjugue entre lire et écrire.

L’auteur intervient ni en savant ni en érudit, mais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Sharon
  04 septembre 2013
J'ai beaucoup aimé ce livre, qui m'est apparu comme une véritable bouffée d'air frais. Je n'avais jamais lu une seule oeuvre de Dany Laferrière avant celle-ci, et cela ne m'a pas dérangé dans ma lecture, cela m'a au contraire donné envie de le découvrir au plus vite.
Journal d'un écrivain en pyjama : le titre est parfait. D'un côté, il se raccroche à une tradition littéraire, de l'autre, il le désacralise en montrant l'écrivain dans sa vie quotidienne.
Plus qu'un journal, il s'agit de conseils, d'analyse, destinés à un jeune écrivain – et c'est passionnant. N'usant jamais d'un ton docte, Dany Laferrière nous fait partager son expérience d'écrivain, mais aussi de lecteur. Et s'il égratigne au passage nommément un auteur contemporain, ce n'est pas son oeuvre qu'il remet en cause, mais son point de vue sur la lecture.
Bien au contraire, c'est son admiration pour les auteurs que Dany Laferrière nous fait partager, d'Homère à Borgès en passant par Tolstoï ou Dostoïevski. Il invite à redevenir lecteur, ce jeune lecteur qui pouvait lire Guerre et paix, relire plusieurs fois un roman qu'il aimait sans s'inquiéter du temps qu'il fallait pour ça – il prenait le temps qu'il fallait.
Et même si écrire est un travail, ce qu'il revendique à juste titre, il montre qu'il n'y a ni règle, ni recette, surtout pas pour écrire un best-seller ou passer à la postérité. Il explore tous les domaines de l'écriture et ne passe pas sous silence les sujets qui fâchent – du bon usage du plagiat. Et pour un sujet si sérieux que l'écriture, il n'hésite pas à faire preuve d'humour : « La mère d'un écrivain est si souvent mise à contribution qu'elle devrait exiger un contrat particulier avec l'éditeur, car c'est devenu un métier ».
Journal d'un écrivain en pyjama n'est pas un livre à dévorer, mais lire doucement, au gré de ses envies, entre deux lectures de son auteur préféré et, pourquoi pas ? entre deux sessions d'écriture.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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LauraLi
  09 avril 2018
Journal d'un écrivain en pyjama est un essai constitué de plusieurs courts chapitres, dévoilant les facettes du métier de l'écrivain, les obstacles rencontrés lors de sa progression et les défis à surmonter. Plusieurs sujets sont abordés, notamment l'écriture, la lecture et les œuvres des auteurs illustres. L'auteur a aussi ajouté ses propres souvenirs. Il s'adresse aux lecteurs et raconte ses anecdotes de sa jeunesse. Il glisse aussi dans son ouvrage plusieurs notes et conseils de rédaction.
Le chapitre Qu'est-ce qu'un bon écrivain? est un passage particulièrement intéressant.
À quelques reprises, Laferrière s'amuse à imaginer la vie d'Hemingway, de Proust, de Garcia Marquez, de Bukowski, de Borges et de bien d'autres érudits. L'auteur a le tour de mettre en valeur les écrivains des époques. Un savoir impressionnant transparaît dans cet ouvrage. À vrai dire, Dany Laferrière pourrait aussi très bien remplir le rôle d’un bibliothécaire! Une oeuvre littéraire divertissante.
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ProfesseurDan
  18 octobre 2015
Depuis quelques temps, je suis amateur de ce que je nommerais la méta-littérature, à savoir les écrivains qui écrivent sur leurs habitudes d'écriture et de lecture et je me suis donc décidé à entamer ce roman que, je dois bien l'avouer, je n'ai plus pu lâcher tellement il est passionnant, tel un pouvoir hypnotisant.
Ce qui rend la lecture plus agréable, c'est une marque de fabrique de Dany Laferrière qui est la constitution des chapitres, nombreux mais très courts qui permettent au lecteur de toujours rester éveillé et toujours désireux d'en lire plus, plus que les auteurs qui nous font de longs chapitres de plus d'une dizaine de pages qui, parfois, peuvent nous endormir en plein milieu.
Mais ce qui est encore mieux que la forme, c'est évidemment le fond du livre. Les thèmes évoqués par M. Laferrière sont divers et variés, tout en ayant un lien toujours plus ou moins proche avec la littérature, le travail d'écrivain ou la lecture, oscillants entre des sujets les plus sérieux comme le premier roman, la bibliothèque de l'écrivain, les diverses parties d'un roman (comme l'introduction, la conclusion, le dialogue ou la description d'un paysage pour ne citer que ça), ou encore la critique et certains thèmes inscrits qui prêtent parfois à sourire comme l'influence de la sexualité dans les salons ou le chapitre intitulé « Parlez-vous le chat ? ».
