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EAN : 9791025604090
Editions Thélème (22/11/2018)
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3.77/5   176 notes
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

La jeunesse provençale de Giono, entre une mère repasseuse et un père cordonnier, est forcément solaire, musicale, saturée de parfums, de portraits, de tableaux...
Dans ces souvenirs parus en 1932, les simples deviennent des héros, les animaux voisinent avec les anges et la nature se gorge de mythes.
Transcrite dans la langue du bonheur, voici la genèse d'un très grand écrivain.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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aouatef79
  14 juin 2020
Jean le bleu est un roman de Jean Giono publié en 1932 .
L ' auteur narre ses souvenirs d 'enfance et d 'adolescence
dans sa ville natale , Manosque en Haute-Provence .Il nous donne avec beaucoup de sincérité et simplicité tous les détails de cette tranche de sa vie .L 'auteur est le fils de gens modestes : le père est cordonnier et la mère est lingère .Les gens de l 'époque étaient souvent pauvres mais ils sont très dignes .On y trouve l 'entraide et la solidarité .
On retient surtout l 'amour du fils pour son père . Ce père
est généreux et manifeste un grand humanisme et
n ' hésite jamais à aider ou porter secours à autrui d 'où la grande estime du fils pour ce bon père .Ce dernier est
d 'origine italienne .C 'est un carbonaro qui a quitté son
pays pour s 'installer en France .
Mais n 'oublions pas que l 'auteur qui a l 'âme de poète nous décrit de fort belle manière la nature et tout ce qui l'entoure avec minutie : on sent l 'odeur ou l 'arôme des
fleurs et l 'attention qu 'il porte aux fleurs et la flore d'une façon générale .
Une bonne lecture et le récit est écrit avec beaucoup de
simplicité et sans aucun artifice !
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lecassin
  01 février 2013
"C'est ma vie intérieure que j'ai voulu décrire dans Jean le Bleu. Cette vie qui était essentiellement magique. Je ne pouvais pas la raconter autrement qu'en créant autour de moi les personnages qui n'existaient pas dans la réalité, mais qui étaient les personnages magiques de mon enfance". Tel est le commentaire de Jean Giono, lui même, au sujet de « Jean le bleu »…
« Jean le bleu », un ouvrage plus où moins autobiographique, donc, publié en 1932 où l'auteur nous invite dans son enfance à Manosque dans la grande maison qui voit s'activer sa mère Pauline, la blanchisseuse et son père, cordonnier.
Du général - une chronique de la vie d'un bourg de Provence au début du vingtième siècle – au particulier – le parcours initiatique d'un jeune garçon - , une évocation qui prend fin au moment du départ pour la guerre de 14.
Finalement, un roman ou l'on retrouve les plantes, les arbres, la terre, des hommes, des collines, des femmes, de la douleur, de la douceur… Bref, tout l'univers de Jean Giono.
Même si ce « Jean le bleu » n'est pas l'ouvrage à choisir pour découvrir la prose de Jean Giono, du fait d'une structure quelque peu particulière, il reste un régal pour les « initiés »…Marcel Pagnol ne s'y trompa pas, qui en adapta au cinéma un épisode pour « La femme du boulanger ».

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zabeth55
  23 janvier 2015
Jean Giono se raconte.
Son enfance, son père cordonnier, sa mère repasseuse.
Son talent et sa simplicité font qu'on voit réellement les lieux, les rues, les maisons, les paysages….
qu'on sent les odeurs, les bonnes, de violettes, de genêt, de lavande…. Mais les mauvaises aussi, de fumier, de pus….
qu'on entend parler tous ces personnages si typiques, l'homme noir, la mexicaine, les deux musiciens, la femme du boulanger (qui inspira Pagnol)…….
Une enfance entourée de gens plutôt proches de la misère, mais où règnent l'entraide et une sincère convivialité.
Et puis son père, si plein d'humanité.
Avec ce retour dans le temps, j'ai été pleine de douceur et de nostalgie.
