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Jérôme Loubry (Autre)
EAN : 9782253181590
432 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/09/2020)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 573 notes)
Résumé :
Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (239) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  14 octobre 2019
Tordu, voilà comment je résumerai ce roman thriller.
Découpé en trois parties, les « balises », j'ai été happée par la première partie en me promettant d'aller dormir après la fin du chapitre en cours mais impossible de lâcher ce roman. J'ai donc lu d'une traite la moitié du roman avec addiction et entrain. C'est après que cela coince...
Le roman s'ouvre en 2019 sur François donnant un cours devant un amphithéâtre. L'intitulé de son cours, les refuges. Chapitre suivant, c'est Valérie qu'on découvre. Seule sur une île encerclée d'oiseaux, apeurée sur cette île. Ensuite, l'histoire se met en place. On y découvre Sandrine, une jeune femme journaliste dans un trou perdu normand. Suite au décès de sa grand mère maternelle Suzanne, qu'elle n'a jamais connue, elle doit se rendre sur l'île aux oiseaux où habitait Suzanne. Une île qui ne dénombre pas plus de quatre habitants, une réserve presque naturelle, hostile aux visiteurs et à toute entrée sur l'île. Une île inquiétante que Sandrine veut fuir au plus vite.
Cette partie m'a passionnée. Sandrine est brillamment décrite, ses peurs, ses mystères, son insociabilité, sa rancoeur pour une grand mère qui ne s'est jamais enquis d'elle. L'atmosphère sur l'île est tendue, grise, asphyxiante à souhait. Il s'y passe des choses étranges sur cette île. le mystère est à son apogée. La tension au maximum. Flash back entre Sandrine et l'année 49 du temps où Suzanne travaillait sur l'île. Les corrélations entre le présent et le passé commencent à affluer avec un côté fantastique, ésotérique, machiavélique. Prenant ! Je m'y serai crue sur cette île. J'avais même peur d'aller dormir. Bref cinq étoiles sans hésiter pour cette première balise.
Le ton change moitié du livre. Fini l'île, fini les années 49, je reprends le roman et me retrouve désarçonnée, perdue de ce changement de décor.
Le roman revêt alors des allures de roman psychologique. Moi qui aime ça, j'ai été servie ici. Pourtant, j'ai eu l'impression de perdre le fil, de ne plus rien comprendre. Jusqu'à la fin qui est une superbe thèse médicale.
Avec des neurones bien accrochés, un recul nécessaire et avec des bouées de secours pour s'y retrouver et corréler l'ensemble, c'est au final un roman surprenant, peut-être un peu trop dispersé pour moi mais sacrément efficace en terme de dépaysement. le roman s'articule aussi autour du poème de Goethe, le roi des Aulnes. Les plus érudits feront certainement le rapprochement que je n'ai réussi à faire.
Jérome Loubry a une imagination débordante, aucun doute là dessus. Les refuges, tout un programme ! Vous pensez tenir l'histoire et non, vous n'y êtes pas du tout. L'auteur vous manipule sans scrupule du début à la fin et je n'ai rien vu venir. Tordu certes mais réussi je pense !
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Jeanfrancoislemoine
  04 janvier 2020
Très sincèrement , j'aurais bien envie de dire que ce roman ne se commente pas , qu'ilse lit , voire mieux encore , qu'il se vit ....Pour être tout à fait franc , je viens d'adresser un mail à mon libraire pour le remercier de ses conseils , lui dire que j'étais tout simplement sur le ( derrière ) , que j'avais renoncé à sortir malgré un soleil d'autant plus radieux qu'il se fait rare , et que comme le chantait si bien "Bécaud " , il ne me reste plus qu'un petit air dans la tête " Et maintenant , que vais - je faire ? ( lire) .....
Alors bien sûr, je suis moins surpris maintenant que j'ai découvert vos commentaires et vu la note attribuée . Je n'ai évidemment vraiment pas grand chose de plus à ajouter sinon qu'il faut absolument que les amies et amis amateurs de romans noirs ne remettent pas à plus tard cette lecture incroyable ...( Bon , je ne vous dis pas de laisser tomber votre lecture en cours pour vous précipiter, non , quoi que .....)
