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ISBN : 2355846472
Éditeur : Sonatine (30/08/2018)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 52 notes)
Résumé :
L’évidence n’est pas toujours la vérité.

Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle Bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire.
Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S’il a eu de l’ambition, celle-ci s’est envolée il y a bien longtemps. Peut-être le jour où il a échoué à résoudre une de ses toutes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  16 septembre 2018
Dans L'accusé du Ross Shire déjà, le lecteur était la victime consentante et amusée d'une drôlissime blagounette de la part de l'auteur qui s'inventait un lien de parenté, fortuitement découvert lors de recherches généalogiques, avec le héros du roman. La disparition d'Adèle Bedeau démarre sur une préface sérieuse et drôlatique à la fois. Graeme Macrae Burnet évoque en effet un Raymond Brunet qui aurait écrit l'histoire originelle d'Adèle Bedeau en 1982, mise en scène par Claude Chabrol en 1989, film qui aurait « fait l'objet d'un certain culte, en particulier auprès des étudiants de l'époque ». Etrangement, ce Raymond Brunet là n'existe pas, même sur Babelio pourtant bien équipé en raretés littéraires, et le film de Chabrol aurait mystérieusement disparu. Mais « où la vérité s'arrêtait-elle ? » (p. 53). Je note pour ma part, qu'entre Burnet et Brunet le lien est ténu pour les amateurs d'anagrammes et que Claude Chabrol (ou ses ayants-droit) n'aurait pas renié un tel humour ! Quoiqu'il en soit, il s'agit une fois encore d'un roman très brillant, intelligent et atypique.

Originaire de Saint-Louis, peuplé de 20 000 ludoviciens, Manfred Baumann est l'archétype du vieux-garçon mal dans sa peau. D'une timidité maladive, évitant, interprétatif, craignant les moqueries, s'habillant à la mode passe-partout, redoutant le jugement des autres, imaginant volontiers des complots contre lui, il n'a jamais pu nouer une authentique et complète relation avec une femme et à chaque fois qu'une phrase lui échappe, il la regrette aussitôt, brodant sur ses potentielles conséquences et sur l'image qu'il donne de lui-même. C'est dans ses actes routiniers, réglés comme du papier à musique, qu'il offre un semblant de fragile normalité et parvient, à peine, à masquer ses troubles. Il travaille dans une banque, prend rituellement à heures fixes ses repas au restaurant la Cloche où il choisit toujours les mêmes plats du jour car opter pour une choucroute alors qu'il mange tous les jeudis depuis des années un boeuf bourguignon, est pour lui une transgression inconcevable qui pourrait attirer sur lui, pense-t-il, l'attention et les commentaires du patron et des clients.

Aussi, quand Adèle Bedeau, plantureuse serveuse de la Cloche que Manfred lorgne en douce en fantasmant sur son corps disparaît, l'Inspecteur Gorski, souffrant lui-même de frustrations professionnelles et conjugales, voit en Manfred, avec qui il partage un goût immodéré pour la boisson, un suspect crédible.

Il n'est pas utile d'en dire davantage, il suffit de se laisser porter par ce récit lent, sans action, très bien écrit et traduit par Julie Sibony, où l'essentiel tient dans la méticuleuse observation d'une ville figée dans son mode de vie d'un autre âge, et dans la minutieuse description des mouvements et pensées des deux personnages principaux. Comme je l'ai dit plus haut : brillant et atypique, surprenant, et très cruel dans son épilogue. Bravo à Raymond Brunet :- )
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nadiouchka
  08 septembre 2018

Dans la Préface, on peut lire : « La Disparition d'Adèle Bedeau » de Graeme Macrae Burnet (un auteur écossais), connut un succès modéré lors de sa publication initiale en 1982, mais, après avoir été porté à l'écran par Claude Chabrol en 1989, ce roman fut l'objet d'un certain culte, en particulier parmi les étudiants de l'époque . » (p.7).
Mas d'autre part, « Dans la préface de son récit autobiographique « Pedigree », Georges Simenon écrivait : « tout est vrai sans que rien ne soit exact. » Une formule qui convient parfaitement à « La Disparition d'Adèle Bedeau . »
Quant à l'écrivain (lequel ?), décédé très jeune  : « Sa mort ne lui valut que deux lignes dans l'Alsace » : «Le romancier Raymond Brunet, originaire de Saint-Louis, s'est jeté sous un train hier. Il avait 38 ans. Sa mère, lui survit. » (p.14)
Alors, finalement, qui est vraiment l'auteur ? La révélation est faite à la fin de la préface.
