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Valérie Le Plouhinec (Traducteur)
EAN : 9782017202486
208 pages
Hachette Jeunesse (05/07/2023)
4.06/5   402 notes
Résumé :
Depuis la mort accidentelle de sa petite sœur, Pétula De Wilde a développé de nombreuses phobies. Elle estime que porter une grande attention à l’hygiène et être le plus prudente possible lui permettront de vivre plus longtemps. Jusqu’à ce que « l'Homme bionique » fasse son apparition... Un grand roman de
Susin Nielsen sur la culpabilité, et le choix risqué mais joyeux du retour à la vie. Lectorat : adolescent.
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Critiques, Analyses et Avis (154) Voir plus Ajouter une critique
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Depuis qu'un drame terrible a touché sa famille, Pétula, jeune lycéenne de 16 ans à Vancouver, est devenue d'un pessimisme à toute épreuve. Anticipant tous les autres malheurs qui pourraient s'abattre sur elle, l'adolescente a développé une panoplie de phobies qui lui assurent probablement de vivre plus longtemps que les autres, mais qui la condamnent à une vie assez solitaire et plutôt compliquée. Bien à l'abri dans sa bulle débordante de tristesse, elle télescope cependant Jacob Cohen dans les couloirs du lycée. Surnommé « l'homme-bionique » depuis l'amputation de son avant-bras, cet ado pourvu d'une prothèse impressionnante va progressivement parvenir à briser la carapace de Pétula et bouleverser tous ses principes…

« Les optimistes meurent en premier » invite donc à suivre deux jeunes protagonistes abîmés par la vie qui, au fil des pages, vont lentement se réparer. Obligés de participer à un atelier de groupe d'art-thérapie afin d'apprendre à surmonter leurs traumatismes, ils vont également rencontrer d'autres jeunes qui ont connu des drames dans leur vie. En à peine 200 pages, l'auteure canadienne Susin Nielsen parvient ainsi à dresser le portrait d'une bande d'adolescents auxquels il est impossible de ne pas s'attacher. Des personnages pour le moins originaux qui touchent le lecteur, tout en le faisant régulièrement rire.

« Les optimistes meurent en premier » aborde des thèmes difficiles, tels que le deuil, la culpabilité, la différence et les phobies, tout en parlant de sujets plus optimistes tels que l'amitié, l'amour, la résilience, la tolérance et le pardon. En y ajoutant des personnages aux répliques savoureuses, ainsi qu'un style léger et parsemé d'humour, l'autrice vous invite finalement à refermer son ouvrage le sourire aux lèvres et rempli d'optimisme.

Un roman labellisé « pour ados » qui fait du bien et qui plaira également aux adultes optimistes qui se sentent encore jeunes dans la tête…

Lisez également « La fourmi rouge » d'Emilie Chazerand, « Je suis ton soleil » de Marie Pavlenko et « le syndrome du spaghetti » de Marie Vareille.
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Découverte il y a de cela plusieurs années, l'auteure canadienne Susin Nielsen m'avait profondément touché avec son roman le journal malgré lui de Henry K.Larsen, roman qui avait su me marquer car j'en garde, quatre ans plus tard, encore beaucoup de souvenirs. C'est donc avec beaucoup de plaisir que je continue ma découverte de cette auteure avec son tout dernier roman Les Optimistes meurent en premier.

Depuis qu'un drame a touché sa famille, Pétula, jeune adolescente de 16 ans, est pleine de phobies et a une vision particulièrement pessimiste de la vie (au point qu'elle collectionne des coupures de journaux relatant différents faits divers dramatiques). Elle est convaincue qu'il est nécessaire d'être toujours extrêmement prudente et qu'il est important de toujours penser au pire. Elle a peur qu'une pierre lui tombe dessus si elle passe à côté d'un chantier, elle a la phobie des toilettes publiques et il est totalement impossible pour elle d'avoir un quelconque contact physique avec qui que ce soit. A force de trop vouloir se protéger, Pétula se protège trop des autres également et c'est une adolescente isolée et renfermée sur elle-même que l'on découvre. C'est sa rencontre avec Jacob, adolescent du même âge qui a perdu un bras dans un accident de voiture, qui va tout chambouler. Cette rencontre sera également l'occasion pour Pétula de faire ressurgir des souvenirs très douloureux pour peut-être, enfin, apprendre à avancer.

