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EAN : 9782072967788
416 pages
Gallimard (27/01/2022)
3.12/5   24 notes
Résumé :
C'est l'innocence du hasard qui donne à une rencontre son caractère fatal et stupéfiant.
Le hasard provoque la rencontre inéluctable et insolite de Jean Cosmo, employé au tri postal, et de Paula, jeune bourgeoise mariée. D'un ton doux-amer, entre humour et gravité, Patrick Lapeyre nous confie cette passion joyeuse et mélancolique dont le secret réside autant dans la fièvre érotique des amants que dans leur quête philosophique de l'Etre et du présent, qui les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  01 septembre 2020
*** Rentrée littéraire 2020 #11
Est-ce que les ultimes ( et très belles ) pages d'un roman peuvent sauver une lecture qui a été laborieuse jusque là ? Malheureusement non, je ne garde des pages lues qu'une intense sensation d'ennui poli, à tourner les pages sans parvenir à m'accrocher à un détail, à un personnage ou un événement, une émotion. Cardiogramme plat à ne vibrer sur rien, sans pour autant que la lecture ne soit déplaisante.
Pas forcément la faute au sujet en lui-même, une histoire d'amour adultère de sa naissance à sa fin, entre Jean, un célibataire endurci travaillant de nuit au tri postal à Montreuil et la Paula du titre, une femme mariée des beaux quartiers parisiens. Pourquoi pas … c'est plutôt l'angle choisi par l'auteur qui ne m'a pas convaincu, à savoir celui de conjuguer fièvre érotique et fièvre philosophique, Jean étant un passionné d'Heidegger. Ses tentatives pour initier Paula à l'énigme de la présence, à la problématique heideggerienne de l'Etre et de l'existence, tout en se livrant à des ébats sexuels intenses, m'ont semblé relever de l'exercice de style très artificiel. Presque snob même tant cela n'apporte pas de profondeur ou d'intensité à cette histoire d'amour très banale et au final assez insignifiante.
Le fait d'être amoureux suffit-il au bonheur ? cette question métaphysique était pourtant très pertinente. En fait, je crois tout simplement que Patrick Lapeyre n'a pas écrit le livre que j'avais envie de lire, d'autant que son écriture, certes soignée mais sans relief, ne m'a pas aidée à embarquer dans son roman. Par moment, j'ai entraperçu une thématique sociale qui aurait pu être très intéressante : lorsque l'auteur évoque avec une certaine causticité le monde du travail dans lequel évolue Jean, ces petites et vaines luttes d'égo entre les syndicalistes qui brassent de l'air et des cadres RH teigneux. Mais jamais cela ne décolle ou n'a suffit à me réveiller.
Un rendez-vous manqué avec cet auteur.
Lu dans le cadre du jury Prix du roman Fnac 2020
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Annette55
  02 février 2021
Je ne sais comment qualifier ce récit : mi- érotique, mi- philosophique, la rencontre hasardeuse entre Cosmo, trente - deux ans, postier tout à fait atypique animé par une fièvre philosophique, disciple passionné , adepte de la problématique heideggérienne de L'ÊTRE et Paula , vingt sept - ans , bourgeoise mariée jeune, professeur d'allemand , qui donne des cours de catéchisme .
Une histoire d'amour improbable où les protagonistes se rencontrent par hasard à un mariage lui, Jean Cosmo , elle , la petite soeur de ses anciens flirts .
Rencontres personnelles furtives, cachées , ébats sexuels brûlants ,scènes d'amour crues , véritable fièvre érotique , mots brûlants côtoient la philosophie et ses concepts ..
«  Pourquoi y - a- t- il quelque chose plutôt que rien » ?
Jean décortique , analyse , philosophe ....
Je suis allée jusqu'au bout car quelques pages sont très belles et l'écriture soignée mais je me suis ennuyée.
Bien sûr Heiddeger et ses concepts servent de fil rouge mais ils nuisent au rythme du récit , en fait , une histoire d'adultère somme toute banale , convenue , sans relief, insolite, presque insignifiante si ce ne sont les mots fiévreux , en clair obscur ou plein soleil , selon les voyages ou la réclusion dans l'appartement étriqué, étroit de Paula ...

