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ISBN : 229034933X
Éditeur : J'ai Lu (08/03/2007)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Hanté par le souvenir d’humiliations subies durant son enfance, un marinier sillonne les canaux d’Europe du Nord en quête d’une impossible revanche qui le conduit au meurtre. Au même moment, Carol Jordan, agent de liaison Europol, arrive à Berlin. Elle a pour mission d’infiltrer un réseau de drogue et de démanteler un trafic de clandestins, en usant de son extraordinaire ressemblance avec la maîtresse du gangster qui les contrôle. Mais trois meurtres au scénario per... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
26 mars 2013
Où il est une fois de plus établi qu’en matière de polar, je suis décidément trop exigeante…
Il paraît que nous avons ici affaire au 3ème épisode des enquêtes de Carol Jordan et Tony Hill. J’ignorais ce fait, mais sachez que cela ne nuit pas à la compréhension. On devine assez vite que ces deux-là ont des « antécédents » en commun, et que leurs sentiments l’un pour l’autre jouent au chat et à la souris depuis un certain temps.
Mais reprenons depuis le début. Nous sommes en Grande-Bretagne, mais plus pour longtemps. Nous avons deux enquêteurs : Carol, agent de liaison Europol, et Tony, docteur en psychologie et profileur (non, pas pour le FBI, vous confondez). Les deux ont travaillé ensemble par le passé sur des crimes de tueurs en série. Leur dernière affaire ayant été passablement traumatisante (enfin, pour savoir de quoi il retourne, il faudra lire les deux premiers tomes), Tony est retourné à sa petite vie étriquée de prof d’unif, et n’a plus vu Carol depuis deux ans.
Nous voilà donc avec deux héros, et, diantre, cela tombe fichtrement bien, puisqu’on a aussi deux enquêtes ! Eh oui (y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?), petite variation, ils ne vont pas cette fois bosser ensemble sur la même affaire. Mais comment donc auront lieu les retrouvailles ? Accrochez-vous : Carol est envoyée à Berlin sous couverture, pour faire tomber un intouchable truand s’illustrant dans divers trafics de drogue et de clandestins. Elle est aidée par Petra, son agent de liaison de la police locale. Petra qui, par ailleurs, a rencontré Marijke sur un forum de discussion réservé aux officiers de police homosexuels (ben oui, ça existe), et qui, au détour d’une conversation avec sa dulcinée, comprend qu’elles pourchassent toutes deux le même tueur en série qui sévit en Allemagne et aux Pays-Bas. Carol (qui bien qu’en pleine mission à haut risque, trouve le temps de papoter avec Petra) suggère à celle-ci, qui lui a bien sûr tout raconté, de mettre son ami Tony sur le coup.
Et voilà donc la ficelle (oh, toute simple !) qui amènera Carol et Tony à se croiser à Berlin. Si on ajoute que Tony pourra être logé dans le même immeuble que Carol (aah l’efficacité germanique !) et en profitera pour la coacher sur son identité d’emprunt et surtout pour « lui faire garder le contact avec la vie réelle », on conclura qu’on a déjà lu des choses plus vraisemblables.
En effet, deux enquêtes d’une telle envergure au même moment, au même endroit et presque avec les mêmes personnes, franchement… Et cette mission sous couverture, confiée à une débutante dans ce domaine, et qui s’en tire comme une vraie pro et puis qui court à sa perte sur une grossière erreur de…débutante, j’ai eu du mal à y croire.
De plus, les personnages ne sont pas très attachants, les trois femmes sont sur le même moule : super-flics brillantes, ambitieuses et fonceuses, avec la palme de la naïveté décernée à une Carol vraiment pas crédible. Le truand et son bras droit sont des caricatures, l’un cynique top classe grand luxe raffiné sans ostentation (mais avec un petit cœur sensible par-dessous), et l’autre, brute épaisse maître des basses besognes.
Ajoutez des dialogues d’une platitude affolante, des conversations banales et prévisibles, quand elles ne tombent pas dans la mièvrerie sentimentale, un style bavard et trop pédagogique, et vous aurez envie de dire à l’auteur « bien essayé mais ça ne prend pas »…
Cela dit, si on passe au-dessus de tout ça, l’intrigue est bien ficelée, bien maîtrisée, ça se traine un peu pendant 480 pages, mais les 120 dernières sont presque haletantes. Le profil du tueur est bien construit, et l’ambiance est glauque à souhait sans être dans l’hémoglobine ni la violence gratuite.
Je ne vous raconterai bien sûr pas la fin mais, sachant qu’il existe un 4ème volume dans la série, vous pouvez imaginer que les Gentils ont gagné…
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sandrine57
14 juin 2015
Échaudé par les dernières affaires traitées, le psychologue clinicien Tony Hill a cessé de collaborer avec la police. Réfugié à St. Andrews, il enseigne désormais à l'Université et ne voit plus de patients. Une nouvelle vie, plus paisible et équilibrée pour le célèbre profileur.
De son côté, l'inspecteur-chef Carol Jordan a elle aussi quitté le terrain. Après deux ans de formation, elle s'apprête à intégrer le NCIS, le corps d'élite du renseignement et de l'analyse, encore un dernier entretien qui ne devrait être que pure formalité. Ce scénario parfait va pourtant être légèrement modifié par les pontes de la police qui lui proposent une dernière mission une infiltration, à Berlin, au coeur d'un important réseau de trafiquants de drogue et de clandestins. Ses nouveaux chefs veulent profiter de sa stupéfiante ressemblance avec la maîtresse décédée de Tadeusz Radecki, l'homme à la tête de l'organisation criminelle. Dans la peau d'une femme d'affaires véreuse, Carol Jordan va approcher le danger au plus près mais elle sait pouvoir compter sur Tony Hill, tiré de sa retraite par l'assassinat de plusieurs psychologues aux Pays-Bas et en Allemagne. Appelé à la rescousse, le profileur profite de l'occasion pour quitter son poste d'enseignant qui l'ennuie un peu et se rapprocher de Carol, la femme qu'il aime.