Les Optimistes meurent en premier est un roman très fort et superbement écrit. Pétula et Jacob sont deux personnages très intéressants à suivre et à découvrir. En très peu de pages (le roman en fait seulement 190), Susin Nielsen nous propose deux protagonistes très complexes mais qui vont savoir évoluer. Les Optimistes meurent en premier est une histoire qui nous propose la rencontre entre deux personnages qui se croisent pour mieux s'aider et se réparer. Les personnages secondaires qui gravitent autour d'eux sont aussi plein de personnalités. Il est difficile de trop en dire sur l'intrigue tant le roman est court mais l'histoire est très forte en émotion et en message. Malgré son titre, ce roman est un roman particulièrement solaire (les personnages secondaires hauts en couleurs et les nombreux traits d'humour n'y sont pas pour rien) et qui fait du bien malgré le passé très dur de ses personnages. Quand on termine la lecture, on se sent bien et c'est particulièrement agréable.
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Depuis la mort de sa petite- soeur Maxine il y a un peu plus de deux ans, Pétula est remplie de phobies, pensant qu'une prudence extrême la préservera de tout nouveau malheur. de leur côté , ses parents tentent de surmonter ce drame comme ils peuvent, son père se plongeant dans le travail et sa mère reportant toute son attention et son affection sur les chats du refuge où elle travaille bénévolement et qu'elle ramène de plus en plus nombreux à la maison.
Au lycée, Pétula ne passe pas inaperçue avec ses TOC et s'est repliée sur elle-même. Elle doit ainsi participer à un atelier de groupe d'art-thérapie où elle et les autres membres doivent apprendre à surmonter leurs traumatismes. Considérés comme les "fêlés" du lycée, ils ne se supportent guère les uns les autres. Un nouveau venu fait alors son apparition. Surnommé "l'homme-bionique" par Pétula, Jacob, fan de ciné, arrive lui aussi avec ses blessures physiques et morales mais avec également beaucoup d'optimisme. Ce qui va à l'encontre de tous les principes de Pétula qui considère que seuls les pessimistes ont une chance de survivre le plus longtemps dans ce monde rempli de dangers.

Deuil, culpabilité, pardon sont les thèmes majeurs de ce roman pour adolescents. Pour autant, ce récit ne tombe pas dans le pathos grâce au style enlevé et humoristique de l'auteur. Ce groupe d'ados qui tente de surmonter les drames de leurs vies est souvent drôle et touchant. Ils découvrent que c'est tous ensemble, en s'écoutant et s'aidant mutuellement, qu'ils arriveront à surmonter leur mal-être. Les adultes ne sont pas non plus évincés de cette histoire, avec un regard réaliste et plein d'empathie sur les parents de Pétula, accablés par le chagrin.

Comment survivre à la perte d'un être cher alors qu'on se sent responsable de sa mort ? C'est là toute la question de ce roman qui n'évite pas les erreurs de chacun tout en permettant l'espoir d'une lente reconstruction, en commençant tout simplement par accorder une seconde chance à soi-même et aux autres.
Un bon moment de lecture qui clôt pour moi la sélection lycée du Prix des Incorruptibles 2018-2019.
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Comment se reconstruire après un drame ?
Chaque adolescent de l'Atelier d'Art-thérapie s'efforce de survivre et faire face bon gré mal gré au quotidien qui n'a plus aucune saveur… On suit plus précisément Pétula qui a perdu sa petite soeur et culpabilise. En même temps que Pétula, on va s'apercevoir qu'elle n'est pas la seule à culpabiliser, que son père fait de même et sa mère ne remonte pas la pente non plus. Chacun enfermé dans sa douleur.
Mais on va apprendre à connaître aussi les autres adolescents et leur drame personnel. Il suffira d'un instant de rébellion, d'une idée nouvelle, pour que chacun à son tour puisse travailler à sa résilience avec l'appui du groupe.

J'ai aimé le style de l'auteure au ton enjoué, plein d'humour et de sympathie pour ses personnages qu'elle parvient à faire exister pleinement! le texte est pourtant à la première personne, c'est Pétula qui raconte. Malgré ses multiples phobies et son profond chagrin, l'humour demeure et certaines réparties sont savoureuses.
Si on aime les chats, on appréciera la bande de minets recueillis par la famille : tout simplement adorables, et le tournage d'une vidéo devient truculent !
Le texte est parsemé de références culturelles qu'elles soient littéraires ou cinématographiques. On parle beaucoup de loisirs créatifs et on parcourt une petite partie de Vancouver.