J'ai pensé rencontrer une thématique socio-économique , sociale : lutte égocentrique entre syndicalistes et cadres peu crédibles , un peu vaine , superficielle , qui ne mène pas à grand chose, histoire d'amitié ou de haine entre individus d'une même entreprise .
Las !
Peut - être une réflexion sur l'amour et ses aléas....
Une fin fatale et stupéfiante !
Une déception ou alors je n'ai rien compris à cette oeuvre, soulagée d'en avoir fini, en tout cas !
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maliroland
  24 janvier 2021
Livre inégal.
Découpons le par commodité en trois parties plus une conclusion lapidaire mais dense à souhait.
Cosmo, 32 ans, célibataire, postier atypique car étudiant en philosophie reconverti en trieur de nuit et Paula 27, jolie bourgeoise, mariée tôt, et donnant des cours de catéchisme, se rencontrent à l'occasion d'un mariage. Il la voit, il la regarde et déjà sous le charme, il s'avance et ose quelques mots.
Puis c'est un parcours de promenades, de cinémas, d'échanges anodins et de petits gestes qui lorsqu'ils se frôlent les envahissent alors de frissons azurés, entendez fleurs bleues.
Deuxième partie. Ils sont adultes tout de même, il faut bien consommer. le ton change et les scènes de rencontres sexuelles, appelons les comme cela, se multiplient, on n'attendait pas cela de la préposée au catéchisme, ni le côté obsédé du préposé tout court.
Pour égayer le tout et ne pas réduire Paula à une lecture orgasmique, sont évoqués un ami, une soeur de l'un, une soeur de l'autre, l'ambiance postale, le mari, les combats syndicaux et même un attentat afin de bien vous situer dans le temps.
Plus intéressant apparaissent deux autres personnages, Heidegger et en filigrane Hannah Arendt. Miroir, miroir. Alternent alors scènes de réconfort, histoires de tri de soeurs et autres et considération philosophique de l'être et de l'étant. Cherchons à comprendre : l'étant est ce qui est et l'être ce qui permet à l'étant d'être. A moins que ce ne soit rien de tout cela car les philosophes ont tendance à ne philosopher qu'entre eux et nous renvoyer à nos tristes limites intellectuelles.
Troisième partie. Je vous laisse la découvrir et revenir à une prose plus délicate que ces petites culottes que l'on trouve à presque chaque coin de pages, toutes les dix pages, n'exagérons pas, même de couleurs chatoyantes, cela lasse.
La conclusion est mélodramatique et philosophique, entre l'être et l'étant, Cosmo a choisi le rien et Paula dans son pèlerinage amoureux, assise sur leur banc le retrouvera confondu avec ce qu'il appelait : la plénitude de vide.
Livre un peu trop culotté mais qui comblera le vide heideggérien de votre esprit.
Question.
Hommes et femmes auront ils la même lecture ?
Une histoire intense suffit elle à remplir une vie ?

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Deslivresetmoi51
  16 septembre 2020
Dans ce 9ème ouvrage, Patrick Lapeyre nous livre une histoire d'amour improbable entre un homme, Jean Cosmo, et la soeur d'un de ces anciens flirts , Paula Couturier.
Les protagonistes se rencontrent au hasard d'un mariage et démarre alors une histoire d'amour passionnée.
L'écriture est très belle, la passion est palpable, c'est un roman charnel (pas sexuel, la nuance est d'importance) mais l'histoire est très convenue. En effet, pour Jean, l'amour c'est Paula ou personne d'autre ... mais Paula est mariée. Viendra donc, inévitablement, l'heure des choix.
Ce roman réunit des ingrédients qui pourraient en faire un très bon livre mais il y a un personnage en trop, celui du philosophe Heidegger et de ses concepts sur L'être, qui servent de fil rouge au roman et justifie son titre, mais confère, à mon sens, une pénalisante lourdeur au rythme du récit. Les rencontres clandestines entre Paula et Jean alternent entre des scènes d'amour passionnel et de quasi-monologues de Jean qui philosophe, décortique, analyse ... au détriment de l'histoire parfois.
En bref, je suis allée au bout parce l'écriture m'a captivée mais je me suis ennuyée parfois.
