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ISBN : 2253152730
Éditeur : Le Livre de Poche (19/06/2002)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 1341 notes)
Résumé :
Le Messie a-t-il été reconnu des siens avant de comprendre lui-même son destin ? Autour de Yechoua - mauvais charpentier mais homme au verbe sage - l'étau se resserre.

Son cousin, Yohanân le prophète, le reconnaît comme l'élu de Dieu. Impossible dès lors de fuir la rumeur publique, un cercle de disciples se forme aussitôt et Yechoua, assailli par le vertige, se réfugie dans le désert.

Plongeant brusquement en lui-même, il trouve Dieu,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  26 mai 2013
A l'heure où j'achève ma lecture, ma tête est aussi truffée de questions que le livre l'est de post-it indiquant les éléments dont je souhaite me servir pour rédiger cette critique.
Il s'agit du premier roman d'Eric-Emmanuel Schmitt que je lis. Je reste mitigée. Une foule de questions a accompagné ma lecture. Très vite, je me suis demandé quel était le but recherché par l'auteur ? Provocation ? Je l'ai cru, j'y ai ensuite renoncé. Érudition ? J'ai du mal à croire qu'il lui ait fallu sept ans pour se documenter sur le sujet, il semble tout au plus avoir une très bonne connaissance du Nouveau Testament, ce qui est à la portée de tout le monde.
Trois parties ; trois récits ; trois formes différentes ; trois incursions dans l'intimité de trois hommes : Jésus, Ponce Pilate et l'auteur lui-même. Si je n'étais aussi sévère, je pourrais dire que l'écriture de ce dernier est séduisante mais je suis sévère et je me contenterai donc de la qualifier d'efficace.
Première partie : Jésus. Coup de projecteur sur celui qui, en 2000, année de parution du roman, reste pour notre société un « inconnu célèbre ». Homme ? Dieu ? Demi-dieu ? Demi-homme ? Ça, c'était bien sûr avant que Dan Brown ne fasse paraître en France son bruyant Da Vinci Code (2004) et n'enracine sa soupe populaire dans les esprits les plus crédules et les moins créatifs.
Lisant les lignes d'Eric-Emmanuel Schmitt, je suis à la fois heureuse et en colère, quel paradoxe ! Heureuse d'entrer dans l'intimité du Christ. J'accepte donc la proposition de l'auteur de l'imaginer dans sa vie d'homme, d'artisan, de fils aîné d'une famille galiléenne comme les autres. En colère devant ce qui m'apparaît être une attitude d'une présomption presque orgueilleuse de la part d'un auteur qui me donne le sentiment d'une grande suffisance. Se serait-il mis en tête de jouer aux historiens et de réécrire L Histoire ? En tout cas, il semble déterminé à vouloir faire tomber des masques qui n'en sont pas, à lever des lièvres imaginaires et à faire du bruit autour d'un thème porteur. Veut-il tout simplement... vendre ?
Seconde partie : Pilate. le récit charnière. La colère est toujours là, suivie de près par l'indignation. Elle s'enfle, se fait orageuse, les post-it se multiplient et buttent sur le vocabulaire employé (« [j'ai] tout de suite entrevu l'épaisseur des emmerdements qui m'attendaient […] », « […] un accent de bouseux galiléen […] », « Barabbas, ce fils de pute [...] », « Il n'aura de cesse de nous foutre dehors [...] », « […] les plaisantins qui se sont payé la gueule du monde entier cette nuit [...] », « […] la réalité, je la traque, je lui colle au cul [...] », « […] je n'imagine aucune de ces enflures capable d'aller jusqu'au bout de son rêve. », etc.). Je sais, vous allez rétorquer que je n'y étais pas davantage qu'Eric-Emmanuel à la préfecture de Judée et que, par conséquent, je ne peux affirmer que Ponce Pilate, préfet romain, ne s'exprimait pas de cette manière mais, peu importe, mes nerfs de lectrice s'hérissent à lire ces mots qui s'empêtrent dans la toile de l'anachronisme.
