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FEUILLES D'AUTOMNE 2023
Liste créée par CompagnieQuatre le 15/11/2023
30 livres. Thèmes et genres : rentrée littéraire 2023

Le 23 novembre 2023, les bibliothécaires salariés et bénévoles des Alpes de Haute-Provence se sont réunis à la Médiathèque départementale à Digne-les-Bains pour échanger leurs lectures et leurs coups de cœur et les partager, via cette liste, avec le plus grand nombre ! Les voici présentés sans ordre de préférence mais groupés autour de quatre thèmes dominants : le monde l'Art (livres 1 à 8), la mémoire intime ou collective (livres 9 à 16), des portraits de femmes (livres 17 à 23), des fictions qui louvoient entre conte, surnaturel et anticipation (livres 24 à 28). La liste s'achève sur deux réflexions (livres 29 et 30) sur la posture de l'écrivain. Évidemment, les étiquettes sont réductrices et chaque roman croise plusieurs thématiques sociétales (féministes, écologiques, politiques...), ce qui en fait toute la richesse !

Bonnes lectures...



1. Le Passant du Bowery
Clément Ghys
3.00★ (72)

Clément Ghys nous introduit dans les coulisses et les moindres détails de l’histoire atypique du 222 Bowery street, un vieil immeuble de briques situé au sud-est de Manhattan, aujourd’hui délabré mais siège d’une intense créativité artistique dans les années 40 à 60. De Fernand Léger à William Burroughs, figure emblématique de la Beat Generation, de grands artistes ont séjourné dans cet immeuble, également siège de toutes sortes d’expérimentations psychédéliques et sexuelles : Mark Rothko, Robert Rauschenberg, John Giorno, Allen Ginsberg, Diane Arbus, Richard Avedon, Frank O'Hara, Gregory Corso, Susan Sontag ou Jean-Michel Basquiat. Le « passant » en question a mené une minutieuse et nostalgique enquête. Une lecture indispensable pour quiconque veut se documenter sur cet aspect de la culture américaine et son impact sur les luttes féministes, les manifestations pacifiques contre la guerre du Vietnam, ou la défense des minorités sexuelles et raciales. (Philippe - Compagnie Quatre)
2. La méfiance du gibier
Stéphane Guyon
3.72★ (18)

Les chapitres sont courts, le style est clair, humoristique, ironique parfois, son analyse de notre société percutante. Traiter de l’ennui dans un roman m’avait paru original, je n’ai pas été déçue. Sur un mode humoristique, ce roman donne une bonne analyse de notre mode sociétal et de l’ennui qui règne dans beaucoup d’emplois … Dans "Nadja", de Breton, il a relevé cette phrase : « Rien ne sert d’être vivant, le temps qu’on travaille. » (Marie-Thérèse - Castellane)
3. La Nourrice de Francis Bacon
Maylis Besserie
3.56★ (161)

L’écriture du livre est agréable. On a l’impression d’être devant cette nanny qui nous raconte sa vie avec un naturel désarmant. C’est une nanny qui sort de l’ordinaire, cette vieille fille n’est pas farouche et ferait tout ce qui est en son pouvoir pour protéger son petit. C’est une découverte pour moi de ce peintre très torturé mais après ce que l’on lit sur son enfance on comprend, cela l’a forgé. C’est un livre facile à lire avec l’alternance Nanny/Francis. Heureusement qu’elle a été toujours à ses côtés, elle l’a protégé, même s’il ne faisait pas cas de ce qu’elle pouvait bien dire. Avec les chapitres Francis, on rentre dans la tête du peintre. Il a quand même eu de la chance malgré tous ses excès de vivre jusqu’à 83 ans. (Claire - Sainte-Tulle)
4. Cézanne : Des toits rouges sur la mer bleue
Marie-Hélène Lafon
3.65★ (165)

Au départ, c’est une écriture un peu déroutante mais on s’habitue à ces allers/retours entre le présent (le projet de l’auteur sur Cézanne, son travail) et le passé (l’époque du peintre). On connait un peu plus l’environnement du peintre, ses différents lieux de création et sa personnalité à travers les personnes qui l’on connu (Gachet, sa mère, son père, son épouse, le jardinier), à travers ses tableaux. Des lettres de Paul Cézanne sont insérées dans le récit. Ce livre donne envie de visiter sa maison et, du coup, de s’imprégner des lieux de vie. On sent aussi la jalousie, la méfiance des Aixois vis-à-vis du père de Paul, Louis-Auguste, car il ne fait pas partie du même « monde » malgré une carrière brillante. Évocation de plusieurs autres personnages de la vie de Cézanne, Zola, Picasso et d'autres peintres contemporains de son époque. (Claire - Sainte-Tulle)
5. Les alchimies
Sarah Chiche
3.55★ (468)

