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Mahmud Nasimi (Autre)Ayyam Sureau (Autre)
EAN : 9791090119918
120 pages
Les Editions du Palais (17/04/2021)
3.88/5   60 notes
Résumé :
Mahmud Nasimi a quitté l’Afghanistan en 2013 laissant derrière lui un pays en guerre, son pays, sa famille et ses amis. Arrivé à Paris en 2017, il a dû affronter à nouveau la vie de « réfugié », les nuits dans la rue, la solitude, le désespoir.

Il ne parlait pas le français, ou si peu, et un jour ses pas l’ont porté au cimetière du Père Lachaise. Là, « il a fait connaissance avec un glorieux peuple de l’ombre », il s’est fait des amis, Balzac, Proust,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
3,88

sur 60 notes
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Wyoming
  31 août 2021
Globalement, c'est un beau texte, très beau même dans ses premiers chapitres, d'une jolie écriture, très bel exploit pour un homme qui a dû apprendre la langue française qu'il ne connaissait pas lors de son arrivée en France, en tant que réfugié demandeur d'asile.
Les passages sur son déracinement, ses souffrances sont écrits avec délicatesse, tendresse quelquefois, poésie très souvent, sincérité toujours. Son amour de Paris qu'il exprime avec ferveur ne peut qu'émouvoir tout lecteur saisi également d'affection pour la capitale.
Il exprime son désarroi tout en conservant son optimisme malgré les difficultés rencontrées. Les passages sur son exil sont inévitablement communs au vécu de tant d'autres réfugiés et c'est là qu'il m'a semblé que son récit, pourtant très fort au début, perdait quelque peu de sa puissance. J'ai sans soute été tellement subjugué par la première partie que j'attendais un crescendo qui vient quand même sur les deux derniers chapitres, l'auteur ayant peut-être eu besoin de souffler un peu auparavant.
Ce livre doit être lu par tous ceux qui contestent à la France sa vocation de terre d'asile, qui se pavanent dans des manifestations aux slogans stupides, honteux pour ceux qui les rédigent, sont-ils capables de comprendre la détresse, le respect et l'amour de cet homme pour notre pays?
C'est surtout ce que je retiens de cette courte lecture : l'amour d'un homme exilé, pour une terre inconnue, acceptant et aimant sa culture, exprimant l'ensemble avec pudeur, notamment à travers quelques poèmes en fin des chapitres, poèmes qui, même peu aboutis, délivrent un message puissant que l'on ne peut qu'admirer.
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fanfanouche24
  09 décembre 2021
Un pur moment d'émotion et de poésie…
Découverte de ce jeune écrivain afghan, et de cette maison d'édition… en fouinant au hasard dans une de mes librairies parisiennes préférées, La Librairie Tschann !

Un jeune Afghan, pour sauver sa vie, doit fuir son pays en guerre. Il n'a que 26 ans, il ne parle pas le français… Il éprouve les dangers les plus extrêmes, en traversant de nombreux pays, avant de parvenir sur la terre française…
.
Perdu, exilé, démuni mais fortement déterminé, il apprend le Français, en allant arpenter le cimetière du Père Lachaise ; après la découverte des grands auteurs, il recopie leurs phrases, recherche la définition des mots ; Lui,qui détestait l'école, trouve un réconfort, une raison d'espérer, un vrai soutien dans la présence de ses nouveaux amis : Les LIVRES !
"En découvrant la littérature française, ce jour où mes pas m'on conduit au cimetière du Père-Lachaise, j'ai soulevé le voile qui me cachait la beauté du monde.Depuis lors, j'ai toujours un livre à portée de main, comme un ami prêt à me chuchoter quelques mots rassurants, venu briser ma solitude. Tourner les pages, c'est avoir accès à la douceur de la nature. Les livres tracent mon chemin, en guidant mon imagination vers de beaux horizons. Ils font dorénavant partie de mon voyage autant que la lumière par la fenêtre et le sourire dans la vie." (p. 17)
Le préfacier, à juste raison, nous met bien en garde, nous, « Lecteurs » que nous sommes de ne pas lire ce récit comme un simple écrit d'un réfugié ! C'est aussi un ode à la Poésie, et une lumineuse reconnaissance aux bienfaits de la Littérature, et de l'espace de liberté , infini qu'elle offre sans restriction !