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PiertyM
  21 février 2021
Une magnifique biographie où il ne se passe pas grand chose, ni de grands changements mais c'est tout simplement la description d'un petit monde modeste, d'une vie qui se laisse simplement vivre et avec beaucoup de coeur. Eh oui Jean Giono nous parle de son amour pour son père, Jean le grand, un cordonnier dont la coeur était toujours sur la main, prêt à abandonner ses travaux pour venir aux secours des autres, parfois à l'insu de sa femme, mais gagnant toujours la complicité de son fils, Jean le petit. Des évènements sont relatés avec beaucoup de candeur, des scandales orchestrés par des adultes affligent toute la communauté et que les hommes essaient toujours de trouver un moyen d'y remédier. Il arrive qu'il soit trop' tard pour apporter un secours et on assiste à des suicides... pendant ce temps, Jean le petit apprend la vie, les hommes, la nature, les femmes qu'il découvre que chacune a toujours une odeur...
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Lamifranz
  15 septembre 2022
« Jean le Bleu » c'est un peu l'équivalent de « La gloire de mon père » de Marcel Pagnol. Mais un peu seulement, car si le thème global reste à peu près le même, (l'évocation nostalgique de « leur » Provence (ce n'est pas la même pour tous les deux), au travers de souvenirs d'enfance, réels ou revisités, voire mythifiés, avec pour les deux auteurs la figure du père au centre du tableau), nous avons là deux écrivains très différents, au style particulier, et au rapport avec leur pays plus complexe qu'il ne paraît. Là où Pagnol joue de sa verve entraînante, de sa faconde et de sa jovialité, et fait volontiers (souvent malgré lui, d'ailleurs) dans la carte postale du souvenir à la fois émouvant et souriant, Giono, plus sérieux, oriente ses souvenirs vers un tableau plus âpre des réalités, qui n'exclut pas l'émotion ni la tendresse, ni même l'humour parfois, mais qui tend vers un réalisme aussi coloré, mais dans des teintes différentes. Et surtout il inclut dans ce tableau, tous ses rêves et ses fantasmes d'enfance, à travers des personnages qui n'étaient réels que dans son imagination.
Dans une préface écrite postérieurement (en 1956), Giono avoue : « Il y a plus de vingt ans que j'ai écrit « Jean le Bleu ». J'ai autant inventé ce livre-là que les autres ; l'invention y est cependant fondée plus qu'ailleurs sur le réel : j'étais un des personnages et je racontais ma jeunesse... » Et plus tard, il commentait : « C'est ma vie intérieure que j'ai voulu décrire dans « Jean le Bleu ». Cette vie qui était essentiellement magique. Je ne pouvais pas la raconter autrement qu'en créant autour de moi les personnages qui n'existaient pas dans la réalité, mais qui étaient les personnages magiques de mon enfance".
« Jean le Bleu » se présente donc comme une autobiographie nourrie d'éléments divers qui relèvent de l'onirisme, des fantasmes enfantins et adolescents, des divagations romanesques, dans le cadre très réel de ces collines provençales qui sont son ADN. Entre sa mère, blanchisseuse, et son père cordonnier, Jean Giono grandit au milieu des plantes et des arbres, sur cette terre parfois magnifique et parfois ingrate, au milieu de ces gens si communs et si hors du commun : les hommes, dont certains, farfelus, restent inoubliables, les femmes, qu'il dépeint avec tendresse et poésie, les jeunes filles qui font naître ses premiers émois, et ce père extraordinaire qui lui enseigne une forme de sagesse, au cours de très beaux dialogues.
Tout Giono est là. On n'est pas dépaysé pour deux sous. le travail de la terre qu'il décrit, c'est exactement celui qu'on a vu dans « Colline », « Un de Baumugnes » et « Regain ». cet amour charnel et en mêle temps quasi mystique pour sa terre natale, il l'a en lui et le gardera jusqu'à la fin de sa vie et dans toutes ses oeuvres.
La prose de Jean Giono n'est bien sûr pas la même que celle de Marcel Pagnol. Pourtant elles se recoupent toutes deux dans cette évocation nostalgique et émouvante de l'enfance, et de la terre provençale. Les amateurs de Giono seront comblés par ces récits qui oscillent entre le vécu, le rêvé, l'imaginé, et qui malgré tout garde un réel parfum d'authenticité. Pagnol, le premier a perçu cette qualité : de « Jean le Bleu », il a prélevé un extrait du chapitre VII « le boulanger, le berger, Aurélie » dont il a fait ce chef-d'oeuvre intemporel « La femme du boulanger ».
