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EAN : 9782867463709
215 pages
Liana Lévi (24/09/2004)
3.42/5   26 notes
Résumé :
"Ils sont revenus ! Ils sont revenus pour se venger ! Ils sont là, tous les deux ! Ils sont revenus pour prendre ma vie..."
L'homme qui parle ainsi fuit seul sur son cheval. Il a quitté le royaume fascinant de Séville et se retourne sans cesse, sa cape noire au vent, agite dans le vide son épée à la lame recourbée, transpire, balbutie et finalement se met à geindre tandis que sa monture avance toujours plus loin dans la campagne d'Andalousie... Cet homme sera... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà un livre surprenant. Surprenant dans la façon dont l'histoire est racontée. Surprenant par l'érudition de l'auteur et sa connaissance des poudres, plantes et remèdes de cette époque. Surprenant, encore par le découpage de l'action et son agencement.

J'ai bien aimé la façon dont Maugenest balade son lecteur de pistes en pistes et de fausses pistes en fausses pistes. D'autant que le dialogue s'installe, peinard, avec le lecteur : t'aimerais bien que ce soit Roscelin, hein ? Devine, pas facile, j'te l'avais dit. Cherche mon gars, tu trouveras...peut-être, et ce avec chacun des protagonistes. Mais, oui, mais c'est bien sûr, c'est...lui, que nenni, allez, allez, un peu de jugeote, c'est vide la dedans. Maugenest nous donne la clé de l'énigme à la toute fin et, surprise, pas trouvé, pas bien cherché non plus, pas payé pour, m'enfin, quand même ! Bien joué Thierry.

Si vous en avez marre des toubibs conventionnés ou non, des pharmaciens fermés le dimanche, lisez ce livre et vous aurez de quoi confectionner des électuaires, des potions et des tisanes de toute première qualité, sauf si vous habitez Faubourg Saint-Honoré où la badiane, la sauge et le romarin ne poussent pas forcément dans le coin, quoique sur certains balcons on trouve de l'herbe...enfin des jardinières verdoyantes à souhait. le petit Hildegarde de Bingen de poche, sympa, hein ?

L'histoire est écrite sur un clavier à trois mains, je sais, je sais, trois mains c'est rare, c'est une façon de dire ou, plutôt (oui, je sais aussi, c'est le chien de Mickey), d'écrire, j'm'explique, puisqu'il faut, dur, dur ! Bon, les chapitres s'enchevêtrent. D'une part on nous conte l'enquête présente, ensuite ce qui s'est passé il y a une quinzaine d'années, et, d'autre part, le meurtrier explique les raisons de ses gestes, chapitre après chapitre ou chapitres mélangés. Pas mal ! le but étant d'embrouiller le lecteur. Ben, oui, pourquoi sinon ?

Mais c'est bien fait et c'est plaisant et comme on sait ce que l'assassin va faire on se dit que les autres zozos d'enquêteurs lambinent un max et puis on peut jouer à tu brûles-tu refroidis...

L'écriture est posée, agréable, souple, déliée, compréhensible, notamment lors de l'exécution des remèdes et de leurs explications. le tout est bien ficelé et le résultat est correct. Bref, un bon moment, un livre court et rapidement lu. Bonne intrigue, belle époque, personnages bien campés, joli boulot.

Un bémol, je n'ai pas trouvé qui, ne cherchant pas, mais j'ai trouvé comment, également, sans chercher. Comme quoi...


Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Un petit voyage en Espagne, en 1265.

Je dis petit parce que le livre est court. Mais l'histoire n'en est pas moins intéressante, et de plus très bien menée.

Le jeune Galeo embarque avec ses parents pour l'Orient. Mais ses parents meurent lors de la traversée.

Quinze ans plus tard, à Séville, sept hommes riches meurent d'une étrange maladie. Un grand maître de la médecine et deux de ses étudiants enquêtent sur ces morts étranges. et inquiétantes.

Les personnages sont tous bien dans leur rôle, il y a du suspense, et ce voyage entre Séville et l'Orient fut des plus agréables.

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Séville - 1265. Quelques riches marchands décèdent subitement, d'une maladie effroyablement sélective. Morts suspectes, peste vengeresse, malédiction divine ou simplement assassinat médical ? Par ce siècle, l'avancée de la médecine annonce de nets progrès dans la compréhension de la maladie en devenant une véritable science à part entière, au-delà des croyances religieuses. Séville semble être le carrefour culturel où se mélangent les médecines occidentales aux médecines orientales et arabes. Fait nouveau, la psychiatrie apparaît pour la première fois dans la compréhension du Mal. Mais c'est justement par cette connaissance accrue de la médecine que certains esprits malveillants semblent avoir détourné en arme destructive et nuisible, en oubliant le premier précepte de la médecine, le serment d'Hippocrate.

15 années plus tôt, une nef marchande fait route vers l'Orient. Seconde histoire en parallèle ; Est-ce là l'origine du crime ? Certainement, mais il ne reste que quelques jours à nos médecins apprentis criminologues pour débusquer le meurtrier avant les prochains assassinats, et comprendre...

J'imaginais bien que, dans une semaine ou un mois, j'aurais tout oublié de ce roman, de ce polar historique aux accents médicinaux. Peu importe. Je n'en demandais guère plus lorsque les premières pages se sont ouvertes à mes yeux. Sauf que c'est même mieux que je pouvais l'espérer et sans révolutionner le genre, sans répandre un mystère glacial à chaque page, sans innover une fin rebondissante, cette poudre des rois fut une agréable surprise, un délassement récréatif abouti.

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Bonsoir chères lectrices et chers lecteurs, ce soir, je vais vous parler d'un livre merveilleux : "La poudre des rois" de Thierry Maugenest.

