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EAN : 9782070323173
220 pages
Éditeur : Gallimard (23/10/1985)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 250 notes)
Résumé :
C'est peut-être le recueil où apparaît avec le plus d'ampleur le thème essentiel de l'œuvre d'Henri Michaux : le refus de la réalité quotidienne - «sa défaite : le quotidien» - et la revendication d'«autre chose».
Cet autre chose souvent proposé, on le sait, sous la forme de situations imaginaires qui témoignent chez le poète du constant besoin d'inventer. Tantôt avec les couleurs apparemment légères de l'humour, tantôt avec celles d'une angoisse existentiell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  19 juillet 2015
Est-ce un recueil de poèmes en prose? un conte pour enfant? un rêve éveillé pour surréaliste? Plume-le-livre est tout cela à la fois, et bien plus encore.
Plume c'est surtout un personnage. C'est l'enfant rétif qui sommeille en nous, c'est l'éternel étranger, c'est le clown blanc attrapeur-de-nuages, c'est l'empêcheur de rationaliser en rond, c'est Candide en Absurdie.
Plume c'est la légèreté grave, la gravité en apesanteur..
.Il fait rire- c'est un clown- il fait pleurer -c'est un clown- il fait penser, critiquer, se rebeller, mais surtout rêver...
Plume se glisse sous notre oreiller...de plumes, et c'est toute la nuit qui s'agite et palpite au battement de ses ailes blanches.
Plume se met au bout des doigts de l'écrivain-peintre Michaux, comme une histoire un peu folle, un croquis volé, un conte esquissé à finir en songe...
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michfred
  31 janvier 2015
Est-ce un recueil de poèmes en prose? un conte pour enfant? un rêve éveillé pour surréaliste? Plume-le-livre est tout cela à la fois, et bien plus encore.
Plume c'est surtout un personnage. C'est l'enfant rétif qui sommeille en nous, c'est l'éternel étranger, c'est le clown blanc attrapeur-de-nuages, c'est l'empêcheur de rationaliser en rond, c'est Candide en Absurdie.
Plume c'est la légèreté grave, la gravité en apesanteur..
.Il fait rire- c'est un clown- il fait pleurer -c'est un clown- il fait penser, critiquer, se rebeller, mais surtout rêver...
Plume se glisse sous notre oreiller...de plumes, et c'est toute la nuit qui s'agite et palpite au battement de ses ailes blanches.
Plume se met au bout des doigts de l'écrivain-peintre Michaux, comme une histoire un peu folle, un croquis volé, un conte esquissé à finir en songe...
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FloreH
  22 janvier 2021
Plume » est un recueil de récits et de poèmes regroupés sous le titre "Lointains intérieurs". Les récits des mésaventures de Plume sont étranges, il y manque les décors et les portraits de personnages. de Plume lui-même on ne sait rien. Pourquoi voyage-t-il continuellement ? L'histoire se résume à une série de question et de réponses, une série de contraintes... .
Ces textes prennent sans cesse le lecteur à contre-pied. Il ne s'y passe jamais ce à quoi vous vous attendiez, les conclusions sans aucun rapport avec ce qui les a amenées... Henri Michaux déploie une logique -ou une absence de logique- qui lui est propre. Il nous force à nous pencher sur nos fantômes, nos fantasmes, nos rêves, nos peurs, nos désirs, nos espoirs. L'écriture est sublime, faites de trouvailles syntaxiques incroyables, d'images fortes.
Le recueil m'a enchantée, les aventures de plume sont fantastiques très proches pour certaines du surréalisme, il y a le plaisir de ces histoires un peu folles, de la qualité de l'écriture, de sa subtilité et parfois de sa sensualité.
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araucaria
  09 août 2014
J'ai beaucoup de mal avec les textes de Henri Michaux. Je ne ressens pas d'émotion. Cet auteur trop intellectuel et complexe n'est pas fait pour la petite lectrice que je suis. Dommage...
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thedoc
  01 février 2016
« Plume » est un recueil de 13 récits qui prend la suite des poèmes regroupés sous le titre "Lointains intérieurs".
Plume , c'est ce personnage loufoque, rêveur, plongé dans un monde souvent surréaliste. Plume regarde sans rien dire sa maison disparaître, mange patiemment sa salade lavée au cambouis ou se retrouve, par mégarde, à marcher au plafond... Tantôt voyageur étourdi ou arracheur de têtes, tantôt innocent dans les bras de la Reine ou mari gourmandé par sa femme acariâtre, Plume est un personnage candide et décalé. On le voit placé dans des situations banales qui deviennent étranges, voir comiques par la façon dont elles sont vécues.
Le personnage emblématique du poète Henri Michaux est un double de son être qui révèle tout son monde intérieur. le texte est parfois ambigu, parsemé de question et de réponses. L'absurde et l'humour se côtoient dans toutes ces situations où Plume – dont on ne sait pas grand-chose finalement – apparaît.
Agréable à lire, ce recueil d'Henri Michaux nous offre une poésie légère et ludique, tout à l'image de son personnage phare.

