AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072688396
Éditeur : Gallimard (08/09/2016)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »…
Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arroga... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  26 février 2018
Raymond... Avec un prénom pareil, il commençait bien mal dans la vie ! Déjà que sa petite gueule, à la naissance, ses parents, surtout son père d'ailleurs, n'osaient y jeter un regard, alors supporter les railleries des autres, très peu pour lui. Roy, ça claque, ça en jette, ça fait ricain tout de suite. Pour sa tronche de tomate écrasée, il devra faire avec. Quoique, sur son profil du site Find her, les photos retouchées font tout de suite meilleur effet. Il clique, il clique, Roy. Ça allait bien finir par mordre ! Et c'est sur Guillemette que ça tombe. Quelques messages échangés et la jeune femme propose aussitôt un rendez-vous dans l'heure qui suit. Pas farouche, la Guillemette, elle ne sait pas encore à qui elle a affaire. Parce que Roy, c'est un Minotaure, un ancien boxeur qui sait donner des coups, un homme de main peu scrupuleux. Et pourtant, dans la pénombre de la chambre, aussitôt, les corps parlent pour eux. La relation devient très vite passionnée et passionnelle. Une chance inouïe pour Roy d'autant que sa petite luciole se moque bien de sa tronche. Dommage que son ex petit-ami va venir tout faire capoter...
Faut pas lui chercher des noises, à Roy. Parce que, avec ses 110 kg, il cause mieux avec ses poings qu'avec sa bouche. Et ce n'est pas ce fâcheux incident avec l'ex de sa luciole qui va l'empêcher de vivre sa formidable histoire d'amour. Non, rien, visiblement, ne peut empêcher ces deux-là de s'aimer. Ni l'ex, ni les anciennes connaissances de Roy, ni La Bête qui sommeille en lui, ni mamie Luger, ni les flics. Ces deux âmes abîmées et tourmentées par la vie attendent d'elle des jours meilleurs et vont tout faire pour en profiter. Benoît Philippon nous entraîne dans un road-movie déjanté, jouissif et émouvant. Il revisite, par à-coups, le passé de Guillemette et Roy. Un passé pas très glorieux, certes, mais qui ne les empêchent pas d'envisager un avenir. Dans ce monde de machos et de gros bras, Roy et Guillemette, deux coeurs cabossés et deux âmes en vrac, font faire des rencontres inattendues, tendres, révélatrices ou au contraire musclées et sanglantes. L'auteur signe là un roman singulier, à la fois profondément noir et lumineux, drôle et touchant. Aux réparties cinglantes, l'écriture se révèle également vive, crue et directe.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          632
stokely
  14 décembre 2016
Coup de coeur pour ce livre qui pourtant ne fait pas partie de mon registre préféré, les romans noirs je trouve souvent long et ennuyeux à lire. Jusqu'à aujourd'hui et la claque magistrale que je me suis prise en lisant ce bouquin.
Je n'en reviens pas que cela soit le premier bouquin de l'auteur, un style qui vous prend aux tripes et un bouquin qu'il est difficile de lâcher. Une gifle, un uppercut voila ce que j'ai ressenti lors de ma lecture.
Ces deux personnages principaux que sont Roy et Guillemette complètement cabossé par la vie qui se retrouve complétement par hasard. Leur rencontre va être ponctué d'obstacles de toute sorte et malgré leurs moments sombres (leur passé principalement) on retrouve à chaque fois des moments lumineux.
Je ne comprends pas que l'on en entende pas plus sur ce livre, l'ayant trouver pour ma part en nouveauté à la bibliothèque, un seul conseil foncez le lire!
Commenter  J’apprécie          474
nadiouchka
  08 juillet 2018
Ayant rencontré dernièrement Benoît Philippon pour « Mamie Luger », une rencontre, entre parenthèses, plus qu'amicale, vraiment décontractée, un auteur parfaitement à l'aise et très enjoué à qui j'ai dit que j'allais commencer la lecture de ce livre, il m'a conseillé de commencer par « cabossé » à cause de personnages que l'on retrouvera par la suite. Alors je me suis inclinée devant le Maître (une fois n'est pas coutume) et voilà, j'ai fini « cabossé ».
Il fait dire que pendant cette rencontre on a également un peu parlé de celui-ci et comme je prends des notes, cela me permet de retrouver le ressenti de l'écrivain, également réalisateur et scénariste.
Le petit hic (si l'on peut dire car pas désagréable) c'est que pendant ma lecture, j'avais la Mamie flingueuse qui me regardait avec son fusil sur les genoux et un sourire moqueur. 😍 Mais disons qu'elle m'a tenu compagnie et elle a été rassurée de voir que je lisais rapidement.