Et pourtant , ça commence doucement ," cool , soft " . Une grand- mère qui décède, c'est très triste, bien sûr , sauf si la petite fille chargée de se rendre chez le notaire , ne la connaissait pas ...auquel cas ça devient un pensum. Comme ,de plus elle habitait sur une île où le bateau ne vient que tous les sept jours , ça devient carrément une corvée . Et que dès le pied posé en ces lieux hostiles et que ...et que ...et que ...Ben et que le " cool , soft " du début , il vire , et joliment " au hard " ... et "ça va pas aller en s'arrangeant ", autant vous prévenir...
Ce roman est d'une construction diabolique , machiavélique, intelligente et j'avoue ne pas m'en être encore remis . Rien ne nous sera épargné , du début jusqu'à la toute dernière page , une situation assez banale au départ qui , sur les coups de 20h37 , va virer à l'étrange, au fantastique , à l'incompréhensible , au cauchemar ......C'est dur mais la plume de l'auteur est si efficace que " toute fuite " est impossible , rien à espérer , on veut savoir et la noirceur de certains personnages et de la situation ne parvient pas à nous empêcher de progresser avec des êtres dont on ne connaîtra que " ce qu'il faut " , que " ce qui nous regarde " . Sandrine , Mélanie , Damien , Véronique et bien d ' autres encore vont rester longtemps en nos mémoires , tout comme....
Allez , j'en ai assez dit , je me pelotonne sur mon canapé , mon chat sur les genoux , pour récupérer un peu ....Ce soir , on mangera vers 20h37 , j'ai un peu de temps devant moi avant de ....
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Kittiwake
  28 novembre 2019
Excellent polar, écrit par un auteur qui prend un malin plaisir à vous manipuler, de telle sorte que bien pris dans l'histoire, vous n'y voyiez que du feu!
Face à un auditoire d'étudiants mordus, le prof raconte l'histoire d'une jeune journaliste fraîchement nommée dans une petite ville, et qui commence sa carrière par une histoire de vaches taguées. C'est là qu'elle apprend que sa grand-mère qu'elle n'a jamais rencontrée, vient de décéder sur une île sanctuaire d'oiseaux où l'on accoste que munie d'autorisations officielles. Les habitants qui vivent là, sont tous un peu bizarres lui font découvrir l'histoire de son aïeule et de l'île qui abrita à la fin de la guerre des enfants orphelins qui finirent noyés lors d'une traversée vers le continent.
Bien embarquée dans cette histoire, avec déjà des hypothèses sur les faits et des opinions sur les personnages, survient la première surprise. Mais je n'en dirai pas plus, sauf que de chapitres en chapitres, les surprises ne manquent pas, obéissant à une logique que la fin éclaircira.
C'est terriblement adroit et efficace, sans recours à l'hémoglobine ou à l'étalage de tripes.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, qui utilise avec parcimonie le fantastique pour mieux asseoir un récit d'une logique implacable.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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marina53
  21 novembre 2019
Un grand merci à Babelio et aux éditions Calmann Lévy...
En 2019, François Villemin prend place devant une assemblée d'étudiants de la faculté de tours. Pour cette deuxième séance, il veut leur évoquer une affaire apparue dans les années quatre-vingts, qu'il a surnommée "Le refuge de Sandrine"...
Vingt-trois ans auparavant... Sandrine, jeune parisienne, vient tout juste d'emménager à Villers-sur-mer, en Normandie. Journaliste, elle travaille pour l'agence locale du village. Aujourd'hui, elle s'est rendue chez un certain Wernst, un vieux paysan, à qui des jeunes plutôt mal-attentionnés, ont dessiné des croix gammées sur ses vaches. À son retour, une étrange impression de déjà-vu la met mal à l'aise. Mais elle n'aura pas le temps de s'approfondir sur cette pensée, sans doute stupide et infondée, puisque son patron, Pierre, la convoque dans son bureau et lui tend une lettre du notaire. Celle-ci l'informe que sa grand-mère maternelle vient de mourir et qu'il l'attend dans son étude pour la lecture du testament. Bien que Sandrine n'ait jamais connue cette grand-mère, que sa propre mère qualifiait de folle et de marginale, la jeune femme se rend sur l'île où elle résidait, avec seulement une poignée d'habitants...