C’est un sujet intéressant, prometteur mais cela dû mal à démarrer (75 pages), lenteur, la mise en place de l’intrigue est longue. Cependant, une fois lancé, on suit les personnages et on a du mal à lâcher le livre. On a envie de savoir ce qui se passe entre eux. Avec en toile de fond Goya et son œuvre, ses œuvres. Découverte du maitre et de ses différentes périodes. On regarde ses peintures d’un autre œil. (Claire - sainte-Tulle)
6. Le Grand Feu
Léonor de Recondo
3.69★ (924)

J’ai apprécié comment Leonor de Recondo transmet le ressenti de la musicienne, elle nous fait aussi découvrir une partie de l’œuvre d’Antonio Vivaldi. Par son style clair, ses chapitres courts, nous partageons ses réflexions sur la musique et un peu de son vécu de violoniste, elle aurait même pu nous en dire plus. Par contre la passion amoureuse de Paolo m’a paru exagérée et artificielle ainsi que l’amour qui saisit Ilaria du jour au lendemain. (Marie-Thérèse - Castellane)
7. Proust, roman familial
Laure Murat
3.80★ (811)

C’est un livre qui m’a plu car il m’ a éclairé sur l’œuvre de Proust dont j’avais gardé un bon souvenir de lecture. De plus j’ai apprécié : • son écriture agréable bien que parfois très érudite mais qui sait aussi être drôle (ex « Princesse !»). • ses analyses de texte très fines (ex : la scène des souliers rouges). • L ‘idée de la puissance réparatrice de « la Recherche » et de la littérature en général. Je conseillerais ce livre avant tout aux amateurs de Proust. (Mireille - Lurs)
8. Perspective(s)
Laurent Binet
3.83★ (1581)

C’est un roman épistolaire, de correspondances entre les différents personnages (Marie de Médicis, Cosimo de Médicis, Michel-Ange, Vasari, Cellini, Catherine de Médicis, Bronzino…). Dans ces courriers il y a tous les pans de la société, les riches, les pauvres, les bien-nés, les amoureux transis, les conspirateurs. Les apprentis qui se font exploiter, les femmes qui n’ont d’autres choix que d’obéir à leurs époux ou futurs. Le fil rouge est la résolution du meurtre du peintre Pontormo. C’est une histoire où se mêlent les intrigues politiques, les jalousies, le pouvoir, l’Art dans une Florence du 16ème siècle. Ce livre est prenant, comme un roman policier et la fin pleine de surprises. (Claire - Sainte-Tulle)
9. Le Diplôme
Amaury Barthet
3.71★ (503)

Roman, ou plutôt chronique sociale, sur l'argent, l'ascension sociale par autodidactisme et, pour finir, par l'imposture, l'usurpation (de tout). Critique sur l'éducation et le besoin «d'avoir un diplôme pour réussir». Mais ce roman possède aussi une bonne dose d'humour et beaucoup de valeurs féministes. On est bluffé par l'ascension de Nadia et des compétences qu'elle se trouve spontanément. Mais la fin de l'histoire nous laisse songeurs : doit-ton tricher pour être quelqu'un d'autre et assumer les désordres qui immanquablement viendront en découler, ou alors rester à sa place et se contenter du peu que l'on a ? A vous de répondre en votre âme et conscience. (Lyne - Lardiers)
10. Eau de rose & Soda bread
Marsha Mehran
3.74★ (238)

Pour son deuxième roman, Marsha Mehran nous replonge dans les aventures des sœurs Aminpour, installées sur la côte ouest de l'Irlande. Marjan, Bahar et Layla, originaires d'Iran, ont fui la dictature et leur quotidien difficile pour ouvrir un restaurant en Irlande. Le premier roman de l'auteure mettait en scène leur installation et les difficultés d'intégration rencontrées par les sœurs. Pour cet opus, nous suivons les rencontres que chacune d'entre elles va faire et nous entrons un peu plus dans leur intimité. Religion, amours, amitiés... des thèmes récurrents sont ici abordés avec les points de vue des différents personnages. Un livre sur la tolérance, la résilience et l'importance du vivre-ensemble. Ponctué de saveurs iraniennes, le récit propose en annexe les recettes que Marjan cuisine tout au long de l'histoire. Décédée dans des circonstances mystérieuses en 2014, l'auteure ne pourra malheureusement plus nous ravir des aventures des sœurs Aminpour. (Héloïse - Compagnie Quatre)
11. La mémoire délavée
Nathacha Appanah
4.02★ (632)

