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EAN : 9782847208689
Gaïa (22/08/2018)
3.7/5   71 notes
Résumé :
Victor, journaliste, part en Amérique latine en 1910 inaugurer un opéra. Mêlé à la révolution mexicaine et aux trafics d’armes, il trouve refuge auprès des derniers Aztèques. Horrifié par les sauterelles grillées ou iguanes farcis dont on croit l’honorer, il survit à l’aide d’un breuvage miraculeux à base de sucre, de banane et du cacao hérité du dieu Quetzacoatl.
De retour à Paris, bravant une malédiction, il joue à l’alchimiste pour réinventer la recette sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Allantvers
  04 février 2019
Où l'on apprend que ce bon vieux Banania vient de fort loin, que des dieux veillent jalousement sur sa recette, qu'il fut une bénédiction pour la 48ième compagnie pendant la première guerre mondiale, qu'il attisa toutes les convoitises et fit la gloire et la déchéance de son inventeur.
Quelle aventure que ce roman trépidant!
D'abord peu convaincue par la première partie sud-américaine dans laquelle Victor, journaliste qui se retrouve perdu au fin fond de la jungle, découvre le brevet miracle qui va lui sauver la vie, j'ai adoré la suite qui nous conte son retour en Europe et l'épopée industrielle liée au succès phénoménal de la boisson déshydratée à base de banane, d'orge et de chocolat dans le Paris des années folles.
Tout n'est pas entièrement convaincant dans le roman, à commencer par le style qui n'est pas ma tasse de thé (ou chocolat!) ou encore la malédiction qui suit le breuvage auquel j'ai eu du mal à croire. Toujours est-il qu'on ne s'ennuie pas une seconde tant les rebondissements sont nombreux, et que la profusion de détails sur le quotidien des années 1910-1920 plonge le lecteur dans une réalité fictionnelle plus vraie que nature.
Très sympa!

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Josephine2
  20 septembre 2019
Victor est un journaliste spécialisé en art lyrique. Il se rend en Argentine pour couvrir l'inauguration d'un nouvel opéra où tous les plus grand(e)s artistes lyriques se produisent.
Mais voilà, ce séjour agréable va vite se transformer en enfer. La révolution gronde, Zapata et Pacho Villa sévissent.
Victor va devoir partir vite. Grâce à des contacts et à l'aide d'un chauffeur, il parvient à quitter ce pays en ébullition. Mais son voyage sera interrompu et il devra passer quelque temps dans une tribu descendant des Aztèques où le Dieu vénéré est notamment Quetzalcoatl. C'est là qu'il va découvrir une mixture stupéfiante. Il survivra d'ailleurs grâce à cette potion magique. Il n'aura de cesse d'en découvrir les secrets et repartira avec des échantillons.
De retour en France, après bien des pérégrinations, son journal périclitant, il décide de se lancer dans la production du célèbre « Banania ».
Et l'aventure de cette célèbre marque commence. Tout va pour le mieux. Vraiment ?
Thierry MONTORIOL raconte la vie incroyable de son arrière-grand-père, Pierre François LARDET, qui fut digne d'un roman d'aventure, d'après les carnets qu'il a retrouvés de celui-ci,. Grande épopée qui entraîne le lecteur sur trois continents, deux civilisations et le Paris de la guerre et des années folles.
Histoire romancée, certes, mais vraiment prenante, palpitante. Si il y a un roman à découvrir actuellement, c'est bien celui-ci.
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MadameTapioca
  10 novembre 2018
Y'a bon Banania !
Non je ne me suis pas transformée en page de pub, il est bien question de livre.
Vous vous souvenez sans doute de ce slogan. Ou alors vous vous souvenez de l'image d'un tirailleur sénégalais buvant sa tasse de chocolat. Ou au pire - genre si vous êtes un jeunot - vous n'avez pas oublié cette boîte jaune qui trône sur nombre de tables de petits-déjeuners.
Thierry Montoriol nous raconte l'histoire de son aïeul, le fondateur de Banania ou plutôt le découvreur de la recette qui a révolutionné nos repas du matin.
Une histoire incroyable qui amène le lecteur dans une épopée à travers deux continents.
En 1910, Victor est journaliste pour un quotidien parisien. Il est envoyé en Amérique du Sud pour parler des nouveaux opéras qui viennent d'être construits. Rien ne se passera comme prévu: révolution mexicaine, trafic d'armes, histoire d'amour, Aztèques et chocolat vont considérablement modifier ses plans.
De retour à Paris, changement de décor: la guerre éclate, puis les années folles débutent, le monde de la finance prend racine...
