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EAN : 9782266312653
480 pages
Éditeur : Pocket (14/01/2021)
3.35/5   48 notes
Résumé :
" Je serai journaliste ", se promet très tôt la jeune provinciale de Périgueux. Pourquoi ce métier ? Par goût de l'écriture ? Pour partir en reportage et raconter le monde ? Non, pour être libre.

Après une enfance heureuse au sein d'une famille aimante et protectrice, Catherine Nay accomplit peu après son arrivée à Paris un rêve qui fut celui de tous les journalistes débutants dans les années 1960 : entrer à L'Express, la meilleure école de presse à c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Verdure35
  08 décembre 2019
Comme l'indique le titre qui rappelle une chanson, C.Nay raconte et se raconte sur un ton léger non dépourvu d'ironie et de quelques rosseries délicieuses., (la pingrerie des présidents et des Giscard en particulier , Madame inclus ) Catherine a donc eu une enfance provinciale et bourgeoise heureuse. Puis elle part à Paris , elle veut être journaliste, atterrit , en 67 à L Express à la grande période JJSS, F.Giroud. Puis, plus tard, EuropeI l'a accueillie.
Envoyée à l'Assemblée pour scruter la droite, (Michelle Cotta, sa grande copine ,la gauche), elle apprend à connaître les dessous de la politique et ses artisans. Ne suivant pas les conseils de sa maman, elle tombe amoureuse d'Albin Chalandon, marié et bien marié. Elle ne l'épousera qu'en 96 après la mort de son épouse.
Et la grande Catherine traverse une grande partie de la Vième République, elle raconte Pompidou, Giscard-Chirac, Mitterrand, Balladur-Chirac, et tous les requins qui accompagnaient ces batailles féroces avec l'esprit mordant qu'on lui connaît , chez Y.Calvi entre autres.Elle y ajoute ses souvenirs de journaliste invitée à suivre avec ses collègues les déplacements des "Grands Hommes"et pas toujours dans des conditions confortables.C'est très drôle et mélancolique parfois. Faisant partie du -monde d'avant- j'ai retrouvé avec plaisir les personnages flamboyants ou de l'ombre, féroces certes , forts en gueule pour certains, politiques ou journalistes , mais dont aucun nom ne m'était inconnu.
Lu sur Kindle.
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Bigmammy
  11 janvier 2020
« Les Français sont un peuple sans mémoire. » disait François Mitterrand. Il avait bien raison puisque ceux-ci ne lui ont jamais tenu rigueur de ses anciennes amitiés et de ses volte-faces. Catherine Nay en fait l'un des principaux personnages de ses souvenirs de journaliste politique avec en vedette aussi Giscard et Chirac, naturellement …
Avec Catherine Nay, c'est toute ma génération qui défile. Comme Catherine Deneuve, elle est née en 1943. Comme elle, elle est une star dans sa partie. Elle a inauguré un type de journalisme nouveau en France : une escouade de jolies femmes envoyées à l'assaut des politiques pour leur soutirer des infos, des traits d'humour, des vacheries … Une idée lumineuse des ré-inventeurs de L'Express, le New's magazine à la française conçu par l'équipe de Jean-Jacques Servan-Schreiber et François Giroud au début des années 60, où elle commence sa carrière avec Michèle Cotta, Josette Alia …
Issue d'une famille bourgeoise et catholique de province, Catherine Nay se voit confier le suivi des politiques de droite. Cela lui va comme un gant : grande, svelte, toujours tirée à quatre épingles, toujours la même coiffure … On dirait qu'elle ne vieillit pas. C'est une adepte de la constance : l'amour de sa vie, Albin Chalandon – qui fêtera ses cent ans au mois de juin prochain – la rencontre en 1968 et l'épouse en 2006, peu après la disparition de son épouse. Dans ces familles-là, Monsieur, on ne divorce pas …
Voici donc la chronique des vicissitudes de la vie politique française vue à travers le prisme des petitesses des hommes de pouvoir, ou d'opposition, selon l'alternance. Ce n'est pas très brillant, de mon point de vue, cela remet bien des souvenirs et des idées reçues en place … En fait, j'avais lu dès sa parution en 1984 le deuxième livre de Catherine Nay « le Noir et le Rouge » et tout y était déjà … Cela n'a pas découragé la majorité des français de réélire Tonton en 1988. Va comprendre, Charles !
