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Hélène Heckmann (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2742708634
Éditeur : Actes Sud (04/06/1999)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Amkoullel, l'enfant peul, maintenant âgé de vingt-deux ans, entame dans ce deuxième volume de Mémoires sa carrière de jeune fonctionnaire de l'administration coloniale en Haute-Volta (Burkina-Faso).
Après un long voyage au cours duquel il commence à noter tous les récits oraux dont il deviendra le dépositaire, le jeune homme un peu naïf du début se marie, fonde une famille et devient, à travers mille aventures cocasses, émouvantes ou dramatiques, un homme sag... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
05 mai 2017
Après l'avoir découvert avec sa transcription des contes peuls, j'ai retrouvé Amadou Bâ au travers cette fois de son autobiographie. Je prends un peu son histoire en cours de route puisqu'il a raconté son enfance dans un autre livre (que je n'ai pas encore lu), mais le voici au début de sa vie d'adulte, nommé au sein de l'administration coloniale française.
Son rôle, et celui de ses autres confrères africains, est assez paradoxal. D'un côté, le système colonial est profondément inégalitaire (« le dernier des Blancs vient toujours avant le premier des Noirs »), et leur rôle paraît à première vue assez proche de celui de l'esclave. Les « blancs-noirs », comme on les appelle alors, jouissent toutefois d'un énorme prestige auprès des populations. Et dans la pratique, les administrateurs français ont bien besoin de s'entourer de personnes capables de débrouiller les intrigues entre différentes familles, prévenir les conflits entre deux ethnies, et éviter les faux pas religieux ou politiques. Finalement, il est difficile de savoir qui détient véritablement le pouvoir.
Si l'auteur ne passe pas sous silence les abus de cette époque (recours à la violence brutale sans raison, harcèlement judiciaire envers un homme pour pouvoir séduire son épouse tranquillement quand il est absent, et autres joyeusetés du même genre), il offre toutefois un tableau plein de nuances : même dans les pires systèmes, on trouve des chefs capables de diriger avec discernement et humanité.
J'ai également apprécié de découvrir les pratiques religieuses de l'Afrique, et notamment l'Islam des marabouts, profondément imprégné des traditions locales, qui est aujourd'hui menacé de disparition par les courants du Golfe arabique.
Cependant, personne ne peut se vanter d'avoir une vie originale du début à la fin, et celle d'Amadou Bâ n'échappe pas à la règle. La lecture devient parfois lassante quand on se perd dans diverses intrigues de palais et de changements de gouverneur qui ont l'air de se répéter sans apporter grand-chose au propos.
Il est toujours intéressant d'avoir un angle de vue différent sur les événements historiques sensibles, et l'auteur nous l'offre sans nous demander de fournir le moindre effort : le dépaysement est au rendez-vous, et l'écriture, proche du conte, vous entraînera dans son univers sans même le remarquer.
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sylvie2
26 septembre 2015
Un régal que ce voyage dans la Haute Volta coloniale. On y découvre, à travers les souvenirs de l'auteur, la vie des blancs blancs, des blancs noirs et des noirs noirs. Cette vie de tous les jours est racontée avec beaucoup d'humour et même si Hampate Ba montre du doigt les injustices de l'administration coloniale, il souligne également ses apports. Une leçon d'histoire agréable à lire.
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excalibri
07 octobre 2015
J'avais bien aimé le premier volume des mémoires d'Hapâté Bâ, Amkoullel l'enfant peul, mais j'ai un peu moins aimé celui-là. le récit est un peu long, et tous les détails sur l'administration coloniale m'ont parfois ennuyée, même si c'est très bien expliqué. Mais c'est tout de même une lecture intéressante, et j'aime beaucoup l'écriture si classique de l'auteur, digne de contes du XVIIIe siècle !
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vincentf
07 mai 2017
L'enfant peul est maintenant un homme, un petit fonctionnaire de l'administration coloniale qui voyage du Mali vers la Haute-Volta (actuel Burkina Fasso) et qui raconte avec malice ou gravité les mille aventures de sa vie, ses rencontres avec chefs traditionnels, colonisateurs de tous poils et marabouts plus ou moins inspirés, ses démêlés avec un pouvoir colonial souvent ignare, parfois compréhensif, ses allers et retours de Bandiagara, sa ville, à Bamako, ses réflexions sur les petitesses et les grandeurs des hommes qu'il côtoie. Lire ses Mémoires, c'est comme écouter un grand-père qui raconte des anecdotes, toujours les mêmes, et qui redonne vie à un monde qu'on croyait disparu. Me viennent alors à l'esprit des histoires très éloignées de l'Afrique et le regret de pas les avoir consignées à temps.
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amkoullel
21 juillet 2015
L'auteur est plus âgé que pour Amkoullel enfant Peul mais toujours aussi magnifique. Pour découvrir l'Afrique sous le joug colonial, à faire lire aux amateurs du discours de Dakar qui penseraient que l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire!!
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED11 avril 2013
A mon arrivée à Ouagadougou en juillet 1924, je me trouvai sans toit, car j'avais fait cadeau de mon ancien logement à un parent avant de partir pour Dori. Mon ami Demba Sadio Diallo m'offrit de me loger dans sa concession, assez vaste pour m'y accueillir avec ma petite famille. J'acceptai avec joie, car en plus de ma femme et de mon enfant j'avais ramené de Dori une petite orpheline, Aissata Baïdi, et un jeune écolier originaire du Niger, Ousmane Sita. Un jeune griot très bon guitariste qui s'était attaché à moi, Bambaguel, me suivit lui aussi à Ouagadougou. J'étais donc à la tête d'une famille de six personnes, ce qui commençait à compter pour ma modeste solde d'écrivain expéditionnaire de troisième classe. Mais j'en étais heureux et fier. Du haut de mes vingt-quatre ans, je me sentais un homme…
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED11 avril 2013
Du point de vue de la division “officielle” des classes, j'étais un sujet français lettré, né au Soudan et non au Sénégal, donc juste au-dessus de la dernière catégorie. Mais selon la hiérarchie indigène, j'étais incontestablement un blanc-noir, ce qui, on l'a vu, nous valait quelques privilèges -— à cette réserve près qu'à l'époque le dernier des Blancs venait toujours avant le premier des Noirs…
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sylvie2sylvie226 septembre 2015
Et puis là bas, il y avait du lait, cette substance plus indispensable aux Peuls que leur propre sang.
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LuniverLuniver01 mai 2017
Aucun croyant ne doit quitter cette terre sans avoir, au moins une fois dans sa vie, violé la shari'a au nom de la pitié.
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