Je ne vous en dit pas plus, à vous de découvrir ce formidable roman d'aventures qui ne se lâche pas une fois commencé. Un parcours exotique et rocambolesque pour raconter l'histoire d'une marque et surtout d'un homme qui va vivre dix vies en une seule, dix vies menées tambour battant. On y croise Zapata, Isadora Duncan, Jean Renoir et bien d'autres.
La plume de Thierry Montoriol est de plus particulièrement agréable, à la fois classique et vive, donnant à ce livre un petit côté rétro que j'ai adoré.
Très loin de ce que l'on lit actuellement, ce récit fait autant de bien qu'un grand bol de chocolat chaud un après-midi d'hiver.
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MelleFifi
  27 août 2018
Roman d'aventure, d'amour, de passion... Divisé en 3 parties, ce roman se lit d'une traite. La première partie se déroule en 1910, Pierre victor Lardet est journaliste et doit embarquer sur un paquebot en direction de l'Amérique du sud. Il doit assister à l'inauguration de l'Opéra de Buenos-Aires en Argentine. Son bateau s'arretant au Mexique, Victor a encore un long chemin à suivre avant d'arriver à destination. Au cours de se périple il rencontre des personnages multi facettes qui le fascine et vont l'aider à rentrer à Paris. C'est au cours du voyage de retour qu'il va découvrir une boisson chocolatée revigorante. Il s'en servira donc pour créer le fameux Banania. C'est ce que nous racontera la deuxième partie toute aussi intéressante.
Thierry Montoriol nous conduit habilement tout au long de cette histoire. Une écriture efficace et entrainante. Un vrai coup de coeur pour ce roman haletant.
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lucia-lilas
  04 novembre 2018
Si je vous dis : Bacao, Bana-Cacao, Bananette, Banacao-Phosphate, Banarica et Bananose… Je vous sens sur la piste... Mais oui, vous y êtes ! Ce sont les premiers noms qui ont été déposés pour désigner ce mélange de chocolat, banane, orge et sucre qui a finalement pris le nom de BANANIA, marque adoptée le 31 août 1914 ! Eh oui, souvenez-vous de ce fameux emballage (on dirait « packaging » maintenant) représentant un tirailleur sénégalais bien content de trouver un peu de réconfort dans cette boisson énergisante. Eh bien, sachez que l'histoire que nous raconte ici Thierry Montoriol est celle de son arrière-grand-père et qu'il a fallu plusieurs années à l'auteur pour découvrir la vie plus que tumultueuse de son ancêtre, à travers notamment des petits carnets qu'il avait noircis au cours de ses incroyables péripéties.
Qui fut Pierre Victor Lardet ? Alors là, croyez-moi, en commençant ce roman, vous allez être entraîné dans des aventures époustouflantes dignes des plus grands romans du XIXe, une vraie odyssée absolument inimaginable racontée dans un style délicieux (quelle écriture savoureuse!) En quatre mots: vous allez vous régaler !
Ce Victor, nous le découvrons en 1910 embarquant à Saint-Nazaire à bord du transatlantique le Provence : en tant que journaliste à La Libre Parole, il est envoyé en mission à Buenos Aires en Argentine où un magnifique opéra, le Colón, vient d'être inauguré sur l'Avenida 9 de Julio.
Spécialiste de l'art lyrique, c'est à lui qu'on a confié ce reportage et Victor n'aurait cédé sa place pour rien au monde d'autant que, il ne le sait pas encore au moment où il se dirige vers le quai des douanes, le hasard va le mettre sur la route d'une belle brune aux yeux noirs, une certaine Jacuba Malintzin-Cortés qui a réservé une suite en première classe.
Comment Victor de sa cabine 62 pont B parviendra à rejoindre cette mystérieuse femme et à déguster avec elle un modeste Chambertin premier cru Clos du Chapitre ? (Vous me direz, une traversée d'une vingtaine de jours laisse largement le temps de faire connaissance!) Qui est cette richissime Jacuba qui lui confiera... un semi-automatique pour qu'il se protège d'une révolution mexicaine imminente et dont il risque d'être une pauvre victime innocente ? Je ne vous dirai pas non plus (belle prétérition) de quelle façon, à Veracruz, tandis que le Mexique s'embrase et qu'il faut absolument éviter les insurgés armés jusqu'aux dents ou des federales prêts à en découdre, on lui propose de prendre le bateau jusqu'à Buenos Aires (deux semaines en mer avec d'horribles bruits de moteur et d'inquiétants grincements de cale) puis de suivre l'itinéraire suivant (une vraie promenade de santé!) : Buenos Aires/Valparaiso (1500 km), Valparaiso/La Paz (2500 km), La Paz /Lima (1500 km), Lima/Quito (1850 km), Quito/Bogota (1000 km) puis Panama et Veracruz à bord d'une… CADILLAC RUNABOUT & TONNEAU (50 km/heure sur route plate - à diviser par deux donc sur un sol quelque peu bosselé !) et avec ça, des réserves d'essence pour 600 km (au mieux!) : « on l'entend à un kilomètre, on la flaire à deux et on voit son sillage de poussière à cinq » L'idéal donc pour passer inaperçu !!! Et le pauvre Victor qui garde encore un mauvais souvenir de son dernier Paris-Angoulême !!!
