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ISBN : 2743627263
Éditeur : Payot et Rivages (12/03/2014)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 214 notes)
Résumé :
Bordeaux dans les années 50. La Seconde Guerre mondiale est encore dans toutes les mémoires et pourtant, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a déjà commencé : de jeunes appelés partent pour l’Algérie. Daniel sait ce qui l’attend. Cet orphelin qui a perdu ses parents dans les camps, travaille comme mécanicien ; il voit un jour arriver au garage un inconnu qui laisse sa moto et repart telle une ombre. Cet homme n’est pas venu par hasard.
C’est dans ce c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
21 mars 2014
S'il fallait n'en lire qu'un ce serait celui-là, LE roman sur la vengeance, LE roman noir sur la guerre d'Algérie, LE meilleur roman écrit sur la ville de Bordeaux.
Dans les années cinquante, la ville se remet de la guerre, même si elle a laissé des traces sur les murs et dans les mémoires.
Le commissaire Albert Darlac, fasciste convaincu qui exècre la faiblesse et se place toujours du côté des plus forts, a su s'enrichir pendant la guerre entre marché noir et saisies. Jamais inquiété lors de l'épuration, il règne sur sa ville grâce à sa connaissance du milieu et des secrets les plus inavouables des notables du coin. Mais une silhouette fantômatique semble rôder autour de lui, surveiller sa famille, tuer des gens qui lui sont proches.
Darlac est un homme sans état d'âme qui n'a pas l'habitude qu'on le menace. Pendant qu'il met toute sa hargne et son réseau d'informateurs à la recherche d'une piste, les jeunes français reçoivent leur feuille de route pour l'Algérie. Daniel Delbos, dont les parents ont été assassinés à Auschwitz, travaille comme apprenti dans un garage et s'interroge. Pourquoi combattre? Doit-il déserter ou faire son devoir? le premier chapitre du roman, une scène d'interrogatoire musclé au cours de laquelle Darlac et ses sbires torturent un suspect, préfigure ce qui se déroule de l'autre côté de la Méditerranée. Les destins de Daniel, un amoureux du cinéma hanté par le souvenir de ses parents défunts et de Darlac, ogre dénué d'empathie semblent liés.
Inutile de dévoiler davantage l'intrigue complexe et la remarquable construction du roman, Après la guerre est le récit d'une vengeance obstinée dont la justice n'est pas le but. Ce beau roman sombre est rempli de personnages complexes, de belles figures féminines et de fantômes qui s'attachent aux semelles des vivants. On retiendra la pudeur et la délicatesse de le Corre lorsqu'il dit la déportation et le retour à la vie lorsque l'on préférerait être mort.
On retiendra aussi l'évocation de la guerre d'Algérie, si rare dans les romans français, l'arrivée des jeunes recrues sans tambour ni trompette alors que leurs parents se remettent difficilement du conflit précédent, leur quotidien, leurs craintes et leurs cas de conscience dans un conflit qui les dépasse: "Il aimerait bien aller parler avec eux, ces étudiants peinards, mais il ne sait pas ce qu'il leur dirait: la chaleur, la soif, les ampoules aux pieds, la peur, la poussière, la crasse, les insomnies, la bêtise, l'alcool, la solitude et les larmes et les sourires quand le courrier arrive, selon ce que racontent les lettres..." Après la guerre, c'est encore et toujours la guerre.
Impossible désormais d'oublier l'évocation sans concession de Bordeaux, surnommée autrefois "la belle endormie". La ville de l'oubli qui a préféré jeter le voile sur le commerce triangulaire, sur les exactions de Pierre-Napoléon Poinçot, chef de la Section des Affaires Politiques, auxiliaire zélé de la Gestapo qui torturait Cours du Chapeau-Rouge, sur le maire Adrien Marquet qui prônait la collaboration avec l'Allemagne nazie, s'est refait le pucelage en élisant le résistant Jacques Chaban Delmas à l'Hôtel de Ville. Au delà des façades XVIIIème et des demeures bourgeoises, Hervé le Corre ressuscite une ville qui n'existe plus, le port dont on a oublié qu'il fut autrefois si vivant, Bacalan, les Capus, Bordeaux et ses banlieues populaires dans une langue riche et dense saupoudrée d'un bordeluche jamais "folklorique" qui colle si bien à la réalité.
