AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757875051
Éditeur : Points (07/03/2019)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 64 notes)
Résumé :
« - Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ?
- Le temps qu’il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ?
- Tu es juive, n’est-ce pas ? C’est insensé, tu sais ce qu’ils te feront s’ils te prennent ?
- Je n’ai pas peur. À Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. »

Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et dev... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  27 février 2018
Niels Rasmussen , de pére danois et de mère française a passé la guerre en tant que résistant au Danemark, au sein d'un réseau.
En lisant une page du Parisien Libéré , à la rubrique "Épuration", il apprend l'arrestation de son grand ami et frére de coeur, le dramaturge Jean - François Canonnier, accusé d'intelligence avec l'ennemi , détenu à la prison de Fresnes qui passera devant la cour de justice de la Seine.
Le livre débute comme un roman d'espionnage avec le sabotage d'un navire Allemand, puis la libération du Danemark. Il entraîne ensuite notre héros, Niels dans un voyage précipité en France, volant au secours de son ami Jean - François, amoureux de théâtre .
Il embarque avec des anglais et deux dignitaires allemands partis signer la paix près de Reims .
L'auteur décrit l'atmosphère suffocante, contradictoire de la libération, en dévoile la face noire, sombre, obscure, paradoxale ......
Est- ce - que les vrais héros sont ceux que l'on croit ?
C'est un roman difficile à suivre à cause d'une narration éclatée, construite en actes, avec , en son sein , deux pièces de théâtre , l'une en un acte: l'hôtel particulier, un vaudeville, oú s'affrontent
Jean-Cocteau, Jouhandeau, Paul-Leautaud, Claude-Roy réunis tels les salons où Marcel-Proust aimait se rendre .
L'autre : Miro et Lecacheux, pièce tragi- comique en un acte qui se moque des institutions délatrices comme le CNT: comité national du théâtre etc.......
L'auteur , homme de lettres, auteur de théâtre, aime mélanger les genres .....En réalité, l'intérêt de cet ouvrage est de nous obliger à nous interroger et à réfléchir .......
Nous Lecteurs, qu'aurions -nous -fait ? Et cela sans juger pour autant ? Parmi la cacophonie ambiante et les excès de l'épuration ......
Qui méritait de vivre ?Peut - on oublier ? Peut - on essayer de comprendre les choix d'un ami ? le connait- on réellement ?
Qui méritait de mourir ? Était - il trop tôt pour faire l'Histoire?
Par contre, n'était- il pas déjà trop tard pour rendre la justice ?
L'auteur conte les règlements de compte très sombres de l'après guerre, quelque soit le camp que l'on ait choisi , les retournements de vestes , l'hypocrisie manifeste , la lâcheté de ceux,qui , enfoncés dans la compromission, s'achetèrent une conduite en passant d'un camp à l'autre ou encore ceux qui firent preuve d'un talent certain dans leur manière éhontée de s'inventer un personnage à l'aide de faux - semblants .....
Niels sera mis face à ses propres choix ....
Un roman d'aventures ? Une pièce de Théâtre ?
Une enquête introspective, intelligente menée d'une manière très originale à la narration surprenante , qui peut ne pas plaire à tout le monde .......
À vous de juger .......
Un ouvrage édité par les éditions" Viviane Hamy ".

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          384
Bazart
  06 août 2017
Copenhague 1945. Niels Rasmussen, de père danois et de mère française, a passé la guerre dans un réseau de résistance au Danemark. Avant le conflit qui embrasa l'Europe, à Paris, il mettait en scène les pièces de Jean-François Canonnier un jeune homme fou de théâtre comme lui. Resté dans la capitale, le dramaturge n'a apparemment pas vécu l'occupation allemande dans le même camp. Son procès pour collaboration va bientôt avoir lieu.
Apprenant la nouvelle, d'abord stupéfait, Niels va traverser l'Europe pour essayer de comprendre le choix de son ami et peut-être lui éviter le peloton d'exécution. A Paris Niels va devoir frayer avec le petit microcosme théâtrale, et lui, vrai résistant, va avaler pas mal de couleuvre servi par des champions de retournement de veste en dernière minute.

Alexis Ragougneau se pose une question, peut-on connaitre un ami, un frère, par-coeur ? Peut-on lui pardonner ? Peut-on oublier ? Description astucieuse de Paris sous l'épuration, le romancier est plutôt courageux.