« La littérature, qui n'existait pas dans ma vie, est venue rompre ma solitude, elle me prend par la main pour m'accompagner chaque jour jusqu'à la fin du voyage. Elle me fait plonger dans son univers et je la dévore par les yeux, par les oreilles et même par l'air que je respire. Elle est une fenêtre ouverte sur un paysage magnifique, elle me fait entendre le matin le chant des tourterelles, sentir à midi le caresse du soleil, voir le soir le scintillement des étoiles. Parfois même, je voyage sur les océans, je vole au-dessus des nuages, je traverse les frontières...en tournant les pages. (p. 45)”
En alternance, il exprime sa peine, sa douleur de voir tomber son si beau pays tomber dans la régression, dans la guerre , le fanatisme, et l'ignorance ; il regrette également que les jeunes comme lui, soient, en dépit de leurs possibles compétences, obligés de fuir leur pays ; le gouvernement n'ayant en vue que le régime de la peur, et de la répression ! Plus de liberté, plus de droit à l'instruction, etc. et les femmes, comme toujours dans ces pays de dictature , en sont les premières victimes…
« Hier, les femmes laissaient leur nom dans l'histoire de leur pays. Aujourd'hui, dans la plupart des endroits, après avoir été exclues de l'école, elles n'ont d'autre avenir que celui de rester confinées, de recevoir des coups, d'être obligées par la force de porter le hijab, d'être empêchées de travailler… Pas d'éducation, pas de droit, pas de liberté, elles sont victimes de l'ignorance » (p. 26)
Alors durant ces années d'épreuve, d'exil, de nostalgie de sa terre et de sa famille, et de la séparation d'avec la jeune femme qu'il aimait, il exprime, proclame son amour pour la France, les écrivains français, dont Albert Camus, pour Paris, sans oublier le grand Jacques Brel, Georges Brassens... !
Le pouvoir extraordinaire de la poésie, de la littérature pour consoler et « nourrir » intellectuellement « notre orphelin »…. dans un pays "étranger" où il doit s'intégrer, et assimiler d'autres codes, d'autres usages et cette nouvelle langue qu'est le Français !
“Paris est la ville de l'amour, de la poésie, une ville inspirante, chantante, dansante dont l'attrait irrésistible fait enjamber les murs : "Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées." C'est une ville qui me fascine. On ne marche pas, on court, on vole, on rêve, on désire... »
Hormis les peines, les difficultés, les angoisses de survivre, trouver un travail, un toit…obtenir des papiers… le récit de cet homme reste coûte que coûte lumineux, ouvert, combattif, rempli d'empathie et d'espérance...alternant son quotidien, son témoignage, ses souvenirs, et des poèmes rendant hommage à Paris, à l'Amitié, à l'Enfance, aux Mères du monde entier…
Les MOTS et les LIVRES…. Pour survivre et se
reconstruire !
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karmax211
  01 mai 2022
"Je n'ai qu'une seule langue, ce n'est pas la mienne" disait Jacques Derrida.
Que j'essaie de m'adresser en français à un Français pour dire ce qu'il y a au fond de mon être sera forcément "traduit" par "l'autre". Car "toute langue est étrangère à celui qui cherche à dire à autrui la chose singulière qui lui est propre".
Ce que confirme Mahmud Nasimi lorsqu'on lui demande "s'il a ressenti, en écrivant, un manque, une inaptitude du français à dire ce que sa seule langue d'origine pouvait exprimer."
Et sa réponse est on ne peut plus claire :
"S'il demeure quelque obscurité dans mon texte, s'il y a quelque chose que je ne serais pas parvenu à transmettre au lecteur, ce sera à cause de ma propre difficulté à dire les choses qui m'habitent et non par la faute de la langue."
Voilà ce qu'il m'a semblé intéressant de signaler en introduction à ce petit billet qui a pour but de dire quelques mots ( qu'importe ou non qu'ils soient en français...) sur le livre d'Ahmoud Nasimi, intitulé - Un Afghan à Paris -.
Cet Afghan, né en 1987 à Jabalsaraj, dans la province de Parwan, a dû fuir son pays, abandonner tout derrière lui, emprunter les routes de la migration, pour fuir... la mort.
N'emporter que ses souvenirs et ses racines arrachées dans l'urgence douloureuse de la survie.