Mais il est temps de s'intéresser à l'histoire, cette disparition d'une jeune serveuse, Adèle.
Le plus gros du récit est surtout basé sur la description de deux personnages : Manfred Bauman et l'inspecteur Georges Gorski. le tout se passe dans une petite ville d'Alsace, Saint-Louis.
Manfred, responsable de la banque de sa ville, a l'habitude de prendre ses repas au restaurant « La Cloche ». Il y est très attiré par le physique d'Adèle, qui lui donne pas mal de palpitations 💕. Célibataire, il a l'habitude de se rendre « Chez Simone », une maison close, un peu en dehors de Saint-Louis et c'est un rituel.
Mais un jour, Adèle est absente du restaurant sans avoir prévenu qui que ce soit.
Au bout de deux jours, Gorski s'empare de l'affaire bien étonnante car d'habitude, il ne se passe rien ici. En effet, la précédente affaire importante a eu lieu plus de vingt ans auparavant.
Vont s'ensuivre de longues descriptions sur ces deux hommes, sur les interrogatoires, les suppositions, les positions des deux protagonistes, comme un jeu du chat et de la souris. Qui sera le plus malin ?
L'enquête est très minutieuse, l'ambiance est glauque, un meurtre a lieu …
Manfred et Gorski ont bien des points en commun : ils sont tous deux meurtris par la vie.
Les approches de Gorski se font d'une façon assez particulière, beaucoup de doigté pour son « suspect numéro Un ». Mais il ne va pas le lâcher et l'enquête va durer bien longtemps avec quelques rebondissements, des flashbacks et c'est là que l'histoire accélère un peu.
Si j'ai trouvé la première moitié du livre d'une vitesse trop lente, c'est ensuite que j'ai été plus intéressée. Jusqu'à la fin on se demande ce qui est arrivé à la jeune Adèle Bedeau, sans parler du reste….
Pendant toute la lecture de l'ouvrage on voit que l'évidence n'est pas toujours la vérité. La grisaille ne nous quitte pas (rien d'étonnant pour un roman policier). ❤
Dans ce livre traduit par Julie Sibony, on peut lire (en quatrième de couverture) que : « Graeme Macrae Burnet nous démontre ici avec une incroyable virtuosité que la banalité n'existe pas : elle est la couverture de l'inattendu. »
Une bonne transition pour dire quelques mots sur la couverture du livre : bien réussie avec le « Tabac le Gallia » la nuit avec une rue déserte : du rouge, quelques touches de couleur, de la lumière à l'intérieur alors qu'à l'extérieur c'est l'obscurité qui règne.
Quant au dénouement, il se révèle bien surprenant et démontre qu'il fallait bien lire ce livre jusqu'au bout. Je ne m'y attendais pas du tout, d'où ma surprise qui m'a réconciliée avec le début et j'ai donc revu mon jugement (et ma copie).😍
On peut donc dire, une fois de plus, que cette rentrée littéraire 2018 n'a pas fini de nous faire connaître des auteurs et des ouvrages intéressants et très variés.
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isabelleisapure
  12 octobre 2018

On entre dans le récit de Graeme Macrae Burnet en franchissant la porte du restaurant de « La Cloche » à Saint Louis, commune proche de Mulhouse.
Comme tous les soirs, les habitués refont le monde autour d'un verre, les journaux repliés devant eux. Tout semble figé par le temps.
Manfred Baumann banquier de son état tente jour après jour de se fondre dans le décor. Notre homme n'aime ni parler ni se faire remarquer, allant jusqu'à passer commande des mêmes plats du jour, semaine après semaine de peur qu'un changement suscite les questions et l'étonnement du patron.
Lorsqu' Adèle Bedeau s'approche avec son assiette, il n'ose pas la regarder franchement, préférant fantasmer en l'observant dans le miroir au-dessus du bar.
La mystérieuse disparition de la jeune serveuse chamboule ce microcosme, chacun y va de son commentaire et de ses suspicions.
L'arrivée de l'inspecteur Gorski, aussi terne que le décor, ajoute à la lourdeur du scénario de cet étrange polar.
Flic, taiseux, consciencieux, tenace, il va se livrer à un véritable duel avec Manfred Baumann qu'il soupçonne immédiatement.