Normalement, à ce stade, vous vous dites que je n'ai pas du tout aimé ce roman et que je vais donc m'ingénier à le lapider. Réponse : Faux !
A ma grande surprise, même si je n'apprécie pas la forme employée par l'auteur pour transcrire le témoignage fictif de Pilate sur « l'affaire » Jésus, comme il se plaît à appeler cet « épisode », à savoir non pas un évangile (tellement racoleur et tellement inexact !) mais la correspondance de Pilate à son frère Titus, le récit gagne en cohérence et en profondeur. le lecteur déflore enfin le véritable intérêt de ce mauvais polar théologique : le mystère de la Foi ! Qu'est-ce que la Foi ? A-t-elle un rapport avec la Réalité, avec la Vérité ? Qu'est-ce que la Vérité ? Qu'est-ce que la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus, ce juif errant condamné par son propre peuple à mourir crucifié dans la souffrance ? Et là, ça devient diantrement intéressant... Questions éternelles, questions immortelles ; réponses depuis longtemps sclérosées. Or, le traitement qu'en fait Eric-Emmanuel Schmitt est épuré, efficace, intelligent et éclairé.
Depuis 2000 ans, les hommes éprouvent tellement de difficulté à expliquer l'inexplicable et dépensent tellement d'énergie à revendiquer la compréhension de l'incompréhensible qu'ils en oublient toute la beauté et la gratuité d'un sentiment spirituel individuel destiné à s'épanouir dans la collectivité pour rendre l'Homme et le monde meilleurs : la Foi. Et l'auteur trouve les mots justes pour toucher la conscience de chacun, pour lui tendre ce que Jésus a lui-même tendu à Pilate le jour de sa condamnation : le miroir d'une spiritualité fondée sur la bonté et l'amour.
« -Es-tu le Messie ?
- C'est toi qui l'a dit. »
(« C'est toi qui décides en ton âme et conscience si je suis le Messie ou pas, c'est toi qui choisis de me reconnaître comme Dieu, tu es libre ».)
Libre de faire le Bien... ou le Mal.
Depuis 20 siècles, au nom de Dieu, on a tué, on a condamné, on a massacré, on a gravement indigné un peuple qui, aujourd'hui, ne veut plus croire. Eric-Emmanuel Schmitt propose une (re)lecture profonde du message de Jésus, un retour à la Bonne Nouvelle, son dogme d'amour. Il est d'ailleurs troublant de dresser un parallèle entre la société juive de l'époque, craignant d'être renversée par un ennemi qu'elle croyait menaçant sans le connaître, et notre propre société qui repousse avec force toute idée de spiritualité, préférant mettre aveuglément dans le même panier les croyants qui prient et les intégristes qui hurlent, au grand détriment des premiers qui ne sont pas loin d'être marginalisés et persécutés comme le furent les premiers Chrétiens.
Dernière partie, je serai brève. A ma grande satisfaction, l'auteur prend la « parole » pour répondre lui-même à presque toutes les questions que son récit a suscitées en moi. Ainsi, je ne serais pas la seule lectrice à me les être posées ?
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Gwordia
  26 juin 2012
Je ne suis pas vraiment branchée religion. Mais ayant pour ambition de ne pas mourir complètement idiote, j'ai tenté de me cultiver en lisant "les textes". Pour la culture générale en somme. Péché d'orgueil ! Si je dis que j'ai tenté, cela induit bien évidemment que je n'ai pas réussi. Même la version bd de la Genèse de Crumb a eu raison de ma volonté. C'est dire à quel point la lecture de L'Evangile selon Pilate s'annonçait comme un véritable chemin de croix...