Savante construction et envolées théâtrales bienvenues, tout le petit monde, glacé et ironique, des salons où l'on cause prend vie.
Qui aurais-je été en 1940 ? Impossible de ne pas penser au film de Truffaut qui faisait dire en son temps à Bernard Pivot : « le dernier métro, c'est le meilleur roman de la rentrée ».
Avec « Niels » Ragougneau a peut-être écrit le meilleur film de la rentrée.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
Floyd2408
  07 juillet 2017
Alexis Ragougneau est un auteur de théâtre, de roman français. Il oscille entre théâtre moderne classique et roman policier bien construit, Niels est un petit uppercut de lecture.
« En France, où l'on aime tant les idées, les écrivains ont un statut à part. Les mots peuvent tuer. Et ils peuvent aussi faire condamner à mort leurs auteurs. »
Cette citation du roman est le fil conducteur de la trame, comme le théâtre est le vecteur du roman.
Ce roman reste une lecture riche d'enseignement et d'enrichissement personnel, une formidable découverte, croisant ma route au hasard d'une destiné.
Alexis Ragougneau entremêle merveilleusement les genres pour édifier dans le marbre un roman puissant, une force des destinées, la recherche d'une vérité qui n'excite pas, une philosophie anthropique de l'homme à la croisée de la guerre 39-45. le théâtre respire sa noblesse, l'artiste est mis en avant, plutôt sa position face à la guerre, ses certitudes, en filigrane des noms connus s'invitent dans l'intrigue, comme une fresque historique, une vie narrée sans machinisme, une biographie de l'époque dans l'entremêlement de certaines personnes.
Le livre débute comme un roman d'espionnage, avec le sabotage d'un navire allemand, puis la libération du Danemark des allemands, puis d'aventure lorsque notre héros Niels va en France pour aider un ami d'avant-guerre , il embraque avec des anglais et deux dignitaires allemands ; partis signés la paix prés de Reims . le théâtre s'invite aussi comme la réflexion de ces hommes broyés par la guerre.
La construction du roman se divise en acte, tel une pièce de théâtre, et se greffe au sein même du roman deux petites pièces d'un acte
- L'hôtel particulier, vaudeville en un acte où s'affrontent verbalement des érudits du moment comme Jean Cocteau, Marcel Jouhandeau, Paul Léautaud, Claude Roy réunis par une bourgeoise tel les salons où Proust aimé s'y rendre…
-Miro et Lecacheux, pièce tragi-comédie burlesque en acte, se moque des institutions délatrices comme le FNT, CES, CNT et le SN
Alexis Ragougneau, homme de lettres aime le mélange des genres en composant un roman-théâtre moderne. Nielsnous ouvre les portes de l'après-guerre, une période difficile pour ces acteurs ayant subi, profité, collaboré, joué, résisté, noyé dans l'horreur de cette guerre sanglante.
De cette guerre, des journaux, des acteurs, des romanciers, des auteurs, des artistes, des hommes et des femmes ont basculés dans sentier minuscule du racisme humain, l'antisémitisme.
Au pilori journal crachant son venin antisémite les plus virulentes de l'époque de l'Occupation, où Lucien Rebatet avec son roman Les décombres, best-seller de cette époque sombre, sera réédité en 2015 dans le dossier Rebatet pour ne pas oublier ces années, puis comprendre ces pensées de violences et de colère…Puis Ferdinand Céline participant à ses écrits souffle cet élan antisémite, mode de l'époque, misère de l'épuration intellectuelle. Jean Paul Sartre s'invite avec ses Mouches produit au théâtre de la cité en 1943, Sous l'occupation allemande, le théâtre Sarah-Bernardt est renommé théâtre de la Cité, en raison des origines juives de la comédienne. L'ambiguïté des artistes sous l'occupation est un oxymore ambivalent entre se produire, vivre de leur passion, au prix d'inquiétante rapprochement avec l'occupant, le doute entre la profession et les idéaux reste inextricable dans l'esprit réelle de ces artistes –Soit rompre leur désir de se produire par principe ou coute que coute continuer sa vie d'artiste.