Un récit sur la transmission et qui livre une réflexion très riche sur l'héritage familial et la "transhumance" des Hommes. (Marlène - Compagnie Quatre) Écriture poétique. Découverte d’un pan de l’Histoire, l’immigration de l’Inde vers l’Île Maurice. C’est l’histoire de la famille de l’autrice. Cette histoire est empreinte de beaucoup d’amour, notamment pour ses grands-parents. Ceux-ci ont vécu des moments difficiles mais ont toujours travaillé et fait en sorte que leurs enfants aient une meilleure vie. Ils ont réussi. L’autrice a retrouvé quelques traces des générations antérieures et a essayé de comprendre pourquoi et comment ils étaient venus dans les colonies. (Claire - Sainte-Tulle)
12. Samsara
Patrick Deville
3.70★ (137)

Ce livre fait partie d’un projet de l’auteur nommé « projet Abracadabra » qui a débuté le 21 février 1997. 12 romans sans fiction, 12 lieux du monde. On suit l’auteur dans ses recherches sur Pandurang Khankhoje plus que sur Gandhi. On découvre ce pan de l’Histoire indienne par un autre personnage que celui de Gandhi, même si l’auteur en parle. Ce livre parle de la colonisation et de la décolonisation d’un pays, l’Inde, et des Anglais. Se battre pour sa terre, son autonomie, son indépendance, ne plus être sous le joug d’une autre puissance, faire des sacrifices pour arriver à ce but ultime. Parfois l’auteur me déroute quand il est dans le présent, qu’il parle de ses recherches, j’ai l’impression qu’il part dans ses idées, et qu’il laisse son sujet principal. En tout cas il nous fait voyager à travers le monde (Inde, Europe, Afrique du Nord, États-Unis, Japon, Chine, Afrique du Sud, Mexique…), rencontrer des personnes connues telles que Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, Chandra Bose, Rabindranath Tagore (prix Nobel de littérature)… On découvre aussi que ce révolutionnaire du début se calme et fait des études et des recherches importantes pour l’agronomie et l’agriculture pour le Mexique et l’Inde et qu’il sera reconnu par la suite dans « ses » pays. (Claire - Sainte-Tulle)
13. Mes pas dans leurs ombres
Lionel Duroy
3.12★ (158)

L’intrigue est très bien menée car chaque grand écrivain juif jusque là inconnu d’elle, chaque interview, chaque lieu dans lequel elle se rend (Bucarest, Iasy, Moguilev, Marculesti, Soroca, Secureni, Czernowitz...), la conduisent à des découvertes successives sordides et macabres, dans un pays dont les frontières ont été profondément modifiées par les guerres, les conquêtes, les traités internationaux, et où la population n’a ou ne veut avoir aucun souvenir de son passé criminel. Le livre tient en haleine et invite à la lecture de très grands écrivains juifs originaires de Roumanie: Aharon Appenfeld, Edgar Hilsenrath, Michaël Stivelman, Matatias Carp, témoins et victimes, parfois très jeunes, de la Shoah. Le style est simple, avec beaucoup de dialogues. Petit bémol : la complaisance de Lionel Duroy pour les performances sexuelles de son héroïne, tribut consenti aux goûts supposés d’une partie du lectorat d’aujourd’hui. (Dominique - Lurs)
14. Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé
Marc-Alexandre Oho Bambe
4.14★ (213)

Ce livre est un cadeau, c’est la note bleue qui résonne en moi, me fait respirer plus large, plus ouverte à l’instant, unique, à l’amour qui circule de part ce monde pourtant sombre et violant. (Marie-Thérèse - Castellane)
15. Jules et Joe
Alexis Salatko
3.50★ (53)