Son exode parsemé de mille obstacles, au sein desquels le guettaient la faim, la soif, la chaleur, le froid, la misère, les humiliations, l'emprisonnement, la torture, les passeurs, la traversée de la Méditerranée à bord d'un petit bateau de pêche haut de 1,50 mètre - quand des vagues tempétueuses s'élevaient, elles, à plus de 5 mètres -, a duré 730 jours...
Son itinéraire est passé par l'Iran, la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne et la Belgique.
C'est en Belgique où, ne parlant pas un mot de français, il va apprendre à conjuguer ces deux auxiliaires précieux que sont nos verbes "être" et "avoir"...
C'est avec ce seul bagage linguistique qu'il va débarquer à Paris.
Paris où l'attendent, la solitude, la rue, la misère et les tracasseries administratives.
Un jour d'hiver, ses pas - c'est chose connue que les pauvres qui n'ont ni gîte ni couvert, passent leurs journées à marcher, marcher... quelquefois s'asseoir sur un banc... je vous renvoie à la lecture de - le peuple d'en bas de Jack London... un exemple parmi une foultitude d'autres -, ses pas l'entraînent au cimetière du Père Lachaise.
Dans ce lieu où j'ai, personnellement, vécu une expérience mi-mystique... mi-spirituelle, lui le jeune Afghan qui se rêvait homme politique ou général, tombe en arrêt devant le buste De Balzac...
Il prend tout d'abord ce cher Honoré pour une de ces personnalités auxquelles il espérait un jour ressembler.
Il vérifie sur l'Internet de son portable - aux quelques ceux qui tiqueraient en lisant qu'un migrant pauvre possède un portable, je m'empresse de répondre que dans leur détresse, après avoir été dépouillés de tout, on peut consentir, comprendre qu'ils puissent avoir droit à cette petite boussole, à ce fil ténu qui les relie encore au reste de l'humanité sans qu'on convoque illico Renaud Camus pour qu'il nous ponde une thèse sur le Grand remplacement !-... et que lui dit son portable ?
Que Balzac est un homme de lettres français - parmi les plus grands -.
Tournant dans la vie de Mahmoud Nasimi... tournant ou révélation - toujours au sens "mystique" ; lui qui détestait l'école engage un "dialogue" avec ces morts ( nos grands hommes de lettres apparemment disparus ) qui sont plus vivants que les vivants à côté desquels il passe et qui ne le voient pas.
Il va apprendre à les connaître, à les "lire" - en s'aidant de cours et de recherches personnelles -, apprendre grâce à eux à parler le français, à le parler et à l'écrire.
De cette expérience initiatique est né ce petit livre d'une grande tendresse, d'une touchante délicatesse, d'une empathie, d'une compassion salutaires, dignes du plus grand respect et de beaucoup d'admiration (de ma part).
De cette expérience a jailli cet hymne à l'amour de la France et de son patrimoine.
J'ai été touché par toutes les émotions qui traversent ce bouquin, émotions flash-back sur son enfance et sa famille en Afghanistan.
Émotions sur ses expériences vécues en France... dans de nombreuses familles d'accueil, en colocation avec un ami "pessimiste" qu'il surnomme "Glum" - référence à Gulliver -, avec un vieil homme qu'il appelle " grand-père", pour lequel il va éprouver une intense amitié, amitié née d'une rencontre lors d'un hébergement de trois semaines dans une congrégation religieuse.
Émotions lorsqu'il nous parle de Nelufar, la belle jeune femme qu'il devait épouser...
Dans ce texte, Mahmud Nasimi intercale trois ou quatre poèmes.
Ce n'est pas du Baudelaire - le premier poète français dont il a appris par coeur les textes -, non, mais derrière l'apparente simplicité des mots se cache le coeur riche de cet Afghan plus français qu'un Français... en tous les cas plus homme - au sens noble de ce mot - que la plupart de ceux qui peuplent notre prétendue humanité.
En plus de cette déclaration d'amour à la France et à sa langue, ce livre a valeur de déclaration des droits de l'homme pour tout migrant... d'où qu'il vienne.
Une belle leçon de courage, de dignité, de talent et de fraternité en humanité que nous offre cet Afghan à Paris.
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Palindrome1881
  11 juin 2021
Une douce écriture, embaumant la vie et la grâce pour évoquer le déracinement, la tristesse de la solitude, les souvenirs d'une mère, d'un amour et de l'enfance restés en Afghanistan.
