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Céline Romand-Monnier (Traducteur)
EAN : 9782072922855
688 pages
Gallimard (23/09/2021)
3.88/5   312 notes
Résumé :
« Avec ce douzième volet des enquêtes de son flic sans foi ni loi, le roi du polar scandinave donne son thriller le plus sombre et le plus abouti. »
Bruno Corty, Le Figaro

Une enquête de l’inspecteur Harry Hole
Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier
Harry Hole a réintégré la police criminelle d'Oslo, mais il doit se contenter des cold cases alors qu'il rêve de remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur en série qu'i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
3,88

sur 312 notes

Kirzy
  29 août 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #10 °°°
Le Couteau est la douzième enquête de l'inspecteur Harry Hole ... mais pour moi, ce sera une première. Et ce qui est bien, c'est que je n'ai absolument pas été gênée par cette virginité littéraire. Bien évidemment, les fidèles pourront mieux goûter l'évolution psychologique de ce personnage et sans doute mieux appréhender la détresse terrible qui s'abat sur lui dans cet opus. Je ne peux donc comparer.
Comme dans tout bon polar, on retrouve un whodunit classique : un meurtre, plusieurs suspects, des rebondissements et une résolution que je n'ai absolument pas vu venir, bien joué ! du suspense, de la tension, un rythme trépidant porté par un écriture efficace, souple et nerveuse.
Mais ce polar est à mon sens bien au-dessus de beaucoup d'autres par le vertige émotionnel qu'il provoque chez les lecteurs grâce à des personnages tous d'une grande profondeur psychologique, tous en proie à des interrogations morales et métaphysiques. En premier lieu, Harry Hole, que je découvre donc. Même si la figure de l'enquêteur au bord du gouffre n'est pas neuve, rarement un personnage de ce type aura été autant malmené dans un polar : il se retrouve un matin sans aucun souvenir de la nuit passée, les mains couvertes d'un sang qui n'est pas le sien.
A partir de là, c'est la spirale infernale qui l'emmène aux confins de la folie ... comme les autres personnages secondaires qui gravitent autour de lui : Bohr, vétéran d'Afghanistan rongé par la culpabilité et la mort ; Svein «  le fiancé «  Finne, effroyable meurtrier – violeur en série. Jamais les frontières entre le Bien et le Mal auront été aussi étanches. On se demande en permanence si Harry va franchir la ligne jaune ou s'il l'a déjà franchi ou quand il va le faire. le neuvième cercle des enfers de Dante n'est plus très loin.
Je me suis régalée avec ce polar complexe, riche et déchirant, parfaitement mené. Je ne sais pas si les autres enquêtes de Harry Hole sont aussi abouties mais clairement, celle-ci est de haute volée !
Lu dans le cadre du jury Grand Prix des Lectrices Elle 2020 ( n°1 )
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afriqueah
  06 janvier 2022

J'avoue, plein de mots m'ont échappé dans le livre de Jo Nesbo: les hipsters, les stalkers, les nerds, les phlébotomes, les geeks, sans parler des noms des médicaments calmants dont je n'ai jamais vu l'ombre. Me calmer, moi ? Mais ne croyez pas que j'appartiens à l'ancien monde, j'ai un ordinateur, avec pédales, ça marche encore très bien.
Bref, revenons au couteau.
J'ai un peu peur d'écrire ce mot, nom d'un bouquin, point, parce que depuis que j'ai ce livre en main je reçois des offres louches de couteaux japonais.
Venons en au livre, ma vie privée n'intéressant finalement personne.
Un vieux porc qui a violé et tué toute sa vie, on le sait depuis le début du livre, arrive à convaincre son avocat d'être inculpé pour viol avec violence et pas pour meurtres, qui resteraient à prouver ; nous, lecteurs, nous sommes abasourdis d'apprendre qu'en fait, concernant le viol, il avait un alibi. Trop malin, le porc.