Découpé en 4 parties bien distinctes, ce roman se révèle tout aussi machiavélique que tortueux. Bien malin celui qui saura deviné le fin mot de l'histoire... Débarquée bien malgré elle sur une petite île de Normandie presque déserte pour y vider la maison de sa grand-mère récemment décédée, Sandrine va faire la connaissance de ses irréductibles habitants, tous aussi étranges que soupçonnables. Et là... Là, l'histoire va prendre une nouvelle tournure. Et l'on peut dire que Jérôme Loubry est bien malin, voire machiavélique ! Car l'on ne s'attend pas à autant de chemins sinueux pour aboutir à un final inattendu et surprenant. Thriller psychologique déroutant, ces refuges nous plongent dans une ambiance de plus en plus inquiétante, parfois étouffante ou terriblement sombre où l'on croise des enfants inoffensifs, un flic fuyant, une journaliste énigmatique et un Roi des Aulnes inquiétant.
Un roman remarquable, maîtrisé et implacable !
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llamy89
  31 août 2019
EPOUSTOUFLANT !
Une tension latente soutenue. Des personnages captivants, un lieu hors du temps, une intrigue tirée au cordeau pour vous embrouiller l'esprit.
Sandrine est une victime touchante et inquiétante à la fois. Impossible de développer un quelconque argumentaire au risque de divulgâcher une intrigue de haute volée.
Cependant à un moment, je me suis dit OK, c'est inspiré d'un fait divers glauque, l'issue est cousue de fil blanc. Je ne vais pas me faire avoir... En refermant le livre, j'y avais perdu mon latin, ma voie, n'avais pas trouvé de refuge pour éviter la claque inattendue prise aux dernières lignes. Bravo !
Jérôme Loubry est un maître conteur précis, qui cisèle son histoire, l'émaille de petits cailloux pour vous montrer la piste de la vérité. Quel brio pour nous faire perdre sa trace
Y a-t-il plusieurs vérités ? Comment démêle-t-on le vrai du faux ? Vous l'apprendrez à vos dépens grâce à l'auteur. C'est un roman dans lequel le lecteur est embarqué, balloté, laissé pantelant sans boussole, qui fait froid dans le dos.
En fermant le livre, j'ai poussé un NON ?! Vraiment, cet épilogue ne m'était pas venu à l'esprit, détourné qu'il était par la noirceur du moment ? Quelle maestria ! C'est bluffant ! Chapeau bas monsieur Loubry, si ce roman ne marque pas le genre cette année c'est à ne rien y comprendre !!
C'est cinématographique, flippant à souhait, bref promis je ne vous quitte plus, vous m'avez fait trembler pour Sandrine, Damien.
Vous m'aviez capté avec le "Douzième chapître" avec LES REFUGES, je suis Fan définitivement !
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Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   14 septembre 2020
Depuis trois ans qu'il travaillait ici, les seules voies de fait notables se résumaient à des baignades nocturnes trop bruyantes et à un vol de boîte aux lettres. D'ailleurs, ce manque d'animation allait entraîner la fermeture prochaine du commissariat afin de, selon le jargon politique, concentrer les forces en vigueur sur les secteurs demandeurs.
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ZilizZiliz   14 septembre 2020
Parfois, un courrier lui arrivait du sud de la France. Sa fille (...) lui décrivait son bien-être et ses projets. Son écriture était devenue celle d'une jeune femme décidée. (...)
Suzanne lui répondait maladroitement. Elle pensait que le ton ferme d'un parent pourrait faire plier les illusions d'une enfant [jeune adulte].
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ZilizZiliz   13 septembre 2020
Les enfants (...) avançaient vers Suzanne, le regard vers le sol. Son sourire ne trouva aucun reflet sur leur visage. Elle ne leur en voulut pas. La guerre leur avait appris à ne fixer que leurs pieds et à se méfier du sourire d'un adulte.
(p. 45)
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AttrapeRevesAttrapeReves   10 septembre 2020
La confiance, c'est comme l'amour [...] nul ne peut vivre sans indéfiniment.
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marina53marina53   22 novembre 2019
Certaines civilisations affirmaient que lorsqu'un ancêtre mourait, ses descendants perdaient une partie d'eux-mêmes. Pas seulement d'un point de vue généalogique ou mémoriel, mais également physique. Que les atomes provenant de nos parents et présents dans notre constitution cessaient de vivre à leur tour et que cela entraînait une tristesse organique. Elles prétendaient que c'était là la raison de la fatigue ressentie lors d'un deuil.
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Vidéo de Jérôme Loubry
Après le succès des "Refuges" et du "Douzième chapitre", Jérôme Loubry revient avec un thriller qui mêle vaudou et meurtres en série. En librairie le 2 septembre 2020 https://bit.ly/2YP53IM
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