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ISBN : 2226318143
Éditeur : Albin Michel (13/05/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Il y a quelques années, je sortais dans la rue avec une étoile de David autour du cou. J’étais fière de m’appeler Esther Vidal et je ne baissais pas la voix pour dire mon nom. Nous n’étions pas en danger dans la ville. Ni agressées à la sortie de l’école, de la synagogue, ou chez soi. Traiter quelqu’un de « sale juif » était un tabou. Je ne pensais pas qu’il pût y avoir dans Paris des manifestations contre les juifs. A vrai dire, je n’aurais même pas imaginé que l’o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  22 mai 2015
Esther Vidal est la jeune héroïne que l'on avait découverte dans le livre précédent d'Eliette Abécassis "Sépaharade".
Dans ce nouveau livre, cette jeune héroïne s'interroge après les attentats de janvier dernier et se demande si elle ne va pas quitter la France pour faire son "alyah" (la montée..).
Elle se sent partagée entre l'amour de son pays et l'angoisse que ressent sa communauté dans un contexte difficile et de tensions qui se manifestent de diverses manières.
Elle enseigne le français et a parfois beaucoup de difficultés à aborder certains sujets avec ses élèves.
A cet égard il est très intéressant de voir la manière dont elle évoque "La princesse de Clèves" de Madame de la Fayette en insistant sur l'idéalisation de l'amour qui fait partie de la culture française.
Esther va renouer avec un amour du passé, lui-même écrivain, sans que cette relation lui apporte ce qu'elle espérait.
C'est un beau livre qui apparaît comme le porte-parole d'une communauté inquiète, C'est un livre qui a pour vocation de témoigner sur la crise des valeurs qui se fait sentir dans nos sociétés occidentales et particulièrement en France.
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mollymon
  20 juillet 2019
Alyah donne la parole à Esther, une française juive séfarade, d'origine marocaine, élevée à Strasbourg et vivant à Paris. Cette jeune femme, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Eliette Abecassis, exprime son angoisse face à la la montée de l'antisémitisme en France et se pose la question de son avenir dans ce pays.
Mêlant réalité et fiction, Alyah donne l'impression d'un fourre-tout dans lequel on trouve pêle-mêle des bribes de vie amoureuse, familiale, amicale et professionnelle auxquelles s'ajoutent les évocations des attentats terroristes, des considérations sur la dégradation de la situation des Juifs en France, la recherche des origines et... la princesse de Clèves. L'alyah (la "montée" vers Israël) en elle même n'y est que vaguement évoquée sous la forme de la tentation du départ à travers la question « Dois-je rester ou partir ? »
Si ce roman part un peu dans tous les sens c'est probablement pour figurer l'état de panique qui saisit Esther face à un climat "pré-apocalyptique" d'intolérance et de barbarie qui met en danger sa famille et tous les siens.
Quant à moi, je suis restée assez perplexe face à certains propos sur l'antisionisme mais je n'ai pas envie de me casser la tête à essayer de les comprendre.
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bettyferayletteguives
  01 août 2015
Après les affaires qui ont embrasé la France depuis quelques années (meutre d'Ilan Halimi, l'affaire Merah, Ozar Hatorah à Toulouse, les meutres de Charlie hebdo...) Esther Vidal, jeune prof de français en ZEP à Argenteuil, se demande si vivre en France et être Juif est encore possible.
La montée de l'islamisme croît en même temps que l'antisémitisme: elle le côtoie tous les jours en classe et dans la rue.
Gabrielle, son amie, a décidé de faire son Alyah et part vivre en Israël. Que doit-elle faire?
Des questions d'aujourd'hui qui restent d'éternelles questions d'hier.
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dupuisjluc
  08 août 2018
Avec Alyah, je retrouve avec plaisir la plume subtile d'Eliette Abécassis.
Elle nous donne avec ce roman, une sorte de cri du coeur face à la "re"montée de l'antisémitisme en France, mais probablement de façon plus générale en Europe.
Ce livre à le grand mérite de nous faire réfléchir à cette grave question de la place de cette communauté parmi nous ainsi que de notre tolérance aux autres.
Il nous met en garde, je trouve, contre le danger de faire l'amalgame, souvent facilement, entre Etat d'Israël et sa politique et communauté juive locale, entre extrémisme et modérés, ...
La question de l'Alyah comme réponse aux problèmes juifs demeure et je ressorts de cette lecture avec une attention exacerbée à ces questions touchant antisémitisme, antisionisme, légitimité de l'état d'Israël et légitimité de sa politique...
Un excellent livre qui tire la sonnette d'alarme, à chacun de l'entendre et de refuser l'inacceptable !
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jazzman
  08 mai 2018
Le livre Alyah de Madame Abécassis m'a moins plu que Sépharade. Dans Sépharade, elle met l'accent sur le multiculturalisme des communautés juives et ce livre est excellent d'interrogations, de vérités , d'humour et surtout de pistes pour avancer. Par contre Alyah, même s'il pose le triste et inadmissible problème de la recrudescence de l'antisémitisme en France, exagère les choses. Les crimes commis en France ne sont pas acceptables mais Madame Abécassis donne l'impression de voir en Israël une planche de salut. Or Israël est loin d'être une planche de salut: c'est paradoxalement le pays où les Juifs sont le plus en danger. Ironie de l'histoire. Mais surtout Madame Abécassis confond antisionisme et antisémitisme. L'antisémitisme est inacceptable et on a vu où il a mené mais l'antisionisme ( que je prends dans le sens de refus de la colonisation des territoires et non dans le rejet de l'existence d'Israël)s'apparente pour moi au philosémitisme dans la mesure où il met en garde contre la politique de dérive d'un état qui ne respecte pas les droits des Palestiniens. le peuple juif est un grand peuple qui a souvent fait avancer le monde et cautionner tout ce que fait Israël sans discernement va à l'encontre de ce qui est bien pour lui et le met en danger.Israël mène une politique suicidaire qui ne peut que se retourner contre lui! Je comprends les craintes d'une communauté menacée mais je refuse de croire que la France est antisémite. Je n'ai pas aimé ce livre.
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critiques presse (1)
LaPresse   18 décembre 2015
Présenté comme un roman, le texte écrit dans l'urgence s'apparente plutôt à un manifeste contre l'antisémitisme.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   13 mai 2015
Il y a quelques années, je n’avais pas peur en emmenant mes enfants à l’école. Je ne pensais pas à leur dire de ne pas révéler qu’ils étaient juifs. Je ne leur disais pas « chut » quand ils en parlaient dans la rue ou le métro. Je ne voyais pas leurs yeux étonnés me demander « pourquoi, maman, il ne faut pas dire qu’on est juifs ? ».
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AelaAela   22 mai 2015
- On ne leur enseigne plus aucune morale. Voilà le problème.
S'ils n'ont d'intérêt que pour leur téléphone portable, s'ils n'ont pas de respect pour le professeur et pour autrui de manière générale, alors ce n'est pas le moment de rabaisser le niveau général.
Comme le dit Platon, "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent rien au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie."
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missmolko1missmolko1   11 mars 2016
J’entends : « À mort les Juifs. » Je n’entends plus rien. La tête me tourne et tout avance au ralenti. C’est comme si j’étais en train de filmer cette séquence. Ou comme si j’étais moi-même dans un film. Je ne parviens pas tout à fait à en avoir conscience. Puis j’ai le vertige. J’ai du mal à respirer, je sens l’angoisse qui monte et l’attaque-panique me couper le souffle. Je ne peux plus respirer, sortez-moi de là. Une voix crie : « Quitte ton pays. »