Résumé :

""Ils sont revenus ! Ils sont revenus pour se venger ! Ils sont là, tous les deux ! Ils sont revenus pour prendre ma vie...."

L'homme qui parle ainsi fuit seul sur son cheval. Il a quitté le royaume fascinant de Séville et se retourne sans cesse, sa cape noire au vent, agite dans le vide son épée à la lame recourbée, transpire, balbutie et finalement se met à geindre tandis que sa monture avance toujours plus loin dans la campagne d'Andalousie.... Cet homme sera bientôt mort.

Comme d'autres marchands, en ce milieu du XIIIe siècle pourtant marqué par les progrès de la médecine, il va être emporté par une fièvre étrange. Sorcellerie ? Malédiction ? Vengeance ?

Le jeune Aguirre, proche du médecin du roi, va enquêter sur cette maladie sélective qui ne touche ni les femmes ni les enfants. Tout le ramènera, quinze années plus tôt, sur une nef marchande faisant route vers l'Orient...."

Que dire de ce livre, petit par la taille seulement 215 pages mais tellement riche par son attrait historique.

Tout commence par un court voyage en Espagne, en 1265.

Le jeune Galeo embarque avec ses parents pour l'Orient. Mais ses parents meurent lors de la traversée.

Quinze ans plus tard, à Séville, sept hommes riches meurent d'une étrange maladie. Un grand maître de la médecine et deux de ses étudiants enquêtent sur ces morts étranges. et inquiétantes.

Les personnages sont tous bien dans leur rôle, il y a du suspense, et ce voyage entre Séville et l'Orient est des plus agréables.

Ce roman historique m'a beaucoup plus car il nous permet de voyager de l'Espagne du XIIIème siècle vers l'Orient qui a toujours, même de nos jours un côté mystérieux. Il y a beaucoup de similitude avec "le nom de la rose" de Umberto Eco.

L'auteur maîtrise bien son sujet et se complaît à nous révéler les moindres petits détails et petites anecdotes historiques sur les moeurs et pratiques sociales des commerçants, marins et médecins de cette époque. Mais est-ce suffisant pour que cela devienne de la littérature ? Certes, une intrigue policière est présente à travers une enquête menée par trois médecins sur les morts mystérieuses et foudroyantes de riches marchands sévillans ayant voyagé quelques années auparavant vers l'Orient.

Ainsi, nous pouvons suivre notre jeune Galéo dans son enquête en essayant, nous aussi, de découvrir qui est l'assassin. Assassin dont on aura le nom, seulement à la fin du livre.

Pour ceux et celles qui aiment les livres historiques, les passionnés et passionnées de l'Orient du XIIIème siècle avec les différentes plantes utilisées en médecine mais aussi ceux et celles qui sont curieux, je ne peux que vous conseiller de le lire. C'est un bon moment de lecture.

Bonne soirée et douce nuit. Bises livresques nocturnes. 🥰📖🌝

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Autre univers, autre style, autre politique éditoriale. La poudre des rois de Thierry Maugenest est un polar historique bien dans les règles, un livre « à la manière de », exploitant le filon percé par Umberto Eco avec le nom de la rose. Une histoire pour les passionnés des reconstitutions historiques, en l'occurrence celle de l'Andalousie du XIIIe siècle. L'auteur maîtrise son sujet et il se plaît et se complaît à nous révéler les moindres petits détails et petites anecdotes historiques sur les moeurs et pratiques sociales des commerçants, marins et médecins de cette époque. Mais est-ce suffisant pour que cela devienne littérature ? Certes, une intrigue policière est présente à travers une enquête menée par trois médecins sur les morts mystérieuses et foudroyantes de riches marchands sévillans ayant voyagé quelques années auparavant vers l'orient. Malgré tout, ce grand formalisme empeste trop l'archétype et la bonne règle. Il s'agit avant tout d'une histoire faite pour les frileux et les amoureux du bon confort.

Amateurs de vraies aventures littéraires, passez votre chemin.

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Citations et extraits (2) Ajouter une citation

Une aube, longtemps espérée, allait se lever sur l'Occident. Mais ce soleil-là ne viendrait pas de l'est. Ceux qui l'attendaient, qu'ils soient philosophes, astronomes, mathématiciens ou médecins, tournaient tous leurs regards vers le sud, bien au-delà des Pyrénées, vers les plaines de d'Al-Andalus, où les hameaux et les cités, ainsi que les décrivait le poète Ibn al-Hammâra, apparaissaient au milieu des vergers et des champs d'oliviers comme des perles blanches enfouies au milieu d'émeraudes. Ces perles, dont les plus belles avaient pour nom Cordoue, Grenade ou Séville, étaient elles-mêmes des écrins protégeant le plus grand trésor : le Savoir. Ainsi, les rois chrétiens, qui reprenaient alors par le fer les cités andalouses aux souverains maures, s'empressaient, après chaque nouvelle conquête, d'ouvrir toutes grandes les portes des majestueuses bibliothèques des anciennes cours des émirs. Et le soleil, trop longtemps contenu, se leva enfin. Tout ce que l'occident avait perdu se trouvait là, et les copistes et les traducteurs se mirent à renvoyer, comme autant de falaises, les échos des noms d'Aristote, de Ptolémée, d'Euclide, de Galien ou d'Hippocrate. Ainsi, l'art de soigner les hommes et les femmes, après avoir fait le tour de la Méditerranée et s'être enrichi des connaissances orientales, fit lui aussi son grand retour en Occident.

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Quatre sont déjà morts, tu seras le cinquième.

Lorsque le jour s’achèvera

le mal que nous portions en nous

coulera dans ton sang.

S’il est vain de vouloir sauver ton corps,

sans doute peux-tu laver les crimes

qui souillent encore ton âme.

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