Un des plus beaux romans lus ces dernières années.
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mariecesttout
30 avril 2014
"Neuf meurtres en dix mois, un tueur particulièrement déterminé et violent en liberté, c'est beaucoup pour une ville comme Bordeaux qu'on tient pour calme et ordonnée, capitale de la modération politique, avec par le passé une Gestapo efficace et une police politique redoutable et redoutée, une résistance hachée menue, des Juifs dûment raflés, une belle proportion de salauds, de traîtres et d'immondes canailles passés pour la plupart à travers les mailles au moment de l'épuration, et maintenant dirigée par ce maire jeune et beau, au physique de représentant en aspirateurs, résistant irréprochable, chargé par de Gaulle de retaper la virginité de cette grande traînée et de sa marmaille morveuse de bourgeois, de négociants en vin, de flics, de journalistes locaux toujours contents au bout de leur nouvelle laisse . Neuf meurtres qui semblent, vus de Paris, un remugle des temps maudits comme si un type se mettait à remuer le fond du marigot avec une grande perche pour défaire remonter l'épaisse et lourde merde laissée au fond, les macchabées, les malles pleines de secrets et d'arrangements, les valises débordant de dénonciations et de spoliations, de certificats de résistance torchés sur un coin de table, d'ordre de déportation signés d'une main négligente."
Oui, Encoredunoir a déjà cité ce texte, je ne fais que compléter l'extrait, mais je trouve qu'il est très représentatif de ce qu'on trouve dans ce roman. L'écriture très imagée, le rythme , et cette façon décalée, sarcastique,cynique- par la voix de celui que l'on a envie de clouer au mur dès le début - d'utiliser , pour la dénonciation de faits connus et sans excuses aucunes ,d'actes effectués par des bons français , un ton quasi satirique par moments, qui n'en a que plus de force.
Dans un article du Monde, il est écrit: : " Pour ce septième roman, Hervé le Corre s'est vaguement inspiré d'un épisode survenu au résistant Michel Slitinski (1925-2012), porte-parole des parties civiles lors du procès de Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944. « Nous l'avions invité à intervenir dans mon collège il y a quinze ans. Un jour, nous raconte-il, en descendant d'un bus, il heurte de l'épaule un policier qui a participé à l'arrestation de son père qui, par la suite, est mort à Auschwitz. Alors qu'il essayait de revivre, il a été électrisé par cette révélation : les responsables étaient encore là, toujours en poste, ils étaient passés à travers les mailles de l'épuration. » le procès Papon (1997-1998) a réveillé la mémoire endormie de la ville girondine. « Il y avait un refoulement quasi généralisé », se souvient Hervé le Corre."
Je vous conseille de lire les trois commentaires déjà existants , tout y est. Que rajouter? Une histoire de vengeance? Beaucoup plus complexe que cela , bien sûr. de la Shoah, à la guerre d'Algérie? Oui, mais beaucoup plus aussi. Une histoire d'une noirceur infinie dans laquelle on s'enfonce sans vraiment remonter des profondeurs ,enfin rarement, des histoires d'hommes ( et de femmes) reliées entre elles , magnifiquement mises en scènes dans leurs décors, que ce soit la ville de Bordeaux , ses petites rues sombres et ses troquets douteux et commissariats qui ne le sont pas moins, ou dans la clarté et la chaleur de l'Algérie. Des hommes seuls. Qui ont tous leur part d'ombre, dont le degré varie. Jusqu'à l'extrême.
