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EAN : 9782246856108
144 pages
Éditeur : Grasset (09/01/2019)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 87 notes)
Résumé :
“La vue va de soi, jusqu’au jour où quelque chose se détraque dans ce petit cosmos conjonctif et moléculaire de sept grammes, objet parfait et miraculeux, nécessitant si peu d’entretien qu’on ne pense jamais à lui…”
Elisabeth Quin découvre que son œil est malade et qu’un glaucome altère, pollue, opacifie tout ce qu’elle regarde. Elle risque de perdre la vue. Alors commence le combat contre l’angoisse et la maladie, nuits froissées, peur de l’aube, fragilité d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  23 décembre 2019
Elisabeth Quin, journaliste, actrice, présentatrice d'émissions télévisées et écrivain, est atteinte d'un double glaucome. Elle raconte la découverte de la maladie, ses tribulations de médecins en rebouteux et voyants, en passant par les « psys », son cheminement personnel de la panique initiale à un long travail sur elle-même, enrichissant son récit de nombreuses références historiques, artistiques et littéraires.

Ce livre est un témoignage mais aussi une sorte de thérapie personnelle, un besoin de partager, de réfléchir, de conjurer et de mettre à distance un choc profond et déstabilisant que l'auteur doit apprendre à apprivoiser. Il révèle une femme dynamique, intelligente et cultivée, au fil d'un texte sincère et courageux, riche de réflexions pertinentes, empreint de beaucoup de pudeur, de dignité et d'élégance.

Ces qualités sont aussi les limites du récit : très intellectualisé, très maîtrisé, il donne parfois l'impression d'une observation quasi extérieure, où l'auteur se retient de trop livrer de l'intime et des vraies émotions : comme si le lecteur se trouvait devant une vitrine courageusement construite par souci de convenance et d'image, une jolie armure cachant un être que cet acte d'écriture n'aura peut-être pu réellement libérer.

Il reste que chacun vit à sa manière la maladie et le handicap, que toutes les façons d'y faire face sont personnelles et irrémédiablement solitaires. L'on ne peut donc éprouver qu'une grande sympathie pour ce livre et son auteur, qui ont le mérite de nous faire penser un instant à notre propre chance d'y voir clair. Je retiendrai également la référence à Georgia O'Keeffe, de qui je viens de découvrir les extraordinaires peintures de fleurs.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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fertiti65
  09 mars 2020
Petit livre de 140 pages, Elisabeth Quin, écrivain, journaliste et présentatrice de l'émission " 28 minutes" sur Arte, nous raconte sa déconvenue sur sa vue. En effet, elle vient d'apprendre en 2017 qu'elle a un double glaucome. Un tel constat nous fait forcément frémir d'inquiétude et d'angoisse. Elle aussi, mais son art d'écrire, de penser, sa grande connaissance de la littérature, son humour grinçant et implacable font que ce récit se lit avec sérénité . Elle se livre un peu, mais cherche tous les chemins de la connaissance et de la thérapie pour ne pas perdre la vue. Dans ce livre, si attachant, mais pas larmoyant, on la suit pas à pas dans ce combat d'une vie. Son écriture est un petit bijou, elle emploie aussi des termes médicaux que les ophtalmologues lui ont transmis. Elle règle ses comptes avec certains ophtalmo-charlatans, avant de trouver la bonne personne qui va la guider.
Ce que j'ai aimé, : sur un sujet grave, elle utilise l'humour même si on perçoit de l'inquiétude. Elle se plonge carrément dans des livres dont l'auteur ou les personnages ont connu un problème similaire et se dit qu'elle a malgré tout de la chance d'être dans les années 2000 en Europe. Sa qualité d'écriture est remarquable et c'est un véritable plaisir de lire son témoignage.
Ce qui m'a moins plu : Quelques termes médicaux un peu compliqués mais ainsi va la médecine...
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tynn
  02 février 2019
Je tourne la dernière page avec beaucoup d'admiration pour Elisabeth Quin, journaliste d'Arte, au ton incisif et percutant, et qui mène son équipe de chroniqueurs avec intelligence et à-propos.
Atteinte de glaucome, le titre de son livre parle de lui-même.
L'auteur se bat pour repousser l'échéance d'une perte inéluctable de la vision. Elle évoque son parcours personnel avec la pétillance qui la caractérise, ce sens de la formule souvent gaie et humoristique, brocardant certains médecins, certains traitements. Elle se projette dans l'inconnu, pour réfléchir et comprendre l'identité des non-voyants, leur quotidien, le décalage des codes de l'image, invisible dans le miroir, la réaction de l'entourage personnel et professionnel et son inévitable implication.
Des petits chapitres courts, comme des brèves de vie, racontent un événement, analysent une situation, évoquent d'autres parcours littéraires sur la notion de maladie.
L'obsession de « l'oeil » l'entraîne sur des chemins de traverse, évitant de parler d'elle pour évoquer ce qui s'apparente à un petit traité de cécité.
