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ISBN : 2246856108
Éditeur : Grasset (09/01/2019)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 18 notes)
Résumé :
“La vue va de soi, jusqu’au jour où quelque chose se détraque dans ce petit cosmos conjonctif et moléculaire de sept grammes, objet parfait et miraculeux, nécessitant si peu d’entretien qu’on ne pense jamais à lui…”
Elisabeth Quin découvre que son œil est malade et qu’un glaucome altère, pollue, opacifie tout ce qu’elle regarde. Elle risque de perdre la vue. Alors commence le combat contre l’angoisse et la maladie, nuits froissées, peur de l’aube, fragilité d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  07 janvier 2019
J'aime aime beaucoup Elisabeth Quin qui anime une des émissions les plus intelligentes du PAF depuis 5 ans, avec son émission 28 minutes sur Arte ( et je ne dis pas seulement cela car j'ai sympathisé l'an passé avec un de ses chroniqueurs Xavier Maudit lors d'une participation à un même jury cinéma,) mais surtout parce que cette journaliste que je suis depuis l'émission Rive Droite, rive gauche sur Paris Première m'a toujours semblée aussi cultivée que spirituelle.
Dans La Nuit se lève qui parait en cet hiver littéraire chez Grasset, elle nous montre une autre facette de son talent ainsi qu' une belle plume littéraire..
Dans ce récit à la fois terrifiant et plein de sagesse, elle nous raconte la découverte d'une maladie qui pourrait bien lui coûter la vue. Elisabeth Quin découvre que son oeil est malade et qu'un glaucome- une maladie qu'on connait bien également, hélas, dans notre famille altère tout ce qu'elle regarde.
La nuit se lève est donc le récit de ce combat contre l'angoisse et la maladie, et Elisabeth Quin raconte, avec une belle sincérité ce changement dans sa vie quotidienne, de ses rendez vous souvent cruels avec des médecins qui manquent ( tiens c'est étonnant) souvent de compassion à ces effets secondaires particulièrement génants des médicaments ( ceux qui entrainent une pilosité particulièrement mal venue)
Tout ou presque dans son quotidien , de ses lectures aux musiques q'elle écoute, la ramène à sa condition et à cette incertitude ...
Plus que jamais, Elisabeth Quin exalte ses sens, la vue, mais aussi les autres, histoire d'anticiper cette possible cécité et d'exorciser d'une certaine façon ce mal inéluctable. UN récit empreint de sagesse et de métaphysique à lire.. les deux yeux ouverts !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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tynn
  02 février 2019
Je tourne la dernière page avec beaucoup d'admiration pour Elisabeth Quin, journaliste d'Arte, au ton incisif et percutant, et qui mène son équipe de chroniqueurs avec intelligence et à-propos.
Atteinte de glaucome, le titre de son livre parle de lui-même.
L'auteur se bat pour repousser l'échéance d'une perte inéluctable de la vision. Elle évoque son parcours personnel avec la pétillance qui la caractérise, ce sens de la formule souvent gaie et humoristique, brocardant certains médecins, certains traitements. Elle se projette dans l'inconnu, pour réfléchir et comprendre l'identité des non-voyants, leur quotidien, le décalage des codes de l'image, invisible dans le miroir, la réaction de l'entourage personnel et professionnel et son inévitable implication.
Des petits chapitres courts, comme des brèves de vie, racontent un événement, analysent une situation, évoquent d'autres parcours littéraires sur la notion de maladie.
L'obsession de « l'oeil » l'entraîne sur des chemins de traverse, évitant de parler d'elle pour évoquer ce qui s'apparente à un petit traité de cécité.
Le récit repousse le pathos avec énergie et auto dérision, et pourtant le propos en filigrane est dramatique et la souffrance tout en pudeur. Elisabeth Quin parle de combat, d'amour de soi et de la vie avec une extrême élégance de partage et de mots.