Sachez que, contrairement à ce que vous pensez, JE NE VOUS AI RIEN MAIS RIEN RACONTÉ DU TOUT car notre Victor est LOIN, très LOIN d'être au bout de ses peines ! Dites-vous bien aussi que je ne vous ai pas parlé des iguanes marinés farcis aux oeufs de fourmis qu'il devra avaler, ni de sa rencontre avec un étrange Émile qui cumule un nombre incalculable de professions (quel personnage!), ni d'un certain Oaxca qu'il ne s'agira en aucun cas de vexer, ni d'un homme-jaguar, puissante divinité païenne qui peut porter bonheur ou … MALHEUR.
Et ce n'est que le début, le tout début d'une expédition INOUÏE qui se terminera dans le Paris des Années Folles… (UN RÉGAL!!!)
C'est bien simple, ce roman a enchanté mes vacances ! Un pur bonheur de lecture, un VRAI roman palpitant, plein de suspense, magnifiquement écrit… Franchement, un GRAND COUP DE COEUR de cette rentrée littéraire !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Tricia12Tricia12   17 février 2022
Une main prolongée de la gamelle réglementaire s’était avancée. Le géant noir la saisit, plongea le récipient cabossé dans le breuvage fumant et l’éleva jusqu’à ses narines épatées. Il resta ainsi longtemps, respirant comme un enfant émerveillé, roulant des yeux écarquillés avant de porter doucement la gamelle à ses lèvres. Tous l’observaient. Le sergent Guattari s’impatienta brusquement.
-Alors ! Tu te décides, Bandélé ?
Le géant avalait par petites goulées, lentement, claquant la langue contre son palais, les yeux fermés. Victor ne le quittait pas du regard, heureux et fasciné. Le tirailleur renversa la gamelle au fond de sa gorge, leva les bras en brandissant le récipient vide.
-Ça y en a le bon Jésus, dit-il.
Victor prit la gamelle.
-Mais non Bandélé, pas Jésus, Banania.
-Y a bon Banania chef, répondit l’accommodant Bandélé qui partit d’un immense éclat de rire dont l’écho rebondit entre les murs de terre poisseuse. Au milieu de ce bout de monde ravagé, la joie du géant éclatait comme un feu d’artifice dans un cimetière.
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MelleFifiMelleFifi   27 août 2018
Une autre prophétie vous concerne directement, affirma le franciscain en braquant un doigt sur la poitrine de Victor. Elle parle du dieu jaguar. Celui que vous portez en amulette. A en croire ce texte, il faut comprendre que son exil est très mal vu par le cortège de ses frères et soeurs divins. Apparemment, les aztèques étaient très casaniers et tenaient à garder sur leurs terres ceux qu'ils honoraient. Bref, (...) quand le dieu jaguar est expatrié, seuls ses pouvoirs maléfiques peuvent s'exprimer...
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MadameTapiocaMadameTapioca   07 novembre 2018
...jamais il n'avait approché de si près un monde où la fortune sans racine et le luxe sans alibi s'harmonisaient avec un tel naturel. Jamais non plus il n'avait côtoyé un cercle aussi étroit où la frivolité était une nécessité, le cynisme une élégance et l'insouciance un rempart contre les laideurs de l'existence.
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rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2018
L’existence prend enfin le tour dont je rêvais. Parce que la vie de chroniqueur mondain, fût-ce dans une grande feuille nationale, commençait à lui peser. Quand bien même avait-il réussi à se faire nommer chef de rubrique au département spectacles d’un journal qui faisait la pluie et le beau temps à Paris, l’avenir lui paraissait aussi lisse qu’un lac promis à une maturité lagunaire.
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rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2018
On la connaît cette musique du diable. Ça feule pire qu’une chatte en chaleur et quand ça dégringole, ça vous souffle une cathédrale d’un coup. À part la grosse Bertha, y a pas pire. Ces canons-là, ça porte à vingt bornes. Ça veut dire que les Fridolins sont à moins de vingt bornes. Vous le comprenez, ça ? Et si vous voulez que quelqu’un de vivant distribue votre poudre à chocolat au lieu de bouffer de la poudre à canon, feriez mieux d’obéir aux ordres ! Putain de civils !
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La Quatrième de Couverture : Thierry Montoriol, Le Roi Chocolat
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