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Éditeur : Actes Sud (05/01/2018)

Note moyenne : 2.71/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Des colonies d’invertébrés et d’humains rampent et marchent, inexorablement unis en un seul corps, à travers villes et forêts. Toute vie rencontrée est agglomérée ou détruite. Avant de se donner la mort, un scientifique, spécialisé dans le comportement des espèces animales, a programmé à l’intention de ses proches un message qui pourrait permettre de changer le cours de ces événements terribles qui semblent signer la disparition de toute forme de civilisation. Sauro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  03 février 2018
La gratuité est-elle un idéal qualitatif à rechercher à tout prix ? La gratuité d'un bien de consommation nous réjouit tandis que celle d'une insulte ou d'une sanction nous afflige. Qu'en est-il des fins d'un roman ? L'insoutenable gratuité d'un roman comme aurait pu l'écrire Milan Kundera… Il arrive à mon mari et à mes amis de me charrier gentiment sur le fait que je ne lise à peu près que des « vieux trucs ».
Qu'en est-il de la nouveauté après la gratuité ? Est-ce encore un autre mythe mélioratif ? Le nouveau s'oppose à l'ancien. Il est clair que quand on parle d'ordinateur, de démarreur automobile, de paire de chaussettes usagées, de sac d'aspirateur plein, on voit sans peine l'intérêt de la nouveauté. Mais en terme d'art ? et de roman en particulier, qu'en est-il ? Ô, insoutenable légèreté de la nouveauté, ne me regarde pas comme ça, j'essaie juste de te mettre au banc d'essai…
Partons d'un postulat simple : nous ne disposons que d'une vie. À un rythme moyen de lecture de 20 pages à l'heure, à supposer que l'on puisse allouer sans défaillir 2 heures par jour en moyenne à la littérature, on arrive au bout d'une année à un total de 14600 pages lues. Si l'on suppute que la taille moyenne d'un roman format poche tourne autour de 200 pages, on arrive à la conclusion qu'il nous est théoriquement possible de lire 73 livres par an. Certains lecteurs sont au-delà mais je crois savoir que la majorité se situe en deçà.
Sachant qu'à chaque rentrée littéraire, c'est de l'ordre de 600 nouveaux romans qui paraissent, on voit de suite que la lutte pour se maintenir au fait de la nouveauté est un combat perdu d'avance. D'ailleurs, sur les 600 (environ) romans parus il y a 10 ans, mettons, combien font encore aujourd'hui l'objet d'une petite vague d'intérêt (et donc de lecture) ? Je serais curieuse de savoir ne serait-ce que le nombre de ceux qui sont encore édités…
Bref, la course au nouveau a depuis longtemps cessé de m'intéresser et ce n'est certainement pas celui-là qui va me faire changer d'avis. Les classiques sont des nouveautés qui ont passé victorieusement l'épreuve du temps et, en terme d'intérêt littéraire, même si ce n'est pas une vérité absolue, au moins est-ce un indicateur assez fiable.
Donc, faisant entorse à ma ligne de conduite ordinaire, je me suis laissée berner à lire une nouveauté. Ce livre m'a été offert car, connaissant mon passé d'éthologiste et attirés par une quatrième de couverture affriolante, mes amis ont cru que ce roman pourrait être dans mes cordes. (La fameuse théorie des cordes…)
Abandonnant séance tenante d'authentiques chefs-d'oeuvre anciens pour me lancer à corps perdu dans cette nouveauté, j'en ressors, non pas affligée, mais pas loin tout de même. On y découvre en effet un florilège de toutes les erreurs à ne pas commettre en tant qu'auteur si l'on souhaite que son livre ait une chance de franchir la redoutable épreuve du temps.
D'abord et avant tout, premier écueil à éviter, la gratuité : Pourquoi l'auteur a-t-il écrit ce livre ? Peut-être est-il là le vrai mystère croatoan, car même en l'ayant lu attentivement de bout en bout, à l'heure qu'il est, je n'en ai pas la moindre idée. Selon moi, ça n'a, pour ainsi dire, ni queue ni tête, or, ce me semble, l'objectif de l'auteur n'était pas de faire dans l'absurde à la manière d'un Ionesco.
Ensuite, impératif numéro 2 : créer des personnages vis-à-vis desquels on éprouve quelque chose. Ici, en ce qui me concerne, c'est l'indifférence totale. Ils crèvent ? Je m'en fiche. Ils survivent ? M'en fiche aussi. Empathogramme plat de bout en bout : Carmela, Nico, Mandel, Laredo, Enrique, Fatima, Logan et consorts ne m'ont rien fait ressentir mais ce qui s'appelle rien. C'étaient des marionnettes en papier grossièrement découpées.
