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ISBN : 2213682607
Éditeur : Fayard (16/09/2015)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 105 notes)
Résumé :


Treize années durant, chaque jeudi après-midi, l'Académie française m'a offert le privilège d'avoir comme voisin le Prix Nobel de médecine, François Jacob.

Comme deux potaches, nous bavardions. Mon ignorance abyssale en biologie l'accablait.
C'est lui qui m'a donné l'idée de ce livre : "Puisque, par on ne sait quel désolant hasard, tu occupes le fauteuil de Pasteur, plonge-toi dans son existence, tu seras bien obligé d'apprendre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  30 novembre 2015
Qui n'a jamais entendu parler de Louis Pasteur ? Quasiment personne, bien évidemment. Nous le connaissons tous comme celui qui a découvert le vaccin contre la rage...mais avant et après ça, qu'a-il-réellement fait ? Erik Orsena, que je connaissais surtout pour ses ouvrages sur la langue française et ses adorables petites historiettes donnant à tout un chacun petit ou grand, de s'amuser et de jouer avec les mots, possède également l'art de synthétiser, tout en romançant afin de rendre la lecture plus agréable, la vie que fut celle de ce grand homme que fut Louis Pasteur. Saviez-vous que c'est lui qui a demandé l'une des filles du recteur en mariage, non pas celle qui était la plus jolie, mais celle qui fut la compagne et l'appui le plus solide de toute une vie ? Une femme qui saurait à merveille tenir son agenda, être auprès de lui, voyageant bien souvent afin de le rejoindre et surtout en étant auprès de lui jusqu'à la dernière minute ? Saviez-vous que Louis avait été un élève médiocre, ayant souffert les premières années en internat étant éloigné de ses chers parents ? Un père qui l'a toujours soutenu et qui lui a toujours apporté la tendresse paternelle dont aucun enfant au monde ne devrait être privé. C'est sans peut-être pour lui rendre hommage que le jeune Pasteur s'est acharné dans ses années d'étude afin de devenir celui que nous connaissons tous aujourd'hui.
De petites anecdotes, le lancement dans ses premières études comme par exemple, la fermentation d u vin et l'explication de la prolifération de ces petits champignons qui rendaient cette délicieuse mixture imbuvable...Beaucoup de petits riens se retrouvent consignés ici mais de petits riens en petits riens, Louis Pasteur a finalement apporté au monde, des très grands riens, à savoir de très grandes découvertes pour le monde et les êtres qui y habitent. Dans cette biographie, l'auteur n'oublie cependant pas ceux qui ont travaillé aux côté de Pasteur et dont les noms sont malheureusement trop méconnus alors que sans sa fidèle équipe de chercheurs, Pasteur n'aurait probablement pas pu accomplir de si grandes et précieuses choses pour la médecine ! Un ouvrage à découvrir et à faire découvrir !
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jeunejane
  05 janvier 2016