Le style est très fluide, précis, et comporte pour chaque chapitre un récit à la première personne (Jules parle, s’adresse à son fils) et un récit « impersonnel » où l’auteur raconte la vie et les évènements tant des personnages que des circonstances historiques dans le monde particulier des artistes du cinéma et de la chanson. Il insère judicieusement des dialogues très vivants et évocateurs. Sans doute son activité de scénariste influence-t-elle cette transmission d’images, en une sorte de montage avec des « retours en arrière » et cette évocation, mise en scène d’un foisonnement de personnages (proches de Jules Dassin) connus, plus ou moins, du monde du cinéma, de la culture entre Europe et États–Unis. La Grèce va s’inviter à travers la flamboyante Mélina Mercouri qui sera la seconde épouse de Jules. L’auteur a ce talent pour évoquer, donner vie à des personnes qui ont existé, sans jugement, avec finesse, empathie, humanité. Le livre est très riche en informations, en expressions, en réflexions sur les questionnements d’un père, sa peine, sa culpabilité mais aussi sur sa condition de créateur, ses difficultés, ses échecs. La difficile communication entre deux êtres qui pourtant s’aiment. Et cela me touche particulièrement. (Marie - Compagnie Quatre)
16. La Propagandiste
Cécile Desprairies
3.20★ (368)

Je ne sais pas si Lucie est vraiment la mère de l’autrice mais si c’est vrai elle est courageuse d’écrire sur sa mère. Je ne trouve pas Lucie sympathique. La version de l’Histoire côté Occupation est une version que je ne connaissais pas car il y a plus d’ouvrages sur la Résistance, sur la déportation, plutôt que sur cette frange de la population pro-allemande. Cette femme a profité de ces années de guerre pour prendre une revanche sur sa propre vie en manipulant, en volant, en faisant même chanter sa propre famille, pour s’installer dans un certain confort. De plus, elle considère cela normal, elle n’a pas de regrets ou de remords, elle assume cette volonté de sortir de sa condition, cette capacité de travail pour obtenir ce qu’elle veut, on peut lui reconnaitre ça. (Claire - Sainte-Tulle)
17. Vous ne connaissez rien de moi
Julie Héraclès
4.09★ (1262)

C’est un livre qui m’a plu car : • C’est la période qui précède ma naissance, dont j’ai beaucoup entendu parler, enfant et souvent par sous-entendus. • Il nous offre un beau personnage de femme combattante mais aussi d’homme droit. • Ses personnages ne sont ni tout blanc ni tout noir, ils ont des résolutions difficiles à tenir, des choix pas faciles à faire. Certains sont capables de pardonner, d’être ouverts, de rectifier leur comportement. Il nous montre un bel exemple de sororité. Sa fin est ouverte et laisse de la place à l’espérance. Je conseillerais ce livre aux femmes féministes bien sûr mais aussi aux hommes, aux grands ados et aux amateurs d’histoire. (Mireille - Lurs)
18. Le Château des Rentiers
Agnès Desarthe
3.33★ (676)

L’autrice se souvient de ses grands-parents qui ont vécu des drames (déportation). Elle a un projet, bâtir une maison dans laquelle il y aurait son mari et ses amis pour leurs vieux jours avec tous les aménagements et les personnes aidantes dont ils pourraient avoir besoin. Elle raconte ses souvenirs de petite fille, d’ado, d’adulte et de mère. Le deuil de ceux qui n’ont pas pu revenir des camps. Le deuil de sa mère. Le château des rentiers est un repère dans son existence. Un livre drôle, émouvant, plein de tendresse et d’humour. (Claire - Sainte-Tulle)
19. Nevada
Imogen Binnie
3.57★ (328)

Un grand plaisir de lecture, une plume sauvage et punchy, un road-movie atypique, un personnage sensible et attachant, une problématique individuelle et sociétale complexe, un roman culte, une auteure d’une profonde humanité : LE roman qui a quelque chose à dire en cette Rentrée 2023, ouvre les esprits, élargit les cœurs et fait aimer l’humanité dans toute sa richesse ! (Philippe - Compagnie Quatre)
20. Veilleuse du Calvaire
Lyonel Trouillot
3.44★ (84)

Un texte court et puissant porté par un poète et romancier haïtien engagé. La colline du Calvaire est le théâtre de toutes les violences, faites aux pauvres, aux femmes; de tous les abus. Et malgré cette rage latente, nous sommes portés par la rage de vivre de ces habitants démunis et spoliés. Après avoir refermé ce court roman, et bien qu'il me semble être une parabole de la colonisation, je rêve que les veilleuses du Calvaires de tous les pays soient nombreuses et enthousiastes dans leurs luttes. C'est plus que jamais important. (Sophie - Compagnie Quatre)
21. Le salon de massage
Mazarine Pingeot
3.60★ (177)