Grave problème numéro 3 : l'écriture scolaire. Bon, en soit, qu'il n'y ait absolument aucun style, si la mécanique fonctionne bien, cela passe très bien. Ici, il n'y a aucun style, ça déjà c'est réglé, mais surtout, on lit avec un coup d'avance toutes les ficelles que va employer l'auteur pour entretenir maladroitement un suspense poussif. Bien consciencieusement un petit cliffhanger à la fin de chaque chapitre, dès que quelque chose doit devenir menaçant, mouche, souris, gamin ou autre, on l'évoque comme en passant et bing, deux pages plus loin, ça devient un monstre, ça ne rate jamais. Quel ennui…
Erreur rédhibitoire numéro 4 : créer des personnages, nous en imposer la filiation et l'univers, pour finalement les abandonner en cours de route sans qu'on en comprenne la raison. C'est le cas par exemple de toute l'histoire du super flic Laredo. Or, c'est volumineux en terme de pages qui lui sont consacrées et pour finalement quoi ? Que dalle, nada, peau de balle. Merci pour nous Monsieur Somoza mais notre temps est précieux.
Résumons-nous : des personnages inintéressants, une intrigue construite en kit qui ne débouche sur rien, des personnages importants ou supposés tels qu'on ne suit plus à partir d'un moment. Qu'est-ce qui peut encore sauver le soldat Somoza ? Le pouvoir de persuasion de son histoire ?
Là, chapeau bas José Carlos, dans le genre bidon branlant absolu on pouvait difficilement faire mieux. Allez, juste pour rire, je n'en prends qu'un exemple. Deux des personnages (je ne vous dis pas lesquels pour ne pas être injustement taxée de gâcher une histoire qui s'en charge bien toute seule) sont à un moment dans la campagne et se font submerger par, devinez quoi ? Une tornade ? Non. Un tsunami ? Presque, vous brûlez… Mais non décidément. Il s'agit bien d'un genre de vague en effet, une vague de terre, haute d'au moins 4 mètres et résultant du… (c'est à peine si j'ose l'écrire tellement c'est grotesque !) … du mouvement incontrôlable des vers de terre et autre micro faune du sol ! Bon là, pas d'erreur possible, question crédibilité, vous comprenez que vous êtes en de bonnes mains avec Monsieur Somoza.
En somme, l'auteur surfe sur toutes les tendances actuelles et si possible racoleuses : des zombies, du gore, du détraqué mental et/ou sexuel, des grandes épidémies et/ou du terrorisme à l'échelle globale, du complot des puissants, de la science-fiction et de l'intrigue policière. Bref, tout y est sauf l'essentiel : ce qui fait d'un roman un bon roman.
Alors si vraiment vous n'avez rien d'autre à lire et que vous êtes incarcérés à la prison de la santé ou coincés dans les transports en commun, pourquoi pas, mais franchement, rien qu'en fermant les yeux, vous verrez dans votre imaginaire mille choses plus belles et plus intéressantes. Bien entendu, ce n'est qu'un croatoan Krakatoan croate-infâme mystérieux avis, c'est-à-dire pas grand-chose puisqu'on va tous crever, comme c'est écrit dans le livre.
P. S. : Et comme vous n'avez qu'une seule vie, ne la gaspillez pas trop à lire ce machin-là car il y a tout plein de livres bien parmi les moins nouveaux voire même les franchement anciens.
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Malahide75
  07 janvier 2018
Tandis qu'une vague de comportements étranges a lieu en Australie et en Asie, touchant des groupes d'animaux et d'humains, le Centre technique d'écosystème de Madrid reçoit un message sibyllin d'un de leur chercheur : « Croatoan » annonce Carlos Mandel. Sauf que Mandel, zoologue de génie, s'est suicidé deux ans plus tôt...
Cet avertissement posthume est-il lié aux phénomènes de groupe qui prennent de plus en plus d'ampleur de part le monde ? S'agit-il d'une nouvelle maladie ? D'un virus ? D'un nouveau genre d'attaque terroriste ? Cela a-t-il à voir avec l'étude de Mandel sur les relations inter-comportementales, théorie qu'il n'avait pas pu prouver avant sa mort ?
Très vite, un groupe se forme, composé de personnes ayant connu Mandel et qui ont tous reçu des messages cryptés de l'éthologue décédé : Carmela, son ancienne élève ; Nico, l'ancien flic devenu peintre qui a partagé sa vie quelque temps ; Fatima, une droguée internée dans un hôpital psychiatrique ; et Logan, le leader d'une secte animiste. À tous, il est demandé de se rendre avant minuit à l'observatoire d'éthologie, seul lieu où ils seront relativement à l'abri, tandis que le reste du monde sombre dans le chaos.
