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ISBN : 2743643293
Éditeur : Payot et Rivages (21/03/2018)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes)
Résumé :

Lorsqu'il meurt prématurément à quarante-quatre ans, Henry David Thoreau (1817-1862) n'est parvenu à faire paraître que deux ouvrages, A Week on the Concord and Merrimack Rivers (1849) et Walden (1854), mais outre le journal qu'il tient régulièrement depuis 1837, il laisse un grand nombre de textes soit en préparation soit publiés dans des revues ou prononcés lors de conférences dans sa ville de Concord ou à Boston.

Les trois essais regr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Corboland78
  04 février 2013
Henry David Thoreau, né le 12 juillet 1817 à Concord (Massachusetts) où il est mort le 6 mai 1862, est un essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poète américain. Il est surtout connu pour ses deux ouvrages, Walden ou la vie dans les bois (1854), qui délivre ses réflexions sur une vie simple menée loin de la société, dans les bois. Et La Désobéissance civile (1849), dans lequel il prône l'idée d'une résistance individuelle à un gouvernement jugé injuste, ce qui en fait un précurseur des mouvements adeptes de la « non-violence ». Les différents mouvements écologistes ou les tenants de la décroissance actuels le considèrent comme l'un des pionniers de l'écologie car il ne cesse de replacer l'homme dans son milieu naturel et appelle à un respect de l'environnement.
Les Forêts du Maine est un recueil de trois textes, Ktaadn et les forêts du Maine (1848), Une excursion au Wachusett (1843) et La succession des arbres en forêt (1860). Si les deux premiers sont le récit d'expéditions, le troisième est plus scientifique puisqu'il se propose de nous expliquer le mécanisme naturel d'expansion de la forêt à travers les propres observations de l'auteur.
L'Etat du Maine, au nord-est des Etats-Unis, est le terrain de jeu favori pour ne pas dire exclusif de Henry David Thoreau et c'est là qu'il se livre à ses excursions ou grandes randonnées, comme nous dirions aujourd'hui. A pied, à cheval ou en canoë, accompagné d'amis et épaulé par des guides locaux, grands connaisseurs du terrain, il part à la découverte de régions qui ne sont habitées que par les bûcherons, quelques colons et les chasseurs pour la plupart des Indiens. Très vite, Thoreau en tire un premier enseignement, « plus on s'enfonce dans les bois, plus on s'aperçoit que leurs habitants sont intelligents et, dans un sens, moins culs-terreux, parce que le pionnier a toujours été un voyageur (…), son savoir est plus universel et plus étendu que celui du villageois ». Ce qui corrobore le fameux dicton, les voyages forment la jeunesse.
Ne vous attendez pas à lire un de ces récits d'explorateur, fait de mille dangers où l'homme affronte animaux et périls naturels, nous sommes plus dans le registre de la grande randonnée comme je l'ai écrit plus haut. D'ailleurs le propos de l'écrivain n'est pas de nous faire frémir à ses exploits, qui n'en sont pas, mais de nous faire découvrir la richesse de la Nature, berceau de notre civilisation. le lieu d'où tout est parti et où toujours nous devrons nous ressourcer.
Thoreau se veut aussi didactique, « afin que le lecteur puisse se faire une idée », et il nous explique en quoi consiste le métier de draveurs (flottage du bois), de batelier ou bien comment sont aménagées les cabanes des bûcherons.
Ecrit dans un style énergique, froid car proche du récit scientifique et éducatif, Henry David Thoreau est un observateur attentif et précis qui déjà en son temps avait pris conscience de l'importance de la nature et de la place de l'homme dans ce grand tout qui lui est supérieur. C'est en cela qu'il a une place importante dans la bibliothèque de tout écologiste ou plus simplement, de tout humaniste.
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polarjazz
  06 octobre 2018
Dans ce recueil sont rassemblés trois textes rapportant ses trois voyages dans les forêts du Maine (en 1849, 1853 et 1857).
Le Premier texte a pour titre "Le Ktaadn" . Il s'agit du mont Katahdin, le point culminant du Maine.
Le second texte a pour sujet le Chesuncook, un lac de barrage situé au Nord Ouest du mont Katahdin.
Dans la troisième partie, Thoreau nous fait découvrir l'Est du Maine et la rivière Allegash.
Nous rencontrons une nature foisonnante mais aussi menacée par l'activité humaine. Thoreau nous présente le peuple amérindien des Penobscot à travers son guide Joseph Polis.
Dans ce recueil, Thoreau dénonce en filigrane la violence de la déforestation et le massacre de la faune.
En appendice, sont réunies la faune et la flore que Thoreau a rencontré au cours de ses pérégrinations.
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London16
  04 octobre 2018
Après "Walden", après "La désobéissance civile", impossible de ne pas me jeter sur "Les forêts du Maine" lorsque je le découvre par hasard dans les rayonnages d'une libraire qui a depuis lors courbé l'échine devant le géant Amazon.
Sans regretter ma lecture car elle aura eu le mérite de me dépayser, ce serait cette fois vouer trop de crédit à un auteur au demeurant talentueux et visionnaire que de ranger ce livre aux rayons des incontournables.
On reste sur sa faim, et admettons le, certaines sections sont, par leur niveau de détail, parfois exaspérantes.
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lecteur84
  04 avril 2014
Une description de ce que fut le maine avant la folie industrielle, on reste cependant un peu sur sa faim...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   04 février 2013
Les sommets des montagnes comptent parmi les parties inachevées du globe, où c’est un peu comme insulter les dieux que d’y grimper, de s’immiscer dans leurs secrets et d’éprouver l’ascendant qu’ils exercent sur notre humanité. Les hommes audacieux et insolents sont sans doute les seuls à y aller. Les races simples, come les sauvages, n’escaladent pas les montagnes : leurs cimes sont des endroits sacrés et mystérieux qu’ils ne visitent jamais.
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polarjazzpolarjazz   06 octobre 2018
Il nous est difficile de concevoir une région inhabitée par l'homme. Nous tenons partout pour acquises sa présence et son influence ; on n'a pourtant pas vu la pure Nature si, même au cœur des villes, on ne l'a pas vue de la sorte, vaste, terrible et inhumaine. La Nature était là sauvage et terrifiante mais belle.
(P.79)
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Vidéo de Henry David Thoreau
Henry David Thoreau vu par Michel Onfray
>Géographie générale>Géographie de l'Amérique du Nord>Géographie : Nord-Est des USA (20)
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