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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   12 septembre 2014
Difficultés (1930)
MOUVEMENTS DE L'ȆTRE INTÉRIEUR

La poudrière de l’être intérieur ne saute pas toujours. On la croirait de sable. Puis, tout à coup, ce sable est à l’autre bout du monde et, par des écluses bizarres, descend la cataracte de bombes.
En vérité, celui qui ne connait pas la colère ne sait rien. Il ne connait pas l’immédiat.
Puis la colère rencontre la patience lovée sur elle-même. Sitôt touchée, celle-ci se dresse et se confond avec celle-là, et fonce comme un obus et tout ce qu’elle rencontre elle le renie et le transperce.
Puis, roulant ensemble, elles rencontrent la confiance à la grosse tête et les autres vertus, et la débâcle s’étend à toutes les zones.
La vitesse remplace le poids et fait fi du poids.
Comme un cil pointant au bord d’une paupière y est mieux à sa place qu’au bout d’un nez, la vélocité est à sa place dans l’être intérieur. Elle y est plus naturelle que dans la patte d’une tortue atteint de paralysie.
Quand la concupiscence halant ses bateaux de fièvre dans la campagne immense de l’être intérieur… Quoi ! Qu’est-ce donc que cette brume qui monte ?
L’être intérieur combat continuellement des larves gesticulantes. Il se trouve tout à coup vidé d’elles comme d’un cri, comme de détritus emportés par un ouragan soudain.
Mais l’envahissement reprend bientôt par le bas, et le calme d’un instant est soulevé et troué comme le couvercle des champs par les grains de blé avides de croître.
Il faut voir l’être intérieur attaquant la concupiscence. Quel boulanger plongea jamais d’aussi énormes mains dans son pétrin ? Quel boulanger vit-on pareillement accablé par la montagne mouvante, montante, croulante, de la pâte ? Une pâte qui cherche le plafond et le crèvera.
L’être intérieur collabore avec la concupiscence dans la joie ou avec réserve. Mais toujours il est traqué par cet envahisseur gonflant.
L’être intérieur a tous les mouvements, il se lance à une vitesse de flèche, il rentre ensuite comme une taupe, il a d’infinie hibernations de marmottes. Quel être mouvementé ! Et la mer est trop mesquine, trop lente pour pouvoir lui être comparée, la mer à la gueule ravagée.
Enfin, s’attaquant à l’homme vaincu d’avance, la Peur,
Quand la peur, au ruissellement mercuriel, envahit la pauvre personnalité d’un homme qui devient aussitôt comme un vieux sac,
Écartant tout quand elle entre, en Souveraine, s’assied et se débraille sur les sièges culbutés de toutes les vertus,
Décongestif unique du bonheur, quand la Peur,
Quand la Peur, langouste atroce, agrippe la moelle épinière avec ses gants de métal…
Oh, vie continuellement infecte !
Le désespoir et la fatigue s’unissent. Et le soleil se dirige d’un autre coté.

p.131-132-133
Extraits PLUME précédé de LOINTAIN INTERIEUR, Nouvelle édition revue et corrigée, GALLIMARD 1963
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coco4649coco4649   18 avril 2015
NAISSANCE