J'ai vraiment apprécié la biographie de Pasteur que nous livre Erik Orsenna .
L'auteur arrive à faire le tour des découvertes de ce grand savant de façon très vivante, avec, évidemment une écriture plus que belle.
Il nous présente aussi la vie de Pasteur, entièrement consacrée à ses recherches, à son travail mais en même temps très touché par les morts de trois de ses enfants en bas âge.
Le personnage veut la gloire mais il n'affirme rien sans avoir plus que vérifié ses hypothèses contrairement à certains de ses semblables.
On croise des noms célèbres au hasard des pages.
Nulle part, on ne parle d'appât du gain. J'espère que c'était vrai et j'ose y croire.
D'une part, nous lisons les écrits du narrateur, Erik Orsenna et d'autre part, en plus petits caractères, des lettres, des extraits de discours ou des reproductions de brevets, des tableaux de mairies.
L'auteur nous dit à la fin qu'il a voulu sortir de l'hagiographie mais en lisant le livre, on ne peut qu'admirer ce grand homme que fut Pasteur et les immenses traces qu'il laisse actuellement et pour le futur.
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Josephine2
  11 février 2016
Ce que j'aime chez Orsenna, c'est qu'il se met à la hauteur des néophytes que nous sommes pour nous faire découvrir le monde. Il décortique, il dissèque, il dépèce l'article qu'il veut nous faire découvrir, en amont, afin de nous rendre lisible ce qui ne le serait pas sans nous lancer dans d'interminables recherches très ardues. Il n'hésite pas à parcourir le monde pour vérifier (mais aussi pour le plaisir ; d'ailleurs, son éditeur le lui reproche assez), l'exactitude de ses propos.
Il nous met l'eau à la bouche. Non seulement ses livres sont ludiques, mais ils contiennent un tas d'anecdotes qui viennent égayer ses dires, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.
C'est la même chose pour le livre qu'il a écrit sur Louis Pasteur. On suit Pasteur depuis l'enfance jusqu'à nos jours. Et oui, je dis bien jusqu'à aujourd'hui. Parce que même si Pasteur est décédé, le monde entier le connaît de par ses instituts qui parsèment encore aujourd'hui beaucoup de pays.
On y découvre un Pasteur féru de travail, au caractère bien trempé, voir intransigeant. Quelle chance il a de pouvoir s'épanouir à fond dans son travail. On sent que c'est un vrai plaisir pour lui. Mais c'est le cas de beaucoup de personnes qui ont un métier passionnant. Il n'hésite pas à sortir de son laboratoire afin d'aller sur place mener de vraies enquêtes afin de trouver un remède à telle ou telle maladie, d'abord sur les animaux, mais également les hommes.
On ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ce livre. Ca, c'est le charme de Orsenna de nous passionner. Si vous voulez, peut-être pas tout savoir sur Pasteur, mais au moins un aperçu, et pas des moindres, alors n'hésitez pas, lisez-le, vous ne serez pas déçu.
J'espère qu'il trouvera son public, non seulement parmi les adultes, mais également parmi les ados, car ce livre est à leur portée. Qui sait ? Peut-être se trouvera-t-il un futur prix Nobel parmi les lecteurs, justement grâce à ce livre ! C'est tout le malheur que je lui souhaite.
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Aela
  28 octobre 2015
Erik Orsenna occupe le fauteuil de Louis Pasteur à L Académie Française et c'est sans doute ce qui lui a donné l'idée de ce livre, encouragé en cela par son voisin à l'Académie François Jacob, Prix Nobel de Médecine.
Erik Orsenna avait déjà écrit une très belle biographie d'André le Nôtre en 2000 et cette biographie de Pasteur est vraiment passionnante.
Erik Orsenna ne connaissait rien au départ dans les domaines de la biologie et de la médecine et pourtant nous avons ici quantité d'informations sur la médecine de l'époque et les avancées de la recherche médicale à cette époque.
Cette biographie en peu de pages va à l'essentiel et rend hommage aux travaux de Louis Pasteur, connu surtout pour ses vaccins contre la rage mais qui était aussi un des pionniers de la microbiologie. On découvre un travailleur acharné, assisté par son épouse Marie, un père qui voit disparaître trois de ses filles emportées par la maladie.
Ses conflits avec le médecin allemand Koch qui va trouver le bacille responsable de la maladie de la tuberculose font l'objet d'un chapitre intéressant, de même que les différents qui l'opposaient à l'autre géant du XIX ème siècle français: Victor Hugo.
En peu de pages Erik Orsenna nous restitue une époque de découvertes, de travail acharné et de foi dans le progrès.
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umezzu
  21 décembre 2018
Erik Orsenna explique en quatrième de couverture avoir eu l'idée de cette biographie de Pasteur suite à une discussion avec son voisin de séance à l'Académie Française. Ce dernier, prix Nobel de médecine, s'amusait de son peu de connaissances en biologie et lui a fait remarquer qu'il occupait le siège de Louis Pasteur.
J'étais comme Orsenna. Pour moi, Pasteur c'était uniquement ce savant penché sur son microscope qu'on voit dans les manuels scolaires. L'inventeur des microbes, de la rage et de plein d'autres maladies, quoi… à moins qu'il n'ait trouvé comment les combattre ???
Orsenna se met au niveau du profane (tant mieux). Cette courte biographie est du coup plaisante. le lecteur se met presque à aimer la science, cette divinité que Pasteur n'a cessé de servir. Avec un caractère un peu acariâtre d'ailleurs. Sa femme s'est entièrement dévouée au bien-être matériel de son mari, ses assistants se sont un peu fait voler leurs trouvailles, que ce communicant doté d'un fort ego développait et portait jusqu'à la production. Pasteur était novateur en sciences et réac en politique. Chercheur génial et piètre directeur d'école supérieure. Un tout, bien humain, qui su enlever à la mort nombre de ces victimes habituelles.
Des biographies scientifiques comme celle là, j'en redemande !
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critiques presse (2)
LePoint   13 octobre 2015
L'académicien Erik Orsenna dresse le portrait de l'homme derrière le chimiste acharné.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   30 septembre 2015
L'académicien signe une biographie alerte et nuancée du grand homme.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
Josephine2Josephine2   10 février 2016
Si nos mains pullulent de microbes, que dire de nos bouches ?

Embrasser, même sur la joue, même son fils encore bébé, même sa fille chérie, relève de l’inconscience. Quant à rouler une pelle, lèvres contre lèvres avec jeu de langues, c’est du suicide.

On critiquait la froideur de Pasteur. Vous auriez voulu que cet homme-là, qui avait tant déployé d’efforts pour comprendre la naissance et la propagation des maladies, se mette en péril, lui et ses recherches à venir, pour ces simagrées d’affection ?

Jacques CHIRAC, ministre ou maire toute sa vie et, pendant douze ans, président de la République française, aimait, plus que tout autre homme politique, serrer des mains et caresser le cul des vaches.

Mais la passion pour le contact n’empêche pas la précaution. Je sais par un directeur du protocole, qu’après chaque bain de foule il se faisait longuement désinfecter les paumes et les doigts, en insistant bien sur les replis de la peau, les interstices.