Ce face à face entre ces deux hommes paumés, mal dans leurs peaux va se transformer en véritable corps à corps psychologique.
Tout l'intérêt de ce polar réside dans l'ambiance qui s'en dégage.
A défaut de multiples rebondissements, l'auteur s'attarde sur ses personnages, les dissèque avec la minutie d'un médecin légiste.
Graeme Macrae Burnet signe un polar passionnant, totalement addictif, sans cadavre, sans violence avec une atmosphère digne de Simenon.
J'ai eu du mal à lâcher cette lecture avant la dernière ligne.
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gruz
  30 août 2018
L'écrivain écossais Graeme Macrae Burnet avait montré toute l'étendue de son talent avec son premier roman traduit en France : L'Accusé du Ross-Shire. Sa capacité à plonger le lecteur dans L'Écosse profonde du XIXème siècle était proprement ahurissante. le voilà qui étonne encore davantage en nous immergeant dans… une petite ville alsacienne, Saint-Louis.
Quelle mouche a donc piqué l'auteur, vous demandez-vous ? L'idée lui est venue d'une visite dans cette commune frontalière de la Suisse, près de Mulhouse. Un endroit de passage, où il a eu l'impression que le train-train était immuable par rapport aux grandes villes alsaciennes (principalement Strasbourg, où se déroulent quelques scènes du livre).
Burnet a transposé son intrigue dans les années 80, pour en rajouter dans cette vision d'habitants figés dans leurs habitudes. C'est bien ce sentiment d'immobilisme qui transpire de chaque chapitre, avec des protagonistes englués dans leurs routines. A l'image de ce personnage de banquier qui ne déroge pas d'un poil de ce qui constitue son quotidien.
Sauf que rien n'est plus trompeur que l'image que renvoie ce type de personnes (qui trompent les autres et se trompent eux-mêmes).
C'est là tout l'intérêt et la force de ce roman noir qui fleure bon l'époque des Maigret. L'écrivain ne cache pas son amour pour Simenon. Mais on est loin d'une banale copie ! Il s'amuse à créer son récit comme une poupée gigogne, un livre dans le livre et un badinage qui fait croire que ce roman a été adapté au cinéma par Claude Chabrol. On y croirait presque et on est tout à fait dans l'ambiance.
On pourrait s'inquiéter de voir un romancier écossais décrire une Alsace qu'il ne connaît pas. Même s'il utilise Saint-Louis comme cadre figé dans le temps ; la ville l'est un peu moins que ça en réalité de nos jours ; on sent qu'il a bien mis les pieds en Alsace, à Mulhouse, à Strasbourg. Il m'a même bluffé à parler d'endroits qui existaient dans les années 80 et qui ont disparu maintenant. Un vrai travail de recherche ET de terrain. Good job, Scottish man.
L'histoire de cette disparition pourrait paraître banale, mais c'est bien la manière dont l'auteur crée l'ambiance et décrit les personnages qui donne du piment à sa recette.
Son écriture empathique et toute en subtilité rend le roman attachant, donne certaines couleurs à la grisaille et un côté singulier à l'ordinaire.
Graeme Macrae Burnet a décidément une étonnante capacité à créer une atmosphère. La disparition d'Adèle Bedeau a ce charme des romans du passé, plus vénéneux qu'il n'y parait de prime abord. Un polar atypique dans ce XXIème siècle où l'excès semble devenir la norme dans beaucoup de romans. Ici, c'est bien la finesse de l'étude de moeurs qui prime.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Labibliothequedemarjorie
  27 octobre 2018
En Alsace, dans les années 1980.
Adèle Bedeau, une jeune serveuse, travaille dans un bar-restaurant à Saint-Louis, une petite commune accolée à la Suisse. Un soir, après son service, elle retrouve son petit-ami au pied de son immeuble. Ils partent en scooter rejoindre des amis à une fête. Mais, Adèle ne rentre pas. Personne ne l'a vu. Il n'y a plus aucune trace. Elle est déclarée disparue.
Manfred Baumann, un employé de banque de la ville, déjeune tous les jours dans le bar-restaurant et passe y prendre un verre en fin de journée, après son travail. Il habite à quelques mètres du domicile de la serveuse. Très vite, il est soupçonné d'être à l'origine de cette disparition.
L'inspecteur Gorski est chargé de l'enquête.