C'est vache, souvent croustillant, les portraits sont ressemblants, les saillies cocasses. Peu de bienveillance, sauf peut-être à l'égard de Pierre Mauroy ou Ghislain de Bénouville … Je crois entendre la voix traînante de Catherine au micro d'Europe 1. J'attends avec gourmandise le second tome qui commencera avec l'élection de Jacques Chirac.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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JMLire17
  04 mai 2020
Ce n'est pas un roman, et pourtant le récit de cette journaliste politique, d'opinion se lit comme un roman, celui de la cinquième république de De Gaulle à l'élection de Jacques Chirac en 1995. Elle nous promet un deuxième tome pour la suite. Qui a vu où entendu Catherine Nay dans ses participations aux émissions de débat à la télévision où à la radio n'est pas dépaysé, on y retrouve sa verve, ses réflexions à l'emporte-pièce et ses jugements sans concessions pour ceux qui ne sont pas de sa sensibilité, où bien, tout simplement ceux qui ne lui sont pas sympathiques, mais aussi ses analyses souvent très pertinentes. Son livre ne donne pas forcément une bonne image des hommes politiques, du moins ceux qui nous ont gouvernés, présidents, premier ministres, ministres, chefs de partis. Elle montre à quelques exceptions prés, des hommes assoiffés de pouvoir, prêts à toutes les manipulations, tous les reniements, toutes les entour-loupes pour atteindre le Graal : L'Elyssée. Mais c'est un livre fait de ses souvenirs, au-delà de la politique elle nous fait aussi partager sa vie, sa détermination toute jeune à devenir journaliste, ses années à L Express, avec Françoise Giroud et Jean Jacques Servan Schreiber, son passage à Jours de France à l'époque de Marcel Dassault, et enfin ses nombreuses années qui durent toujours à Europe1, sans oublier, sa liaison avec l'homme politique et dirigeant d'entreprise (Elf) Albin Chalandon. Pour revenir aux hommes politiques, il y a celui qu'elle respecte: De Gaulle, celui qu'elle a admiré, Georges Pompidou, ceux à qui elle taille des costumes: Jacques Chaban Delmas, Valéry Giscard D'estaing, François Mitterand, Laurent Fabius, et surtout Daniel Cohn Bendit qu'elle ne supportait pas du moins à la période de mai 68, ceux qu'elle égratigne sans les descendre: Edouard Balladur, Jacques Chirac, dont elle montre bien comment des amis de trente ans deviennent avec la soif du pouvoir, des ennemis à couteaux tirés, et enfin ceux, peu nombreux qui l'ont émue tel que Pierre Maurois.
Franchement, pour ceux qui comme moi, sont suffisamment âgés pour avoir vécu cette période de l'histoire contemporaine de notre pays, c'est un livre très plaisant qui vous apprend encore quelques événements qui étaient peut-être passés inaperçus.
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Arthore
  07 avril 2020
Pourquoi 2** avec ce qui va suivre? Parce que j'aime la journaliste et malgré la déception suite à la lecture de ce livre, elle reste selon moi une grande journaliste, "l'une des grandes voix" comme Michèle Cotta.
Pour en revenir un peu plus à ce témoignage, une fois que l'on a compris, et compte tenu des répétitions ce n'est pas très difficile..., que Catherine Nay pense pis que pendre de Cohn-Bendit, que Pompidou restera le Président l'ayant la plus marquée, que le couple VGE-Chirac n'a jamais fonctionné, qu'elle n'a pas une très haute estime de Mitterand et qu'Albin Chalandon est et restera l'homme de sa vie... et bien nous avons fait le tour du livre. Mais tout valait-il un livre?
Un certain ennui, voire un ennui certain gagne vite le lecteur; certes sa connaissance du monde politique est indéniable mais cette femme de caractère avait-elle véritablement besoin de sortir Souvenirs souvenirs.... pour nous convaincre de qui elle était?
Parenthèse, ce n'est pas la première fois que j'éprouve une vraie déception entre les talents de journalistes de certains et certaines, de gauche comme de droite, et leur talent d'écrivain!