Ils avancent, ils cherchent la synagogue. Ils disent qu’ils vont tuer tout le monde. Une boutique brûle, on me dit que c’est une épicerie. Cocktails Molotov et cagoules, une pizzéria, une pharmacie. Les gens courent devant moi. Les policiers sont là, les autres ont des barres de fer, des manches de pioche et des projectiles. Ils attaquent des synagogues, ils sont prêts à lyncher n’importe qui. C’est une foule qui veut du sang. Qui recherche du sang.

À l’intérieur de la synagogue, cent soixante réfugiés. Des jeunes des Services de protection de la communauté juive les défendent. Les gens sortent, la peur dans les yeux, par petits groupes. Je les suis, sans savoir où ils vont, sans savoir où je vais. J’avance pas à pas, je trébuche, je me rattrape à quelqu’un, devant moi.

Nous sommes en plein été, pourtant il fait si froid que l’on se croirait au mois de novembre. Il se met à pleuvoir. Une pluie tombe sur mon visage, brûlé par les gouttes glacées.
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AelaAela   22 mai 2015
- Ecoutez-moi bien, madame Vidal, je suis le premier à croire dans la valeur de l'enseignement, sinon je ne ferais pas ce métier depuis trente ans. Cependant, les valeurs de nos élèves sont: Apple, le nouveau Mac, le nouvel iPhone, les nouvelles applis, la technologie d'une façon générale comme force morale.
Les élèves sont fiers d'avoir le nouvel iPhone car cela signifie qu'ils sont intelligents, insérés socialement, branchés d'une certaine façon, et surtout nantis de l'arme qui permet de comprendre et d'influencer le monde dans lequel nous vivons.
Alors je peux vous dire que vos valeurs, ils s'en tapent!
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   24 octobre 2016
Il y a quelques années, je n’avais pas peur en emmenant mes enfants à l’école. Je ne pensais pas à leur dire de ne pas révéler qu’ils étaient juifs. Je ne leur disais pas « chut » quand ils en parlaient dans la rue ou le métro. Je ne voyais pas leurs yeux étonnés me demander « pourquoi, maman, il ne faut pas dire qu’on est juifs ? ».
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Videos de Eliette Abecassis (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eliette Abecassis
Soirée de lancement de l'ombre du Golem avec Benjamin Lacombe et Eliette Abécassis au Comptoir Général (Paris 10).
Lecture dessinée en musique.
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