Souheila est une jeune professeure des écoles qui prend un poste à Paris et rejoint son petit ami. Ils avaient jusqu’à présent une relation à distance. Pour avoir un moment à elle, elle va dans un salon de massage. Celui-ci se retrouve dans un trafic de vidéos, les victimes ayant été filmées à leur insu. Un collectif se forme dans le but d’un procès. Mais elle ne se retrouve pas dans cette action et tombe amoureuse du mari d’une des victimes. Elle découvre aussi sa famille paternelle lors du décès de sa grand-mère, elle a peu connu son père. Les relations avec sa mère sont compliquées. Les thèmes abordés sont le bien-être des femmes qui veulent penser de temps en temps à elles, les origines, MeToo, les revendications des femmes. Souheila est une jeune femme qui se cherche au niveau personnel, ne sait pas trop ce qu’elle veut et n’est pas sûre de ses sentiments. Elle est dans un flou constant, plutôt en observatrice de sa vie. (Claire - Sainte-Tulle)
22. Marchands de sable
Agnès Mathieu-Daudé
3.25★ (179)

Le livre met du temps à démarrer malgré un sujet intéressant. Corruption, protection de l’environnement, les différences entre les classes sociales sont plusieurs thèmes du livre. Suzanne, petite française de province rencontre Paolo, fils d’un riche industriel italien. Ils se marient, ont 3 garçons. Lors de vacances en Sardaigne, Suzanne est intriguée par une remarque du chauffeur de la famille. Elle va essayer de trouver ce qui s’est passé. Suzanne ne se sent pas intégrée par sa belle-famille, surtout par sa belle-mère. Lors d’une sortie en famille, ils font la connaissance de Giulia. Celle-ci va communiquer des informations qui vont permettre à Suzanne d’en découvrir plus sur sa belle-famille et de faire une enquête journalistique sur les différents secrets cachés. (Claire - Sainte-Tulle)
23. Éden
Auður Ava Ólafsdóttir
3.93★ (956)

Linguiste à Reykjavik et amenée à faire de nombreux voyages pour des colloques, Alba sent poindre le désir d'un retour à la terre. Après avoir déniché une terre, au premier abord peu hospitalière, elle décide de planter des centaines d'arbres pour compenser ses anciens déplacements. Sur son terrain reculé, Alba va aller de rencontres en rencontres et va nouer des liens aussi profonds que les racines de bouleau. Avec délicatesse et légèreté, Audur Ava Olafsdottir nous entraîne dans un récit ponctué de langue islandaise. L'écriture sensible de l'auteure nous dépeint une nature en proie aux dérèglements climatiques et des humains confrontés aux mutations de la société. Le récit garde tout de même un ton léger et décalé nous permettant de conserver une impression de lecture apaisante. (Héloïse - Compagnie Quatre)
24. Les Plaines
Federico Falco
3.88★ (42)

Ce livre m’a plu pour son rythme lent, ses descriptions qui mobilisent tous nos sens, son écriture aux phrases courtes et son utilisation efficace de l’inventaire. Mais aussi pour ce qu’il nous montre du temps, celui de l’émigration est long, celui de la campagne est lent mais il y est impossible de perdre la notion du temps qui passe (oiseaux, insectes, lumière, plantes qui poussent). Il a l’art aussi de nous faire prendre conscience par petites touches du ressenti profond du personnage principal, notamment face à son amour perdu. D’autre part « écrire » se révèle être pour lui un moyen de mieux comprendre, de se libérer d’un poids. Je le conseillerai à des adultes qui aiment la nature, le jardinage et qui sont sensibles à la psychologie des personnages mais aussi à des grands ados car c’est un bel exemple de la recherche de soi et de l’impact des choix de vie. (Mireille - Lurs)
25. Avant la forêt
Julia Colin
3.72★ (246)

Parfois terre à terre avec le monde qui s'écroule, l'Etat qui baisse les bras, les pénuries et le racket, le livre passe du cauchemardesque au merveilleux, voire au féerique, et redonne la part volée à la Nature, ici dotée de pouvoirs surnaturels par le canal de Calme. Roman oscillant entre le conte fantastique et la fable écologique, son style est clair, précis, fluide. A chaque fin de page on a envie d'en savoir plus. J'ai adoré. (Lyne - Lardiers)
26. La Cité de la victoire
Salman Rushdie
3.49★ (313)

