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ISBN : 2707300705
Éditeur : Editions de Minuit (01/07/1957)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 777 notes)
Résumé :
« Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d’immobilité, cette notion d’enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu’il peut faire c’est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu’on voit de temps en t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  15 décembre 2015
Un fauteuil de paralytique, deux poubelles, une chambre avec, en haut des grands murs gris, deux fenêtres ouvrant sur le monde extérieur. Un escabeau pour aller voir.
Assignés à résidence quatre hommes - quatre créatures qui s'accrochent encore à leur humanité présumée.
Hamm, le paralytique aveugle - il a le suprême chic de regrouper les deux infirmités généralement disjointes dans l' expression familière qui les évoque- Il porte autour du cou le signe de son pouvoir: un sifflet, comminatoire et strident, qui déclenche le mouvement et les déplacements harassés de Clov, son esclave, un être famélique et docile.
Clov et Hamm, Hamm et Clov...couple dérisoire aux noms symboliques: le marteau et le clou...
Dans les poubelles, plus très réactifs, Nagg et Nell, les géniteurs de Hamm . De temps en temps ils soulèvent leur couvercle respectif pour réclamer au pauvre Clov, décidément homme à tout faire, leur pitance -une bouillie peu ragoûtante qu'ils ingurgitent avec des bruits de succion gourmande, de leur bouche édentée... A ces deux-là, il reste la tendresse et les souvenirs d'un amour vieux comme eux, et qui, comme eux, ne veut pas mourir.
Qu'attendent-ils?
C'est simple: Clov attend les coups de sifflet de Hamm, Nagg et Nell attendent leur bouillie, Hamm attend que Clov , juché sur l'escabeau lui annonce enfin que quelque chose ARRIVE... mais tous attendent que CELA finisse...
Fin de partie est l'image littérale du tragique de la condition humaine.
Mais c'est aussi l'image-miroir du temps de la représentation théâtrale et des attentes du spectateur- en quête du divertissement qui le tirerait enfin hors de son angoisse existentielle...
Dans le cas de celui de FIN DE PARTIE, c'est raté: tout le ramène au contraire à cette angoisse, mais avec la dérision et l'humour noir ravageurs de Beckett en prime. Ce qui permet au spectateur de mettre à distance, pendant quelques heures, le spectacle, sans cela insupportable, de notre commune déréliction, et du lent naufrage, de l'émiettement subreptice qui finissent toujours par y mettre un terme..
Voilà pourquoi, même si FIN DE PARTIE n'a rien d'une comédie musicale à grand spectacle, et si, à côté, En attendant Godot fait figure de parade de cirque avec numéro de clowns, jongleurs de chapeaux, pantalonnades et séance de dressage pour grand fauve -le monologue de Lucky!- je conseille d'aller VOIR Fin de partie plutôt que de le lire: jamais la tragédie d'exister n'a atteint, à mes yeux, un tel degré d'absurdité, jamais elle n'a paru aussi férocement drôle...
Et le fin du fin de Fin de partie, c'est sa fin..mais je préfère vous laisser sur votre faim, plutôt que d'en donner, bêtement, le fin mot...
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ianf
  22 décembre 2010
On ne peut pas résumer Fin de partie, simplement parce qu'il n'y a pas d'intrigue, pas d'histoire au sens propre. Ce sont quatre personnages - Clov et Hamm, Nagg et Nell ; c'est un lieu clos - car au dehors, c'est "Mortibus" ; c'est une boucle sans fin ; c'est un temps inexistant ; c'est surtout des répliques, des dialogues, des relations entre les personnages magnifiquement mis en scène par le génie de Beckett.
Fin de partie, c'est aussi la mise en évidence de la misère de la condition humaine dans tout ce qu'elle a de plus ignoble, de plus inutile. Oui, l'homme est inutile, la vie est un fardeau (Hamm dira à son père : "Salopard ! Pourquoi m'as-tu fait ?"), et l'attente d'une mort qui semble refuser de se montrer : Hamm prie pour que ça ne "rebondisse pas", et si "quelque chose suit son cours", si "ça avance", les personnages continuent d'attendre, mais en vain : la fin de la pièce est un écho au début, et si quelques éléments peuvent faire penser qu'en effet, ça va finir, l'impression de boucle et d'éternel recommencement nous fait réaliser que ce n'est pas fini. Clov l'annonce lui-même, dès la première (et somptueuse) réplique de Fin de partie : "Fini, c'est fini, ça va finir, ça va peut-être finir." Fin de partie nous raconte une fin qui n'en finit pas de finir, et qui au fond, semble ne jamais vouloir s'achever.
