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ISBN : 2260004903
Éditeur : Editions Julliard (09/09/1998)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Assemblés en un seul volume sous le titre : l'eau des collines, les deux récits de Pagnol : Jean de Florette suivi de Manon des sources.

Le livre est illustré des photos du film de Claude Berri.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
gill
  01 juillet 2012
C'est une histoire très belle, simple, tragique que nous conte Marcel Pagnol de sa plume si fine.
C'est l'histoire d'un crime et de son châtiment, drame d'une vengeance, d'un conflit entre un jeune citadin plein d'enthousiasme et deux hommes de la terre, histoire d'un amour tragique qui apporte le malheur.
Merveilleusement adaptés au cinéma par Claude Berri, ces deux livres nous apportent le souffle des collines si chères au petit Marcel de ''la gloire de mon père''.
Marcel Pagnol atteint ici le sommet de son oeuvre d'écrivain.
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frconstant
  15 avril 2017
L'eau des collines, avec son Jean de Florette et sa Manon des sources est un dyptique de Pagnol à lire et relire... Une oeuvre majestueuse qui tout le monde connaît, ou peut penser connaître, même sans en avoir tourner les pages. On en a tiré de si bons films (Merci Claude BERRI) qu'on ne peut ignorer la romance et le drame de ses personnages, le drame que couve un amour déçu.
Mais tous les films, aussi bons qu'ils soient, imposent au spectateur une image des personnages et, image oblige, travaillent davantage la surface, le paraître que l'être profond. Voilà pourquoi j'ai aimé me replonger dans le texte, prendre le temps de laisser monter en moi des images que je m'efforçais de choisir différentes des films, que je replaçais dans la Provence que j'ai eu maintes fois l'occasion de découvrir et parcourir en crapahutant dans ses sentiers aux odeurs sans pareil.
Retourner aux origines permet de retrouver l'essence du texte, la saveur des mots, les haltes que l'on se donne entre deux chapitres, deux pages, deux phrases parfois, blottis dans le coeur de la Provence, dans la fraîcheur de l'eau des sources cachées de ses collines.
Lire, relire Pagnol, un réel moment bonheur!
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Lesaloes
  20 octobre 2017
Destins et écrivain démiurge
L'histoire est connue, popularisée par le cinéma. Provence, retour à la terre, mort, vengeance et Destin. Avec au coeur de l'intrigue l'or des collines, la vie : la source. Jean de Florette, bercé de l'illusion néo-rousseauiste de retour à la terre, celle de ses ancêtres, mourra ruiné, épuisé par sa quête d'une eau toute proche. Par la cupidité et l'avarice des Soubeyran, le patriarche César le Papet, et son neveu Ugolin, ultime descendant d'une lignée dégénérée par les mariages entre soi - pour mieux protéger le patrimoine - qui rêve de cultiver des oeillets dans ces champs trop convoités et qui tous deux pousseront jusqu'au crime : ils maçonneront la source pour la tarir. Avec le silence complice des villageois des Bastides blanches qui ne diront rien : on ne se mêle pas des affaires des autres.
Mais justice immanente et vengeance humaine. La blonde Manon, fille de Jean, privera d'eau le village, poursuivra de sa haine Ugolin qui, fou d'amour et de remords, ira se pendre. Ultime coup d'un destin inéluctable décrété par des dieux implacables (Dieu ?), le Papet cynique, cupide et dans la totale incapacité d'anticiper le secret pour lui insaisissable du dénouement de sa destinée, apprendra que Jean était son propre fils : il l'aura ainsi volontairement laissé mourir à la tâche, sous les yeux de Manon, désormais sa propre petite-fille. Ultime ironie du sort : l'enfant à naitre perpétuera la race des Soubeyran, rêve tant convoité de César Papet qui finira dans sa solitude torturé par le souvenir de son crime « Alors tu comprends que je me languis de mourir parce qu'à côté de mes idées qui me travaillent, même l'enfer c'est un délice. » (Manon des Sources fin)
Marcel PAGNOL a tous les talents, le sait et abuse du mélange des genres. le romancier excelle dans le récit, les fulgurances de styles différents, la savoureuse galerie-caricatures de portraits, la reconstitution des us et coutumes de la vie rurale dans la Provence des années 1940. Mais à vouloir trop embrasser pour démontrer l'étendue de sa palette, l'homme de théâtre multiplie dialogues et discours trop foisonnants, et le cinéaste la redondance de séquences inutiles. Pagnol aurait gagné à donner plus de nervosité à un récit ramassé, en élaguant largement dans son oeuvre.
A travers ce récit régionaliste à portée universelle d'une Provence rurale des hauts d'Aubagne, il s'en est ainsi fallu de très peu que Pagnol réalise un pur chef d'oeuvre de notre littérature. Nourri des classiques de l'Antiquité, il retrouve dans L'Eau des collines ses réminiscences des Géorgiques de Virgile et la force du Destin de la grande tragédie grecque dont il évoque en passant Oedipe roi de Sophocle. Avec l'ultime rappel de l'écrivain démiurge : du haut de leur Olympe, les Dieux se jouent des destinées des hommes et lanceront sur eux les foudres de leur justice, punition de leurs crimes, arrogances et silences complices.