Ca ne se raconte pas, de toute façon, dès le début , on est plongé dans une atmosphère et une écriture qui font de ce livre un des meilleurs romans noirs lu depuis longtemps.Un art du récit qui n'est pas linéaire mais va d'un personnage à l'autre, d'une époque à une autre, d'un pays à un autre, et même si on cherche à ralentir, une histoire que l'on a de cesse d'élucider. Que s'est-il vraiment passé, et que va-t-il se passer.
Un livre historique également, car si les personnages sont fictionnels, les faits décrits et le contexte local bordelais ( et algérien bien sûr) ne le sont pas, ils appartiennent à la peu glorieuse histoire de France. En Algérie, j'ai cru deviner , à travers le personnage de Robert Autan, le prof de maths , une allusion à Maurice Audin , mathématicien également , les archives sur sa disparition ayant récemment été ouvertes par le gouvernement français actuel...
"..quelques collabos déjà recasés sur qui l'épuration passera, plus tard, comme un nuage insignifiant , à peine une ombre: vraies ordures, faux résistants, flics, préfets, chefs de cabinet qui ont organisé les rafles, contresigné les demandes d'arrestations, torturé à bras raccourcis, outrepassé et anticipé les ordres boches mais ont senti le vent tourner en 43 et se sont inventés des actes de bravoure et fabriqué des alibis, ont sauvé utilement quelques Juifs et gardé traces de cet héroïsme pour que le moment venu, quand se réuniraient les tribunaux et que s'aligneraient les poteaux d'exécution, les mous du vide viennent témoigner en leur faveur. ….se demandant peut être qui de leurs victimes se rappellerait à leur souvenir en regrettant déjà, qui sait, qu'il y ait toujours des survivants à tous les massacres pour venir raconter et montrer du doigt les bourreaux. "


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koalas
15 septembre 2016
Une mémoire qui dérange et un fantôme
qui réclame ... vengeance.
A travers trois personnages,
Darlac, un commissaire formé aux méthodes fascistes
Daniel, une jeune recrue qui s'apprête à partir en Algérie
et un revenant de l'enfer qui sort ses griffes
et joue au chat et à la souris...
Le Corre a tissé une intrigue
qui se déroule dans les années 50,
entre l'oubli de la période trouble de l'occupation
et la fuite en avant dans la guerre d'Algérie.
En tête d'affiche Bordeaux
Un Bordeaux savamment blanchit
qu' Hervé le Corre décape avec force
et lui redonne ses couleurs d'antan
le noir, la honte et la crasse
qu'il fait remonter à la surface...
Et fait revivre un Bordeaux populaire d'après la guerre
ses quartiers et bars louches avec son lot de misère
Un Bordeaux crapule avec des mines patibulaires qui se sont bien servis,
des salopards comme le Corre aime en décrire, des intrigants et beaux parleurs qui sombrent , des revenants de l'enfer , des gueules cassées, des déglingués, des angoissés et traumatisés et des petits princes de la vidange...
Et décrit d'une plume réaliste l'horreur de la guerre d'Algérie vécu par un gamin de 20 ans qui passe par tous les états, exaltation, doutes et cauchemars
Un roman puissant servi par une grande plume du roman noir français.
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AgatheDumaurier
05 avril 2017
Splendide ! Noir ! Et quel titre ! "Après la guerre", la guerre n'a pas de fin, visiblement...
Quand j'ai lu Charlotte Delbo, rescapée, comme le personnage principal du livre, d'Auschwitz, j'ai été naïvement horrifiée de voir le silence qui avait entouré le retour des camps, et peu à peu j'ai compris ce que le Corre nous dit ici : qu'après la guerre, pendant plus de vingt-cinq ans, ceux qui marchaient dans la rue étaient les mêmes que pendant la guerre. Et pas que dans la rue, partout, dans la police en particulier, dans les grands corps de l'Etat. D'où le silence. Qui depuis a été levé, car ils ne sont plus très frais, tous ces braves gens. Alors maintenant, on y va pour la mémoire. Devoir de mémoire. Vieux motard que jamais. Avant la guerre.