Un vrai coup de coeur pour ce recueil témoignant de l'humanité ancestrale qui poursuit sa marche. Une affaire de courage, patience et volonté.
Mahmud est afghan, traverse l'Eurasie et finit sa course en France, à Paris. La vie d'émigré le jette sur les pavés parisiens et c'est ainsi qu'il découvre en dépassant leurs portails, les cimetières du Père Lachaise et de Montparnasse où sommeillent le corps des plus illustrent auteurs, chanteurs, hommes et femmes de lettres. Par l'intermédiaire d'internet, il découvre la vie de ces fins esprits a priori réduits au silence mais il n'en est rien, leurs oeuvres remplissent nos vies solitaires.
Mahmud Nasimi transcrira, de son esprit sur la feuille de papier, dans la langue de Molière, des instantanés de sa vie, des souvenirs, des réminiscences, des amitiés en naissance.
Livre précieux, empli d'aménité, d'humilité, d'amour universel. Dans mes plus belles découvertes de l'année 2021. Merci aux éditions du Palais pour cette publication au contenu inestimable.
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belcantoeu
  13 mars 2022
Beaucoup d'écrivains algériens, libanais ou marocains choisissent d'écrire en français. Ce n'est pas leur langue maternelle, mais elle est très présente dans l'enseignement de leur pays. Tout autre est le cas de notre auteur, comme le souligne la préface d'Ayyam Sureau qui forme les demandeurs d'asile aux subtilités du français. Cette ancienne de l'Unesco explique que la langue maternelle de l'auteur est le dari, variété de persan parlé en Afghanistan, pays que l'auteur a quitté en 2013. Réfugié en France en 2017 après un long parcours dont il ne dit rien dans son récit, Mahmud Nasimi est passé par une série de pays, y compris la Belgique. Quand il arrive en France, il ne connait personne et ne parle pas un mot de français. Il se promène au Père Lachaise et découvre les tombes des grands écrivains. Lui qui à Kaboul n'aimait pas lire, dit apprendre le français au contact De Balzac, puis de Proust, d'Apollinaire, d'Eluard, de Baudelaire, De Maupassant, de Brassens, de Brel,.. Pendant la journée, il étudie les conjugaisons dans un centre, et le soir, il recopie les phrases des écrivains et étudie la signification de leurs mots. «J'aime ma patrie, je l'aime infiniment... j'aime aussi la Belgique car elle a donné naissance à Jacques Brel, elle m'a offert ma première famille européenne... Mon rêve est d'aller aux Marquises pour me rendre sur la tombe du grand Jacques Brel... Il avait un amour immense pour les gens... sa voix extraordinaire agrémente mes journées et accompagnent mes nuits de solitude... Jacques ! Je te salue er je t'aime profondément... Tu seras toujours présent dans ma vie».
Et il ajoute «Chaque fois que tu vois une tombe, n'oublie pas de prier, car un jour tu seras là et les gens passeront en te saluant».
L'auteur aime aussi passionnément la France. Il y découvre les vignes, les plages et le camembert, mais curieusement ne parle jamais des gens rencontrés ni de ses occupations, sauf un jour où il est reçu avec d'autres réfugiés dans un monastère où l'un des moines annonce «Ce soir, nous accueillons pour trois semaines un jeune homme demandeur d'asile : bienvenue à lui». C'est peu.
Mahmud Nasimi écrit en français, dans un style poétique, et pour ceux qui l'ont aidé. Je l'ai entendu sur TV5, et il parle effectivement un français riche et fluide. Son récit parle de son pays, mais avec plus de questions que de réponses, et sans jamais employer le mot taliban: Pour les femmes, pas d'éducation, pas de droits. «Kaboul... est plongé dans la guerre depuis si longtemps que l'on ne peut plus savoir pourquoi. L'argent? le pouvoir? La religion? le nombre de bombes qui ont explosé dans mon pays dépasse celui des étoiles du ciel ou des grains de sable du désert... Hier, mon pays était célèbre pour ses fruits, ses tapis, son azur et ses nombreux autres trésors. Aujourd'hui, il est célèbre pour son opium... Durant mon enfance, je ne craignais rien. le mal n'existait pas. La peur non plus. Ma mère me construisait un abri d'amour». Suit un hymne à sa mère et à toutes les mères.