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ValerieVal51
  16 septembre 2020
Dans ce 9ème ouvrage, Patrick Lapeyre nous livre une histoire d'amour improbable entre un homme, Jean Cosmo, et la soeur d'un de ces anciens flirts , Paula Couturier.
Les protagonistes se rencontrent au hasard d'un mariage et démarre alors une histoire d'amour passionnée.
L'écriture est très belle, la passion est palpable, c'est un roman charnel (pas sexuel, la nuance est d'importance) mais l'histoire est très convenue. En effet, pour Jean, l'amour c'est Paula ou personne d'autre ... mais Paula est mariée. Viendra donc, inévitablement, l'heure des choix.
Ce roman réunit des ingrédients qui pourraient en faire un très bon livre mais il y a un personnage en trop, celui du philosophe Heidegger et de ses concepts sur L'être, qui servent de fil rouge au roman et justifie son titre, mais confère, à mon sens, une pénalisante lourdeur au rythme du récit. Les rencontres clandestines entre Paula et Jean alternent entre des scènes d'amour passionnel et de quasi-monologues de Jean qui philosophe, décortique, analyse ... au détriment de l'histoire parfois.
En bref, je suis allée au bout parce l'écriture m'a captivée mais je me suis ennuyée parfois.
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critiques presse (1)
LaCroix   16 septembre 2020
Il existe une petite musique Lapeyre, à laquelle Paula ou personne ne déroge pas, au son de mots fragiles ou brûlants, de clair-obscur et de plein soleil, qui sont comme des pansements sur les plaies de l’amour, objet chéri de nos délicieux malheurs.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Annette55Annette55   31 janvier 2021
«  On sait qu’un grand nombre d’amoureux transis mènent chez eux des vies d’ermites , sans que personne n’y prête réellement attention. Comme ils répugnent en général à sortir , pour ne pas être distraits de leur obsession, ils refusent fermement la plupart des invitations qu’on leur fait , de peur de manquer la seule qui compte à leurs yeux .
Au risque , «  in fine » , de s’aliéner tous leurs amis » ...
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Annette55Annette55   02 février 2021
«  Les penseurs sont souvent des poètes et les poètes souvent de grands penseurs parce qu’ils disent ——-ils ne disent finalement rien d’autre ——en quoi consiste «  L’existence d’un Homme » .
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CarosandCarosand   17 juillet 2020
- Mais vous, vous ne m'avez pas reconnu.
Pourquoi, d'ailleurs, est-ce toujours lui qui se souvient des autres ? Voilà la vraie question.
- Ne m'en veuillez pas mais je n'ai pas la mémoire des visages.
- Je suis habitué. La plupart des gens que j'ai fréquentés autrefois ont un mal fou à me reconnaître. Alors, de deux choses l'une : soit j'ai beaucoup changé, soit je devais être transparent. Sans personnalité mémorable.
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CarosandCarosand   17 juillet 2020
Si ces précisions avaient en réalité une importance toute relative, il n'en était pas moins content qu'elle n'ait pas encore trente ans, car à partir de là, estimait-il, la jeunesse se compte en années, puis en mois, puis en heures, et c'est terminé.
Commenter  J’apprécie          10
CarosandCarosand   17 juillet 2020
- A nos retrouvailles ! dit-elle en croisant son regard.
" Et à notre avenir", faillit-il ajouter. Même si, au fond de lui, il avait toujours préféré le passé.
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Videos de Patrick Lapeyre (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Lapeyre
Gérard Gavarry Comment j'ai rencontré Paul Otchakovsky-Laurens - où Gérard Gavarry tente de dire quand et comment il a rencontré Paul Otchakovsky-Laurens, -à l'occasion de la parution de son livre "Jojo" chez Hachette/P.O.L- et où il est notamment question de Georges Perec et de l'Oulipo, d'Allada et du Bénin, de Michel Bézard et de Jacques Jouet, de Patrick Lapeyre et d'Emmanuel Hocquard, de poésie et de roman, de Warren Motte et de "The Review of Contemporary Fiction" (Fall10 Vol XXX N 3), de la rue Galliera et de la rue Jacob, de Carine Toly et d'Emmelene Landon, de Marcel Duchamp et de Fred Leal, de Léon- Gontran Damas et d'Aimé Césaire, d'être nègre et d'être juif, à Paris le 10 janvier 2022.
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