Croyez-le ou non, les miracles existent. J'ai été absolument absorbée par ce roman d'une originalité impressionnante, basé sur "l'histoire vraie" mais par le regard lumineux-illuminé de l'auteur qui interprète à sa façon les écritures et le vécu de chacun des protagonistes tels Jésus, Pilate ou Judas pour ne citer qu'eux. Une thèse théologique très personnelle, qui est bien la seule à avoir capté mon attention. Sans aucun doute par son côté apocryphe à n'en pas douter décrété par les dogmatiques.
La construction en deux parties, la première du point de vue de Yéchoua et la seconde de celui de Pilate, radicalement opposées sans pour autant être antagonistes, renforce la dynamique du texte en incitant le lecteur à faire sa tambouille personnelle, avoir sa propre conception. Immaculée. Et quelle que soit sa représentation, ce n'est que de l'amour.
Bref, c'est superbement pensé, admirablement écrit. Lisez-le, je vous en prie.
La petite cerise sur la gâteau est la genèse de ce texte en fin d'ouvrage. Et ses péripéties. Les confessions de l'auteur sont particulièrement intéressantes.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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viou1108
  01 novembre 2013
Evangile. « Bonne nouvelle » en grec ancien. Dans le langage chrétien, la Bonne nouvelle est celle qui annonce aux hommes la venue du Christ qui se sacrifie pour expier le péché du monde, et qui ressuscite pour nous montrer que la foi et le repentir nous assureront la vie éternelle après la mort.
Cette « conversion » de Pilate fait d'abord le détour par un prologue, dans lequel un certain Yéchoua attend ses bourreaux au mont des Oliviers. Depuis longtemps il se sait condamné. Il n'a pas l'intention de se soustraire à la mort, mais il a peur. C'est humain. Car il est d'abord un homme, désigné Fils de Dieu malgré lui. Tandis qu'il attend la fin, il passe en revue ses souvenirs, son enfance, sa jeunesse, sa rencontre avec Yohanan le Plongeur qui reconnaît en lui le Messie. Les foules le suivent, mendiant des miracles. Ce rôle de faiseur de prodige, d'agitateur illuminé, ne convient guère à Yéchoua. Ni aux Romains qui craignent l'avènement de ce nouveau Roi sur le terrain politique, ni aux autorités religieuses juives encore plus hostiles à celui qui ose s'en prendre au dogme.
Dans la 2ème partie, Pilate prend la parole par le biais des lettres qu'il écrit à son frère. Il y relate sa rencontre avec Yéchoua, qu'il a été contraint de crucifier pour ramener le calme à Jérusalem. Calme de courte durée puisque trois jours après sa mort, on s'aperçoit que son tombeau est vide. Pour découvrir le voleur de cadavre, Pilate entame une enquête qui s'avèrera complexe, échappant à toute logique, et inconfortable pour ce Romain imprégné de philosophie grecque et de rationalisme.
Tenter de résoudre le mystère de la résurrection du Christ par le biais d'une enquête policière, l'idée est originale. D'autant plus que cette enquête conclut à un …mystère, et que cette part d'inexplicable conduit à la Foi, à moins que ce ne soit la Foi qui justement tolère l'inexplicable.
L'idée était bonne, et pourtant (et c'est aussi un mystère), je me suis ennuyée du début à la fin. Et j'ai mis du temps, et j'ai eu du mal à écrire mon avis, embarrassée par toutes les critiques positives. A croire que Satan s'est emparé de mon esprit pour me laisser aussi perplexe. Je ne sais si c'est à cause de l'écriture, fluide mais que je n'ai pas trouvée belle (un blasphème, à en croire les autres avis). Ou alors c'est le style : si c'est une histoire voulue drôle, elle est trop sérieuse, si c'est un drame, l'humour casse le propos, et les grossièretés font virer à la farce, qui tombe à plat. Pour moi ça n'a pas fonctionné, je n'y ai pas cru une seconde. Evidemment, question foi, je pencherais plutôt du côté des mécréants. Ca n'aide sans doute pas à entrer dans cette histoire. Pourtant Pilate y a cru, lui. Mais il (IL) ne m'a pas convaincue. Pas de miracle en ce qui me concerne.
