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EAN : 9782234077980
256 pages
Éditeur : Stock (07/05/2014)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 27 notes)
Résumé :
« Si tout était à recommencer, je recommencerais bien sûr, en évitant quelques broutilles : les accidents de voiture, les séjours à l’hôpital, les chagrins d’amour. Mais je ne renie rien. »

Françoise Sagan, dans ces entretiens donnés entre 1954, date de parution de Bonjour tristesse, le premier roman publié à dix-huit ans qui fit sa notoriété internationale, et 1992, ne renie rien : son regard sur l’amour, l’amitié, l’argent, l’écriture, les hommes et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  20 juillet 2016
Après le formidable spectacle "Maligne" de Noémie Caillaud dont j'ai chanté les louanges il y a huit jours, ma virée lors du Off d'Avignon a été l'occasion de découvrir une pièce dont cette fois ci je n'avais jamais entendu parler, et pour cause il s'agit d'une création pour Avignon d'une pièce qui se jouera à la rentrée prochaine à paris, au Théâtre des Marais exactement..Cette pièce, c'est "Francoise par Sagan", autrement dit, un monologue joué par Caroline Loeb,la célèbre interprète de "C'est la Ouate", ce mythique tube de ma jeunesse.
Loeb s'approprie à sa façon une des icones de la littérature française qui, depuis la parution en 1954 de "Bonjour tristesse", le premier roman publié à dix-huit ans qui fit sa notoriété internationale, à sa disparition en 2004, aura profondément marqué le paysage littéraire français.
Après son spectacle sur George Sand, " George Sand, ma vie son oeuvre " Caroline Loeb s'attaque donc à une autre grande icône de la littérature française et se propose d'aller voir au delà de l'image de Sagan renvoyée par les médias, cette femme au phrasé si particulier, fan de belles voitures, de poker, et vaguement misanthrope ,une image sulfureuse de l'écrivaine réduite à ses frasques, bref forcément un peu trop réductrice .
A partir des textes de ses interviews publiés chez Stock, " Je ne renie rien ", la pièce réhabilite à sa manière SAGAN à travers un fin monologue dans lequel l'auteur de " Bonjour Tristesse " se révèle en effet sa tendresse, son intelligence féroce, et son humour subtil.
Emouvante, drôle, lucide et implacable, Sagan/Loeb nous parle de son amour absolu pour la littérature, de la fragilité des hommes, de l'importance du désir, de son dédain pour l'argent, de sa passion pour le jeu, et de la mort en embuscade.
Loin du mythe qui a été construit autour de la grande SAGAN Sagan par Francoise nous fait découvrir une femme ouverte, d'une sensibilité à fleur de peau, amoureuse de la vie et de l'humain, passionnée de littérature et de musique.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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gp_alex
  01 mai 2015
La (fausse) légende Sagan!
(N.B: Je suis vraiment étonné de ne voir aucune critique sur ce livre, personne n'aurait osé?) Comment ne pas repenser à cette jeune fille de 18 ans qui envoie aux Éditions Julliard le manuscrit de Bonjour tristesse et qui 1 an après dépasse le million d'exemplaires en France... c'est juste incroyable !!!
Après avoir lu ce livre, je regrette seulement une chose: ne pas l'avoir connue...
Un livre trop rare et passionnant sur un écrivain contemporain de la littérature française. On y découvre un auteur, une voix "mélancolique" et surtout poétique à contre-courant de tout ce qu'on a pu voir dans les médias : l'alcool, la vitesse et les voitures de sport, les fêtes, le whisky, le jeu, les casinos. Oui, Sagan aimait tout ça et elle ne s'en cachait pas. Mais elle aimait aussi profondément la vie, les gens, la poésie, la littérature, la musique et plus que tout l'écriture.
Une femme cultivée, libre et humaniste, optimiste que j'ai pris beaucoup de plaisir à connaître dans ce jeu de questions-réponses chronologique mis en forme dans le livre, l'ensemble est très dynamique, des anecdoctes drôles par moment et émouvantes dans d'autres ( Sartre).
Sagan racontée par Sagan = un livre réussi!
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Litteraflure
  11 septembre 2018
Ces quarante ans d'entretien montrent la cohérence et l'authenticité de l'oeuvre de Françoise Sagan qui, doucement, s'applique à tuer sa propre légende.
Sa pensée est vive, son verbe précis.
En voici quelques extraits.
Les riches
Les gens riches en général m'ennuient car s'ils sont riches c'est qu'ils ont réussi à garder leur argent et cela implique qu'on dise non dix fois par joour à d'autres gens.
Le bonheur
Le bonheur ça veut dire ne jamais avoir honte de ce qu'on fait.
Le célibat
Il y a des gens qui vivent très bien tous seuls avec un voeux chat sur les genoux, en mangeant des nouilles.
Etre mère
Si la fibre maternelle consiste à aimer son enfant, je l'ai. Si cela consiste à en faire un objet qui vous appartient, je ne l'ai pas.
L'imagination et l'intelligence
Au fond l'imagination me paraît être la vertu cardinale. Avec de l'imagination, on se met à la place des autres, et alors on les comprend, et donc, on les respecte. L'intelligence, c'est d'abord comprendre au sens latin du terme. Et qu'on ne me dise pas que derrière ceux qui nous piétinent, il y a une âme tendre et meurtrie à épargner : les gens sont ce qu'ils font, rien d'autre.
Droite et gauche
Il y a ceux qui disent : la misère existe, mais c'est inéluctable ; pour moi, ça fait des gens de droite. Et il y a ceux qui disent : la misère existe et c'est insupportable ; ça fait des gens de gauche.