Ce que je trouve vraiment le plus amusant et le plus malin dans ce livre, c'est la manière délicate de donner des conseils à ceux qui souhaitent écrire des conseils avisés, mais avec un style qui donne l'impression que M. Laferrière se dédouane de faire tout cela. Il nous donne également des conseils (vis-à-vis de l'argent, du journalisme, qui lui ont permis de lutter dans ce monde si dur qu'est le monde littéraire. En plus, comme un petit supplément, certaines oeuvres citées par Dany Laferrière le sont si bien (qu'il parle d'auteurs classiques comme Hemingway, Moravia ou Borges ou qu'il parle d'auteurs plus récents comme Jonathan Littell ou Philip Roth) que cela ne donne qu'une seule envie, les lire.
En résumé, ce livre est un livre que l'on peut qualifier d'un mot dont je ne souviens plus très bien mais qui signifie qu'une fois que nous l'avons ouvert, il nous est presque impossible de le refermer, sauf au prix d'un effort quasiment surhumain (oui, j'exagère un peu sûrement). Mais une chose est sûre, c'est qu'après une lecture pareille, on n'a qu'une seule envie : lire les autres oeuvres de M. Laferrière. Un livre à conseiller à ceux qui connaissent le style et l'oeuvre de M. Laferrière, autant qu'à ceux qui ne le connaissent pas et pour qui ce livre est un excellent premier livre.
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Limoncella
  21 mars 2015

Le JOURNAL d'UN ECRIVAIN EN PYJAMA
Dany LAFERRIERE
Un livre à lire tout doucement en se réveillant le matin...en pyjama bien sûr, pour en picorer des graines d'énergie pour passer sa journée ! mais on est désolés de ne pas retenir d'emblée les nombreuses petites phrases...alors on reste encore un peu en pyjama et on relit les pages de peur de les oublier... ..
Il est amusant, ironique envers ses collègues écrivains, il appelle" un chat, un chat" un peu loufoque aussi mais c'est bien, toujours enrobé par sa culture et son charme dont il use comme d'un beau chemin de table tout en broderie pour nous retenir derrière chaque point ... c'est tout cela Dany Lafferière.
Mais attention ses mains sont toutes collantes de confiture il est sucré, addictif !
Tout le long de Journal d'un écrivain en pyjama il distille les différents aspects de la création littéraire, comme on le ferait dans un atelier d'écriture à l'Université d'où les écrivains ne sont jamais éloignés.
Il va de l'inspiration qui ne se décrète pas, à l'angoisse de la page blanche
Dany est généreux tout y est évoqué de manière très amusante pour les écriteurs novices !
C'est souvent traité de manière amusante, d'une drôlerie surprenante mais toujours enrobé par la grande culture littéraire de Dany Laferrière l'académicien qui me fait penser là à Erik Orsenna !
J'aime son écriture parfois dans un style indirect libre pour nous dire ce qu'il "entend" pour nous expliquer ce que ses lecteurs vont dire !
Mais...Chacun écrit à sa façon, il n'y a aucune règle ..
même si écrire est une affaire délicate, tant le façonnage des mots et des phrases est complexe, il montre qu'il n'y a ni règle, ni recette.
L'écrivain passera à la postérité seulement si ses lecteurs l'ont décidé.
On y trouve aussi les difficultés, les sujets qui contrarient qui piquent aux yeux comme le "décalquage" d'un autre roman et le bon usage s'il en est !
L'humour fin, raffiné, est toujours présent...même quand il égratigne l'éditeur !
Un livre a déguster pour en garder longtemps le goût dans la bouche comme celui d'un bonbon d'enfance qu'on a longtemps recherché....
Merci Dany Laferrière, grâce à vous je ne suis plus une "lectrice datée"
Le Journal d'un écrivain en pyjama
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Floccus
  11 décembre 2014
« Je préfère me retrouver dans une vieille voiture dont je sais les caprices, qu'avec une neuve dont j'ignore les caprices qu'elle pourrait me réserver en chemin. » (26)
[Deux caprices pour une même phrase ? Je me rappelle avoir noté cette citation dans un bus brinquebalant, une erreur peut-être…]
… et cela se sent ! Dany Laferrière a ses trucs, ses grigris, un charme rôdé et travaillé dont il use à l'envie pour faire cheminer son livre. Pas de prise de risques, rien qui pourrait déstabiliser le lecteur. Il le caresse au contraire soigneusement dans le sens du poil, les mains pleines de miel. Cela semble être une marque de fabrique des académiciens médiatiques : une recherche butée de consensus sucré, de séduction paternaliste.
Ce fut un livre aussi emprunté, aussitôt abandonné. Un effeuillage d'un oeil a vite fait apparaître une succession de lieux communs et de sentences d'almanach mâtinés d'une philosophie du bonheur à la petite semaine.
