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ISBN : 2266123017
Éditeur : Pocket (21/08/2003)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 29 notes)
Résumé :
On n'est jamais ce qu'on croit être. Même depuis longtemps, même depuis toujours. Ainsi Saül Weissmann, juif, âgé de soixante dix-ans. Il vit rue des Rosiers à Paris. Il a été circoncis, recensé pendant la guerre, puis déporté à Auschwitz. Quand il décide de se marier avec Simone, rencontrée à l'amicale des randonneurs juifs de France, il est dans l'incapacité de présenter au rabbin les preuves matérielles de sa judaïté. Selon la loi de Moïse, il n'est donc pas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  17 mai 2015
La vie de Saül Weissmann est cocasse tout de même. Il lui faut attendre ses soixante-dix ans pour apprendre qu'après avoir été déporté et avoir perdu tous les siens dans les camps de concentration, il ne serait pas juif?
Après une visite chez le rabbin en vue de son prochain mariage avec sa promise, on lui refuse le mariage juif car il est dans l'incapacité de prouver que ses parents aient été mariés dans les règles et que sa mère fût juive. Pas de mariage juif, pas de promise, cette dernière quoique de trente ans sa cadette, d'une laideur rare, prend ses cliques et ses claques et va faire voir ses bourrelets celluliteux ailleurs. Il s' ensuit une grave crise identitaire pour notre "faux" juif, qui tourne vite à une profonde dépression. Mais c'est sans compter sur cet humour juif qui, s' il ne peut sauver de tout permet à notre héros de surmonter cette épreuve de fin de vie.
Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce court roman original et trépidant. Et je vous avoue avoir éprouvé quelque sympathie pour notre héros pourtant si ronchon et macho mais si drôle. Femme qui rit...
Karine Tuil, une auteur à suivre!
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Bazart
  23 juillet 2015
Vu au festival d'Avignon la pièce le "Mariage de Monsieur Weizman".
Ne suivant plus vraiment l'actualité théâtrale parisienne je ne savais pas que cette pièce avait fait les beaux jours du Théâtre La Bruyère l'an passé et mis en scène par Salomé Lelouch, que j'ai un peu perdue de vue de mon coté depuis qu'elle ne joue plus dans les films de son papa et qu'elle produit et met en scène des pièces de théâtre se jouant surtout sur Paris.
En voyant la pièce( je n'avais pas regardé bien l'affiche shame on me), je me suis vite dit que je connaissais l'histoire et pour cause c'était l'adaptation d'un livre de Karine Tuil que j'avais commencé à lire il ya quelques années, mais pas forcément fini
Le livre et la pièce nous racontent l'histoire chaotique de Saül Weissman, 70 ans, juif jusqu'au jour où il décide de se marier avec Simone. Arrivés devant le Rabbin celui-ci annonce à Saül, qu'il n'est pas Juif et pour cause en l'absence de l'acte de mariage religieux de ses parents attestant de leur Judéité.
Si dans le livre j'avais eu beaucoup mal à entrer (et moins à en sortir donc : o) dans l'univers trop exagéré et trop proche de l'absurde de cette histoire, son adaptation théâtrale m'a vraiment plus convaincu, les situations et les aphorismes passant bien mieux le cap de l'écriture théâtrale.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Lali
  09 juin 2012
Une fois de plus, je me suis laissée tenter par un quatrième de couverture. Enfin, aussi par le nom de Karine Tuil dont j'ai beaucoup apprécié le roman Six mois, six jours, écrit à partir d'un fait divers.
C'est donc gagnée d'avance, ou pas loin, que j'ai entamé la lecture d'Interdit, qui met en scène Samuel, septuagénaire qui apprend de la bouche d'un jeune rabbin qu'il n'est pas juif aux termes de la Loi de Moïse, malgré le fait qu'il ait toujours été considéré comme tel et qu'il ait pour cette raison vécu l'enfer d'Auschwitz qui a décimé sa propre famille, en faisant le seul survivant. Chose qu'il n'aurait jamais sue s'il n'avait décidé de se marier avec une femme de la moitié de son âge. Samuel n'a pas envie de vieillir seul et il veut se faire chouchouter pour ce qu'il lui reste d'années devant lui.
Ce n'est hélas pas possible. Un rabbin a décidé de changer le cours de sa vie alors qu'il est juif depuis presque trois quarts de siècle, ce qui suscite en lui toutes sortes de questions auxquelles il n'arrive pas à répondre et qui lui font perdre la raison au point que deux entités en lui (le juif et le non-juif) décident d'avoir sa peau. Et c'est là que ça se complique, que ça dérape, que j'ai décroché…
Autant il m'intéressait de voir Sam se débattre avec des questions existentielles, autant je n'ai pas réussi à croire à son glissement graduel dans la folie et à son internement ayant pour but de venir à bout des personnalités en lui prêtes à s'entretuer. Autant je n'ai pu croire non plus aux personnages de l'asile ni à ce qui est arrivé par la suite à Samuel. Et pourtant, j'étais gagnée d'avance.