La femme de Harry Hole vient se faire buter ( admirez mon effort d'utiliser le vocabulaire de notre temps)il recherche donc le vieux porc capable d'un tel acte.
Sauf que des vieux porcs, ou des jeunes porcs d'ailleurs, il y en a plus d'un, (voilà, encore un mythe qui vient de s' écrouler) alors, la recherche n'est pas facile, facile. D'autant que le Jim Bean le fait s'empêtrer dans la choucroute norvégienne et qu'il oublie de quoi lui même est capable. Il en arrive même à soupçonner son meilleur ami, un hipster (voir dictionnaire, comme moi ) mou du genou, pâlichon, maigrichon.
A ce propos, Jo étudie les rapports homme/ femme, se rapportant, dit il, le plus souvent à des différences d'argent. Ne pas gagner autant, ne pas être un homme, pire, l'être mais sans en avoir le pouvoir, c'est pas cool. Quant aux femmes, s'épuiser dans des querelles de fierté et d'honneur, sous prétexte d'avoir été violées, au lieu de revendiquer d'être payées comme un homme, manque de discernement élémentaire.
Il nous offre de plus une réflexion sur le bien fondé de la peine de mort, la vengeance justifiant qu'on s'en tape de la justice, qui a fait les preuves de son inefficacité.
Et quand une petite lumière rouge s'allume sur là où vous pensez, et boum, sans que le lointain tireur d'élite soit visible, bravo l'artiste.
Bref, j'ai bien aimé ce thriller bien ficelé.
Reste à deviner lequel des gros porcs a tué, et quid de l'avenir de l'Homme, Harry Hole, HH.
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Sylviegeo
  24 octobre 2019
12e enquête pour l'inévitable Harry Hole. Inévitable parce que nous savons qu'Harry va nous rentrer dedans, comme à chaque fois. Star du polar nordique, on peut dire du héros de Jo Nesbo que c'est un incontournable. Depuis le temps, on a appris à vivre avec lui. Nous oui, lui non. Ici Harry atteint pratiquement le fond. De désespoir, d'angoisse, de souffrance. Il est dévasté et évidemment se remettra à boire. Commettra-t-il l'irréparable? Irréparable professionnel et personnel? De fausses pistes en indices vrais, Nesbo nous balade allègrement. On sent qu'il prend un plaisir tordu à transbahuter ainsi son lecteur dans cette enquête des plus complexes. Ce qui ne gâche en rien notre plaisir car son écriture trépidante, rythmée et son irrévérence tellement pertinente sur les vicissitudes humaines nous gardent bien éveillé et font qu'il nous est difficile de lâcher ce titre. Pour moi, c'est une des enquêtes les plus compliquées mais aussi une des plus réussies. Il ne faut pas passer à côté de ce Hole/Nesbo.
4 étoiles
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Stewartjef
  03 septembre 2019
La retraite:
Parce qu'on est vieux (évidemment)
Parce qu'on nous le demande (gentiment)
...ou parce ce qu'on nous y force
Parce qu'on n'a plus toutes ses capacités physiques
...ou intellectuelles
À cause de l'alcool (Jim Beam)
À cause du sang
À cause du Couteau
Ou une combinaison de tout ça.
Mais Harry n'a pas perdu l'instinct,
qui n'est pas celui d'un tueur (évidemment)
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Bazart
  10 septembre 2019
La rentrée littéraire ce n'est pas que la littérature blanche, les polars font aussi leurs rentrées, et les grands noms du genre en premier lieu.
Ainsi, après La Soif, qui avait épanché notre soif de frisson en tous genres, on retrouve avec grand plaisir Harry Hole, le héros fétiche de Jo Nesbo le maître du thriller scandinave.pour une douzième enquête autour d'un thème o combien d'actualité, celle des violences faites aux femmes,
Harry Hole, inspecteur norvégien cabossé par la vie, avec sa balafre sur le visage et son doigt estropié apprend dans ce nouveau volet que Rakel sa compagne qui venait de le foutre dehors, a été assassinée de plusieurs coups de couteau.