« Un être humain se trouve toujours devant des choix difficiles, et il n'est jamais sûr d'avoir fait le bon choix. » (131)
Comme celui de lire ou de ne pas lire un livre, pas exemple, Mmmm ?
« Pennac, avec vos conseils bidons, vous mettez la lecture en danger. C'est à cause de ce genre d'idées mièvres… » etc… » (131)
Laferrière, sous vos dehors langoureux, vous manquez singulièrement d'élégance dans vos interpellations littéraires…
Il y a pourtant un ou deux passages qui valent la peine d'être goûtés, comme ces affinités avec les auteurs russes fort bien rendues. Mais je n'ai pas eu le courage de traverser des flaques de purée insipide pour en trouver d'autres.
« Si Tolstoï nous présente la forêt, Dostoïevski c'est le bûcheron qui coupe les arbres, un à un, et à la hache [...] Tous les sentiments sont exacerbés : l'amour, la jalousie, le pouvoir, la compassion, l'envie, la haine, la guerre, la joie. Et tout cela se passe sans que l'ordre des saisons ne soit touché. » (128)
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critiques presse (7)
LaPresse   13 avril 2015
Lire le Journal d'un écrivain en pyjama, c'est comme entrer au salon du livre en compagnie de Dany Laferrière.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lhumanite   28 octobre 2013
Cet objet littéraire procure un authentique plaisir de lecture. Il constitue aussi, donc, une mine de précieux conseils pour ceux que taraude la littérature. Sans jamais user d’un ton sentencieux, l’auteur y diffuse, avec générosité, de menues leçons de style.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeFigaro   24 octobre 2013
Ce Journal… est un des textes de Laferrière parmi les plus jubilatoires et les plus instructifs. Sur le ton de l'humour, l'ouvrage ne manque pas de profondeur. Bien au contraire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   20 septembre 2013
Le résultat est un « journal » peaufiné, au style abouti et maîtrisé du début à la fin. Les vade-mecum sont en général ennuyeux, celui-ci se lit avec délectation.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   11 septembre 2013
Dany Laferrière, en pyjama, nous ouvre son cabinet de travail et nous donne les clés de l’écrivain, sauf celle du talent, qui ne se communique pas.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   24 juin 2013
Le 20e livre de Dany Laferrière est composé de centaines de petites chroniques allègres, à la fois légères et nourrissantes, doublées d'humour et d'esprit, à l'intention d'absolument tout le monde, écrivain ou pas.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   11 février 2013
Ce livre donne l'envie de lire, mieux, de commencer à lire sérieusement, avidement, comme ce qui n'est pas une mince de ses qualités. Et si vous aimez déjà lire, vous remercierez son auteur de vous refiler aussi gracieusement les clés de sa bibliothèque.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   10 octobre 2014
Observez un chat dans la maison par une journée pluvieuse. Ne le perdez pas de vue. Vous pouvez l'imiter si cela vous chante. Cette façon qu'il a de frôler les chaises ou vos jambes. Ces yeux mi-clos qui vous poussent à vous demander à quoi il peut bien penser en ce moment. Il se tient droit, en rapprochant ses quatre pattes vers un seul point, comme s'il était en train de garder un tombeau de pharaon. Puis, sans se presser, il passe d'une pièce à l'autre, pour revenir plus tard à son point de départ. Cette mouche verte a semblé l'intéresser un bref moment, mais il change d'avis et cherche plutôt à attraper son ombre. Une idée chez lui ne fait pas long feu. Ce chat est un caprice ambulant. Ainsi il nous divertit. Il se déplace sans bruit avant de bondir vers la nappe qu'il tire à lui de toutes ses forces. Il reste un moment suspendu, la tête vers le bas. Un silence. Il vous jette un regard implorant, mais refuse la main que vous lui tendez. Finalement il saute par terre en faisant, avec une grâce incroyable, ce numéro très compliqué que lui aurait envié un gymnaste olympique. Il sort de scène tranquillement, se retourne près de la porte pour vous jeter ce coup d'oeil méprisant. Il semble scandalisé par le fait que vous ne parlez pas chat. Il me fait penser à ce jeune Américain qui me disait son étonnement, durant ses voyages à l'étranger, de tomber sur des gens qui ne parlaient pas anglais. Ce n'était pas là un point de vue colonialiste. Il ne croyait pas que l'anglais lui appartenait en propre. Il pensait l'avoir appris comme tout le monde, car ce qui est bon est à tout le monde. Pour lui c'était la langue du genre humain - les autres langues étaient des langues maternelles. Vous ne parlez pas chat ? Vous avez tort car cela aurait fait de vous un meilleur écrivain.