C’est une lecture pour moi exigeante, car les noms et les liens familiaux sont difficiles à suivre. L’auteur fait plusieurs références à d’autres livres du 15ème siècle en Inde, donc les repères sont plus compliqués à trouver, mais c’est un roman poétique, magique. On suit cette petite fille découvrant son pouvoir, l’apprivoisant, commettant des erreurs parfois. Durant toute la durée de vie de Pampa Kampana et de sa ville, on retrouve tous les bons et les mauvais côtés de la société. Même si elle a créé la population, leur a construit des souvenirs, les hommes et les femmes qui la composent ont quand même des qualités et des défauts. L’amour, la trahison, la guerre, les jeux de pouvoir, les alliances, font partie de cette ville sortant de graines semées par deux jeunes garçons données par la petite fille. Nous voyons aussi, durant la vie de Pampa, les évolutions de la société (puritanisme, religion extrême, mise à l’écart des femmes, création d’écoles de filles, modification des contenus d’enseignements). (Claire - Sainte-Tulle)
27. Combien de lunes
Laura El Makki
3.27★ (104)

Cette autrice française a publié plusieurs biographies. Elle est aussi productrice de radio et de podcasts. Avec la complicité de Guillaume Gallienne, ils ont dirigé, sur France Inter, deux séries sur des grands auteurs français (Proust et Hugo). Toutes ces expériences lui ont inspiré ce roman (presque une science-fiction) à l'écriture aisée, très fluide et très intéressant, des plus intriguant, voire énigmatique. Chaque chapitre est titré du nom du personnage qui le concerne, aussi on ne se perd jamais dans la narration. Roman qui se lit d'une traite et donne à réfléchir sur bien des domaines. Dommage que la fin ne soit pas plus développée. (Lyne - Lardiers)
28. Sarah, Susanne et l'écrivain
Eric Reinhardt
3.60★ (1048)

Le lecteur est tenu en haleine et en alerte par le scénario et, au sein d’une même page, par les sauts multiples et inattendus entre l’histoire de l’une et celle de l’autre. La proximité des trois personnages avec l’art, la littérature, la poésie, donnent une vision universelle des sentiments qui les traversent. Eric Reinhardt nous entraîne dans une réflexion profonde sur les liens existant entre lecteurs et écrivains, et sur la façon dont l’imaginaire de l’écrivain est nourri par des personnes et des situations réelles qu’il est de son devoir de respecter. (Dominique - Lurs)
29. Le plus court chemin
Antoine Wauters
3.86★ (441)

« Le plus court chemin » est le cinquième livre que l'auteur publie aux éditions Verdier. Ce n’est pas vraiment un roman mais un livre de souvenirs et de réflexions sur son enfance dans un petit village d’Ardenne. Enfance dont il dit : « C’est l’époque où les mots ne m’avaient pas encore décrotté, où je ne savais ni lire ni écrire mais où je sentais que, d’une certaine façon, j’étais sous leur emprise. Envoûté. Quelques choses de ce goût-là. » Par des petits textes de quelques lignes, de courts chapitres d’une page et demi, il nous présente le puzzle de son enfance. Par cette déambulation à travers les pièces du puzzle des souvenirs qui reviennent en surface, ce livre est une réflexion profonde et poussée sur l’écrivain et sur ses écrits. (Marie-Thérèse - Castellane)
30. Une histoire romaine
Louis-Philippe Dalembert
3.64★ (89)

Dans son dernier livre, « Une histoire romaine », la manière d’écrire de l'auteur est plus légère que dans ses écrits précédents, il décrit avec humour ses personnages, allant presque jusqu’à la caricature. Toute l’histoire se passe à Rome, ville qu’il connaît bien ; nous parcourons un demi-siècle dans les trois grandes parties de ce roman qui nous conte la famille de Laura Sabatelli Guerrieri de Pretis dont les deux lignées sont enracinées de chaque côté du Tibre, l’une est aristocrate, l’autre juive. Ce livre est plaisant par sa finesse, son humour, mêmes les heures sombres de ce demi siècle d’Histoire sont traitées dans un style plutôt comique. (Marie-Thérèse - Castellane)
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