Mais l'histoire de Samuel ne tient pas la route et devient de plus en plus confuse à mesure que nous avançons. Meilleure chance avec un autre livre de Karine Tuil — il y en a six encore que je n'ai pas lus.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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ChezVolodia
  16 septembre 2018
Tout commence lorsque Saül Wissermann à l'idée saugrenue de vouloir se marier à 70 ans, avec Simone 40 ans, rencontrée 3 mois auparavant lors d'une sortie organisée par les randonneurs juifs de France. Simone, vieille fille aussi vilaine physiquement que le pêché et juive très pieuse, veut une cérémonie religieuse. En foi de quoi, le couple se rend chez le rabbin en vue d'organiser le mariage.
Là les complications commencent. le rabbin, blanc bec de 25 ans, sûr de lui et fier de ses cinq ans d'études pour l'obtention de son rabbinat, s'ingénie avec insistance, à leur demander l'acte de mariage religieux de leurs parents respectifs, attestant de leur judaïté. Ce que Simone, prévoyante lui remet sans problème, alors que Saül n'a aucun papiers. Ceux-ci ayant disparus ainsi que toute sa famille dans les crématoires d'Auschwitz. de fait, Il ne peut fournir ni document, ni les quatre témoins nécessaires pour justifier de sa judéité. le mariage ne peut avoir lieu.
S'ensuit une situation kafkaïenne, ou le rabbin s'entête, et malgré les explications de Saül sur sa circoncision, sa déportation, sa récitation par coeur du Kaddish, il lui affirme qu'il n'est pas juif ! En effet, selon la loi religieuse, c'est par la mère que se transmet la religion. Ne pouvant le prouver, il est considéré comme non juif pour la loi religieuse, alors que pour la loi civile européenne et israélienne il est considéré comme juif. Suite à cette révélation, Simone refuse de l'épouser civilement et le rejette, de même que son père du domicile duquel il se fait jeter manu militari.
Désemparé, en pleine crise identitaire, Saül Wissermann se débat avec sa double personnalité. le juif et le non juif, qui s'épient et se querellent l'un et l'autre sans cesse….
Je ne vous en dis pas plus hormis que ce livre est un petit bijou. L'auteure manie la théorie de l'absurde et l'humour citronné avec brio. On s'amuse beaucoup à sa lecture.
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CSBlitaussi
  02 juillet 2017
Quand Saül Weissmann, un septuagénaire et rescapé d'Auschwitz, se fait refuser le mariage avec Simone Dubuisson par un rabbin parce qu'il ne peut pas prouver sa judéité, il perd son identité. Une vraie remise en question se met alors en place. Deux personnages habitent désormais son corps et entretiennent un dialogue interne, entre lui le juif et le non juif. Qui est-il réellement ? Quel sens donner à sa vie maintenant ? En réalité, il ne souhaitait épouser Simone, une quadragénaire très laide et obèse afin qu'il ait une femme dans sa vie qui puisse lui servir d'aide-soignante gratuite pour ses vieux jours. Mais le voilà entraîné malgré lui dans une situation bien bouleversante...
Je trouve ce court roman assez marrant, bien que l'histoire démontre aussi un aspect plus obscure de notre société : être rejeté par les siens pour une raison « bidon » et la perte d'identité qui peut en suivre et aussi l'importance que la religion peut avoir dans sa vie. J'ai apprécié le ton un peu cynique de l'auteure, j'ai passé un moment de lecture agréable avec cette histoire, mais pas inoubliable.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   09 mai 2015
Son corps est un amas graisseux criblé de cellulite.Sa peau, aussi rugueuse qu'un tronc d'arbre, exhale l'odeur d'une chambre qui n'a pas été aérée depuis des semaines. De longues varices serpentent ses jambes comme une vermine grouillante. Ses seins, qu'aucun soutien-gorge ne peut plus soutenir, s' entrechoquent au niveau de son nombril. Et plus haut s' étiole son visage, fané sur lequel mes yeux se posent avec effroi.
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Lorraine47Lorraine47   17 mai 2015
Les nourrissons et les vieillards se comprennent à demi-mot. Placés à chacune des extrémités de la vie, ils se croisent un court instant. A peine un regard, c'est déjà fini. L'un sort d'un trou quand l'autre y tombe. (P143)
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Lorraine47Lorraine47   16 mai 2015
La mort est un crime contre l'Humanité, c'est pourtant la seule mesure qui ne soit pas discriminatoire. (P126)
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NemesiaNemesia   14 mars 2015
Mon Prochain m’oppresse, m’opprime. Il porte atteinte à ma liberté de mouvement, ma liberté d’expression, ma liberté de conscience. Il me déchoit de tous mes droits. Et je devrais l’aimer ! Interdisez-moi simplement de le haïr.
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CSBlitaussiCSBlitaussi   29 juin 2017
Sa bouche ressemble à la fente d'une boîte aux lettres avec ses contours tranchants et son aspect métallique; plus qu'une fois, ma langue s'y est blessée;
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Videos de Karine Tuil (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karine Tuil
Dans Je me souviens, accompagné au piano par Richard Lornac, Karine Tuil se remémore le premier livre qui l'a marqué : "L'Étranger", d'Albert Camus et évoque ce qu'est pour elle la littérature. Sa littérature.
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