Troisième volet des aventures de Carol Jordan et Tony Hill, La dernière tentation déçoit par une intrigue peu crédible et surtout très longue à se mettre en place.
Ce qui laisse pantois c'est la série de coïncidences qui réunit les deux enquêteurs dans la capitale allemande. Carol est le sosie de la compagne de Radecki, l'inspectrice allemande en charge de l'affaire Radecki a vent d'une possible affaire de tueur en série parce qu'elle correspond avec une policière hollandaise sur un forum pour lesbiennes, le tueur s'en prend à des psychologues cliniciens, ce qu'est justement Tony, il débarque à Berlin, etc. Deux enquêtes donc. Une pour arrêter le serial killer, et Tony, que l'on sait particulièrement performant pour s'introduire dans les pensées des êtres les plus pervers, se montre ici trop doué pour être crédible. Trop vite, il devine la profession du meurtrier ainsi que ses motivations. L'autre pour stopper les trafics de Radecki grâce à la fameuse ressemblance... le tout saupoudré d'une pointe de suspense amoureux puisque Carol et Tony n'en finissent pas de se chercher, mais bien sûr, ce n'est jamais le bon moment pour batifoler.
Heureusement, les 200 dernières pages sauvent une histoire qui s'enlisait. La montée en puissance des événements injecte une dose d'adrénaline bienvenue. Carol et Tony payent encore une fois de leurs personnes mais les méchants cessent de nuire, tués ou derrière les barreaux.
Pas le meilleur de la série.
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XS
12 mars 2017
J'ai emprunté cet ouvrage sans savoir que les personnages étaient récurrents. Cela n'a pas gêné ma lecture, mais je pense avoir été « spoilée » sur les tomes précédents, les allusions aux mésaventures passées étant nombreuses.
Pour le positif : la profondeur des personnages qui m'avait déjà beaucoup plus lors de la lecture de Lignes de fuite, et qui permet à cet ouvrage de sortir du lot d'autres lectures.
Pour le moins positif : La dernière tentation (pourquoi ce titre ? Mystère) entremêle deux histoires très denses ; je me suis plusieurs fois la réflexion qu'il en résultait une certaine lourdeur dans la narration.
• L'une, la traque d'un serial killer, est très classique, reprenant des codes mille fois vus ailleurs – la liste récapitulative des informations découvertes par le profileur, répétée plusieurs fois à chaque nouvelle découverte, le ressenti en se mettant à la place du meurtrier… rien de bien nouveau sous le soleil.
• L'autre, plus originale, décrit une mission d'infiltration.
L'auteur n'hésite pas à faire souffrir ses personnages principaux, qui ne sortent pas indemnes de leurs mésaventures… quitte à manquer de réalisme car leurs réactions ne paraissent pas toujours très crédibles face aux traumatismes qu'ils doivent endurer.
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nina2loin
06 décembre 2012
La dernière tentation est un long roman de 550 pages mettant en scène Tony Hill et Carol Jordan dans deux enquêtes menées en parallèle à l'échelle européenne. L'intrigue se situe à deux niveaux : la recherche d'un tueur en série dans laquelle Tony Hill met à profit ses talents de profileur et l'infiltration de Carol Jordan, sous une identité d'emprunt, dans un réseau de trafiquants. Les personnages se croisent dans cette histoire bien construite et complète. le récit est dense, l'intrigue bien menée avec un certain suspense à l'appui, sans oublier l'aspect psychologique des personnages que l'auteur aime à nous décortiquer.
Val McDermid, du fait de son style a encore une fois le don de nous captiver et ce, jusqu'au dénouement, très fort, qui ouvre peut-être une porte vers une suite.
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zazaone
04 août 2012
Enfin un livre de cette série que je n'avais pas découvert sur le petit écran.
Surprenant.
J'ai d'abord pensé que je l'appréciais moins que les premiers essentiellement car les aventures de Carol et de Tony se croisent parfois mais sont séparées dans la grande majorité du livre. Là encore, il faut attendre la fin pour qu'elles s'entrecroisent. de plus, la psychologie des personnages et plus mise en avant au détriment souvent de l'intrigue.
Mais l'effet McDermid joue à fond sur la fin du livre et vous ne pouvez plus le décrocher. Encore un auteur qui aime ses personnages ; rien n'est plus proche de l'amour que la haine, n'est-ce pas ?
Commenter  J’apprécie          40
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou110821 mars 2013
Tony ne comprenait que trop bien cet état d'esprit. Il passait sa vie à se sentir en décalage par rapport au monde. Il vivait avec un sentiment de nullité qui lui interdisait d'aimer, car aimer impliquait que l'on soit convaincu de mériter de l'amour en retour. Et il n'avait jamais été capable de croire cela de lui-même.
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nina2loinnina2loin04 décembre 2012
La petite renarde rusée, c'est moi, se dit Carol. Elle allait laisser Tadeusz Radecki croire qu'il l'avait attirée dans son camp parce qu'il l'avait voulu. Elle résisterait à toute tentative visant à lui faire révéler sa véritable nature, du reste elle se doutait qu'il allait falloir trouver un moyen de le tenir à distance. Puis elle s'immiscerait dans sa basse-cour, elle y égorgerait la poule aux œufs d'or et elle déguerpirait avant qu'il le lui fasse payer.
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gorjussgorjuss14 octobre 2013
S'il y a une couleur que le Danube ne prend jamais,
c'est bien le bleu.