Pon naquit d’un œuf, puis il naquit d’une morue et en naissant la fit éclater, puis il naquit d’un soulier ; par bipartition, le soulier plus petit à gauche, et lui à droite, puis il naquit d’une feuille de rhubarbe, en même temps qu'un renard ; le renard et lui se regardèrent un instant puis filèrent chacun de leur côté. Ensuite il naquit d'un cafard, d'un œil de langouste, d'une carafe ; d'une otarie et il lui sortit par les moustaches, d'un têtard et il lui sortit du derrière, d'une jument et il lui sortit par les naseaux, puis il versait des larmes en cherchant les mamelles, car il ne venait au monde que pour téter. Puis il naquit d'un trombone et le trombone le nourrit pendant treize mois, puis il fut sevré et confié au sable qui s'étendait partout, car c'était le désert. Et seul le fils du trombone peut se nourrir dans le désert, seul avec le chameau. Puis il naquit d'une femme et il fut grandement étonné, et réfléchissant sur son sein, il suçotait, il crachotait, il ne savait plus quoi ; il remarqua ensuite que c'était une femme, quoique personne ne lui eût jamais fait la moindre allusion à ce sujet ; il commençait à lever la tête, tout seul, à la regarder d'un petit œil perspicace, mais la perspicacité n'était qu'une lueur, l'étonnement était bien plus grand et, vu son âge, son grand plaisir était quand même de faire glou glou glou, et de se rencoigner sur le sein, vitre exquise, et de suçoter…

p.124-125

Extraits PLUME précédé de LOINTAIN INTÉRIEUR, Nouvelle édition revue et corrigée, GALLIMARD 1963
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lesfleursdumal1212lesfleursdumal1212   15 janvier 2017
L'insoumis

Quittant le balcon où défilait le Monde, quand il faut rentrer sans arcades, dans la gueule froide de la journée grignoteuse, devant les centaines de boîtes qu'il faut remplir précipitamment, quand il faut quitter le grand vide admirable où l'on avait séjour...
Tristesse du réveil !
Il s'agit de redescendre, de s'humilier.

L'homme retrouve sa défaite : le quotidien.
Ayant perdu les témoins de sa splendeur, il ne sait que dire. Il peut même passer pour un imbécile, un médiocre, un homme de rien, cependant qu'il y a peu d'instant encore, il se trouvait entre les Majestés, lui-même sur un trône, parmi les souverains masqués et qu'en grande pompe le suivaient ses gens, tandis que s'élevant toujours plus haut, plus haut encore, il abordait à la plateforme suprême, où, seul, le son des grandes trompettes de la victoire pouvait le rejoindre.

C'est fini. En vain, le pauvre remonta d'un élan irrésistible le cours de son destin. En vain, il s'éleva.
Il lui faut en un instant, et incertain s'il la reverra jamais, quitter sa vraie famille, les célestes siens, pour revenir parmi les étrangers qui se disent ses proches et ne le connaissent pas.

Il regarde autour de lui. Il se sent accablé.
La journée le reprend comme un train omnibus prend sa charge de journaliers. Allons, en route ! Et il lui faut s'éloigner.
Cependant, il se demande comment il pourrait rentrer dans le paradis perdu (et qu'importe que ce soit parfois un enfer).
Il médite l'évasion, car les "mous" sont les "durs", ne se laissent ni vaincre, ni convaincre, et se reforment entiers et agrandis sous la botte.

Tous les moyens lui sont bons. Pas besoin d'opium. Tout est drogue à qui choisit pour y vivre l'autre côté.

Attaquant son coeur à grands coups de café, ou même simplement de fatigue, ou même simplement d'imagination et du fluide intense de son désir, il décolle.
Il regarde ensuite le monde des objets immobiles, mais qui commencent à chanter, à tenir la note.
Les immeubles des boulevards, comme appelés à devenir d'immenses vaisseaux, commencent à se caréner.

D'autres voûtes entre les voûtes des monuments se mettent à osciller lentement.
Des plafonds descendent continuellement des plafonds... et sans remonter jamais.
Des visages émanés de son propre visage, partout le regardent.

Ses tempes chantent haut, en ténor. Cependant que les agrès intérieurs se raidissent.

Dans la tempête, il entend le monde, comme il sonne vraiment. Oh ! Qu'il résonne étrangement ! Il le voit aussi, comme il est, jaune, essentiellement jaune et mêlé d'un peu de boue et d'ocre.
Il est dans la trajectoire et la vie prend un tout autre sens. Chacun est après une autre chandelle. C'est la poursuite vertigineuse, et il n'est pas de pont dans un tourbillon.
Son coeur se met à sauter comme une balle.
En sa poitrine, c'est à présent le barattement du lac de l'émotion.
Comme des bulles, des horizons toujours nouveaux apparaissent, croissent, se dilatent, crèvent, réapparaissent, s'étirent, se dilatent, et encore, et encore...
Progressivement et rapidement formées des cuirasses de frissons maintenant l'isolent, comme son idée profonde isole le somnambule et le retire de la nuit, de ses pièges et de son grave défaut de lumière.
Dans le calme parfait qui précède les apparitions, son être galvanisé attend la révélation. (Celle-ci ne vient pas, étantt sous une autre dépendance.) De toute façon, le versant est bientôt dépassé, car il y a toujours un versant, et il retombe.
Ce redoublement de fatigue, quoique au premier abord décevant, lui est une nouvelle occasion de lâcher pied et de déserter l'odieux compartimentage du monde.
Capitaine à la débâcle, il détruit les derniers échafaudages, il nivelle tout dans la cendre, il accomplit la ruine.
C'est ainsi qu'il aura été un grand bâtisseur.
Sans remuer un doigt, il aura été un grand aventurier.
Ni but, ni buter, il faut savoir dévaler.
C'est le jeu de la pierre qui roule.