D'autres artistes sont cités comme Jouvet, désertant la France pour une tournée en Amérique du sud, prônant la langue française en jouant des pièces. Montherlant célébrant la virilité nazis dans ses écrits, Claudel avec une ode au Maréchal Pétain puis à la libération à De Gaulle, Cocteau, Guitry et tant d'autres participant plus que mesure aux soirées de l'institut Allemand. La comédie Française ouvrant ses portes aux troupes allemandes et de leur culture. Sans jugement Alexis Ragougneau nous invite à se poser la question du choix.
Le personnage Jean François, fantôme des autres artistes ayant vécus l'occupation allemande, devient le bouc émissaire, celui prisonnier de son art, perdu dans le purgatoire de l'époque avec les listes, Bernard, Otto…Comme beaucoup s'invite à la révolution culturelle nationale de Vichy pour lutter contre le théâtre commercial, ayant recours à l'Histoire, l'Antiquité devenant un outil « d'édification des masses. »
Jean François pris dans la folie de l'artiste, s'aliénant de la substance de la peur, de la jalousie, glisse lentement dans l'antisémitisme de circonstance, ne supporte pas l'idée de plus être joué, de ne plus être lu, écrit comme beaucoup des pamphlets contre les juifs où d'autres bifurquent dans la résistance, sentant le vent tourné, lui continue pour tomber dans la dénonciation puérile, la folie pure de l'artiste.
Un petit passage émouvant lorsque Niels devant l'Hôtel Lutetia rencontre le père d'un déporté attendant son retour, refusant sa mort lorsqu'il rencontre un camarade de circonstance lui annonçant sa mort peu de temps avant leur libération, ce dénis si révélateur de l'atmosphère de l'époque.
Alexis Ragougneau puise dans sa mémoire pour citer le Procès de Kafka, L'amant de Marguerite Duras pour cimenter dans le marbre son roman, cette pièce de théâtre moderne où le temps n'oublie pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
tynn
  09 octobre 2017
Déposant ses armes de résistant en 1945, Niels quitte précipitamment le Danemark pour Paris, pour venir en aide à un ami "théâtreux", pris dans les tenailles des procès de l'épuration.
Un retour qui lui fait découvrir ce que les français ont vécu pendant ses quatre ans d'absence, et la fragile frontière entre collaboration et résistance. Une balade parisienne aigre douce, qui va mettre le grand danois face à ses propres choix et pour le lecteur, l'insoluble question du "qu'aurions nous fait?"
Me voici bien embêtée.
J'ai un sentiment mitigé, face à livre insolite, construit en piécettes de théâtre et narration romanesque imbriquées, pour coller au sujet du microcosme artistique sous l'occupation allemande. le livre se structure entre story-board narratif et événements tragi-comiques pour évoquer les thèmes les plus âpres. Cette originalité n'échappe pas au côté pesant du théâtre lu, par le trop-plein de dialogues et le « statique » de certaines scènes.
D'autant que la documentation explicative prend le pas sur l'action, face au personnage de Niels dans le rôle du Candide. Il faut attendre la moitié du livre pour que l'intérêt décolle enfin, par une fulgurance inattendue et improbable et un petit grain de folie salvateur.
Donc mitigée.
Intéressée par les thèmes de l'honneur, de l'amitié, et de la création artistique envers et contre tout. Agacée par un petit côté didacticiel et les pertes de rythme dues à la construction travaillée.

Concluons néanmoins par un toast « À la littérature et aux littérateurs* ! »
(*extrait)
Rentrée Littéraire 2017
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Killing79
  01 décembre 2017
Alexis Ragougneau avait été une de mes bonnes surprises de l'année 2016 avec son deuxième polar «Evangile pour un gueux ». J'avais beaucoup aimé cette enquête policière qui tournait autour d'une des passions de l'auteur, Notre Dame de Paris. J'étais donc impatient de découvrir ce que cet auteur allait nous concocter en s'attaquant à un roman « classique » sur une autre de ses passions, le Théâtre !
Il y a quelques années, j'avais déjà rencontré cette ambiance seconde guerre mondiale, collabos,juifs, théâtre, Louis Jouvet, dans le très réussi « Bérénice 34-44 » de Isabelle Stibbe. Les deux histoires se rapprochent dans les thèmes mais là où Isabelle Stibbe racontait les prémices et le début du conflit, Alexis Ragougneau implante son aventure à la fin des hostilités…quand un certain nombre de français doit rendre des comptes.