Le voilà donc totalement inconsolable et contraint de mener son enquêtesur les traces d'un certain Svein Finne, un violeur multirécidiviste octogénaire, que Hole avait mis sous les barreaux.
UN être particulièrement retors qui vient d'être libéré après plusieurs années de prison et qu'Hole va évidemment suspecter du meurtre de Rakel.
Harry Hole : traquer sans relâche un monstre sanguinaire, c'est bien, tu sais le faire,, mais recoller les morceaux d'un coeur brisé, c'est bien plus délicat à accomplir !
Avec ce nouveau page-turner quasi horrifique- on pense parfois au silence des agneaux de Thomas Harris, d'une belle efficacité, le cahier des charges de tout bon polar scandinave qui se est largement respecté.
Il faut voir à quel point l'enquête file à cent à l'heure et àquel point Nesbo ménage les fausses pistes et les rebondissements avec un savoir faire admirable.
Brassant pas mal de thématiques essentielles comme le lien du sang et le mal qu'on a en chacun de nous, Jo Nesbo prend un plaisir quasi masochiste à faire plonger dans les abysses son grand inspecteur de police norvégien, avec une enquête aussi haletante que déchirante.
Un excellent cru. pour bien commencer la rentrée !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (4)
LeFigaro   12 septembre 2019
Avec ce douzième volet des enquêtes de son flic sans foi ni loi, le roi du polar scandinave donne son thriller le plus sombre et le plus abouti.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   27 août 2019
L’écrivain norvégien livre la plus déchirante, mais également la plus forte, des enquêtes de son inspecteur fétiche.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   23 août 2019
La réputation de Jo Nesbø n’est plus à faire parmi les auteurs incontournables du polar, et ce nouveau roman est à l’image de sa série d’enquêtes remarquablement bien menées avec l’inspecteur Harry Hole.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   12 août 2019
Jo Nesbø nous propose ici une de ses histoires les plus complexes, pour ne pas dire compliquées [...] Comme à l’habitude, Nesbø s’appuie sur une impressionnante galerie de personnages obsédants, obsédés, dont il nous fait saisir la folie ordinaire de façon très concrète.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
AllilyAllily   14 septembre 2019
Harry avait été heureux ; mais le bonheur, c’était comme l’héroïne, une fois qu’on y avait goûté, une fois qu’on en connaissait l’existence, on ne pouvait jamais accepter totalement la vie sans. Car le bonheur est autre chose que la satisfaction. Le bonheur n’est pas naturel. C’est un état d’urgence trépidant, ce sont des secondes, des minutes, des jours qu’on sait ne pas pouvoir durer ; et le manque ne survient pas après, mais pendant. Avec le bonheur vient en effet la douloureuse notion que rien ne sera plus jamais pareil, et que ce qu’on a nous manque déjà, on redoute la privation, la douleur de la perte, on se maudit de savoir ce qu’on est capable de ressentir.
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frgifrgi   12 septembre 2019
"Elle avait vu ce qui arrivait à certaines femmes qui devenaient mères, elles se transformaient en despotes s'imaginant que le soleil et toutes les planètes du ciel tournaient autour d'elles et de leur enfant. Elles traitaient soudain leur mari avec un mépris légèrement exaspéré quand il n'était pas assez réactif et ne faisait pas preuve dune compréhension - télépathique de préférence - des besoins de la mère et de l'enfant. Ou plus exactement, de ce que la mère, de son point de vue prépondérant, décrétant être le bien de l'enfant." (p. 394)
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Olivia-AOlivia-A   14 septembre 2019
L'idée que, à un moment donné, on perdait le cap, qu'on ne savait plus où on était, où on allait, que la vie n'était qu'un méli-mélo de coups de rame sales et maladroits, cette idée était si désagréable que nous préférions réécrire l'histoire a posteriori. C'était pour ça que les gens qui avaient connu ce qu'on appelle le succès, et à qui on demandait d'en parler, disaient souvent que c'était le rêve - au singulier - qu'ils avaient depuis qu'ils étaient petits, réussir dans ce domaine. C'était sûrement sincère. Ils avaient sûrement juste oublié tous les autres rêves, ceux qui n'avaient pas été nourris, que s'étaient évanouis, avaient disparu. Allez savoir si nous aurions mieux vu l'absurde chaos de hasards qu'était la vie si, au lieu d'écrire des autobiographies, nous avions écrit des prédictions de vie, nos vies telles que nous pensions qu'elles allaient être. Pour ensuite les oublier et les ressortir sur le tard, afin de voir ce dont nous avions réellement rêvé.