Suicide
Je crois que quand on se tue, c'est pour infliger sa mort aux autres. Il est très rare de voir des suicides élégants.
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Steph_K
  19 avril 2020
Acheté (et dédicacé) à la sortie du spectacle de Caroline Loeb l'année passée, ce recueil d'entretiens raconte par touches l'adolescente rebelle, l'auteur star, la vie trépidante et les dépendances. Avec un humour acerbe, ponctué de bons mots et de piques cinglantes, mais toujours avec un esprit libre et élégant, elle évoque ainsi la littérature, l'écriture, la féminité, l'amour, et toutes les heures de bonheur et de malheur qui font une vie.
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carnetdelecture
  03 juin 2014
J'ai été particulièrement touchée de découvrir avec quelle passion Françoise Sagan parle des auteurs qui l'ont marquée (Camus, Sartre…) mais aussi étonnée de l'étendue de ses connaissances en matière de littérature classique (elle cite à plusieurs reprises les oeuvres de Proust et Balzac). Cet amour des belles lettres est contagieux et donne envie de lire encore plus. D'ailleurs, je la rejoins lorsqu'elle dit que « la seule chose qui me donne des regrets, c'est que je n'aurai pas le temps de lire tous les livres que j'ai envie de lire ». Ce livre est aussi l'occasion pour elle de revenir sur son travail d'écriture et ses nombreuses publications tout en livrant ses réflexions sur la littérature contemporaine et le monde de l'édition.
Loin du mythe qui a été construit autour de Françoise Sagan, Je ne renie rien nous fait découvrir une femme ouverte, d'une sensibilité à fleur de peau, amoureuse de la vie et de l'humain, passionnée de littérature et de musique. Une belle personne trop souvent réduite à ses frasques.
Lien : http://carnetdelecture.skyne..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
TrissotinTrissotin   03 août 2015
Le théâtre est un art absolument bourgeois, puisqu'une place vaut au minimum vingt francs. Et le rouge, le noir, l'or, les décors, la mise en scène, tout marche comme une petite fabrique de marionnettes. À part les maisons de la culture où l'on inflige à des malheureux, claqués, sortant de leur travail, du Brecht ou du Pirandello, ce que je trouve d'un snobisme effrayant. Sous prétexte qu'ils ne paient leurs places que cinq francs, après le travail, le métro, le train, on leur colle des pièces pour les faire penser, pour "éduquer" le peuple. Je me demande de quel droit on peut vouloir élever le peuple, comme s'il n'était pas assez élevé tout seul. Les intellectuels qui se disent de gauche n'ont généralement aucun respect de ce qu'on appelle le peuple. Du moment qu'il s'agit de gens fauchés et fatigués, ce public leur appartient.
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Jean-DanielJean-Daniel   02 septembre 2019
Il est très difficile d'être paresseuse, car cela suppose d'avoir assez d'imagination pour ne rien faire, ensuite d'avoir assez de confiance en soi pour n'avoir pas mauvaise conscience de n'avoir rien fait, et enfin d'avoir assez de goût pour la vie. Afin que chaque minute qui passe semble suffisante en elle-même sans qu'on soit obligé de se dire : j'ai fait ceci ou cela.
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BazartBazart   20 juillet 2016
« Si tout était à recommencer, je recommencerais bien sûr, en évitant quelques broutilles : les accidents de voiture, les séjours à l’hôpital, les chagrins d’amour. Mais je ne renie rien. »
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IansougourmerIansougourmer   21 mai 2014
La gloire, l’immortalité après moi… Si l’on me disait que, dès l’instant où je serai dans la terre, il n’y aura plus un article sur moi, plus rien, cela me serait – m’est – complètement indifférent
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lilianelafondlilianelafond   30 août 2016
"Je déteste les gens intolérants, sans inquiétude, ceux qui croient posséder la vérité, qui sont bruyants, satisfaits. Les gens bêtes m'ennuient. Je ne supporte pas cette forme d'assurance mêlée de médiocrité : ça m'assomme. Je n'aime ni les faux martyrs, ni les faux intellectuels, ni les vrais bavards. Le respect de l'argent, l'hypocrisie, les lieux communs, le bon sens de la bourgeoisie m'agacent ; le bon sens n'est pas remplaçable, mais j'ai horreur du bon sens affiché."
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Videos de Françoise Sagan (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Françoise Sagan
Françoise Sagan a côtoyé les grand·e·s de son époque : Billie Holiday, Orson Welles, Rudolf Noureev, Jean-Paul Sartre... Dans « Avec mon meilleur souvenir », le plus personnel et accompli de ses livres, l'écrivaine dresse en mosaïque leur portrait, en composant la musique pudique de ses souvenirs intimes.
Pour fêter les 40 ans de La Bibliothèque des voix, les éditions des femmes-Antoinette Fouque rééditent cet enregistrement majeur d'une des figures les plus flamboyantes de la littérature française du XXe siècle.
Dans « Derrière l'épaule », (Plon, 1998), l'autrice se remémore dix ans après, avec émotion et satisfaction, cette expérience singulière d'enregistrement pour La Bibliothèque des voix : « Le studio donnait sur une cour, style Utrillo, où un enfant et un chat se succédaient. Contrairement aux prédictions pessimistes de l’ingénieur du son, je me débrouillai fort bien, ne bégayai pas et inscrivis ma voix sur un disque, comme une professionnelle, pendant trois jours… C’était l’été, je crois, et j’ai gardé un souvenir paresseux et réussi de ces trois jours. » F.S.
Le texte imprimé a paru en 1984 chez Gallimard.
Direction artistique : Michelle Muller.
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