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ISBN : 2702478565
Éditeur : Le Masque (22/01/1997)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 302 notes)
Résumé :
Tom est peintre et a un rêve : accéder à la gloire. Il parvient à se faire inviter à une soirée très sélect organisée par un mécène en l'honneur du célébrissime Gaylor. Gaylor est l'artiste chéri de la peinture contemporaine, adulé de tous, et Tom veut lui soumettre son travail voire obtenir son soutien. Hélas, Tom joue de malchance, non seulement il n'arrive pas à s'approcher du grand homme mais, s'introduisant comme un voleur dans le bureau du génie, il tombe sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
23 février 2015
Grande fan de Fred Vargas depuis l'adolescence, j'avais dévoré tous ses romans, à l'exception du premier « Les jeux de l'amour et de la mort ». Avec quelques années de retard, j'ai enfin rattrapé cet oubli et c'est avec un franc soupir de soulagement que j'ai terminé ma lecture. Heureusement que je n'ai pas commencé ma découverte de Vargas par ce roman, car, si cela avait été le cas, j'aurais probablement boudé le reste de son oeuvre et n'aurais jamais fait la connaissance du charmant Jean-Baptiste Adamsberg et de l'hilarant trio des évangélistes historiens ! Non que ce premier livre soit franchement médiocre, mais il ne se démarque en rien des milliers de polars de base qui encombrent chaque année un peu plus les rayons des librairies. A l'exception de quelques passages un peu perchés, nulle trace de la fantaisie et de l'humour décalé qui ont fait le charme des romans plus récents de Vargas. On sent bien que celle-ci tâtonne encore stylistiquement : quelques dialogues sont réussis, mais l'ensemble est assez lourdaud et l'abus de phrases courtes et saccadées m'ont rapidement lassée.
Quant à l'histoire et aux personnages… Bof, pas grand-chose à retenir de ce côté-là. L'intrigue – une obscure histoire de vengeance et de chantage dans l'univers de l'Art moderne – m'a paru sans queue, ni tête avec un dénouement sorti de nulle part. Les personnages, trop nombreux, se sont révélés plus agaçants que sympathiques, particulièrement le protagoniste principal Tom, jeune peintre accusé de meurtre dont l'idiotie et l'imprudence congénitales m'ont vite tapé sur les nerfs. Je me suis globalement ennuyée et j'ai lu la deuxième partie du roman aussi rapidement que possible pour en être débarrassée. M'enfin, personne n'est parfait. Je vous aime toujours, madame Vargas, et j'attends avec impatience la sortie de votre prochain roman « Temps glaciaires » !
(Deux questions demeurent : pourquoi diable un roman aussi moyen a-t-il reçu le Prix Cognac et où est le rapport avec Marivaux ? J'ai beau cherché je ne vois pas du tout où la romancière a pu pêcher un tel titre, sachant que le roman ne parle ni d'amour, ni de théâtre, ni de mariage.)
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Gwen21
09 décembre 2012
Le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pas été saisie par le suspense de ce roman que je juge à peine digne d'être classé dans la catégorie des romans policiers.
Je me suis plutôt ennuyée ; ce qui est ennuyeux dans la mesure où c'est par cette oeuvre que j'entrais "en relations" avec son auteur. Cet insuccès est-il dû au fait que l'intrigue se déroule dans le milieu de l'art c'est-à-dire dans un milieu qui m'indiffère totalement ? Je pourrais le croire si au moins j'avais été séduite par la plume de Fred Vargas mais ça n'a malheureusement pas été le cas non plus. En refermant le bouquin qui heureusement se lit très vite je me suis dit simplement : "eh bien, ça ne vaut pas un bon Agatha Christie !".
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ladesiderienne
12 mars 2017
En 1986, le jury du Prix du roman policier du festival de Cognac a eu un coup de génie : deviner que derrière ce petit polar somme toute bien classique, se cachait le talent de celle qui allait devenir notre Agatha Christie nationale.
Pour faire enfin reconnaître sa peinture boudée par toutes les galeries, Tom, jeune artiste sans succès, a décidé d'entrer en contact avec le célèbre peintre Gaylor. Par l'intermédiaire d'une vague connaissance, il se fait inviter à une soirée parisienne donnée par celui-ci. N'osant l'aborder, il choisit de laisser discrètement quelques photos de ses tableaux dans le bureau de l' artiste, mais le bureau est déjà occupé... par un cadavre. S'enfuyant sans demander son reste, Tom devient le principal suspect aux yeux de l'inspecteur Galtier chargé de l'enquête.
C'est le duo (ou duel) formé par les deux hommes qui est la colonne vertébrale du roman. J'avoue que le personnage de Tom m'a quelque peu agacée par sa naïveté et sa maladresse. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire, habituée sans doute aux autres productions de l'auteure plus aiguisées, mes préférées restant les enquêtes menées par Adamsberg et son équipe ou par les déroutants Evangélistes. Et puis, petit à petit la persévérance faisant son oeuvre, j'ai trouvé que l'auteure s'en était bien sortie avec une façon de confondre le coupable assez originale. A travers l'écriture, on parvient tout juste à voir poindre le phrasé qui deviendra la signature de Fred Vargas, aussi reconnaissable que l'est un dialogue d'Audiard.
Pour moi, cet essai qui se transformera par la suite mérite un 11/20.
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zabeth55
17 janvier 2013
Le titre ne correspond pas vraiment au roman. Prix Cognac 1986, ce premier roman de l'auteur se dévore en une soirée et avec grand plaisir.
Le style est impeccable, l'intrigue intéressante, les rebondissements et les questionnements se succèdent jusqu'aux dernières pages.
Et il y a surtout cet incontestable talent de Fred Vargas pour donner à ses personnages des caractères si particuliers et si attachants, comme elle saura le faire plus tard avec Adamsberg et son équipe.
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Fiorile
05 août 2012
Alors on ne le dirait pas comme ça, mais normalement, j'aime beaucoup Fred Vargas. A tel point que j'ai donné mes exemplaires à des amis pour leur faire découvrir cet auteur (ne comptez pas sur moi pour mettre un “e” à auteur, je grince des dents à chaque fois que je tombe sur ce mot féminisé). Or, inscrite à un resto littéraire organisé sur le thème Vargas, je me précipite à la Fnac pour racheter un de ses livres. Et là, je tombe sur le premier roman qu'elle a écrit, dans les années 80, et qui en plus, a récolté un prix au Festival de Cognac. Ô joie, ô bonheur, vite, précipitons nous sur cette pépite !