Le récit repousse le pathos avec énergie et auto dérision, et pourtant le propos en filigrane est dramatique et la souffrance tout en pudeur. Elisabeth Quin parle de combat, d'amour de soi et de la vie avec une extrême élégance de partage et de mots.

Et cette question vers la fin, tournée vers son lecteur : « Assumes tu d'être un peu voyeur? » Question à double sens sur la maladie et l'intimité dévoilée.
Pour une fois, j'adhère totalement.
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Bazart
  07 janvier 2019
J'aime aime beaucoup Elisabeth Quin qui anime une des émissions les plus intelligentes du PAF depuis 5 ans, avec son émission 28 minutes sur Arte ( et je ne dis pas seulement cela car j'ai sympathisé l'an passé avec un de ses chroniqueurs Xavier Maudit lors d'une participation à un même jury cinéma,) mais surtout parce que cette journaliste que je suis depuis l'émission Rive Droite, rive gauche sur Paris Première m'a toujours semblée aussi cultivée que spirituelle.
Dans La Nuit se lève qui parait en cet hiver littéraire chez Grasset, elle nous montre une autre facette de son talent ainsi qu' une belle plume littéraire..
Dans ce récit à la fois terrifiant et plein de sagesse, elle nous raconte la découverte d'une maladie qui pourrait bien lui coûter la vue. Elisabeth Quin découvre que son oeil est malade et qu'un glaucome- une maladie qu'on connait bien également, hélas, dans notre famille altère tout ce qu'elle regarde.
La nuit se lève est donc le récit de ce combat contre l'angoisse et la maladie, et Elisabeth Quin raconte, avec une belle sincérité ce changement dans sa vie quotidienne, de ses rendez vous souvent cruels avec des médecins qui manquent ( tiens c'est étonnant) souvent de compassion à ces effets secondaires particulièrement génants des médicaments ( ceux qui entrainent une pilosité particulièrement mal venue)
Tout ou presque dans son quotidien , de ses lectures aux musiques q'elle écoute, la ramène à sa condition et à cette incertitude ...
Plus que jamais, Elisabeth Quin exalte ses sens, la vue, mais aussi les autres, histoire d'anticiper cette possible cécité et d'exorciser d'une certaine façon ce mal inéluctable. UN récit empreint de sagesse et de métaphysique à lire.. les deux yeux ouverts !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Nuageuse
  23 janvier 2019
J'adore Elisabeth Quin, présentatrice de 28 minutes le soir sur Arte. L'ophtalmo a diagnostiqué un glaucome à ma mère il y a une semaine (moins avancé que celui de l'auteur). D'ailleurs je vais le lui passer ! Ce fut l'alchimie parfaite pour lire ce témoignage.
Elisabeth Quin est tombée sur trois escrocs (si je me souviens du nombre) avant de rencontrer le bon médecin. Sa vision est très altérée.
C'est un récit touchant qu'elle nous livre : sa colère envers la maladie, "apprendre" à devenir aveugle (s'obliger à fermer les yeux pour rentrer dans la douche et se laver entre autres), ses interrogations sur l'avenir de son couple, profiter de chaque moment présent.
Nous vivons avec elle ses angoisses, ses nuits d'insomnie.
Tout cela agrémenté de mythologie, de cinéma et de littérature, ayant un lien avec l'oeil évidemment.
Derrière une célébrité se cache une femme battante, humaine comme vous et moi.
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critiques presse (4)
Lexpress   05 février 2019
L'animatrice-journaliste de 28 Minutes se raconte à nouveau dans La nuit se lève, récit à la fois piquant et émouvant de sa lutte contre un glaucome. Comme elle, sa plume ne manque pas de style.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   01 février 2019
Ce livre est aussi un acte de magie blanche, une prière au ciel pour que le pire n'advienne pas. Et un cadeau au lecteur, paradoxal comme son beau titre : La nuit se lève.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir   28 janvier 2019
L’auteure livre un roman intime qui évoque sa perte de vue.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   14 janvier 2019
La journaliste, qui souffre d'un glaucome qui risque de la rendre aveugle, envisage la vie sans la vue.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   23 décembre 2019
Le peintre André Marchand, qui vivait en symbiose avec la nature, se sentait perçu par elle : « Dans une forêt, j’ai senti à plusieurs reprises que ce n’était pas moi qui regardais la forêt. J’ai senti, certains jours, que c’étaient les arbres qui me regardaient, qui me parlaient… Moi j’étais là, écoutant… Je crois que le peintre doit être transpercé par l’univers et non vouloir le transpercer… »
Absorbé, accueilli, mobile dans l’immobile, dissous dans la splendeur calme.
Marchand d’harmonie.
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darkdaysdarkdays   28 août 2019
A un ami qui me demande de lui décrire la maison au téléphone, je livre un laïus d'agent immobilier. Il me le fait remarquer. En raccrochant, vexée, je prends un papier et tente de représenter la maison par un patchwork d'impressions exempt d'allusions visuelles. Je lui envoie une heure plus tard par mail.