José Carlos Somoza est un auteur talentueux, n'ayant de cesse de repousser les limites de la littérature blanche vers les zones fantastiques. Après avoir abordé les sciences dans « La Théorie des cordes » et celui du langage dans « L'Appât », il se penche ici dans le comportement des populations animales, sans oublier de considérer l'être humain comme un animal comme les autres.
Avec un point de départ crédible, il déroule une histoire horrifique, quasi d'apocalypse, où les protagonistes doivent choisir dans l'urgence entre la vie et la mort.
La mort ? Non justement. Et c'est bien cela le sujet et la réflexion de ce roman. Les humains victimes d'un Pic ne meurent pas forcément... Ils sont « juste » devenus autre chose...
On pensera évidemment à la série de Robert Kirkman « The Walking Dead » et surtout à l'ouvrage de Richard Matheson « Je suis une légende » pour les questions éthiques et philosophiques que Somoza pose. Mais que cela ne prête pas à confusion : l'auteur ne se répand pas dans l'horreur et le gore. Tellement peu d'ailleurs que les passages obligés d'atrocités sont narrés en filigrane, floutés, sous-entendus et sans entrer dans les détails.
C'est même au contraire un roman d'une rare délicatesse : parce que ses personnages sont déjà bien abîmés par la vie, Somoza donne l'impression de vouloir les ménager dans les moments de crise, les entourant de mots moins crus, de phrases moins rudes, d'adjectifs moins tranchants, comme pour ne pas les accabler davantage.
Ce qui n'empêche pas le déroulement inexorable des événements...
Un roman sur la fin du monde donc, mais assaisonné à la théorie de l'évolution darwinienne. Un roman sur la fin d'un monde plutôt, où à contre-pied, les éléments dits « faibles » ont un avantage certain sur les autres.
Lecture maelstrom et addictive, qui fera vivre au lecteur toute la gamme des sensations, de la beauté à la terreur, de l'espoir à la tristesse, « Le Mystère Croatoan » signe le retour de José Carlos Somoza au faîte de son talent, après un « Tétraméron » plutôt décevant.
Une pépite à dévorer en ce début d'année et à côté de laquelle il ne faut pas passer, comme toujours chez Actes Sud magnifiquement illustrée en couverture.
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BrunoA
  17 janvier 2018
Le dernier roman de José Carlos Somoza m'a donné le plaisir de retrouver une ambiance comparable à celle que j'avais trouvée dans la théorie des cordes.
Ici, tout commence par une famille sauvagement assassinée et dont on retrouve les corps déchiquetés, en même temps que plusieurs personnes reçoivent le même message.
Ces personnes, que rien en apparence ne réunit, reçoivent du professeur Carlos Mandel, célèbre éthologue qui s'est donné la mort deux ans plus tôt, un e-mail contenant ce seul mot : CROATOAN.
Quel message a-t-il voulu envoyer deux ans après sa mort ? Quel est le sens des événements qui secouent plusieurs pays au monde ? Quel lien unit les créatures vivantes et qui les fait converger ?
Dans un suspense haletant, un environnement surréaliste et dramatique, l'auteur nous mène jusqu'à un dénouement inattendu en même temps qu'évident à travers les aventures parallèles de plusieurs personnages liés, chacun à leur manière, au professeur Mandel.
Au-delà des faits, la question est posée : est-ce la fin de la vie qui menace ou la transition vers une autre vie ?
Un très bon roman, même s'il faut demeurer concentré pour ne laisser échapper aucun détail de cette intrigue complexe.
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traversay
  14 janvier 2018
Il y a une différence entre la fin du monde et la fin d'un monde, celui que nous connaissons, et c'est toute la subtilité du dernier roman de José Carlos Somoza que de l'illustrer à travers l'intrigue aussi furieuse qu'apocalyptique du Mystère Croatoan. Aux 3/4 du livre, l'auteur délivre toutes ses explications sur le chaos que connait la planète via le personnage d'un savant qui a tout anticipé et qui, bien que décédé, un détail, distille au compte-gouttes ses informations. Il y a de quoi rester perplexe devant ces révélations, et peut-être Somoza aurait-il pu s'en dispenser, car à partir de là, le livre devient un simple suspense dont une grande partie de l'aspect fantastique s'estompe peu à peu. le mystère Croatoan n'est pas le meilleur cru de l'auteur pour d'autres raisons et notamment une certaine trivialité dans les dialogues de personnages à l'intérêt inégal. Ceux des forces de l'ordre, par exemple, dont on suit alternativement les aventures avec un petit groupe de personnes réunies au laboratoire d'éthologie. On a l'impression de vibre un film de série B (Z ?), une histoire de zombies avec des descriptions hallucinantes et très organiques (pas très ragoutants à vrai dire, ces conglomérats d'humains et d'invertébrés). L'homme est un animal comme les autres, surtout en temps de crise, et se comporte comme tel dans les visions terrifiantes de Somoza. Un livre à faire des cauchemars la nuit qu'on aurait peut-être apprécié davantage en étant plus resserré, moins dense et ... plus mystérieux.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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MCanard
  19 avril 2018
"Croatoan", c'est le mot gravé sur un poteau de bois sur l'ile Roanoke dans le village de la colonie anglaise, retrouvée en 1590 après trois ans d'autarcie, pillée et abandonnée, et ses habitants disparus sans laisser d'autres traces.
