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Jacques Van den Heuvel (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070428710
Éditeur : Gallimard (15/05/2003)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 247 notes)
Résumé :
Le 9 mars 1762, le protestant Jean Calas est roué de coups sur la place publique de Toulouse, puis exécuté. Il est accusé sans preuves d'avoir tué son fils qui s'était converti au catholicisme. Niant depuis le début et clamant son innocence jusqu'à son dernier souffle, Calas n'est pas entendu. Mais bientôt, l'affaire gagne la capitale? Indigné, Voltaire s'empare de cette injustice. Devant l'incohérence du procès, il demande la réhabilitation du père Calas.Dénonciati... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  15 octobre 2015
Je ne vais pas m'étendre sur le contenu de ce traité. Je pense que tout le monde le connait.
Je suis toujours sous le charme du cynisme de Voltaire dans ses écrits (même si celui-ci est un peu pénible à lire du fait de la longueur des phrases).
Mais surtout ce livre me fait mal, parce que même si lors de sa sortie, Voltaire à réussi à obtenir la révision du procès de Jean Callas (un peu trop tard malgré tout). Aujourd'hui, 250 ans après la parution de ce pamphlet, les choses n'ont pas changées, voir, elles se sont même empirées.
L'intolérance, à tout point de vue, est devenue monnaie courante.
Aujourd'hui on se cache derrière le bien pensant, le politiquement correct afin de se voiler la face. Des mots des actes sont interdits par la loi, ou sont tout simplement condamnés par la société.. mais ils sont toujours perpétrés et parfois même par les autorités dirigeantes.
Ces textes écrits par nos philosophes, fort heureusement, ont quand même réussi a éclairer une partie des êtres humains peuplant notre terre. Il est quand même dommage que de nombreuses personnes préfèrent rester dans les ténèbres...
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FredMartineau
  06 mars 2016
Une belle oeuvre de Voltaire que j'ai eu envie de lire pour mettre en parallèle son époque et la nôtre, qui résonne trop souvent de faits divers xénophobes ou antisémites. Son traité sur la tolérance fait écho à la condamnation à mort et à l'exécution d'un père de famille toulousain de soixante-huit ans, protestant, à qui, fut reproché l'assassinat de son fils de religion catholique. le sujet est si sensible alors en France, depuis la révocation de l'édit de Nantes, que Voltaire déploie son argumentation en prenant le soin de ne jamais attaquer frontalement ni le Roi ni l'Église catholique, brossant dans le sens du poil chaque fois que nécessaire, ces deux piliers du pouvoir de son temps. Une stratégie qui lui permet de plaider sa noble cause sans risquer la censure de sa publication ou l'excommunication.
En tournant la dernière page, l'impression qui demeura, c'est que son discours aurait toute sa place aujourd'hui. Et l'on pourrait s'étonner que près de 250 ans plus tard, rappeler l'importance de la tolérance soit si indispensable. Que la croyance de chacun soit encore un motif de haine et de fureur.
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Winter-
  29 juillet 2017
Ce traité permet de voir les choses autrement. Je dois avouer que j'ai eu du mal au début, la longueur des phrases me rebutait fortement. Un certain contraste est présent dans ce petit livre : certains chapitres sont lents et ennuyeux, d'autres sont vifs et intéressants. L'argumentaire de Voltaire est beaucoup trop porté sur le côté historique et moins sur le côté philosophique dont j'attendais beaucoup. On peut trouver ce livre compliqué à lire par la richesse du vocabulaire, les phrases qui ne se terminent pas et le sujet qui n'est pas toujours facile à aborder. Je relirai ce livre dans quelques années pour peut-être changer de point de vue. Chacun de nous a besoin de la tolérance pour pouvoir vivre en communauté. le fanatisme est encore d'actualité, il faut le combattre pour vivre en paix.
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Fortuna
  09 décembre 2018
Voltaire revient sur l'affaire Jean Calas, exécuté en 1762 et prend la défense de ce père de famille injustement condamné à mort, pour dénoncer le fanatisme religieux et l'intolérance des catholiques envers les protestants qui persiste deux siècles après le massacre de la St Barthélemy. Il démontre que la famille Calas est victime et non pas bourreau, que les juges ont cédé au fanatisme du peuple. Suite à son livre, le procès a été rejugé et Calas réhabilité.
Voltaire s'appuie sur l'esprit de tolérance des anciens, des Grecs, des Romains, des Juifs, de Jésus Christ, pour dénoncer la superstition, les horreurs faites au nom de la religion, l'Inquisition, les massacres, la haine fratricide qu'ont nourri les Jésuites, persuadés d'avoir toujours raison. Même ceux que l'on appelle les Barbares l'ont moins été que les Chrétiens. Il défend les progrès de la raison et la possibilité pour tous de vivre sa religion dans la paix et le respect des autres. Un grand texte, tout à fait d'actualité.
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sandraboop
  15 février 2015
C'est suite aux tristes et douloureux événements des 7 au 10 janvier 2015 que j'ai voulu lire ce traité de Voltaire. Je ne m'attendais pas à une lecture facile mais j'avoue que je ne m'attendais pas à avoir tant de mal.
Dans mes souvenirs la plume de l'auteur de Candide était plus simple que dans ce traité. Ici, les phrases sont longues. de nombreuses comparaisons qui avaient du sens pour ses lecteurs contemporains , deviennent difficiles pour moi lectrice d'un autre temps qui ne se passionne pas pour l'histoire (enfin L Histoire oui mais démocratisée c'est à dire rendue accessible et vivante pour tous - je ne lis pas la collection des nuls sur le sujet mais après tout, pourquoi pas car la collection est souvent bien réalisée).