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litolff
  30 avril 2012
Bon, l'histoire, tout le monde (ou presque) la connait : il y a un peu plus de deux mille ans en Palestine, un vendredi après-midi, un dénommé Yéchoua (Jésus) meurt sur une croix et est enseveli dans un tombeau près de Jérusalem. le dimanche matin suivant, son corps a disparu…
A partir de là, Eric-Emmanuel Schmitt construit une double enquête, la première sur la vie de ce fameux Yéchoua, au comportement singulier, charpentier de son état, dans laquelle, Yéchoua lui-même raconte sa vie et comment il en est arrivé là, la deuxième qui met scène Pilate : Pilate, préfet de Judée qui n'a pas le beau rôle dans les Evangiles, et qui essaie ici d'être pragmatique et d'arranger au mieux cette « affaire Jésus ». Mais comment se dépatouiller d'un tel micmac ? Ce Yéchoua a guéri sa femme bien-aimée de ses saignements, alors même s'il déraille complètement, il n'a rien contre lui et il lui épargnerait volontiers les châtiments réclamés par la foule, mais d'un autre coté, il ne va pas se mettre à dos tout le saint-frusquin pour un illuminé. Et donc, crucifixion s'ensuit. Mais bien sûr, ça n'est que le début des ennuis, vu que le corps disparait, et surtout réapparait, trois jours après, plus vivant que jamais ! Et Pilate de s'interroger, de douter, et avec le doute s'insinue l'idée de foi…
Voici donc un presque-thriller historico-théologique qui resitue les faits et le message évangélique dans son contexte historique et met en scène Jésus et Pilate sous un angle différent de celui que nous connaissons, un angle neuf, profondément humain, qui nous permet d'appréhender l'ambiance politico-religieuse de l'époque et de balayer tous les a-priori laissés par l'histoire et les évangiles.
J'ai beaucoup aimé cet opus d'Eric-Emmanuel Schmitt, le premier que j'ai lu et le meilleur de tous, à mon avis (il a d'ailleurs mis 8 ans à l'écrire ce qui n'est sûrement pas le cas pour ses autres livres…) : passionnant de bout en bout, il interrogera les croyants comme les non-croyants.
NB. A lire dans le même style : Barabbas, de Pär Lagerkvist
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JulyF
  15 janvier 2013
La relecture des Evangiles que nous donne ici Eric-Emmanuel Schmitt est intellectuellement brillante, littérairement savoureuse et spirituellement enrichissante.
Brillante car elle rappelle avec des mots simples le contexte de la vie de cet homme qui a bouleversé la Méditerranée et imprimé sa marque sur une civilisation millénaire, la nôtre. On voit la personnalité de Yéchoua évoluer peu à peu, comme celle de nous tous, l'homme se confier à Dieu au point de lancer cet ultime jet de dés : le sacrifice de sa vie pour un plus grand dessein.
Littérairement savoureuse car l'auteur joue avec les transcriptions araméennes des noms au lieu de nous donner tous cuits les noms inscrits dans nos oreilles et nos yeux avec leurs sonorités "bien catholiques", et nous rappelle sans cesse le cadre biblique et la culture gréco-romaine du Ier siècle de notre ère.
Spirituellement enrichissante, enfin, car nous voyons se dérouler deux chemins de foi bien différents : celui du Juif élevé dans la foi de ses pères, qui apprend à se détacher du texte de la Loi pour écouter la voix de son Père et la clamer à qui veut l'entendre, et celui du Romain éduqué en sceptique, qui essaie tous les arguments rationnels pour ne pas céder au sensationnalisme religieux des Juifs placés sous son autorité. A travers ces deux personnages qui se croisent à peine, chacun peut retrouver ses doutes, ses interrogations, mais aussi ses certitudes d'enfant et d'adulte.