Le roman est précédé d'une préface qui donne immédiatement le ton de cette intrigue policière. Il aurait été écrit par un certain Raymond Brunet et mis en scène au cinéma par Claude Chabrol en 1989. L'auteur, mécontent, se serait suicidé. Or, il n'existe aucune trace de Raymond Brunet, ni du film...
Il semble bien que cette introduction serve à mettre le lecteur dans l'ambiance dès le départ, et d'une manière bien subtile.
Si toute l'histoire repose sur la recherche d'Adèle Bedeau, le récit se concentre presque exclusivement sur la personne de Manfred Baumann. [...] Un homme timide, même introverti, solitaire, à l'esprit torturé. Son quotidien est décrit avec précision. Sa personnalité est passée au crible. On a le sentiment d'être dans sa tête. On écoute ses pensées, son ressenti, ses émotions.
Georges Gorski est aussi originaire de Saint-Louis. Ses parents y étaient commerçants. Il est entré dans la police, au commissariat de la ville. Aujourd'hui, c'est naturellement lui qui est chargé de retrouver Adèle Bedeau. Or, avec cette disparition, une autre affaire refait surface : celle du meurtre d'une jeune femme vingt ans auparavant qu'il n'a jamais réussi à résoudre.
Plus motivé que jamais à découvrir ce qui est arrivée à la jeune serveuse, il ne laissera aucun indice lui échapper.
Mais, plus l'enquête avance et plus l'étau se resserre autour de Manfred. Une psychose s'installe, jusqu'à la descente en enfer de cet homme fragile.
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère pesante qui règne tout au long de la lecture, un peu dans l'esprit des séries policières des années 1980/1990.
Un roman sombre et tragique, dont le dénouement final est parfaitement bien amené.
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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critiques presse (2)
LePoint   06 décembre 2018
Vraie fausse préface, on s'amuse de ce que cet Écossais nous berne encore, à s'inventer en romancier adulé du maître Chabrol, comme il l'avait fait l'an passé dans un autre genre, avec L'Accusé du Ross-Shire, finaliste du prix Le Point du polar européen.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   14 septembre 2018
L'intrigue avance du même pas lent et obstiné que celui du commissaire Maigret, promène le lecteur dans les psychoses de Manfred et les rituels immuables d'un bistrot, rôde dans les bas-côtés des nantis et des ambitieux, des médiocres et des grands brûlés de l'enfance. A tout prendre, La Disparition d'Adèle Bedeau n'est pas un polar, mais la chronique implacable et entêtante d'une tragédie en marche.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   15 septembre 2018
Dans tous les cas, quel mal y avait-il à occuper un samedi après-midi avec un bon polar ?
p. 51
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   01 août 2018
Il devait se conduire exactement comme il l’aurait fait s’il n’était pas surveillé . Ça ne devrait pas lui poser trop de difficultés. Après tout , ne vivait -il pas déjà comme s’il était surveillé en permanence , comme s’il s’attendait à tout moment à ce qu’on lui demande de s’expliquer sur ses actes ou de répondre à d’obscures accusations ?
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   31 juillet 2018
N’étions-nous pas tous comme des souris dans une roue , à courir à toutes jambes dans une direction prédéterminée à laquelle nous ne pouvions rien changer ?
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mimo26mimo26   19 septembre 2018
« Manfred Baumann avait trente-six ans. Il portait ce soir-là, comme tous les soirs, une chemise blanche, un costume noir et une cravate qu’il avait légèrement desserrée. Ses cheveux bruns étaient coupés court, avec la raie sur le côté. Il était plutôt bel homme, mais ses yeux papillotaient sans cesse, comme s’il cherchait à éviter les regards. Aussi les gens se sentaient-ils souvent mal à l’aise en sa compagnie, ce qui ne faisait que renforcer sa propre gêne. Une fois par mois, le mercredi après-midi, quand la banque où il travaillait était fermée, Manfred allait se faire couper les cheveux par Lemerre. Systématiquement, ce dernier lui demandait ce qu’il souhaitait, et Manfred répondait toujours : « comme d’habitude ».
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LauraOooLauraOoo   21 septembre 2018
N’étions-nous pas tous comme des souris dans une roue , à courir à toutes jambes dans une direction prédéterminée à laquelle nous ne pouvions rien changer ?
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La disparition d’Adèle Bedeau - Graeme Macrae Burnet - LTL # 171
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