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EAN : 9782266000765
288 pages
Éditeur : Pocket (09/09/1998)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 660 notes)
Résumé :
Vingt ans ont passé. Marius est devenu garagiste à Toulon, Fanny est la riche madame Panisse, et César le parrain de Césariot, le fils de Fanny, élève à Polytechnique. Lorsque Panisse meurt, il veut que le jeune homme apprenne qu'il n'était pas son véritable père... En 1936, Pagnol décide de conclure l'histoire de ses héros marseillais. Il est maintenant cinéaste et c'est directement pour l'écran qu'il écrit César, dont il publie cependant le texte. Il démontre avec... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Pcpa
  31 décembre 2019
Un autre Pagnol et un autre Bijou... (oui avec une majuscule, alors que chou et hibou n'en prennent pas je sais...)
C'est comme à chaque fois doux et chaud, ça sent bon la lavande et l'anis, et le vieux port est plein de ces personnages espiègles mais toujours avec un bon fond, affublés de sobriquets également toujours aussi beau tel Escartefigues ou cesariot.
Vous l'aurez compris c'est toujours aussi magnifique, et je me pose ici une question : que serait la littérature Française sans Marcel Pagnol? Que serait la littérature mondiale sans Marcel Pagnol? Et une dernière, n'ayons pas peur, osons nous la poser : Que serait le Monde sans Marcel Pagnol?????
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cicou45
  27 octobre 2012
Dans ce troisième et dernier volet de la trilogie de Pagnol, vingt ans se sont écoulés. le petit césariot, le fils de Fanny a bientôt 20 ans, l'âge qu'avait son père lorsqu'il s'est embarqué dans la marine, abandonnant ainsi Fanny et celui qui serait son fils (ce dernier point, il l'ignorait alors).
Après avoir réussi brillamment son école de polytechnique à Paris, césariot se rend ici à Marseille au chevet de celui qu'il croit être son père et qu'il aime comme tel, Panisse, car ce dernier est mourant.
Ce n'est que quelques années plus tard qu'il apprendra sa véritable identité et qu'il décidera, en secret, de se rendre à Toulon pour enquêter pour ce mystérieux "Marius" dont tout le monde autour de lui parle à voix basse.
Une trilogie très émouvante, drôle par moments, triste à d'autres, qui nous apprend que dans la vie, rien n'est irréparable et qu'il faut accepter de reconnaître ses erreurs ainsi que ses propres défauts et surtout, de ne pas avoir peur de tout recommencer de zéro. Dans la vie, si l'on a encore la santé, rien n'est jamais trop tard. le reste n'est qu'une question d'orgueil, souvent mal placé, qu'il faut apprendre à mettre de côté et accepter le fait de se remettre en question.
A lire, à voir, à entendre et à relire, à revoir...
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denis76
  05 octobre 2020
https://www.youtube.com/watch?v=n83fKi85Iiw
Vous connaissez cette partie de cartes ? César et Escartefigue contre Panisse et Monsieur Brun.
On ne joue pas à la « parlante », LOL 😊
Cette scène fait partie de « La trilogie marseillaise ».
Alors que Marius (1929) et Fanny (1931) sont conçus pour le théâtre, César (1936), le dernier volet de la trilogie, est directement écrit pour le cinéma, avant d'être adapté pour le théâtre.
.
« César » est donc le troisième volet, cela se passe vingt ans plus tard.
C'est un classique plein d'humour !
Malgré la mort d'un homme, Marcel Pagnol réussit le tour de force de faire de cette pièce une comédie (avé l'assent de Marseilleuh, Peuchère ! )
Vingt ans ont passé. Césariot, polytechnicien à Paris, fils de Panisse et Fanny est rappelé d'urgence à Marseille, car son père a une sérieuse crise cardiaque.
L'humour de Pagnol est au top.
La tirade de César sur les différents dieux qu'on risque de rencontrer là-haut est sublime ;
L'échange entre le curé Elzéar et le docteur Félicien à propos de l'extrême onction est une franche rigolade, malgré le sérieux du sujet ;
Dans la partie de cartes de ce volet, avec le 4ème joueur, « l'absent », Pagnol rend bien le détournement des sentiments : la tristesse devient colère : ils se rendent vraiment compte qu'il n'est plus là…mais, je dirai, une sorte de « colère comique » à lire ou entendre.
