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ISBN : 2021065111
Éditeur : Seuil (18/10/2012)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Depuis que sa mère l’a abandonné, Joël, 12 ans, vit seul avec son père bûcheron dans le nord de la Suède. Mal à l’aise avec les enfants de son âge, il se réfugie dans les histoires qu’il invente et se rêve en pirate ou en Geronimo.
Renversé par un bus alors qu’il traversait sans regarder, Joël se relève indemne. Miraculé ! Dès lors, il se persuade qu’il doit faire une bonne action pour remercier celui qui l'a sauvé. Il se met donc à la recherche d’un mari pou... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
17 avril 2016
Quelle déception ! Moi qui suis un fan de Henning Mankell, qui croyais avoir lu tous ses romans et qui découvre ce livre Les ombres grandissent au crépuscule, je me suis dis : « Quelle chance inouïe ! » D'autant que l'auteur n'est plus parmi nous et que les chances de découvrir des manuscrits oubliés dans ses vieux tiroirs sont minces. Et voilà que j'apprends qu'il s'est essayé à la littérature jeunesse en plus. Décidément, cet auteur prolifique aura joué dans des registres très variés. Malheureusement, la magie n'a pas opérée.
Joël Gustafson vit seul avec son père, un rude bucheron, depuis que sa mère les a quittés. Il mène une vie un peu solitaire, presque en décalage avec le reste de son village. Un jour, un autobus passe par-dessus lui. Miracle, les roues l'ont épargné ! Il s'en sort indemme, sans même une seule égratignure. Mais c'est un lourd fardeau que d'être un miraculé. Maintenant, il doit faire une bonne action pour rétablir l'équilibre cosmique ou je ne sais trop. Mais que peut bien faire un gamin de douze ans plutôt naïf ? Trouver un compagnon à une amie/voisine handicapée. Mais les choses ne tourneront pas comme il le souhaitait. Évidemment.
Je ne me suis jamais vraiment attaché à Joël. Surtout, je n'y ai pas cru. Des par des réflexions, ses préoccupations, son attitude et ses champs d'intérêt, j'avais plus l'impression de suivre les aventures d'un gamin de six-huit ans. Aussi, son histoire ne m'a pas plus intéressé – en plus elle est longue à s'installer. Je n'ai pas réussi non plus à visualiser cet univers, la Suède des années 1950. Bref, tous les éléments pour un bon roman étaient là mais en dirait qu'ils n'ont jamais pris. Un peu comme, parfois, un gâteau ne lève pas même si tous les ingrédients sont là en quantité nécessaire. Étrange… Surtout dommage.
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Cath36
24 octobre 2012
Un jeune garçon, qui manque de se faire écraser par un bus et ressort indemne de l'accident, pense que Dieu en personne est intervenu pour sauver sa vie et décide de faire en retour une bonne action. Bonne action qui se retournera contre la personne à qui il l'a destine et par contre-coup contre lui-même ; en effet il se met en tête de trouver un mari à une personne handicapée qu'il aime beaucoup. Mais n'est pas la Providence qui veut, et Joël apprendra à ses dépens qu'on peut faire beaucoup de mal en croyant faire le bien.
"On peut se perdre en soi-même, songe-t-il. Pas besoin d'aller dans la forêt pour y arriver.
On porte tous en nous le Jour et la Nuit. Et quand le crépuscule arrive, les ombres commencent à grandir..."
Il y a du Robert Sabatier dans cette histoire, vue à travers le regard de l'enfant lui-même, qui décrit l'imaginaire d'un pré-ado sans mère (celle-ci ayant quitté sa famille) avec beaucoup d'intuition, de sensibilité et de finesse. Premier roman jusque-là inédit en France de Mankell c'est un texte tout à fait différent de ce que j'avais pu lire de lui jusque-là, qui saisit le regard de l'enfance sur le monde avec la subtilité et le rythme délicat qui caractérise son écriture et que j'ai retrouvé avec plaisir. Toutefois un malaise grandissant au cours de la lecture m'a incité à mettre trois étoiles plutôt que quatre (là encore j'en aurais mis volontiers trois et demie). Pourquoi ? Difficile à définir. Est-ce une impression de décalé entre le langage de Mankell et la réalité de l'imaginaire d'un enfant, est-ce l'impression de longueur d'un texte pourtant très court (je l'ai lu en une journée) d'où ressort un vague ennui, est-ce le côté un peu "boy-scout" et artificiel de la bonne action, est-ce tout simplement parce que je n'ai pas retrouvé le Mankell que j'aime, en dépit de petites remarques qui font mouche et nous ouvrent avec beaucoup de sagacité le monde de l'enfance, toujours est-il que j'ai achevé le livre avec une certaine indifférence voire déception. Toutefois je le conseillerai bien volontiers à tous ceux qui ont aimé les romans de Robert Sabatier et le monde de la pré-adolescence.
Merci à Babelio et aux éditions du Seuil pour la découverte de ce livre, lu dans le cadre de la Masse Critique.
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Sharon
22 février 2014
Je n'avais jamais été déçue par un roman d'Henning Mankell. Il y a un début à tout.
J'ai aimé certains aspects du récit, comme la peinture de la vie rude, dans ce coin perdu de la Suède. A cette époque, une opératrice téléphonique opérait encore, de jour comme de nuit, pour mettre en communication les bienheureux (et rares) possesseurs du téléphone. A cette époque, les institutrices pouvaient pincer les oreilles jusqu'à arracher des larmes à leurs élèves. A cette époque, un homme qui fait la vaisselle n'est pas vraiment un homme, et ne fait donc pas un compagnon possible.