"Croatoan", c'est le seul mot que contient l'e-mail que reçoit un jour Carmela Garcès, jeune éthologue madrilène. Encore plus énigmatique : l'expéditeur n'est autre que son directeur de thèse, Carlos Mandel, qui s'est suicidé deux ans plus tôt. Auteur de la révolutionnaire, mais jamais vérifiée, théorie de l'inter-comportement, Carlos Mandel organise du passé la réunion d'anciens amants et collègues dans un laboratoire/observatoire d'éthologie perdu dans la campagne.
José Carlos Somoza s'est mis au défi de créer une apocalypse à nulle autre pareille. Et comme dans toute apocalypse digne de ce nom, le monde tel qu'on le connait se brise et se délite, subtilement dans les premières pages, puis de plus en plus violemment. Pour mieux déstabiliser son lecteur, Somoza le place d'abord dans une zone de confort grâce à des scènes qu'on dirait tout droit sorties de blockbusters comme World War Z. Puis, en crescendo, il le projette dans un crépuscule de l'Humanité où les situations et les états de ses personnages lui feront ressentir un mélange inédit d'horreur et de poésie surréaliste.
Encore un fois, José Carlos Somoza, à l'instar d'un Stephen King, démontre son talent inégalé pour donner à la littérature fantastique une saveur et une ampleur inédites sans jamais négliger le suspens, l'aventure et les passages obligés.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   14 janvier 2018
— Nous vivons l'époque de la plus grande manipulation de masse qu'ait connue l'histoire de notre espèce, Carmela, lui disait-il, son regard bleu fixé sur elle. La publicité, les gouvernements, les moyens de communication… Ils n'ont jamais disposé de tant de possibilités de nous contrôler, de nous faire sentir, croire, désirer ce que d'autres veulent. Et la tendance s'intensifie. Monopole mental : voilà le futur. Acheter, penser, vivre dans une vaste communauté de consommateurs dont les réactions sont manipulées pour qu'ils ressemblent à des insectes vivant en société. Voter pour deux partis, tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre : on appelle ça " démocratie ". Acheter ce que la majorité achète : " goût ". Croire ce que tout le monde croit : " éducation ". Désirer ce que tout le monde désire : " vie ".

Chapitre 4 : L'appel.
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Malahide75Malahide75   07 janvier 2018
- C'est toi, qui vas te tuer ! Tu ne vois pas ? Tu NE LE VOIS PAS ?
- Non, l'ami. Je ne vais pas mourir. Ceci est vivant, dit-il en désignant de la tête les arbres sur lesquels se tordent les corps. C'est toi qui ne vois pas.
Comme s'il ne suffisait pas de crier, De Soto fait des pauses entre les mots.
- Ce... n'est pas une... VIE !
- Ce n'est pas la nôtre. C'est la nouvelle vie. Une option supplémentaire.
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tolstoievskitolstoievski   17 février 2018
Pour les animaux au moins, c'est clair. Ils font ce qu'ils font. Ce qu'ils ont toujours fait. […] Mais, et nous ? On peut choisir ? Fatima parlait de son addiction à la drogue. C'est dans notre nature ? Mais dans ce cas, pourquoi n'est-ce pas dans notre nature d'assumer ce que nous sommes, de nous en contenter, sans souffrir ni faire souffrir ?

Chapitre 13 : Expressions.
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Malahide75Malahide75   07 janvier 2018
Et cette même hésitation lui apprend qu'il ne doit plus hésiter.
Il se calme. Il reste assis et sourit à l'enfant.
- Chut, dit-il en posant un doigt sur sa moustache. Ne t'inquiète pas, mon petit gars.
Il entend le rouet du nuage qui s'approche. Il continue à faire des grimaces pour que l'enfant ne regarde pas en arrière. Il est soudain assailli par un souvenir : ses parents étaient riches, et un chauffeur l'emmenait lui aussi partout. Il est devenu zoologue. Directeur. Il a vécu toute une vie pour parvenir à cet instant, à cette Lexus, près de cet enfant.
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tolstoievskitolstoievski   27 janvier 2018
La conversation se déroule sur le terrain familier des prébendes, faveurs et influences, exercice auquel tous les politiciens sont rompus bien avant d'accepter leurs charges.

Chapitre 12 : Ministère de l'intérieur.
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