Bref, c'est exactement ce que nous dit Hervé le Corre. Bordeaux, 1960, 61. Une chape de plomb sur la ville si marécageuse que jamais métro ne put y être construit. Une sorte de Derry français, si je puis me permettre cette comparaison kingienne, avec un coeur vicié par le commerce triangulaire, entre autres. le commissaire Darlac, Albert Darlac, y fait régner sa loi. Il a beaucoup collaboré quinze ans auparavant, beaucoup profité, beaucoup spolié...Il a épousé une "pute à boches" qu'il maltraite et méprise rigoureusement, et a une fille, Elise. C'est un violent, le commissaire. Personne ne songerait à l'embêter. de toute façon, il tient tout le monde, parce que tout le monde a quelque chose à se reprocher, quelque chose de sale à cacher.
Cependant...Une ombre s'est faufilée en ville, et a assassiné une petite ordure d'ex milicien proche du commissaire...Puis a failli étrangler Elise et lui a dit de prévenir son père qu'il était là revenu pour se venger...L'ordre fragile fondé sur les marais pestilentiels est-il menacé ?
Mais en fait, ce sera plus complexe que cela. Parce qu'il faut ajouter la nouvelle guerre qui s'amorce, celle dont on ne parle jamais vraiment, celle qui, aujourd'hui, dans une belle mise en abîme du roman sur nous-mêmes, est étouffée dans le silence, la guerre d'Algérie... C'est un troisième personnage, totalement lié aux autres, qui y est embarqué, Daniel, fils de deux déportés , dont la mère est morte dans les chambres à gaz, et qui va lui-même se retrouver face à des mères et des enfants, arme à la main...
L'auteur dépasse largement le cadre du genre pour poser des questions essentielles sur une époque qui est presque la nôtre, qui pourrait devenir la nôtre. Sa vision de la nature humaine est caractéristique de notre temps : atroce. Aucun espoir, entre les lâches, les flambeurs insouciants, les violents, les idiots, les profiteurs, les tueurs, les fous. Enfin si, il reste les femmes. Totalement écrasées par l'ordre patriarcal, elles réussissent quand même à émettre un peu de lumière dans la nuit. Mais bon, c'est peut-être le rêve d'un auteur masculin...
Magnifique livre ! Mais j'espère bien que nous ne sommes pas avant la guerre...
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michfred
03 octobre 2016
"Après la guerre, parfois la guerre continue. Silencieuse, invisible. Le passé se présente à votre porte avec la sale gueule d'un sale flic; même les morts reviennent. Pas toujours ceux qu'on espérait revoir."
Trois hommes, trois guerres, trois enfers.
Et une seule ville pour les réunir tous dans l'embrassement poisseux de leurs retrouvailles : Bordeaux la négrière, la portuaire, la bistrotière. Bordeaux la ville de Papon, et celle de Poinsot, le tortionnaire.
Bordeaux la collabo' qui tente de se racheter une conduite avec son nouveau maire "jeune et beau, au physique de représentant d'aspirateurs, résistant irréprochable, chargé par de Gaulle de retaper la virginité de cette grande traînée et de sa marmaille de morveux et de bourgeois, de négociants en vin, de flics, de journalistes locaux toujours contents au bout de leur nouvelle laisse."
Bordeaux, le dernier cercle de trois enfers.

L'enfer....
L'un, Jean alias André, en revient : son enfer à lui se nomme Auschwitz et il y a laissé une part de lui-même à jamais.
Le jeune Daniel, lui, y va: c'est l'enfer de la guerre d'Algérie,une guerre coloniale injuste et cruelle qui ne dit pas son nom et le marque de ses stigmates indélébiles.
Quant à Albert Darlac, un flic ripoux, psychopathe, fasciste, sadique et pervers, il y mijote depuis toujours : son enfer c'est lui-même.