Alors me direz-vous, et l'histoire ? Voilà, voilà, on y arrive : d'abord c'est un roman noir ❤ :
On commence par la présentation de Roy :
« Quand Roy est né, il s'appelait Raymond. C'était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. En avril. le 1er pour être exact. Si la vie avait de l'humour, on aurait pu croire au fameux poisson dudit jour tant la tronche de cet enfant ressemblait à une blague. Et pas de bon goût encore. » (p.20). On verra aussi par la suite, qu'en lui sommeille La Bête qui fait bien des dégâts quand il y a une contrariété.
Donc, avec sa gueule de tomate écrasée, s'il veut faire des rencontres féminines, ce n'est pas au bar du coin ou dans la rue qu'il y arrivera. Il lui reste le site de rencontres Find her et paf ça marche, il y a un clic  !
Un rendez-vous est programmé et c'est une petite Guillemette toute joyeuse qui se présente devant un colosse de cent dix kilos mais qui n'a pas peur de sa sale tronche. Ils se lient rapidement d'amitié et plus car affinités. Mais… l'ex de la mignonne (qui l'avait laissé tomber) surgit et tente de ruiner cet amour naissant.
La Bête se réveille, bonjour les dégâts et on va avoir un road movie haletant, à fond la caisse (et même plusieurs caisses). le tout avec des scènes intenses d'amour 💕insatiable, beaucoup de tendresse.
C'est un livre complètement déjanté (comme on sait si peu en faire), très touchant. On apprend le passé de chacun des deux héros qui n'ont pas eu une vie bien rose jusqu'alors. Les réparties fusent entre cette Belle et cette Bête qui ne font plus qu'un.
Et j'ai compris pourquoi Benoît m'avait conseillé de lire d'abord « cabossé » : c'est parce qu'on y rencontre qui aussi ? Eh oui, la Mamie Luger (la Berthe au grand coeur pour les tourtereaux💕) . Les présentations sont faites et on continue de rire et de rire, tout en se prenant des claques au cours de la lecture où l'on voit trente six chandelles ou plutôt des étoiles ⭐️plein les yeux grâce à la Luciole qui pétille.
Bien que le style soit cru, l'écriture est toute simple et ça prend quand même le lecteur aux tripes.
Tout cela fait penser à du Audiard, ce que l'on a dit à Benoît et pour lui c'était un compliment.
Il faut dire qu'avec les dialogues (ce qu'aime beaucoup l'auteur) on a droit à un humour grandiose et le rire est toujours présent (ça fait du bien) malgré quelques noirceurs.
Quel talent de décrire cet amour rouge sang qui finit par devenir presque rose – l'espoir qui en découle, celui d'une vie nouvelle et meilleure – on se reçoit des uppercuts par Roy (il faut dire qu'il a fait de la boxe) – et les péripéties mêlées à des embûches sont nombreuses.
Il est à signaler que « cabossé » est en projet de cinéma pour lequel l'auteur s'occupe activement. Mais il nous a confié que ça représente tout ce que le cinéma français n'aime pas. Ah oui ? On verra bien !
Ce que j'apprécie aussi ici, c'est que, ayant rencontré la Mamie Luger, on s'attend bien à une suite que je vais m'empresser de lire car mieux vaut ne pas laisser les personnages en attente. Il faut continuer à les suivre dare-dare sur une si bonne lancée.
Merci Benoit et à bientôt pour un troisième livre 📚et qui sait, une autre rencontre ? I hope so ! Roy et Guillemette diraient : « Y a intérêt ! ».
❤❤ ❤❤❤
😍 🌟⭐️ 😍
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          336
diablotin0
  18 mai 2017
Je suis très partagée sur l'avis de ce livre. Il y a des moments où j'ai été touchée, presque émue, des petits moments de tendresse, d'autres où c'est beaucoup plus trash et avec beaucoup de caricatures.
Plusieurs références à des contes , la belle et la bête, le petit chaperon rouge, ce qui peut donner un côté original dans ce roman mais l'impression d'ensemble ne me séduit pas vraiment.
Roy et Guillemette nous sont d'emblée sympathiques, sans doute parce que ce sont des "cabossés", des blessés par la vie mais là aussi, on tombe dans la caricature car les profils psychologiques ne sont pas assez fouillés. Une lecture qui reste malgré tout agréable à lire.
Commenter  J’apprécie          390
Jeanfrancoislemoine
  01 août 2018
Désolé mais je ne peux pas avancer avec ce style qui ne correspond pas à l'idée que je me fais de l'écriture et j'abandonne cette lecture,au risque de choquer les amateurs du genre.Attention,je ne prétends absolument pas que ce n'est pas bien,je revendique simplement le droit de dire que cette façon de s'exprimer ne me convient pas et pourtant,j'ai adoré San Antonio(il est vrai que n'est pas SA qui veut,même si l'auteur ne le revendique pas).Je ne connaitrai donc pas les aventures de Ray et Guillemette.