Je le sais j'ai des lacunes mais ici, elles m'ont été préjudiciables dans la compréhension du propos. Évidemment, le ligne conductrice était comprise mais certains exemples de tolérance plus difficilement palpable.
Ce que j'en retire, c'est qu'en France, la tolérance est un sujet depuis longue date. Que les religions souvent pourvoyeuses d'intolérance alors même qu'elle défendent cette valeur.
Ici, Voltaire utilise le cas de Jean Calas, calviniste, dont le fils se suicide lors d'un dîner de famille. La vindicte populaire contre les protestants (nous sommes en 1762) va pousser une personne à accuser le père d'infanticide au motif que le fils aurait souhaité se convertir au catholicisme. L'accusateur va être suivi dans sa dérive malgré l'absence évidente de preuve. Tous les membres présents au diner seront alors soupçonnés, accusés. le père périra jugé coupable sans que jamais sa culpabilité soit démontrée. La veuve à laquelle ses enfants auront été retirée montera à Paris chercher le soutien du royaume pour récupérer ses filles.
De nombreux magistrats et écrivains prendront faits et causes pour la veuve. le siècle des Lumières est en marche. Voltaire nous livre son traité sur la tolérance.
Il prendra de nombreux exemples : civilisations grecques, romaines, britanniques.
Il utilisera les dogmes des religions : juives, catholiques, protestantes.
Dans le seul but de démontrer que seule la tolérance peut sauver l'homme de son côté "barbare" et permettre le bien vivre ensemble.
Intéressante lecture. Moins que je le pensais car je m'étais imaginé à tort, que Voltaire ferait un plaidoyer pour Calas et utiliserait ce cas pour prôner la tolérance.
Je ne regrette pas ma lecture mais si j'avais été plus avisée, je l'aurais différé à une période où j'étais en pleine capacité de concentration et non comme ce fut le cas malheureusement, entre deux crises de céphalées.
Pour les amoureux des Lumières, pour une étude du comportement humain et un plaidoyer pour la valeur "tolérance".
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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
dedansodedanso   09 septembre 2016
Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution (...).
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sandraboopsandraboop   11 février 2015
Il a été un temps où l'on se crut obligé de rendre des arrêts contre ceux qui enseignaient une doctrine contraire aux catégories d'Aristote, à l'horreur du vide, aux quiddités, et à l'universel de la part de la chose. Nous avons en Europe plus de cent volumes de jurisprudence sur la sorcellerie, et sur la manière de distinguer les faux sorciers des véritables. L'excommunication des sauterelles et des insectes nuisibles aux moissons a été très en usage et subsiste encore dans plusieurs rituels.
L'usage est passé; on laisse en paix Aristote, les sorciers et les sauterelles. Les exemples de ces graves démences, autrefois si importantes, sont innombrables : il en revient d'autres de temps en temps ; mais quand elles ont fait leur effet, quand on est rassasié, elles s'anéantissent. Si quelqu'un s'avisait aujourd'hui d'être carpocratien, ou eutychéen, ou monothélite, monophysite, nestorien, manichéen, etc., qu'arriverait-il ? On en rirait, comme d'un homme habillé à l'antique, avec une fraise et un pourpoint.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   29 mars 2016
Il est vrai que ces horreurs absurdes ne souillent pas tous les jours la face de la terre; mais elles ont été fréquentes, et on en composerait aisément un volume beaucoup plus gros que les évangiles qui les réprouvent. Non seulement il est bien cruel de persécuter dans cette courte vie ceux qui ne pensent pas comme nous, mais je ne sais s'il n'est pas bien hardi de prononcer leur damnation éternelle. Il me semble qu'il n'appartient guère à des atomes d'un moment, tels que nous sommes, de prévenir ainsi les arrêts du Créateur. Je suis bien loin de combattre cette sentence: "Hors de l'Eglise point de salut"; je la respecte, ainsi que tout ce qu'elle enseigne, mais, en vérité, connaissons-nous toutes les voies de Dieu et toute l'étendue de ses miséricordes? N'est-il pas permis d'espérer en lui autant que de le craindre? N'est-ce pas assez d'être fidèles à l'Eglise? Faudra-t-il que chaque particulier usurpe les droits de la Divinité, et décide avant elle du sort éternel de tous les hommes?
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Herve-LionelHerve-Lionel   15 février 2015
Vous répondrez que la différence est grande, que toutes les religions sont les ouvrages des hommes et que l’Église catholique apostolique et romaine est seule l'ouvrage de Dieu. Mais en bonne foi, parce que notre religion est divine, doit-elle régner par la haine, par les fureurs, par les exils, par l'enlèvement des biens, les prisons, les tortures, les meurtres et par les actions de grâce rendues à Dieu pour ces meurtres? Plus la religion chrétienne est divine, moins il appartient à l'homme de la commander; si Dieu l'a faite, Dieu la soutiendra sans vous.
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AlexeinAlexein   19 novembre 2015
Si la persécution contre ceux avec qui nous disputons était une action sainte, il faut avouer que celui qui aurait fait tuer le plus d’hérétiques serait le plus grand saint du paradis.
Chapitre XI
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À Mme Du Châtelet, Voltaire lu par François Marthouret
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