Odeurs de rose, de seringa, de cire, de glaise, d'humus forestier, odeur ferrugineuse du sang dans les paumes des mains, poignées métalliques du vieux garde-manger, leur cliquetis sur le bois, silence absolu de la grosse araignée noire entrée par le grillage déchiré du mur de la chaufferie, cachée dans la pénombre de ses fils collants, cartons rêches comme du papier d'émeri, fin de déballage, cheminée de pierre froide contre laquelle nous nous blottirons les joues en feu, senteurs de sauge, mur sud de la maison, de menthe, plus loin, près des mûriers, gouttes aromatisées aux agrumes pour chasser les odeurs dans trois WC, pyramides de bûches sentant le champignon pourri, le chien mouillé, le ciel d'orage, gémissement cauchemardesque de l'épervier, au-dessus de nos têtes, vigne vierge zonzonnante de guêpes, lourds impacts des mouches se cognant contre les vitres, cascade de gouttes de pluie sans pluie, son mat et affolé des graines chutant de la vigne, tomettes anciennes huileuses sous les doigts, grincements des volets du rez-de-chaussée, craquements du parquet au premier étage, herbe piquante, " il faut que l'herbe pousse et que les enfants meurent ", bruissements dans les cimes des peupliers, un train au loin, le Trouville-Paris troue le silence, meuglements répétés au crépuscule, doux frou-frou des ramiers dans le hêtre, staccato de petits coups secs en haut d'un arbre, ça ressemble à un pivert.
L'ami me répond un peu plus tard qu'il voit la maison.
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NuageuseNuageuse   23 janvier 2019
Doit-on haïr sa maladie ? Je n'aime pas ce glaucome qui menace ma vue. Mais le haïr avec une passion fulminante, comme celle qui anime la Josette d'Hervé Guibert, sera vain.
Il détermine mon existence et me handicape mais il n'est rien, rien qu'un dérèglement.
Le glaucome fait apparaître des plis dans le visible, suscite des ressources insoupçonnées, met en résonance, force à apprivoiser les ombres. La maladie est un révélateur, au sens photographique. En cela seulement, elle ressemble à un don.
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darkdaysdarkdays   24 août 2019
Je m'étais juré de faire un sort aux ophtalmologues qui m'ont maltraitée depuis dix ans dans même y penser, par machisme, habitude ou perversité. A 90%, des hommes. Tel ponte, ancien ophtalmologue des armées, dont vous sollicitez l'avis, et qui vous brise en deux : vous arrivez chez lui en état de quasi-prosternation, votre énorme dossier sous le bras, dégoulinant de déférences, navrée de gâcher les précieuses minutes de l'oracle ; le type sanglé dans un costume trois pièces, fier de ses souliers glacés comme des soleils, vous signifie qu'il n'écoute pas vos élucubrations de greluche, feuillette vos documents avec lassitude, vous ordonne de vous asseoir pour examiner votre nerf optique, lève les yeux au ciel lorsque vous vous cognez dans le tabouret, et positionnez mal votre menton ; là, le type hurle comme un possédé " détendez-vous !!! Et posez correctement votre menton !!". Comment trouver la force d'éclater de rire et de le planter là ? Vous êtes à sa merci. Alors vous craquez, et fondez en larmes ; il détourne le regard, sali par votre faiblesse.
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darkdaysdarkdays   04 septembre 2019
Yves Pouliquen, qui a dirigé le service d'ophtalmologie de l'Hôtel-Dieu de Paris, utilise une image d'herboriste pour décrire l'oeil. "Il se compose d'une coupole nerveuse, la rétine, qui constitue une sorte de fleur sensitive ouverte vers l'avant et amarré à sa tige, le nerf optique." La fleur est un tissu conjonctif serré, où s'engagera la lame du scalpel. Le coeur de la fleur est mou et transparent, il contient le cristallin - lentille biconvexe qui travaille comme une loupe te focalise au centre de la rétine les images des objets perçus - situé derrière la pupille. A l'avant du cristallin, dans la chambre intérieure, se trouve l'humeur aqueuse dont le défaut d'écoulement entraine la montée de la pression endoculaire et le glaucome. Humeur sombre. Et d'où vient-elle, la garce aqueuse? Du corps ciliaire, une glande directement attachée à l'iris (encore les fleurs). L'humeur aqueuse circule dans l'oeil, elle baigne le cristallin avant de s'écouler hors de l'oeil à travers un filtre situé dans l'angle formé par le bord de l'iris et la cornée, un mal embouché dirait Michel Audiard, du genre capricieux et peu fiable. Le filtre du glaucomateux percole comme ses pieds, et résiste d'autant plus à l'écoulement de l'humeur aqueuse que des débris et le vieillissement naturel des cellules en parachèvent l'altération.
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