Il va falloir que je finisse par m'en rapppeler!!!
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Lhuitre
  20 février 2021
Catherine Nay est une journaliste qui ne m'a jamais fait vibrer. Je la trouve froide, hautaine, distante, tellement peu chaleureuse qu'on peut la suspecter de misanthropie... Mais il est vrai qu'elle a évolué depuis le milieu des années 60 dans le milieu le plus macho qui soit, celui de la politique dont les acteurs - quasi tous des hommes - sont tiraillés par une libido délirante. Il y a donc dans la retenue de cette journaliste sûrement de l'auto-défense car elle a côtoyé de sacrés cocos.
Son livre de souvenirs est passionnant. Surtout quand son récit correspond aux années où l'on a soi-même éveillé sa conscience politique au contact de l'actualité des années 70 et 80. le livre nous replonge dans ces années-là avec une aisance incroyable. le récit est fluide, instructif, amusant. Il fourmille d'anecdotes. Mme Nay était au coeur de l'actualité qui se faisait au quotidien, très proche de la droite notamment, puisqu'elle s'était partagé l'échiquier politique avec Michelle Cotta qui couvrait davantage la gauche dans les équipes de l'Express, puis d'Europe n°1.
C'est assurément une femme de droite, mais ses opinions sur les uns et les autres ne sont pas manichéennes. Elle encense ici ( à droite, Chaban-Delmas, Pompidou ) et là ( à gauche, Pierre Mauroy, Maurice Faure ), et quand elle use de la crécelle urticante de la critique, c'est toujours sur la base de comportements et de faits dont elle a été témoin. On peut considérer que ce sont des événements futiles, mais d'un autre côté, elle a eu l'immense privilège d'approcher ces monstres de la politique dans leur intimité. Cela permet sans doute de se faire une vraie opinion de la personnalité des uns et des autres, loin du prisme déformant des médias, des passions politiques et de l'idéologie.
Cela donne un récit assez jouissif qui relate dans le détail les petits calculs de la vie politique, et remet en situation le débat politique d'une époque riche où l'affrontement droite/gauche était brutal, ainsi que celui au sein d'un même camp. le plus intéressant est assurément la galerie de portraits qui s'en dégage : Olivier Guichard ( dont la carrière a été bloquée par Yvonne de Gaulle pour cause de vie personnelle trop dissolue ) ; Jacques Chirac qui ne sort pas totalement grandi du récit, et VGE qui s'en sort à peine mieux ; Marcel Dassault, personnage surprenant qui est un roman à lui-seul ; Jean-Louis-Servan-Schreiber, chevalier anti-gaulliste acharné qui s'est abîmé ensuite dans des dérives don-quichottesques ; Louis Joxe qui se fait tailler un costard haute-couture dans quelques souvenirs délicieusement assaisonnés, et enfin François Mitterrand qui se fait déboulonner du piédestal de l'histoire par son comportement de monarque, affreusement calculateur, ne méritant guère l'idolâtre qu'il a suscité. J'avoue avoir vibré à ces passages qui correspondaient bien à la vision que j'avais déjà, à l'époque, du personnage.
Mais les souvenirs de Mme Nay sont très loin de se résumer à cette charge anti-mitterrandienne. L'histoire des médias, du journalisme politique, et les aventures entrepreneuriales de l'Express et d'Europe n°1 apportent une forte densité à cette rétrospective politique. C'est comme si un projecteur s'éclairait dans votre mémoire sur une organisation de la société qui vous était familière, mais que vous aviez oubliée. Un petit retour dans le passé au goût de nostalgie, raconté par une grande dame qui mérite sans doute mieux que l'image rapide qu'on a d'elle... Un livre qui mérite le détour...

Lien : http://calembredaines.fr
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Christie71Christie71   07 février 2021
Sanguinetti ? Un personnage, une gueule : mâchoire carrée, front large, des cheveux drus et ras, un nez plat et épaté. Né au Caire, de parents corses et gaullistes, il s’était engagé dans la France libre, avait participé à la prise de l’île d’Elbe ; il y avait perdu sa jambe droite. Il marchait à l’aide d’une prothèse, conduisait lui-même sa DS que Citroën avait adaptée pour lui en inversant les pédales du frein et de l’accélérateur. Il racontait en riant qu’on avait voulu la lui dérober une nuit.