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Helene1960
  11 décembre 2014
Dans l'arrière pays d'Aubagne, dans le village des Bastides Blanches les familles vivaient regroupées autour de la fontaine. On ne savait pas vraiment d'où venait cette eau mais elle était précieuse pour les habitants. Des habitants qui n'acceptaient pas volontiers l'arrivée d'un étranger, venant de la ville de surcroit... Jean Cadoret en fit l'amère expérience, lui qui se tua à la tâche pour pouvoir apporter de l'eau à son petit lopin de terre. Sa fille Manon, ayant su que certains habitants du village avaient caché l'existence d'une source sur la propriété de son père s'acharna à leur couper l'eau de la fontaine...
Un fresque savoureuse du Sud de la France à la sauce de Marcel Pagnol.
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docare
  31 mai 2016
Au pied du Garlaban couronné de chèvres, mon pays. Entre Ruissatel et La Treille, dans ces collines farouches et parfumées où volent les bartavelles, Pagnol nous raconte une histoire d'eau précieuse. L'amour n'est jamais loin qui frappe Ugolin ensorcelé par Manon. le Papet, sombre et taiseux sous un soleil bleu, le drame qui rôde. Toute notre Provence est là.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LesaloesLesaloes   20 octobre 2017
Destins et écrivain démiurge

« Ugolin regardait ces pieds cambrés, repoussés par la roche élastique, ce chevreau roux aussi léger que la musique, et il ne savait plus si c'était elle qui jouait cette chanson, ou si les échos amicaux l'inventaient pour porter leur danse. Il était pris dans le mystère d'une peur émerveillée : le menton dans une lavande, il entendait battre son cœur, et il sentait obscurément que cette dansante fille, encore fraîche de l'eau lustrale de la pluie, était la divinité des collines, de la pinède et du printemps. »
La danse de Manon nue au bord du torrent, Manon des sources, p.77
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gillgill   15 janvier 2013
Récit simple et puissant d'une lutte pour la vie, histoire d'un crime et de son châtiment, drame d'une vengeance, tragédie familiale, conflit des cœurs purs et des âmes fortes, opposant un jeune citadin plein de fraîcheur et d'enthousiasme à deux paysans durs, âpres, sournois, fermés, implacables, peinture exacte et magnifique des hommes de la terre, chant du monde, poème de l'eau, du vent, des saisons, des collines, "Jean de Florette" et "Manon des Sources" sont tout cela et ils sont beaucoup plus que cela, un des sommets de l’œuvre de Pagnol : le livre de la faute, de l'innocence et du pardon.
(quatrième de couverture du volume paru aux éditions "Presses Pocket" en 1971)
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Helene1960Helene1960   11 décembre 2014
... ses cheveux ça ressemble à de l'or. Ses yeux, ça ressemble à la mer ; ses dents, ça ressemble à des perles ; et ce qu'elle a dans son mauvais corsage. je suis sûr que ça doit ressembler à quelque chose de bien joli!
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Vidéo de Marcel Pagnol
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/bruno-masi-la-californie-51547.html
Et vous, c?était quoi l?été de vos 13 ans ? Tel est la question que chacun se posera légitimement à la lecture du roman de Bruno Masi, « La Californie » qui a reçu le prix Marcel Pagnol 2019, prix récompensant un roman lié à l?enfance. Avec « La Californie », Bruno Masi signe ici son deuxième roman après « Nobody » paru en 2012. Mais l?écriture fait partie de sa vie depuis bien plus longtemps. Lecteur éclectique, Bruno Masi a suivi des études de lettres et de sciences politiques avant d?intégrer la rédaction de Var Matin, sa région d?origine. Puis, c?est « Libération » au service Culture. Dans ce parcours journalistique, il y a aussi un reportage à Tchernobyl qui donnera un livre et un documentaire saisissant dans lesquels l?auteur nous donne à voir cette zone sinistrée de Russie, oubliée de tous et qui s?est pourtant reconstruite, tel un monde parallèle et secret. Mais aujourd?hui, c?est Bruno Masi, le romancier, qui nous intéresse avec ce joli roman, largement salué par la critique. Marcus a 13 ans, nous sommes dans les années 80, l?été est là, le début des vacances pour certains. Pour Marcus, ce seront deux longs mois à trainer avec son copain Virgile, à tromper son ennui dans cette ville du sud de la France, écrasée de chaleur. Les deux ados passent leurs journées à regarder les voitures qui filent sur l?autoroute, vers un ailleurs. Marcus aussi rêve d?autre chose, et pourquoi pas de la Californie qui donne son titre au roman. Mais le quotidien, poisseux, est bien là. Annie, la mère, femme paumée qui lâche prise, Dimitri, le frère, qui cache son mal-être dans la violence, et puis les copains, et puis les filles, et puis la musique que Marcus écoute avec son walkman. Il ne se passe pas grand-chose pendant ces deux mois d?été et pourtant, ils seront deux mois déterminants dans la vie de Marcus, qui, vingt après, se raconte. Un beau roman, une ambiance et un univers bien particuliers, une belle écriture, et cet ado, Marcus, dans lequel chacun pourra s?identifier, à l?âge et où le temps ne semble jamais aller assez vite, à l?âge où l?on rêve sa vie avant que celle-ci ne nous rattrape, avec ses joies et ses désillusions. « La Californie » de Bruno Masi est publié chez JC Lattès.
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