Envie de soleil, de ciel bleu, d'odeur de lavande ? L'ami Jean (le Bleu) vous emmène. Il y a de ces invitations auxquelles on ne résiste pas…
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   31 décembre 2015
Je te regarde Franchesc, je regarde ce visage de mort qui lentement à travers les chairs monte. Déjà sous ta peau transparente il est là, avec ses os. La lumière de ton front s'éteint ; tes cheveux de laine blanche s'aplatissent comme des herbes mûres, ta peau sans gloire sue la sueur rousse des vieillards. Dans toi il n'y a déjà plus d'homme, il n'y a plus que la matière de cent sauterelles neuves, de dix lézards, de trois serpents, d'un beau rectangle d'herbe drue et peut-être le coeur d'un arbre. Je me penche sur toi comme sur le reflet d'un miroir.
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aouatef79aouatef79   13 juin 2020
Le vieux carbonaro soupira .C 'est grâce à la République , pensait -il .Un jour , l 'Italie aura aussi la sienne , et alors tout le monde travaillera , vivra heureux en famille . Les enfants seront instruits . Il n 'y aura plus de voleurs , plus de prisons , plus de guerres ,, plus de révolte . Du Nord au Sud , tout le monde vivra en harmonie .
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aouatef79aouatef79   10 juin 2020
De sa mère à demi-picarde , Jean héritera son aspect physique de grand garçon blond , aux yeux bleus et cette sensibilité angoissée , un peu faible , un peu gémissante . De son père il recevra une prodigieuse imagination , la douceur et la bonté d 'âme , une certaine naïveté , l 'humanisme et le pacifisme du carbonaro , sa probité d 'artisan amoureux de la belle ouvrage .
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TipeeTipee   05 mars 2018
C’était une agréable dame des champs, très laide ; avec tant de bonté dans son œil crevé, tant de bonté dans son œil vivant, tant de bonté dans sa moustache, dans son nez priseur, dans ses joues décollées, dans sa bouche aux lèvres noires qu’elle en était effroyablement laide. C’était une laideur faite de tout ce sacrifice, de tout ce martyre qui est la vraie bonté. Sur la photographie que je vis à la chambre et où elle tenait à pleine main l’index du berger Massot habillé de noce, elle était belle et fraîche et comme gonflée d’une vénusté naïve. Il avait fallu peu à peu briser, brûler, tordre, pétrir ces chairs, se faire crever l’œil, se déhancher ; se cuire au four de la bonté comme la brique ou le pot, ne plus penser qu’à ce petit fruit rouge du cœur.
Elle avait pleinement réussi en tout ça.
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MaliseMalise   02 janvier 2014
Il y a une chose qui est tout le tragique de la vie. Oui, de la vie, c'est que nous ne sommes que des moitiés. Depuis qu'on a commencé à bâtir des maisons et des villes, à inventer la roue, on n'a pas avancé d'un pas vers le bonheur. On est toujours des moitiés. Tant qu'on invente dans la mécanique et pas dans l'amour on n'aura pas le bonheur.
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Videos de Jean Giono (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Giono
Le miracle est arrivé ! Il se nomme Mirèio, le poème que Frédéric Mistral, le fondateur du Félibrige, publie en 1859, au mitan du siècle des nationalités. À partir de là, et jusqu'à aujourd'hui, va fleurir, au Sud, une immense renaissance des langues et des littératures. En Provence, mais aussi dans le Languedoc, la Gascogne, le Limousin et l'Auvergne. C'est cette saga culturelle du Midi que raconte ici, avec science et style, Stéphane Giocanti.
Qui sont ces rebelles en butte au jacobinisme et à la stigmatisation des « patois » ? Quelle a été leur fabuleuse aventure héroïque et collective ? Quel rôle l'occitanisme a-t-il joué au sein de ce réveil ? Comment ce renouveau a-t-il influencé Alphonse Daudet, Jean Giono ou Marcel Pagnol ? Que reste-t-il de ce rêve à l'heure où les locuteurs naturels connaissent un crépuscule ? Et que nous dit cette résistance alors que la France s'interroge sur son avenir ?
Avec ce panorama inégalé, complet et clair, alerte et accessible, Stéphane Giocanti nous initie comme jamais au Sud, à sa terre et à son ciel, à ses peuples et à ses parlers. Une célébration lumineuse.
Essayiste et romancier, Stéphane Giocanti est, entre autres, l'auteur de T. S. Eliot ou le monde en poussières, C'était les Daudet, Une histoire politique de la littérature ainsi que de Kamikaze d'été.
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