Sombre, violent et impitoyable récit, découvert , avec son auteur, grâce à Pecosa : une noire pépite, somptueusement écrite et qui fait la part belle à tout ce qui donne du poids, du corps et du prix à un (excellent ) polar, à savoir : une époque bien cernée-ces années 60 mal decrassées des années glauques de l'Occupation et déjà embourbées dans les "événements" d'Algérie -, une ville bien campée -inoubliable portrait au vitriol de Bordeaux- et surtout un style, une patte, une griffe, bref une vraie langue qui donne de la chair aux personnages, de la tension à l'intrigue, de la gouaille aux dialogues -et le Corre a tous ces talents à revendre!
Une belle découverte stylistique, un choix très politique, une vision très noire de notre peu reluisante espèce humaine!
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Les critiques presse (2)
Telerama02 avril 2014
Composé en virtuose, son roman joue de deux registres de langue, l'argot savoureux des bistrots et des mauvais garçons, qui rappelle Albert Simonin, et une prose limpide, sèche et sensible, qui vous transperce d'émotion. Superbe.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress27 mars 2014
Le monde défait les hommes, mais les hommes font le monde. Un paradoxe aux allures métaphysiques que Le Corre ancre dans le quotidien de chacun. C'est banal. C'est extraordinaire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod07 juillet 2016
Juste au-dessus, une grande photo de De Gaulle à Bordeaux, en septembre 44. Le grand homme venu mettre au pas ses complices cocos est devant un micro, entouré des chefs de la Résistance mais aussi de quelques collabos déjà recasés sur qui l’épuration passera, plus tard, comme un nuage insignifiant, à peine une ombre : vraies ordures, faux résistants, flics, préfets, chefs de cabinet qui ont organisé les rafles, contresigné les demandes d’arrestations, torturé à bras raccourcis, outrepassé et anticipé les ordres boches mais ont senti le vent tourner en 43 et se sont inventé des actes de bravoure et fabriqué des alibis, ont sauvé utilement quelques Juifs et gardé traces de cet héroïsme pour que le moment venu, quand se réuniraient les tribunaux et que s’aligneraient les pelotons d’exécution, les mous du bide viennent témoigner en leur faveur.
+ Lire la suite
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PecosaPecosa20 mars 2014
J'ai de la famille à Toulouse. Là-bas, les Espagnols, on connaît. Pour moi, c'est des feignasses. Sont venus nous envahir à cause de leur guerre, là. Cocos et compagnie. Et ils continuent parce qu'ils crèvent la dalle, chez eux, à rien foutre. Notez, j'ai des bons clients espagnols. Sont pas les derniers à lever le coude.
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carrecarre27 mai 2017
Je suis pas philosophe, non. Peut-être trop bourrin pour ça ... Je suis juste un soldat, le genre qu'on envoie depuis toujours se faire larder la viande pour que des philosophes puissent lui chier dessus sans bouger de leur chaise percée. Pour qu'il puissent continuer de le faire.
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michfredmichfred03 octobre 2016
Personne n'ose trop bouger. On aperçoit pourtant là-dedans des gaillards dont on devine sous les manches des vestons ou des cabans les bras épais, le poitrail de percheron. Des dockers, des matafs, des gonzes rugueux. Mais chacun sait reconnaître une embrouille entre malfrats: c'est aussi dangereux qu'un noeud de crotales. Fou qui se risquerait à le démêler.
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tynntynn04 août 2014
On fait des gens ce qu'on veut. Il suffit qu'ils aient faim ou peur et qu'on tende un dévidoir à leur haine parce que haïr leur donne l'illusion d'exister. Les Juifs hier. Les Arabes aujourd'hui.
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Videos de Hervé Le Corre (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Le Corre
https://www.librairiedialogues.fr/livre/10027086-prendre-les-loups-pour-des-chiens-herve-le-corre-rivages Hervé le Corre nous parle de son livre "Prendre les loups pour des chiens" (éditions Rivages), dans l'émission Dialogues littéraires, réalisation : Ronan Loup. Interview par Annaïk Kerneuzet.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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