Le voleur surpris avait fait une embardée dans la vitrine d’un commerce : le fracas avait réveillé le quartier… Gaulliste fervent, chabaniste, il avait peu de considération pour Chirac : « Il a tout de l’officier de cavalerie, ironisait-il. On lui donne un ordre, on croit qu’il a compris. Il part et revient à fond de train car il a oublié l’ordre et le cheval. » Il faisait rire avec ses formules à l’emporte- pièce, dont Chirac était souvent la victime. « Il faut que les petits chiens mangent du cirage pour savoir que ça n’est pas comestible. »
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Christie71Christie71   07 février 2021
En janvier 1976, Jacques Chirac se rendit en voyage officiel en Inde pour rencontrer Indira Gandhi. Europe 1 m’y avait envoyée. Quelque chose m’avait frappée : lui souvent si gauche pour s’exprimer en public montrait une aisance incroyable avec les chefs d’État ou ses homologues étrangers, comme s’il les connaissait depuis toujours. Je me ferais la même réflexion lors de sa rencontre avec Mikhaïl Gorbatchev, l’homme de la Perestroïka, qu’il voyait pour la première fois lors du dîner dans les salons du Kremlin. Je les voyais rire ensemble, comme s’ils s’étaient connus sur un foirail en Corrèze. Quant à la Première mininstre indienne, elle était sous le charme, c’était visible. A l’époque, il entretenait une liaison avec notre consœur Jacqueline Chabridon. Elle était du voyage flanquée de son mari le journaliste Alain Fernbach. Une visite au mausolée Taj Mahal était organisée pour la délégation française. Un car affrété pour les journalistes suivait le convoi officiel. Nous en étions tous descendus pour admirer cette splendeur de marbre blanc. Jacques Chirac avait bondi de sa limousine, Jacqueline était elle aussi descendue la première. Tous deux s’étaient rejoints, ils marchaient devant nous, vite, les yeux dans les yeux, comme s’ils étaient seuls au monde. Un scène incroyable. Loin derrière, Bernadette. Des confrères et des collaborateurs du Premier ministre un peu gênés lui faisaient la conversation. Un quart d’heure plus tard, la visite terminée, nous retournions tous vers nos véhicules. Jacqueline était remontée dans le car, Jacques Chirac dans sa limousine qui sous nos yeux démarrait. Il avait oublié Bernadette sur le trottoir. Il avait la tête ailleurs. Tous cela sous nos yeux éberlués.  
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omarechalomarechal   15 décembre 2019
Elle n'avait qu'un seul but, l'intérêt du lecteur.
Consignes à tous : l'écriture devait être alerte, pimpante, non alambiquée.
Elle avait même édicté un certain nombre de règles : soigner la première phase.
L'attaque était capitale.
"Inutile d'avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur vous a lâché à la quatrième."
Et encore : "Si on peut couper dix lignes dans un article sans en enlever une idée, c'est qu'elles étaient de trop."
Faire court, soigner la chute.
La conclusion du papier devrait répondre à la promesse implicite faite au lecteur à la première ligne.
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ArthoreArthore   31 mars 2020
Je n'ai jamais acheté de bijoux d'occasion. Car je percevais qu'il y avait derrière une histoire qui avait toujours mal fini. Manque d'argent, divorce, maladie, décès. Pour moi les pierres et le métal conservaient la mémoire de ces malheurs.
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MysterfoolMysterfool   28 avril 2020
Mais j’étais fascinée par ce visage ferme et plein, son regard vert, admirable et si étrange, qui vous fixait à la manière des chats, c’est-à-dire sans vous voir, comme si elle s’absentait en elle-même. ( en évoquant Simone Veil)
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Videos de Catherine Nay (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Nay
Intégrale 6 à la maison - 2 novembre 2020 Angélique Kidjo, Raphaëlle Bacqué, Catherine Nay, Jul, Philippe Besson Artistes, humoristes, intellectuels, acteurs de l'actualité : chaque soir, quatre invités se réunissent autour d'Anne-Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen pour proposer aux téléspectateurs une émission à la fois sérieuse et légère autour de la culture et de l'actualité, dans une ambiance chaleureuse et moderne.
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