Et cette question vers la fin, tournée vers son lecteur : « Assumes tu d'être un peu voyeur? » Question à double sens sur la maladie et l'intimité dévoilée.
Pour une fois, j'adhère totalement.
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Nuageuse
  23 janvier 2019
J'adore Elisabeth Quin, présentatrice de 28 minutes le soir sur Arte. L'ophtalmo a diagnostiqué un glaucome à ma mère il y a une semaine (moins avancé que celui de l'auteur). D'ailleurs je vais le lui passer ! Ce fut l'alchimie parfaite pour lire ce témoignage.
Elisabeth Quin est tombée sur trois escrocs (si je me souviens du nombre) avant de rencontrer le bon médecin. Sa vision est très altérée.
C'est un récit touchant qu'elle nous livre : sa colère envers la maladie, "apprendre" à devenir aveugle (s'obliger à fermer les yeux pour rentrer dans la douche et se laver entre autres), ses interrogations sur l'avenir de son couple, profiter de chaque moment présent.
Nous vivons avec elle ses angoisses, ses nuits d'insomnie.
Tout cela agrémenté de mythologie, de cinéma et de littérature, ayant un lien avec l'oeil évidemment.
Derrière une célébrité se cache une femme battante, humaine comme vous et moi.
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Marti94
  28 janvier 2019
Ce livre est un récit sur l'angoisse de la perte d'autonomie conté par l'excellente Élisabeth Quin, mon animatrice préférée que j'aie le plaisir de voir le soir sur Arte. Je parle de voir et ce n'est pas par hasard car son angoisse vient d'un double glaucome qui réduit fortement son champ de vision et qui risque de la rendre aveugle. C'est d'ailleurs surprenant car lorsqu'on travaille à la télévision c'est pour être vu mais on ne voit pas ceux qui regardent quand on est devant une caméra. Tout ce stress généré par la maladie est raconté. Elle va même jusqu'à comparer ses globes oculaires malades au globe terrestre à sauver et s'entraîne à être aveugle en fermant les yeux dans la vie quotidienne, comme les enfants, pour anticiper la cécité.
Pourtant, il y a des passages beaucoup moins intéressants que d'autres car ils donnent l'impression d'un assemblage de notes. Il y a un côté un peu trop studieux, comme si le travail de documentation qu'Elisabeth Quin a réalisé sur les artistes et autres personnalités aveugles ou ayant des problèmes de vue était nécessaire pour exorciser l'angoisse de devenir handicapée à la charge de son compagnon François ou de sa fille adoptive Oona.
Elle dit que quand elle aura terminé ce livre elle se retrouvera au prise entre deux termes inconfortables : soit sa vue ne se sera pas dramatiquement dégradée et on peut la soupçonner d'imposture (je ne le crois pas) ou alors elle incarnera son texte et sa vie sera détruite en attendant qu'elle trouve les ressources intérieures pour supporter de vivre sans voir. Je ne retiendrai que les passages émouvants et parfois drôles de ce récit dont on ne doute pas que l'auteure sortira forte et prête à vivre malgré tout.
Lu en janvier 2019
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DemainJeLis
  09 février 2019
Je l'avoue, je ne sais pas qui est Elisabeth Quin. Je ne regarde pas son émission sur Arte. Je n'ai pas lu ses précédents livres. En tapant son nom sur Google, je m'aperçois que même son visage ne me dit rien.
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Pourquoi ai-je décidé de lire La nuit se lève, son dernier livre? Je me souviens d'un entrefilet dans un magazine, une vague hésitation chez le libraire, et un “au fond, pourquoi pas !”, quand je me suis approchée du comptoir pour payer. Peut-être ai-je été touchée par son histoire, intriguée par la forme fragmentaire que prend son récit.