Le lecteur suit les investigations parisiennes de Niels. Celui-ci cherche à comprendre pourquoi il est porté des accusations sur un ancien ami. Au fil de ses rencontres, le dossier se rempli et les éléments s'accumulent jusqu'au dénouement. A travers cette intrigue, le récit met en lumière les différents comportements du Paris d'après-guerre. Les vrais héros ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Beaucoup retournent leur veste avec le rapport de force. Chacun joue finalement pour son propre compte, pour sa survie, avec les cartes qu'il a en mains. C'est peut-être ce qu'il faut retenir de ce sombre roman : On ne peut pas juger les décisions de quelqu'un sans être véritablement à sa place.
L'auteur, dont la plume est une nouvelle fois remarquable, nous raconte l'atmosphère suffocante de la libération. Il dévoile en même temps la face obscure de cette période. Pour l'Histoire et pour son suspense bien mené, je vous conseille chaudement ce texte qui ne nous épargne pas avec du sentimentalisme et préfère nous heurter avec la froideur de la réalité ! Alexis Ragougneau confirme qu'il est un grand écrivain à suivre !
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
si-bemolsi-bemol   16 mai 2018
Ils s'étaient affrontés pendant cinq années, par la faute d'une poignée de fous qui avaient joué à allumer des mèches un peu partout, qui avaient su capter et exploiter ce que l'être humain a de plus bas : la haine de l'autre, l'esprit de revanche et de soumission. Une fois leur peuple aveuglé, les fous avaient formé une armée, invincible en apparence, forte de millions de fous, immense asile vociférant, qui s'était mis en branle, à la manière des fous, au pas de l'oie, attaquant dans tous les sens, détruisant tout sur son passage, hurlant encore, hurlant toujours, et l'Europe entière avait sombré dans la folie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Annette55Annette55   27 février 2018
"En France oú l'on aime tant les idées, les écrivains ont un statut à part.
Les mots peuvent tuer et ils peuvent aussi faire condamner à mort leurs auteurs . "
Commenter  J’apprécie          240
BazartBazart   02 août 2017
- Vous savez, Niels, il y a tout juste trois mois, ils ont fusillé l’un de leurs plumitifs. Brasillach. C’était un imbécile et une petite ordure, mais cela dit, lui aussi n’avait fait qu’aligner des phrases sur une feuille de papier. En France, où l’on aime tant les idées, les écrivains ont un statut à part. Les mots peuvent tuer. Et ils peuvent aussi faire condamner à mort leurs auteurs. »
Commenter  J’apprécie          60
Floyd2408Floyd2408   26 juin 2017
Une fois leur peuple aveuglé, les fous avaient formé une armée, invisible en apparence, forte de millions de fous, immense asile vociférant, qui s'était mis en branle, à la manière des fous, au pas de l'oie, attaquant dans tous les sens, détruisant tout sur son passage, hurlant encore, hurlant toujours, et l'Europe entière avait sombré dans la folie.
Commenter  J’apprécie          40
OgrimoireOgrimoire   20 mai 2019
Il y eut un instant où la gare entière parut faire silence, puis la foule se referma sur Gilbert, sans que les gendarmes puissent intervenir, sans que les travailleurs du STO, qui avaient ri à ses boutades, ne bougent d’un centimètre. Ils le regardèrent se faire écarteler par les furies. Elles lui arrachèrent ses vêtements tandis que les coups pleuvaient sur son crâne. Il se retrouva nu comme un ver et la tête en sang, sans que l’on sache qui lui avait infligé la blessure. Dans ses yeux, au-delà de la panique, se lisait la pet absolue, celle qui change un individu à jamais, celle qui lui fait raser les murs jusqu’au jour de sa mort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Alexis Ragougneau (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexis Ragougneau
Virginie de la librairie Martelle à Amiens propose de découvrir 3 livres policier : "N'éteinds pas la lumière" de Bernard minier, "M. pénombre libraire ouvert jour et nuit" de Robin Sloan et "La Madonne de Notre Dame" d'Alexis Ragougneau
autres livres classés : épurationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox


Lecteurs (115) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1722 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..