Joël, lui, veut rendre l'une de ses seules amies heureuse, en lui trouvant un compagnon. Las ! Gertrude, défigurée par une opération ratée, se retrouve encore plus isolée, encore plus en but à la moquerie des personnes normales après l'intervention de Joël. Et sa "vengeance" est extrêmement puérile, digne d'un enfant de douze ans immature. J'avais presque envie de lui donner des gifles tant sa naïveté est flagrante. Est-ce parce que son père, si bourru soit-il, a toujours cherché à le protéger ? Est-ce parce qu'il trouve trop souvent refuge dans l'imaginaire, face à une réalité hostile ? Il exprime souvent son désir de quitter le monde de l'enfance pour celui des adultes, cependant il ne comprend pas les émotions, les réactions des adultes qui l'entourent, perdu qu'il est dans son monde. Et le roman de s'arrêter presque là où il avait commencé.
Ce roman de littérature jeunesse a peut-être trouvé son public en Suède. Je me demande ce qu'il en est en France : sa rudesse, son décalage, séduirait-il de jeunes lecteurs ?
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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CelineCDI
08 mars 2014
Joel, 12 ans, vit seul avec son père, bûcheron au fin fond de la forêt suédoise dans les années 50. Sa mère est partie alors qu'il était bébé et depuis, père et fils font leur petit bonhomme de chemin ensemble. Joel aime s'inventer des mondes imaginaires et aventureux et fréquente surtout les autres solitaires de son village, comme Gertrude, la femme sans nez dont l'imaginaire lui plaît. Un jour, Joel est renversé par le bus en traversant la rue et il s'en sort indemne, sans une égratignure. Comme il ne croit pas en Dieu, il se demande s'il ne doit pas remercier la vie pour ce Miracle en faisant une bonne action pour quelqu'un...
C'est un roman assez étrange, à l'atmosphère un peu lunaire et aux personnages tous plus improbables les uns que les autres. J'ai tout de suite aimé Joel, ce gamin atypique, qui préfère s'inventer des aventures dans les bois et se poser des questions métaphysiques que jouer avec des copains de son âge. Après son accident, il traverse une période où il est très secoué, à juste titre, ce qui est remarquablement décrit dans le roman. Mais ensuite, les choses partent un peu en cacahuète. Ses motivations et les moyens mis en oeuvre pour y arriver deviennent un peu fumeux et j'ai eu du mal à terminer ce roman, qui d'ailleurs finit en eau de boudin. C'est vraiment dommage car c'était bien parti et je retrouvais avec plaisir l'immense Mankell dans un registre différent. Je suis un peu déçue... Peut-être devrais-je faire comme Simon, qui dans le livre, réécrit les fins quand il ne les trouve pas à son goût ?!
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Marsup
15 décembre 2012
Elevé à la dure par un père bûcheron, Joël, 12 ans, est un garçon solitaire et introverti. Friand d'histoires rocambolesques, le jeune garçon aime se réfugier dans son imaginaire.
Un jour, perdu dans ses pensées, il traverse sans regarder. Il est percuté par un bus. Il se relève indemne. Il y voit comme un signe, et si cet accident était un message divin ? le voici alors parti en quête d'une bonne action à réaliser…
Un portrait sensible et fantaisiste d'un jeune garçon qui tentant de faire le bien va se confronter à la violente réalité du monde des adultes. Un voyage initiatique parsemé de personnages loufoques et attachants.
Un roman poétique et décalé à découvrir à partir de 12 ans.
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Les critiques presse (2)
Ricochet19 décembre 2012
Un étrange roman bâti sur une hypothèse enfantine, et qu’on pourrait qualifier d’apprentissage par expériences interposées…
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte12 décembre 2012
Tout semble artificiel, sans émotion sincère ni proximité. Un livre presque froid.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka14 avril 2016
Avoir douze ans, c'est un grand événement. Après ça, il ne lui restera plus que trois ans à attendre avant d'en avoir quinze. Et là, il aura le droit de conduire une mobylette, de voir des films interdits aux enfants et d'aller danser à la salle des fêtes. Quand on a quinze ans, on est plus adulte qu'un enfant.
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Cath36Cath3623 octobre 2012
C'est peut-être ça, devenir adulte ? Quand on réalise que le jour qui ne changera jamais n'existe pas ?
C'est sans doute pour ça que beaucoup d'adultes semblent fatigués et de mauvaise humeur. Parce qu'ils ont compris que la vie ne serait jamais comme ils la voudraient ,
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Cath36Cath3624 octobre 2012
Une bonne action doit pouvoir être aussi invisible que Dieu, non ? Tout le :monde parle de Dieu mais personne ne L'a jamais vu, ça doit être la même chose pour les bonnes actions
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Cath36Cath3623 octobre 2012
Parfois les sourires viennent de l'intérieur. Et alors, aucune mâchoire serrée ne peut résister à ça.
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Cath36Cath3623 octobre 2012
Et puis, ils ont eu un cours de géographie, la matière préférée de Joël. Autant il aime la géographie, autant il déteste les maths. Pour lui, les chiffres, c'est comme les habits, le matin. Il y a quelque chose qu'il n'arrive pas à comprendre. Les maths aussi ont dû être créées par des gens méchants.
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