On y retrouve un peu de l'esprit du roman de Philip Pullman "The Good Man Jesus and the Scoundrel Christ", qui se fondait aussi sur l'idée d'un bon prêcheur humain au sacrifice nécessaire pour fonder une religion, mais avec un esprit mauvais qui pervertissait cette religion qu'on ne retrouve pas chez Schmitt.
Un très bon roman à lire à tout âge, avec ou sans la connaissance des textes dont il s'inspire.
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Citations & extraits (161) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou1108   27 octobre 2013
[Pilate à Craterios en train de "s'astiquer allègrement le membre au milieu de la cour du fort Antonia"]
- Dis-moi, Craterios, mènes-tu un exercice...philosophique?
- Thérapeutique, dirons-nous plutôt. Thérapeutique et moral! Thérapeutique car, lorsque le corps déborde de semence, ainsi que le conseillait Hippocrate, il faut prêter le poignet à la nature pour expulser les fluides. Moral car je tiens à ma liberté de penser et d'agir, et je ne veux pas être l'esclave de mes couilles. Si je ne prends pas la peine de vider la bête tous les matins, les fluides me montent à la tête, je deviens fou, je fais des bêtises.
- Je me demande bien ce que peut être une bêtise pour toi.
- Je deviens sentimental!
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Gwen21Gwen21   01 juin 2013
Être ici ou d'ailleurs, quelle importance ? Est-ce seulement possible ? Épouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il y a de petit. S'en tenir à sa terre, c'est ramper. Je veux me redresser. Ce qui m'intéresse dans les hommes, désormais, ce n'est pas ce qu'ils ont de romain, de grec ou d'égyptien, c'est ce qu'ils pourraient avoir de beau, de généreux, de juste, ce qu'ils peuvent inventer qui rendrait le monde meilleur et habitable.
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Gwen21Gwen21   02 juin 2013
Craterios dit, en se grattant pensivement la couille gauche :
- Personne n'a jamais ressuscité.
Je ne pus m'empêcher de lui aboyer aux oreilles :
- Comment peux-tu savoir à l'avance ce qui est vrai et ce qui n'est pas vrai ? Ce qui est possible et n'est pas possible ? Crois-tu vraiment tout savoir du monde créé ? Avant que tu vives, qui aurait pu imaginer qu'il existerait un individu aussi répugnant et inutile que Craterios ?
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GwordiaGwordia   26 juin 2012
- Qu'est-ce que la vérité ?

J'avais dit cela comme on hausse les épaules, pour me débarrasser d'un visiteur importun. Qu'est-ce que la vérité ? Il y a la tienne, et celle des autres. En bon Romain formé au scepticisme grec, je relativisais. Toute vérité n'est que la vérité de celui qui la dit. Il y a autant de vérités que d'individus. Seule la force impose une vérité avec ses armes ; par le glaive, par le combat, par le meurtre, par la torture, par le chantage, par la peur, par le calcul des intérêts, elle oblige les esprits à s'entendre provisoirement sur une doctrine. La vérité au singulier, c'est une victoire, c'est la défaite des autres, au mieux un armistice. Mais la vérité n'est jamais une ; c'est pour cela qu'elle n'existe pas.
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Gwen21Gwen21   30 mai 2013
- [...] Il propose une morale dangereuse, qui pourrait bouleverser tout l'équilibre de notre monde si elle avait le moindre écho : il [Jésus] prétend que tous les hommes sont égaux. Tu entends, Pilate ? Te rends-tu compte ? Aucun homme ne vaut mieux qu'un autre ! Cela veut dire qu'il attaque l'esclavage !
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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
Eric-Emmanuel Schmitt, La vengeance du pardon .Eric-Emmanuel Schmitt nous présente La vengeance du pardon paru chez Albin Michel http://www.laprocure.com/vengeance-pardon-eric-emmanuel-schmitt/9782226399199.html
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