Le pire de l'histoire est que j'ai acheté et fait dédicacer ce livre par l'auteur,un garçon tres sympathique à qui je souhaite beaucoup de lecteurs et de succès .En principe,sur les 100 livres que je lis chaque année ,un voire deux ne me conviennent pas.Je viens de griller un joker,mais vraiment,je ne peux pas,désolé.
Commenter  J’apprécie          340
Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   26 février 2018
- T'aimes bien les ricains, , hein, Roy ? (...)
- Ouais. J'avoue. Plaisir coupable.
- Pourquoi coupable ?
- On est en France. Ça fait mauvais effet d'aimer les Ricains. Sont venus dézinguer du Boche sur nos belles plages normandes vu qu'on a pas été foutus de le faire nous-mêmes, y nous ont collé du Coca en intraveineuse et fait bouffer du cinéma pop-corn alors que nous, « les Français », on coule des bronzes en lisant du Voltaire, alors on se sent supérieurs. Voltaire, j'sais pas, j'ai pas lu. Paraît qu'c'est un mec brillant. Perso, un coup d'oeil en coin de Brando, j'trouve ça plus tripant et j'ai pas envie de m'excuser. Ça déplait aux bouffeurs de camembert ? Ben, qu'ils restent dans leur village de Gaulois à s'enculer entre cousins. Moi, quand j'écoute Sam Cooke dans mon Chesterfield en buvant mon whisky, j'me sens dans un vieux film en noir et blanc et ça m'plaît. J'suis loin du snobisme parisien puant. D'toute façon, j'habite à Belleville. Ça sent plus la pho que le bœuf bourguignon alors venez pas me parler du drapeau français et laissez-moi prendre mon pied sur ma musique ricaine et si j'ai envie de m'appeler Roy, ça m'regarde, j'vous fais pas chier parce que vous vous coltinez des noms de merde comme Marcel ou Robert sur votre carte du FN...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
marina53marina53   28 février 2018
Quand Roy a mis les pieds pour la première fois dans la bibliothèque du village, inutile de dire que l'événement a été un choc, non pas des cultures – encore faut-il en avoir une -, mais existentiel. Roy avait toujours connu un monde intellectuel anémié, où une soirée TF1 était le climax philosophique d'une journée déjà très intense en léthargie cérébrale. Et un bouquin, à part le bottin, il en avait jamais tenu dans les mains. Alors qu'est-ce qu'il foutait là ? Pourquoi d'un coup il avait eu cette pulsion irrépressible d'entrer dans une bibliothèque et de se jeter à corps perdu dans le sanctuaire de la mémoire de l'humanité ? Cherchait-il une raison à son existence ? Avait-il découvert la physique quantique en rêve et allait-il maintenant se nourrir de la recherche de ses pairs ? Avait-il compris que le mot était la vie et qu'il devait s'en nourrir pour que sa pensée soit lue et chantée de par le monde ? Rien de tout ça. Il était venu réparer les chiottes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          194
marina53marina53   27 février 2018
Il allume son téléphone intelligent. Le gars de la boutique lui a tout bien paramétré. C'était pas du sang qui coulait dans ses veines, c'était de la fibre optique. Être plus connecté que ce gars-là, fallait être une prise. Il lui a mis de l'appli, de l'update, de l'option qu'optimise la batterie, de l'option qu'optimise l'optimisation.
Commenter  J’apprécie          210
nadiouchkanadiouchka   08 juillet 2018
Il allume son téléphone intelligent. Le gars de la boutique lui a tout bien paramétré. C’était pas du sang qui coulait dans ses veines, c’était de la fibre optique.Être plus connecté que ce gars-là, fallait être une prise. Il lui a mis de l’appli, de l’update, de l’option qu’optimise la batterie, de l’option qu’optimise l’optimisation.
P.12
Commenter  J’apprécie          190
marina53marina53   26 février 2018
Les grands-mères, rien au monde peut leur faire plus plaisir qu'un invité qui reprend de leur soupe. Tu t'assois, tu manges, elles te resservent, tu remanges, elles te resservent, t'en peux plus, elles se vexent, t'en reprends, elles se réjouissent et elles te resservent. Les grands-mères sont simples, elles veulent juste que tu reprennes de la soupe.
Commenter  J’apprécie          180
Videos de Benoît Philippon (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoît Philippon
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
autres livres classés : laideurVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Benoît Philippon (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1560 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..