Gris mastic, marron boueux, rougeâtre, kaki sale,
tous ces tons-là et leurs variantes intermédiaires
massacrent les beaux rêves romantiques qui viennent le contempler de la berge.

De temps à autre, aux endroits où les bateaux s'amarrent en groupe,
le fleuve se pare d'un aspect miroitant
quand le soleil fait scintiller une pellicule de gasoil
et y allume des reflets gorge-de-pigeon iridescents.

Les soirs de nuit profonde, quand les nuages masquent les étoiles,
il est aussi noir que le Styx.

Mais eu Europe centrale, à l'aube du nouveau millénaire,
la traversée coûte plus qu'une simple pièce.
+ Lire la suite
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nina2loinnina2loin06 décembre 2012
Il sortit alors de son étui le rasoir coupe-chou de son grand-père et entreprit de découper soigneusement les vêtements de la femme. Elle n'avait que la peau sur les os. Si l'envie l'en avait pris, de l'index, il aurait pu lui compter les côtes comme les perles d'un abaque. Il recula d'un pas pour savourer le spectacle de sa victime impuissante, à sa merci.
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gorjussgorjuss14 octobre 2013
//----Dédicace : ----//

À Cameron Joseph McDermid Baillie :
un piètre cadeau, en comparaison,
mais c'est le mieux que je puisse faire.


//---- Titre original : The Last Temptation ----//


//---- Citations d'ouverture ----//


La dernière tentation
est la plus grande des trahisons :
Faire un acte juste pour une mauvaise raison.

Meutre dans la cathédrale
T.S. Eliot


La psychologie n'a de réelle importance
que lorsqu'elle se charge de fournir des diagnostics
psychologiques afin de servir l'Etat.

Max SIMONEIT, directeur scientifique
de « Wehrmacht Psychology », 1938
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Videos de Val McDermid (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Val McDermid
Entretien avec Val McDermid à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 29 mars 2017 pour son roman Les suicidées, publié chez Flammarion, ainsi qu'à l'occasion de la sortie en poche de son roman La victime idéale, chez J'ai Lu.
La page du livre : http://www.babelio.com/livres/McDermid-Les-suicidees/923048
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