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“La vue va de soi, jusqu'au jour où quelque chose se détraque dans ce petit cosmos conjonctif et moléculaire de sept grammes, objet parfait et miraculeux, nécessitant si peu d'entretien qu'on le néglige”
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Elisabeth Quin est en train de perdre la vue. le glaucome qui attaque son nerf optique réduit peu à peu son champ de vision, et rend son avenir incertain. Elle raconte son combat contre l'angoisse et la maladie, les traitements et leurs échecs, la brutalité du corps médical. Elle me touche quand elle révèle sa fragilité à être malade sous l'oeil des caméras, son angoisse à envisager un avenir hors télévision.
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“Combien de temps mes yeux malades tiendront-ils sous les projecteurs ? Dévoiler le secret, écrire sur le glaucome, c'est prendre le risque de faire pitié ou de déclencher une réunion en haut lieu pour me trouver une remplaçante aux yeux en béton armés. Me voilà forcée à imaginer la suite, si lire devenait impossible”.
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Enchâssée dans le récit thérapeutique, La nuit se lève est également une expérience métaphysique. A travers nombre d'associations d'idées, d'expériences lues ou vécues, de tableaux, elle essaye de cerner ce que c'est d'être aveugle, ce que cela change au rapport au monde, aux autres, à soi-même. Elle se familiarise avec la maladie, se force à s'en amuser, pour mieux la conjurer et la mettre à distance. “Il faut tenir la malédiction en respect”.
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J'ai été parfois fatiguée de l'effet de listing encyclopédique, parfois perdue dans la masse de fragments. Mais toujours admirative de la démarche de la journaliste qui touche, instruit et interroge tout à la fois. Avec brio.
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critiques presse (4)
Lexpress   05 février 2019
L'animatrice-journaliste de 28 Minutes se raconte à nouveau dans La nuit se lève, récit à la fois piquant et émouvant de sa lutte contre un glaucome. Comme elle, sa plume ne manque pas de style.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   01 février 2019
Ce livre est aussi un acte de magie blanche, une prière au ciel pour que le pire n'advienne pas. Et un cadeau au lecteur, paradoxal comme son beau titre: «La nuit se lève».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir   28 janvier 2019
L’auteure livre un roman intime qui évoque sa perte de vue.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   14 janvier 2019
La journaliste, qui souffre d'un glaucome qui risque de la rendre aveugle, envisage la vie sans la vue.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
DemainJeLisDemainJeLis   09 février 2019
Combien de temps mes yeux malades tiendront-ils sous les projecteurs ? Dévoiler le secret, écrire sur le glaucome, c’est prendre le risque de faire pitié ou de déclencher une réunion en haut lieu pour me trouver une remplaçante aux yeux en béton armés. Me voilà forcée à imaginer la suite, si lire devenait impossible
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DemainJeLisDemainJeLis   09 février 2019
La vue va de soi, jusqu’au jour où quelque chose se détraque dans ce petit cosmos conjonctif et moléculaire de sept grammes, objet parfait et miraculeux, nécessitant si peu d’entretien qu’on le néglige
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DemainJeLisDemainJeLis   09 février 2019
Il faut tenir la malédiction en respect
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NuageuseNuageuse   23 janvier 2019
Doit-on haïr sa maladie ? Je n'aime pas ce glaucome qui menace ma vue. Mais le haïr avec une passion fulminante, comme celle qui anime la Josette d'Hervé Guibert, sera vain.
Il détermine mon existence et me handicape mais il n'est rien, rien qu'un dérèglement.
Le glaucome fait apparaître des plis dans le visible, suscite des ressources insoupçonnées, met en résonance, force à apprivoiser les ombres. La maladie est un révélateur, au sens photographique. En cela seulement, elle ressemble à un don.
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BazartBazart   07 janvier 2019
La vue va de soi, jusqu’au jour où quelque chose se détraque dans ce petit cosmos conjonctif et moléculaire de sept grammes, objet parfait et miraculeux, nécessitant si peu d’entretien qu’on ne pense jamais à lui.
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Élisabeth Quin - La nuit se lève
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