Et puis, il y a le secret….
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charlitdeslivres
  21 février 2016
C'est avec un pincement au coeur que l'on s'apprête à quitter cette trilogie et ses personnages riches en émotions.
Dans ce volet, on va faire un bon dans le futur de vingt ans et se concentrer sur Césariot le fil de Fanny. Césariot est un enfant d'une vingtaine d'années calme et sérieux il s'apprête à rentrer à polytechnique. Mais il devient un enfant sans repère quand il apprend que l'homme qui l'a élevé n'est pas le père qu'il pensait avoir. Pendant vingt ans César et la mère de Fanny ont gardés le secret. Mais ça ne fait pas de doute, le père de Césariot c'est Marius !
Dans ce troisième volet on se concentre sur ce personnage, sur sa recherche de ses racines. C'est une belle fin d'histoire pour une pièce qui nous a montré l'évolution de ces vies. Un livre qui nous montre la vérité sur l'importance de ces origines. Sur les mensonges que l'on est prêt à croire pour se prouver que l'on avait raison ou pour se rassurer tout simplement.
Dans cette pièce on nous montre avant tout l'état de pensées que l'on pouvait avoir dans les années vingt. Par un manque évident de soutient de sa famille, Fanny a été obligée de se marier, de mentir et de cacher un secret lourd de conséquence.
Cette trilogie est belle car elle nous fait passer par un grand nombre de sentiments. On s'accroche à tous ces personnages et on apprend à les aimer ou les détester. La tournure des événements rappelle une tornade qui d'un simple coup de vent entraînerai et détruirai tout sur son passage.
On est content que la promenade s'arrête car on est à bout de souffle. Mais pour nous, pour ces personnages qui sont devenus nos amis et dont on espère qu'ils pourront enfin vivre pleinement leurs choix et le reste de leurs vies.
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Meps
  21 septembre 2016
Belle clôture pour cette trilogie que ce film que Pagnol a fini par réadapter à la scène où étaient nés les deux autres volumes. Car c'est bien de théâtre qu'il s'agit ici aussi, avec encore des moments d'anthologie (la confession de Panisse, la discussion Marius-cesarion sur le bateau, les colères De César). le théâtre de Pagnol est... théâtral comme le sont ses Marseillais qui ont fixé du coup dans la mémoire collective de la France le stéréotype des habitants de la deuxième ville de France.
La clôture est belle car elle répond aux questions ouvertes par les deux autres tomes, en égratignant tous les protagonistes et en les épargnant tout à la fois. Et le lecteur en finit ravi, car il fait à la fin, lui aussi partie de la famille, et que s'il se délecte des disputes, il préfère quand tout le monde finit par s'entendre.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   25 juillet 2013
CESAR : (...) Moi, il y a une idée qui me tracasse : le Bon Dieu d'Elzéar, - le nôtre, enfin - SI CA N'ETAIT PAS LE VRAI ?
ESCARTEFIGUE, épouvanté : Oh, couquin de Diou !
HONORINE, scandalisée : Mais qu'est-ce que vous dites ?
CESAR : Je veux dire que je connais des musulmans, des Hindous, des Chinois, des nègres. Leur Bon Dieu, ce n'est pas le même, et ils ne font pas comme nous !... Nous, nous avons des péchés, que chez eux c'est une bonne action, et versi-versa... Peut-être qu'ils ont tort, remarquez bien... Seulement ils sont des millions de milliasses... S'ils avaient raison, monsieur Brun ?