Si on retranche la préface, un dessin, et les pages blanches, le récit se résume à 89 pages, est entrecoupé de petits poèmes en vers comme ceci :
«Hier encore j'étais un enfant
Heureux et insouciant».
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   27 mai 2022
UN LIVRE POUR SURVIVRE

J'aime les livres! Et j'aime les lire! Mais pas depuis toujours.Jusqu'à mon arrivée en France ,je leur tournais le dos,ils n'avaient que peu d'intérêt à mes yeux.Pire,ils riaient avec école,obligation ,devoir,sanction.( Page 17).
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YalimapoYalimapo   21 mai 2022
En même temps, Ali m'amusait beaucoup, je n'oublierai jamais les poireaux de la Saint-Valentin! C'était février, nous avions dû aller assez loin de chez nous pour faire quelques courses dans un supermarché.
Au retour, nous avons mis nos provisions dans nos sacs à dos; Ali tenait à la main, tel un bouquet, une grosse botte de poireaux qu'il avait achetée grâce à une promotion. C'était le début de la soirée, déjà les terrasses des cafés étaient occupées par une clientèle joyeuse qui trinquait au bonheur, à la vie, à l'amour! À chacun de ces souhaits, Ali serrait de plus en plus les dents, sombrait dans la tristesse, et moi je lisais sur les visages des gens autour de nous, fleurs à la main, l'étonnement ou l'amusement. Je percevais dans leurs regards interrogatifs ces commentaires curieux: C'est le soir de la Saint-Valentin, tout le monde offre des fleurs, mais que fait ce jeune homme avec un bouquet de poireaux ? Est-ce un nouveau style, une nouvelle mode, un cadeau d'une autre tradition ?
+ Lire la suite
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blandine5674blandine5674   13 mai 2022
Ou encore lorsque j’entends René Frégni raconter comment, grâce à Jean Giono les fontaines, les rivières, les oiseaux, la forêt... sont entrés par les barreaux de sa cellule et lui ont fait découvrir la littérature.
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WyomingWyoming   29 août 2021
Paris, je t'aime

Dès que j'ai déposé les valises de l'exil
Tu m'as ouvert largement tes bras
Tu te réveilles sous un ciel océanique
Sur la terre tu es une merveille unique
Tu es une ville dorée, belle, poétique
Libre, secrète, mystérieuse et magnifique
Sur tes trottoirs je trouve la joie
Dans tes cafés j'aime ce que je bois
Je trinque toujours à ton bonheur
Qui me fait oublier les malheurs
Je m'assois jour et nuit sur tes bancs
Pour regarder et admirer tes monuments
Ta beauté me bouleverse un peu trop
Je vois les amoureux dans le métro
De la tour Eiffel jusqu'au Sacré-Coeur
Tu apaises en moi la douleur
Sur le pont Mirabeau un philosophe parle de l'âme
Autour de Notre-Dame déambulent de belles femmes
Sur la place de la Concorde et de la Bastille
Le rendez-vous s'approche avec une jeune fille
Je veux te dire en écrivant ce poème
Je t'aime, je t'aime et encore je t'aime
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WyomingWyoming   29 août 2021
C'est Paris qui m'a donné envie d'écrire, avec ses cimetières, ses richesses à chaque coin de rue, Paris où l'on peut admirer l'ondulation du drapeau tricolore sous l'Arc de Triomphe, respirer l'air frais au Jardin des Plantes, se balader sous la pluie avenue de l'Opéra, prendre un verre au café des Editeurs, carrefour de l'Odéon. Tous ces lieux sont une source d'inspiration pour moi, comme le seront encore ceux qu'il me reste à découvrir et qui me font dire en rêvant que je donnerais toute ma vie pour un seul soir à Paris...
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Videos de Mahmud Nasimi (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mahmud Nasimi
Il y a des Parisiens qui ne sont pas nés à Paris, et il y a ceux qui viennent à Paris de beaucoup plus loin comme Mahmud Nasimi. Dans "Un Afghan à Paris", aux Éditions du Palais, il y raconte sa découverte de la capitale mais aussi de la littérature. française. L'auteur quitte l'Afghanistan en 2013 et arrive à Paris quatre années plus tard. Réfugié, il aire la nuit dans les rues, mais aussi et surtout dans le cimetière de Père Lachaise. Un jour, il arrive sur la tombe d'Honoré de Balzac et là, il s'abandonne à ce monde et apprend le Français.

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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