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André Zavriew (Traducteur)
EAN : 9782246738411
192 pages
Éditeur : Grasset (20/05/2008)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 32 notes)
Résumé :
On connaît l’attachement d’Annie Proulx pour les populations rurales d’Amérique du Nord, les habitants isolés du Wyoming, contrée majestueuse mais âpre, harassée par les caprices du temps et de la terre mais aussi, au fil des années, par les transformations économiques. Ses personnages sont affectés par des forces qu’ils ne peuvent contrôler : ils appartiennent à des mondes où les valeurs changent et les traditions s’effondrent. Confrontés aux temps nouveaux, pris a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  05 août 2019
Wyoming : rien que le nom vous emmène vers tout un imaginaire fait de nature âpre et grandiose, de pionniers à la peine, de cowboys taciturnes et de stations essence au milieu de nulle part.
Ils sont durs au mal, les personnages d'Annie Proulx, qui les aime autant qu'elle les malmène au gré de vies faites de travail acharné, de pauvreté sans horizon et de relations familiales réduites à leur plus simple expression.
En une dizaine de nouvelles, l'immersion est totale et multidimensionnelle dans cet état du grand ouest américain où l'on rencontre un vieillard en maison de retraite ruminant un secret familial, des pionniers valeureux brisés par la brutalité du 19ème siècle finissant, un jeune couple épris de liberté dans une nature trop grande pour eux, et même le Diable lui-même que l'auteure met facétieusement en scène pour suggérer que si l'enfer est sur terre, c'est bien dans le Wyoming dévasté par les compagnies pétrolières et confis dans le conservatisme obtus de ses habitants qui, sous les coups du sort, continuent d'affirmer que "c'est très bien comme ça".
Très bon moment de lecture que cette plongée dans un ailleurs transcrit avec justesse et tendresse par l'une des voix les plus fines de la littérature américaine contemporaine.
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Michel7090
  18 novembre 2013
Encore un recueil de nouvelles que j'ai bien aimé.
Nous voici au Wyoming avec Annie Proulx. Et nous allons découvrir la vie de quelques personnes dans cette région.
On va aller de l'amusement avec " le sens de la famille", jusqu'au poignant dans "les vieilles chansons de cowboy"
Et oui voilà une nouvelle qui nous sort du folklore des western pour nous plonger dans la vie quotidienne de pionniers. de tout jeunes gens qui tentent leur chance mais qui perdront et de quelle façon. Et c'est surement la vrai vie de ces pionniers qui nous est décrite.
On navigue aussi dans le temps au fil de ces nouvelles. Avec " La Grande Coupe Grasse de Sang" qui nous fait partager une chasse indienne on est sans doute avant la conquête de l'Ouest,
Et on se retrouvera "Dans le fossé, les sabots en l'air" à partager la vie de petites gens pris dans la guerre d'Irak.
Ce sont toujours des petites gens qu'Annie Proulx met en scène. Petite gens malmenés par la nature, les rapaces ("La ligne de partage") ou L Histoire.
Sauf à deux reprises où le diable devient le héro des histoires. Et là j'avoue que ces deux nouvelles ne m'ont pas emballé. Je me suis bien demandé ce que notre auteur a voulu nous dire. Je pense condamner les travers de notre société, oui c'est certainement ça. Mais la manière ne m'a pas amusé.
C'est ainsi. Mais toutes les autres nouvelles sont formidables. Alors n'hésitez pas, essayez ce bouquin.
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raton-liseur
  26 février 2011
En bonne représentante du « nature writing » (ces écrivains qui situent leurs « intrigues » dans les Etats encore sauvages du centre des Etats-Unis, et qui souvent y vivent aussi), Annie Proulx est le chantre du Wyoming. Les nouvelles de cet opus sont parfois tristes, toujours âpres, rugueuses. Des nouvelles où la vie achoppe, toujours au même endroit, là où on ne s'y attend pas.
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Nadouch
  20 août 2015
Une lecture fluide et agréable. A cause de son nom, j'ai toujours cru qu'Annie Proulx était francophone, et bien non, ces nouvelles sont américaines pures et dures, de cette Amérique profonde qui donne tant de chouettes textes sur les traditions américaines, entre nature writing et essais de société...
J'ai lu il y a peu "Une vie de cow-boy" d'Alexandra Fuller, et ces deux lectures sont très proches dans mon esprit. Ça rappelle aussi un peu "Un membre permanent de la famille", de Russell Banks : même capacité à faire tenir en une nouvelle toute la profondeur et la richesse d'un roman (épaisseur des personnages, netteté des situations, ampleur du récit...).
Quelques "ovnis" parmi ces nouvelles, deux textes sur le diable, qui m'ont totalement déroutée par contre ! Seul bémol à cette lecture par ailleurs très enrichissante...
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Romain28
  09 novembre 2019
J'ai eu globalement du mal à rentrer dans cette série de nouvelles d'un intérêt très variable. Parfois trop de personnages, en rapport à la longueur du format et l'impression d'un défaut d'unité entre tous ces récits situés à des époques historiques très différentes. Et puis ça et là, la désagréable impression que derrière l'intention de nous entretenir de l'americana et de la dureté qui lui serait consubstantiel, se manifeste pour des personnages très chargés - et à peine masquée - , une propension délibérée à la cruauté .
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
giatigiati   20 septembre 2014
Parfois Dakotah partait flâner à pied dans le ranch ; elle se dirigeait en général vers la pente abrupte plantée de pins où il y avait une petite source ; le sol était jonché d'ossements gris qui dataient du temps où un puma y avait établi sa tanière sous un tronc d'arbre. Bonita elle-même ne se promenait jamais : ç'aurait été un abandon de poste et une perte de temps. Au printemps, elle marquait les bêtes avec les hommes et trouvait encore moyen de préparer à manger pour tout le monde ; au moment de la vente de novembre, elle surveillait à cheval les vaches que l'on poussait dans les camions bariolés d'images de fromages suisses tandis que Verl allait couper du bois dans la forêt. Verl ne marchait jamais ; il était toujours ou dans son camion ou assis dans le fauteuil à bascule qu'il aimait. Il entrait dans la maison et soupirait :
"j'ai encore eu de la chance aujourd'hui." Sa voix était plaintive.
Elle attendait. Encore une de ses histoires interminables qui ne conduisaient nulle part et lui faisaient perdre son temps.
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aimeryjoesselaimeryjoessel   16 février 2020
Dans les nuits claires, par temps sec, les cris des coyotes semblaient émaner d'un point, en rayonner en ligne droite ; c'était des fils tendus qui se croisaient. Quand le ciel se couvrait, les hurlements se diffusaient comme comme des cercles concentriques nés d'une poignée de cailloux jetés dans l'eau. Mais le plus souvent, le vent qui s'élevait dans la plaine éparpillait les cris comme du sable, comme une poussière de coyotes fractionnée en particules sonores.
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AllantversAllantvers   04 août 2019
L'ennui avec le Wyoming, c'était ça : tout ce que vous aviez jamais fait ou dit vous suivait à la trace jusqu'à votre dernier jour. La famille régionale.
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Videos de Annie Proulx (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Annie Proulx
Annie Proulx "Entrevista en Colectivo Imaginario - TN"
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