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fanfanouche24fanfanouche24   06 octobre 2016
Le roman n'apparaît pas par magie sur la table du libraire. Et l'éditeur, comme le libraire, joue un rôle décisif dans cette histoire. J'imagine toujours le livre comme du pain. Et la maison d'édition comme une boulangerie où on travaille de nuit afin de livrer au matin du bon pain chaud qui nourrira l'esprit au quotidien. L'écrivain doit fournir la farine. Pour ce faire, il se tient prêt à tout capter au vol. Les histoires circulent partout, épousant le simple mouvement de la vie. Eparpillées, elles attendent un point de vue qui les rassemblent. (p. 34)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 octobre 2016
Je tournais en rond dans la chambre, comme hypnotisé par la machine à écrire qui semblait me faire toutes les promesses du monde. Je savais qu'elle gardait dans son ventre toutes les phrases de mon roman. Je devais les extirper de là une à une. (...)
Je passais mes journées avec le plus beau jouet du monde. Je changeais un mot dans une phrase terne qui se mettait immédiatement à lancer des confettis. (p. 16)
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fanfan50fanfan50   09 octobre 2014
Lisez Diderot pour les dialogues. Jacques le fataliste donne une leçon de vitesse, de fantaisie, de bonne humeur. Il entreprend quelque chose de très risqué : le roman à thèse. Sur la fatalité des choses, un peu comme ce que son ami Voltaire avait fait sur le déterminisme avec son Candide. Et pourtant les deux sont arrivés à créer des types, malgré tous les obstacles placés sur leur chemin (pas le chemin des personnages mais bien celui des auteurs). On sait que les romans qui cherchent à prouver quelque chose sont des produits périssables, mais pas quand c'est Voltaire et Diderot qui sont au volant. Ils savent tous les trous sur la route. Ils misent beaucoup plus sur le style que sur l'argumentation, se disant que même si les idées exposées venaient à perdre de leur pertinence, la postérité hésiterait à jeter à la poubelle une si belle mécanique.
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fanfan50fanfan50   09 octobre 2014
Je reste convaincu que la meilleure école d'écriture se fait par la lecture. C'est en lisant qu'on apprend à écrire. Les bons livres forment le goût. Nos sens sont alors bien aiguisés. On sait quand une phrase sonne juste parce qu'on en a lu souvent de bonnes. Le rythme et la musique finissent par courir dans nos veines. Le juge est invisible, car il est tapi en nous. Il est impitoyable. Déjà il critique nos choix de lectures, nos goûts, nos idées, nos intentions. Rien ne lui échappe. C'est une identité nouvelle. Et le talent s'infiltrera en nous à notre insu. Pour le reste, il s'agit de persévérer. Mais il faut savoir qu'on est un écrivain. C'est avant d'écrire qu'on est un écrivain.
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Videos de Dany Laferrière (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dany Laferrière
Il est le plus haïtien des Canadiens et le plus québécois des Académiciens français ! Dany Laferrière relève le défi du grand entretien et l?on peut s?attendre à ce qu?on ne s?ennuie pas au cours de cette soirée? Car ce spécialiste mondial de la sieste, qui n?aime rien tant que lire ses auteurs favoris confortablement installé dans sa baignoire et enseigner « l?art de regarder ailleurs », sait capter comme personne le monde tel qu?il va. Son éclectisme est sans limite, sa curiosité aussi : « Pour devenir écrivain, dit-il, le caractère est plus important que le talent ».
Né en 1953 à Haïti, Dany Laferrière quitte son pays natal pour l?Amérique du Nord en raison de la situation politique. En 1985, il publie Comment faire l?amour à un nègre sans se fatiguer, qui le révèle au public. Ce livre, comme d?autres (Le Goût des jeunes filles, Vers le sud?), sera adapté au cinéma. Les neuf romans qui vont suivre forment ce que Dany Laferrière appelle « une autobiographie américaine ». En 2009, il obtient le prix Médicis pour L?Énigme du retour où il raconte sa relation à Haïti après trente ans d?exil. Il vient de faire paraître un incroyable roman dessiné dont il signe les illustrations et calligraphie les textes, Autoportrait de Paris avec chat. Son narrateur (qui lui ressemble) y déambule dans Paris, une ville de littérature devenue espace de fiction où Borges converse avec Montaigne et Villon rappe avec Doc Gynéco?
Accompagné par son éditrice, Laure Leroy, celui qui écrivait en 2015 dans son discours de réception à l?Académie française « C?est un étrange animal que celui qui vit hors de sa terre natale. Sa condition d?exilé lui permet d?ourdir une littérature qui n?est ni tout à fait de là-bas, ni tout à fait d?ici, et c?est là tout son intérêt » pourrait bien ce soir nous offrir une grande leçon de vie et de littérature.
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