Sauf que… Si j'avais découvert Vargas à ses débuts, je n'aurais probablement jamais fait connaissance avec Adamsberg.



L'histoire rapidement : Tom, peintre sans renom, décide que rencontrer le grand Gaylor, le peintre chéri de cette fin de 20ème siècle, assurera sa notoriété. Il arrive à se faire plus ou moins inviter dans une soirée organisée par le grand homme, mais un meurtre est commis, et tout désigne le pauvre Tom comme coupable.


D'accord, il s'agit d'un premier roman, je devrais être indulgente. Mais on sent tellement, dans les premiers chapitres, que l'auteur s'est donné du mal pour faire « du polar », que ça en devient pénible à lire. le style s'améliore heureusement ensuite, mais il me reste de la lecture de ce livre une impression d'hystérie collective, avec des personnages qui passent leur temps à crier ou à hurler. J'ai trouvé l'histoire globalement inintéressante, sans vrai ligne directrice, les personnages désagréables et le dénouement franchement décevant.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne11 mars 2017
- J'ai connu Louis à Frisco, il était très jeune, à peu près vingt ans. Je l'ai rencontré dans un bar où il cherchait l'aventure par tous les moyens - comment diriez-vous - de la dissolution. Et moi pendant ce temps je cherchais l'enfer. C'est cela, l'enfer. Je souhaitais que les brûlures des bas-fonds détruisent en moi toute passion, tout orgueil, toute croyance. Dissolu, dissous, quelle différence ? Peu importe mes raisons, vous ne les comprendriez sans doute pas si le désir d'un destin divin ne vous a jamais malmené.
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ladesiderienneladesiderienne12 mars 2017
Il ne pourrait pas encore dormir. Il tira un livre du rayonnage et le repoussa. Ce n'était pas le soir à aborder ce genre de roman qui risquait de très mal se terminer. Il monta sur une chaise et attrapa le dictionnaire. En certaines occasions, rien ne semble plus calme, plus doux, plus délicatement ennuyeux, que les racines mouvantes des mots.
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ladesiderienneladesiderienne12 mars 2017

Galtier réétala les six photos en les faisant claquer sur le bois. (...)
On pouvait identifier douze personnes, et encore trois autres, mais coupées à la hauteur des yeux, et une presque de dos. Seize en tout. L'une d'elles était sûrement John Hurst, le patron, et Galtier l'élimina. Une autre était l'inévitable entraîneuse, on la retrouvait sur les genoux de tout le monde, avec l'air de se morfondre. Galtier l'élimina, et aussitôt la rattrapa et la replaça avec les autres. L'entraîneuse était un homme. Pas une femme n'aurait eu des genoux semblables. Un peu plus et je le laissais filer, murmura Galtier. L'apparence est une chose idiote. Il faut que je me méfie.
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zazimuthzazimuth04 juin 2013
Les idées, c'est comme tout, on les retourne, on les use, et puis elles se trouent et c'est très triste si tu n'as pas moyen d'en changer.  (p.46)
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PilingPiling27 août 2008
incipit :
Continue comme ça, se dit Tom, et tu sais très bien comment ça va se terminer. ça va se terminer mal, voilà comment ça va se terminer. Et le mieux serait d'abord de bouger de ce foutu banc. Le mieux serait de trouver quelque chose d'intelligent à faire, quelque chose qui donne envie de bouger. Certainement, il allait se lever. Il n'y avait pas à s'en faire là-dessus. Tout de même, il avait assez mal aux jambes à force et puis il avait encore trop chaud.
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