Il ouvre la fenêtre. Un instant après, il revient de plusieurs heures de vol. Tel est le Temps pour lui. Telle est sa vie.
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GeraldineBGeraldineB   16 octobre 2020
MAIS TOI, QUAND VIENDRAS-TU?

Mais Toi, quand viendras-tu?
Un jour, étendant Ta main
sur le quartier où j'habite,
au moment mûr où je désespère vraiment;
dans une seconde de tonnerre,
m'arrachant avec terreur et souveraineté
de mon corps et du corps croûteux
de mes pensées-images, ridicule univers;
lâchant en moi ton épouvantable sonde,
l'effroyable fraiseuse de Ta présence,
élevant en un instant sur ma diarrhée
Ta droite et insurmontable cathédrale;
me projetant non comme homme
mais comme obus dans la voie verticale,
TU VIENDRAS.

Tu viendras, si tu existes,
appâté par mon gâchis,
mon odieuse autonomie;
sortant de l'Ether, de n'importe où, de dessous
mon moi bouleversé, peut-être;
jetant mon allumette dans Ta démesure,
et adieu, Michaux.

Ou bien, quoi?
Jamais? Non?
Dis, Gros lot, où veux-tu donc tomber?
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   28 mars 2014
TÉLÉGRAMME DE DAKAR

Dans le noir, le soir,
auto dans la campagne.
Baobabs, Baobabs,
baobabs,
Plaine à baobabs.

Baobabs beaucoup baobabs
baobabs
près, loin, alentour,
Baobabs, Baobabs.

Dans le noir, le soir,
sous des nuages bas, blafards, informes,
loqueteux, crasseux,
en charpie, chassés vachement
par vent qu'on ne sent pas,
sous des nuages pour glas,
immobiles comme morts sont les baobabs.

Malédiction !
Malédiction sur CHAM !
Malédiction sur ce continent !

Village
village endormi
village passe

De nouveau dans la plaine rouverte: Baobabs
Baobabs baobabs baobabs
Afrique en proie aux baobabs !

Féodaux de la Savane. Vieillards-Scorpions.
Ruines aux reins tenaces. Poteaux de la Savane.
Tams-tams morbides de la Terre de misère.
Messes d'un continent qui prend peur
Baobabs.

Village

Noirs
Noirs combien plus noirs que de hâle
Têtes noires sans défense avalées par la nuit.
On parle à des décapités
les décapités répondent en " ouolof "
la nuit leur vole encore leurs gestes.
Visages nivelés, moulés tout doux sans appuyer
village de visages noirs
village d'un instant
village passe

Baobab Baobab
Problème toujours là, planté.
Pétrifié - exacerbé
arbre-caisson aux rameaux-lourds
aux bras éléphantiasiques, qui ne sait fléchir.

Oh lointains
Oh sombres lointains couvés par d'autres
Baobabs
Baobabs, Baobabs, Baobabs
Baobabs que je ne verrai jamais
répandus à l'infini. Baobabs.

Parfois s'envole un oiseau, très bas, sans élan,
comme une loque
Un Musulman collé à la terre implore Allah
Plus de Baobabs.

Oh mer jamais encore aussi amère
Le port au loin montre ses petites pinces
(escale maigre farouchement étreinte).

Plus
plus
plus de baobabs
baobabs
baobabs
peut-être jamais plus
baobabs
baobabs
baobabs.
+ Lire la suite
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Videos de Henri Michaux (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Michaux
Henri MICHAUX – Variations sur la Rêverie, par Michel Butor (Cours Université Genève, 1983) Douze cours de Michel Butor — parfois incomplets – donnés en 1983 à l’Université de Genève.
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