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lilianelafondlilianelafond   01 novembre 2019
Harry se réveilla. Quelque chose clochait. Il savait que ça allait lui revenir, que ces quelques secondes bénies d'incertitude étaient tout ce qu'il aurait avant le coup de poing. Il ouvrit les yeux pour le regretter aussitôt. On aurait dit que le jour qui éclairait le petit salon vide à travers la fenêtre sale poursuivait sans entrave jusqu'à un point douloureux derrière ses yeux. Harry se réfugia dans l'obscurité de ses paupières et eut le temps de se dire qu'il avait rêvé. De Rakel, bien entendu. Ça avait commencé par ce rêve fait tant de fois : un matin, des années auparavant, peu après leur rencontre. Elle était couchée contre lui, la tête sur sa poitrine et il lui avait demandé si elle vérifiait si ce qu'on disait était vrai, qu'il n'avait pas de cœur. Rakel avait ri de ce rire qu'il adorait ; il était capable des pires âneries pour le provoquer. Puis elle avait levé la tête, l'avait regardé de ses yeux bruns chaleureux hérités de sa mère autrichienne, et lui avait répondu que c'était vrai, en effet, mais qu'elle allait lui donner la moitié du sien. Ce qu'elle avait fait. Le cœur de Rakel était si grand qu'il avait battu dans son corps y avait propulsé du sang, l'avait dégelé, avait refait de lui un véritable humain. Et un mari. Et un père pour Oleg, le garçon introverti et grave qu'il en était venu à aimer comme son propre fils. Harry avait été heureux, et terrifié. Il vivait dans une bienheureuse ignorance de ce qui allait se passer, mais dans la malheureuse certitude qu'il allait se passer quelque chose, qu'il n'était pas fait pour tout ce bonheur. Il était mort de peur à l'idée de perdre Rakel. Car cette moitié de cœur ne pouvait battre sans l'autre, il le savait, et Rakel aussi. Alors s'il ne pouvait pas vivre sans elle, pourquoi l'avait-il fuie en rêve cette nuit ?
Il l'ignorait, il ne se souvenait pas, mais Rakel était venue réclamer sa moitié de cœur, elle avait tendue l'oreille pour détecter les battements déjà faibles, l'avait trouvé et avait sonné à sa porte.
Et enfin, le poing qui se préparait l'avait frappé. La réalité.
Il avait perdu Rakel.
Et ce n'était pas lui qui avait fui, mais elle qui l'avait jeté dehors.
Harry haleta. Un son vrilla ses tympans et il comprit que la douleur ne se concentrait pas juste à l'arrière de ses yeux, que son cerveau entier n'était plus qu'un vaste centre de douleur. C'était ce même bruit qui avait provoqué le rêve. On sonnait à la porte. Et encore une fois, ce fâcheux espoir fidèle et imbécile pointa le bout de son nez.
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frgifrgi   13 septembre 2019
[Oleg à Harry]
"Quand je me couchais, j’ouvrais la porte pour vous écouter. Vous parliez bas, et on aurait dit que vous vous étiez déjà dit l’essentiel, que vous vous compreniez. Que tout ce qu’il vous fallait, c’était un mot-clef ici et là, et pourtant tu la faisais rire. C’était tellement rassurant, c’était le meilleur son pour s’endormir." (p. 465)
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