C'est un texte très fort qui me laisse de nombreuses images contrastées : celles de la dureté de la vie, parfois, mais aussi des images amusantes et joyeuses. La vie n'est-elle pas un condensé de diverses émotions ?
Bref une réussite que ce roman qui ne pourra pas laisser indifférent !
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Petula, une adolescente, fait partie du groupe d'art thérapie de son lycée en raison de son anxiété maladive et de ses tics multiples. Elle a perdu sa petite soeur tragiquement et depuis, elle est persuadée que des catastrophes guettent à chaque instant. Sa rencontre avec Jacob Cohen, un ado amputé d'un avant-bras, va remettre ses certitudes en question, d'autant plus que, contre toute attente, Petula s'attache à lui. Jacob réussit à souder le groupe grâce à sa personnalité et à aider chacun à dépasser ses croyances. Mais quand Petula découvre le secret de Jacob, tout pourrait bien être remis en question entre eux deux et avec les autres membres du groupe.

Je lis parfois de la littérature destinée aux adolescents, aussi quand j'ai découvert la 4ème de couverture de ce roman canadien, j'ai eu envie de le lire.
J'ai bien aimé ce livre que j'ai lu vite en raison de sa taille (170 pages) mais aussi parce qu'il a accroché mon attention. Les personnages de Petula et Jacob sont attachants, je les ai trouvés réalistes dans leurs angoisses, leurs secrets et leur adolescence.
Le style de Susin Nielsen est agréable à lire, on se laisse porter par l'histoire et les chapitres courts permettent de maintenir l'attention du lecteur toujours au maximum.
J'ai bien aimé aussi le cadre du livre, une famille atypique avec une multitude de chats aux noms plus originaux les uns que les autres et avec ses parents un peu "décalés".
Bien que le fond de l'histoire repose sur plusieurs drames, ce roman n'est pas larmoyant, on ne tombe pas dans le pathos mais, comme les personnages, on arrive à rebondir et à garder espoir.
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critiques presse (1)
LeFigaro
01 décembre 2017
Il y a un petit côté histoire à la John Green dans ce roman de la Canadienne Susin Nielsen, qui aborde ici le fameux «premier amour».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
- Les études montrent qu'en général les optimistes vivent dix ans de moins que les pessimistes.
- J'ai du mal à le croire.
- Evidemment : vous êtes un optimiste. Vous vivez dans l'idée fausse que tout ira comme vous voulez. Vous ne voyez le danger que quand il est trop tard. Les pessimistes sont plus réalistes. Ils prennent plus de précautions.
- Ça paraît triste comme principe directeur dans la vie.
- C'est sûr, comme principe directeur.
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J'ai appris quelques leçons ce jour là :
1) La vie est injuste.
2) La tragédie peut frapper au moment où on s'y attend le moins.
3) Il faut toujours s'attendre au pire. Comme ça, on a peut-être une chance de se protéger, soi et ceux qu'on aime.
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Mon enfance a été emplie de livres, de musique, de loisirs créatifs et de rires, et si vous voulez mon avis, c'était une enfance qui en valait la peine. "Chez nous, on a pas d'argent, mais on a de l'amour", disait maman.
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C'est la vie, je suppose. On ne peut pas la réécrire. On ne peut pas défaire ce qui est fait, ni contrôler ce qui viendra ensuite.
Tout ce qu'on peut faire, c'est espérer que ça se passera bien.
J'essaie d'être optimiste.
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Teddy:
"Je ne suis pas un cordon-bleu, mais je suis imbattable pour le brunch"

"Et bon dieu de bois, est-ce que tu essaies au moins de caser ces foutues bestioles ?"

"Elle existe chaque fois que je respire. À chaque instant je la pleure, mais je n'ai pas besoin de parler d'elle tout le temps, bon sang !"

"J'ai marché à fond de train dans la ru, et j'avais déjà longé deux pâtés de maisons quand je me suis rendu compte que non seulement j'avais oublié mon sifflet antivol, mais en plus je venais de traverser deux fois sans regarder ."
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