M. BRUN : Il est certain que la question peut se poser.
CESAR : Le pauvre Honoré est tout préparé, bien au goût du Bon Dieu d'Elzéar. Et si, en arrivant au coin d'un nuage, il se trouve en face d'un Bon Dieu à qui on ne l'a jamais présenté ? Un Bon Dieu noir, ou jaune, ou rouge ? Ou un de ces Bons Dieux habillés en guignol, comme on en voit chez l'antiquaire, ou celui qui a le gros ventre ? Ou bien celui qui a autant de bras qu'une esquinade ? Le pauvre Panisse, qu'est-ce qui va lui dire ? En quelle langue ? Avec quels gestes ? Tu te vois, toi, déjà fatigué par ta mort, et tout vertigineux de ton voyage, en train de t'expliquer avec un Dieu qui ne te comprend pas ? Et tu as beau lui faire des prières, il te dit : "Quoi ? Comment ? Qu'est-ce que vous dites " Et il te le dit en chinois ?
ESCARTEFIGUE : Situation terrible. Là, tu me donnes le grand frisson.
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MeduzanticMeduzantic   25 juillet 2013
PANISSE : (...) Je vais regretter mon cor au pied : il ne m'a jamais fait de mal, et il me disait le beau temps ou la pluie... Mon cor au pied, je vais le perdre, car les squelettes n'ont pas de cor...
ESCARTEFIGUE, épouvanté : Il se voit déjà en squelette.
PANISSE : Toi, ça va te changer encore plus que moi !
ESCARTEFIGUE : Comment ça ?
CESAR : Ton squelette ne te ressemblera pas du tout. Tu as peut-être un squelette mince et charmant, comme une première communiante... Seulement tu l'as tout habillé de graisse, avec tes instincts et tes appétits...
ESCARTEFIGUE : Mes appétits ? Mais j'en ai qu'un, moi, d'appétit... Il est beau, mais j'en ai qu'un ! Et puis, pourquoi tu me parles de mon squelette ? Est-ce que tu crois que je vais mourir ?
CESAR, ironique et féroce : Toi ? Oh non ! Dieu garde ! le Bon Dieu est tellement content de t'avoir fait, qu'il ne voudra jamais détruire son chef-d'œuvre !
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denis76denis76   01 août 2020
CESAR :
Le pauvre Honoré est tout préparé, bien au goût du Bon Dieu d'Elzéar, notre curé. Et si, en arrivant au coin d'un nuage,il se trouve en face d'un Bon Dieu à qui on ne l'a jamais présenté ? Un Bon Dieu noir, ou jaune, ou rouge ? Ou un de ces Bons Dieux habillés en guignol, comme on en voit chez l'antiquaire, ou celui qui a un gros ventre ? Ou bien celui qui a autant de bras qu'une esquinade ? Le pauvre Panisse, qu'est-ce qu'il va lui dire ? En quelle langue ? Avec quels gestes ?
A Escartefigue :
tu te vois, toi, déjà fatigué par ta mort, et tout vertigineux de ton voyage, en train de t'expliquer avec un Dieu qui ne te comprend pas ? Et tu as beau lui faire des prières, il te dit :" Quoi ? Comment ? Qu'est-ce que vous dites ? "
Et il te le dit en chinois ?
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MeduzanticMeduzantic   25 juillet 2013
ESCARTEFIGUE, curieux, à Panisse : Alors, toi, sincèrement, tu crois que tu pars, tu crois que ça y est ?
PANISSE, sincère : Oui, ça y est. (Tous pleurent. Panisse se met presque en colère.) Et puis, quoi, il faut bien que ça y soit un jour ! Vous mourrez, vous aussi ! Vous avez l'air de croire que la mort est un accident, et que c'est une catastrophe qui m'est personnelle. Mais pas du tout ! La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité. Je m'en vais le premier, voilà tout, et je trouve ma consolation dans cette idée que je n'irai pas à votre enterrement, ce qui m'aurait fait de la peine. Je n'irai qu'au mien, et encore on me portera, et tout le monde me saluera au passage, même sans me voir !
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cicou45cicou45   27 octobre 2012
Honorine : Ça, au moins, c'est une belle mort.

César : Oh vaï ! C'est une belle mort pour les autres. Mais moi, j'aime mieux une laide vie qu'une belle mort...Parce que la mort, on ne sait pas où ça va.
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Topaze avec Louis Jouvet (1933)
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