Faut-il toujours toucher pour prouver et vérifier qu’on aime ? Certains peuples préfèrent s’incliner.
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AelaAela   28 octobre 2015
En Hugo Pasteur haïssait la grande gueule et la belle âme, le défenseur du plus faible, par principe et sans examen, au risque de malmener la société.
En Pasteur, Hugo ne supportait pas le conservatisme, le défenseur du pouvoir, quel qu'il fût, le bourgeois de province ébloui d'avoir si bien réussi.
Il y a de l'irréconciliable dans ces détestations mutuelles. Et pourtant, ces deux-là partageaient ce qui peut-être est l'essentiel. L'âge venu, la même joie d'être grand-père. Et la même croyance en un Dieu à jamais mystérieux: un Etre supérieur existe, sans doute, mais qui sommes-nous pour un jour en savoir plus?
+ Lire la suite
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mamansand72mamansand72   28 février 2016
En Hugo Pasteur haïssait la grande gueule et la belle âme, le défenseur du plus faible, par principe et sans examen, au risque de malmener la société.
En Pasteur Hugo ne supportait pas le conservateur, le défenseur du pouvoir, quel qu’il fût, le bourgeois de province ébloui d’avoir si bien réussi.
Il y a de l’irréconciliable dans ces détestations mutuelles. Et pourtant, ces deux-là partageaient ce qui peut-être est l’essentiel. L’âge venu, la même joie d’être grand-père. Et la même croyance en un Dieu à jamais mystérieux : un Etre supérieur existe, sans doute, mais qui sommes-nous pour un jour en savoir plus ?
Au fond, leur passion était de même nature : violente. Mais elle n’avait pas le même objet. L’un chérissait la liberté, l’autre la science. Quand, l’un après l’autre, la mort finit par les rattraper, le même hommage leur fut rendu par des obsèques mêmement nationales.
La foule, aussi grande et recueillie pour l’un que pour l’autre, leur témoigna le même respect, la même gratitude.
Ensemble , ils résument leur siècle.
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mamansand72mamansand72   28 février 2016
L’accumulation des reconnaissances, le confort de la gloire ne parviennent pas à faire taire une petite ritournelle, toujours la même, toujours aussi désagréable : et si je n’étais pas si grand que tout le monde le croit, et moi le premier ? […]Et si je n’avais fait que reprendre ce que d’autres ont découvert ? Au lieu de l’immense savant que tous se plaisent à reconnaître en moi, ne serais-je pas plutôt, de la science, le plus habile et le plus impudent des coucous, cet oiseau qui vole le nid d’autrui ?
L’invention de la stéréochimie ? Par leurs études sur la cristallographie, Arago et Biot en avaient jeté les bases avant moi. L’origine vivante des fermentations ? Si je dois être tout à fait franc, j’ai été précédé par Cagniard de Latour. Quant à la vaccination, qu’ai-je apporté de plus que le petit anglais Jenner ?
Hélas, on ne se débarrasse pas de ces sournoises rengaines comme on chasse une mouche. Me faudra-t-il toujours et encore, jusqu’à ma fin, répondre à ces attaques ?
Et toujours et encore rabâcher des principes pourtant simples ?
Certes, il existe des idées vraiment neuves, et peut-être qu’une ou deux sont venues de mon pauvre crâne ? Mais vous savez bien, comme moi, qu’il y a toujours un avant l’avant.
Qu’au royaume des idées, l’antériorité n’est qu’un brevet fragile, et bientôt inutile si aucune concrétisation ne vient lui donner corps.
Que, même si je suis trop souvent présenté comme LE découvreur, la continuité est la logique même de la vie. […]
Mais ma capacité à rassembler, à un moment donné, sur un point précis, tous les savoirs d’une époque, pour soudain avancer d’un pas nouveau vers la vérité, cette capacité-là, plutôt rare, n’appelle-t-elle pas le respect ?
E la synthèse, l’énergie courageuse qu’elle requiert, ne peut-elle être saluée comme une victoire dans la guerre perpétuelle que nous avons à mener contre l’inexpliqué, ou même contre le confus ?
Bon, tout cela dit et redit, ne peut-on considérer que, tout compte fait, moi, Louis Pasteur, j’ai rendu quelques services à l’humanité ?
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jeunejanejeunejane   05 janvier 2016
Hugo, qu'il n'aimait pas, a écrit "L'homme qui rit".
D'après nos informations, Pasteur ne riait jamais.
Pourquoi?
Et comment vivre sans jamais rire?
Car rire, c'est se dé-tendre.
Mais est-il acceptable de se détendre quand on se doit d'être sans cesse tendu vers son but?
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Vidéo de Erik Orsenna
Erik Orsenna présente son livre « Géopolitique du moustique. Petit précis de mondialisation IV » (Fayard)
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L'émission Au Fil Des Mots, présentée par Christophe Ono-dit-Biot, est diffusée le samedi à 17h00 et à 23h00 et le dimanche à 16h00 sur LCI. Elle est également rediffusée le lundi en troisième partie de soirée sur TF1.
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