Mais, plus que tout encore, Fin de partie est l'éloge du théâtre le plus fascinant qui existe. Cette pièce, si elle s'éloigne du théâtre traditionnel comme le théâtre shakespearien (d'ailleurs, Beckett y fait de multiples allusions : "Mon royaume pour un boueux", dira Hamm), est en fait au plus proche du théâtre, car c'est dans cet art qu'elle puise toute sa force. Les personnages sont des acteurs en train de jouer (Clov sert "à donner la réplique" à Hamm, qui se demande : "Pourquoi cette comédie, tous les jours ?"), comme le suggère la première pantomime de Clov ; ils dialoguent dans cet espace exigu qu'est la scène de théâtre. Les objets, le décor, les mouvements comptent davantage que les paroles et que l'intrigue, preuve évidente que c'est au coeur de l'essence théâtrale que Beckett puise toute la force de son oeuvre.
Fin de partie, pièce en un acte emplie de métathéâtralité (théâtre dans le théâtre), combine tous les thèmes chers à Beckett : la condition humaine faible et misérable (on n'est pas sans penser à Pascal en lisant la pièce), les relations entre individus, le langage qui perd sa splendeur et se déconstruit ("tout est a - (bâillements) - bsolu"...), et surtout le théâtre. Car Fin de partie, en tant que pièce qui va à l'encontre du modèle théâtral ordinaire (personnages vides, absence de scène d'exposition et de fin, langage déconstruit, aucune intrigue, références classiques détournées tel le couple maître-valet qui devient le couple parodique Hamm-Clov, etc.), est en fait le théâtre en lui-même. C'est ça qui en fait un chef-d'oeuvre, et même très certainement supérieur à En attendant Godot.
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ThibaultR
  20 juin 2013
Fin de partie est une pièce de théâtre de Samuel Beckett de 1957. Contre toute attente, elle a d'abord été publiée en français à Londres. Elle succède à En attendant Godot (1953) qui possède le même tragique du XXème siècle. Un tragique sans transcendance dans lequel les personnages prennent conscience qu'il n'y a pas de lutte possible pour survivre et ce à quoi ils se retrouvent confrontés, c'est le vide. Ainsi, l'atmosphère de Fin de partie est celle qui suivrait une catastrophe nucléaire.
Par ailleurs, l'écriture de l'auteur coïncide avec le thème majeur de l'absurdité de la condition humaine. le rejet de l'intrigue vers un dénouement construit se traduit par la mise en oeuvre de personnages isolés, voués à répéter les mêmes paroles, les mêmes actes... L'atmosphère affecte donc le langage. Aussi, le théâtre de Beckett remet en cause le théâtre traditionnel en le détruisant à travers ses personnages ou en le tournant en dérision et bien sûr, le langage n'y échappe pas. C'est en cela que le langage dépend de la communication, et de la perpétuelle recherche des échanges pour combler le temps qui passe, même s'ils semblent n'avoir pas grand-chose à se dire ou à constater leur finitude.
La pièce est riche en symboles. Outre le langage, la nourriture, l'extérieur ou encore la mort sont des fondations de l'oeuvre. Ainsi, la nourriture est un moyen de survie à la fois comme une aide physique et spirituelle mais aussi comme une aide à la poursuite de la communication pour tous les personnages. Si la nourriture aide à la survie, elle crée aussi la mort. Cette mort est traduite par un chantage de mort entre Clov et Hamm, la mise en valeur des corps décrépits ou encore par la mort du sens (caractère répétitif et cyclique de leurs actions).
L'extérieur fait partie des thèmes récurrents de Fin de partie car il représente à la fois l'espoir de s'en sortir, le renouveau mais c'est aussi le néant... Donc s'il est associé à la vie, il est aussi accolé à la mort. On retrouve cet esprit torturé tout au long de l'oeuvre. Espoir et désespoir sont liés.
Enfin, la mort est elle aussi torturée entre sa finalité et la vie qu'elle peut créer. En effet, la mort provoque le rire par moments pour Nell, Clov... les jeux de mots perpétuels de ces derniers donnent un peu de vie à leur misérable existence. La mort est insupportable et est une angoisse absolue. Voici le paradoxe et à la fois la finalité de ces personnages tourmentés.
Fin de partie est donc une oeuvre théâtrale riche en symboles, en moyens théâtraux utilisés par l'auteur, mais surtout une oeuvre riche en relations humaines. Elle incite obligatoirement le lecteur, à un moment dans l'oeuvre, à réfléchir sur sa condition d'Homme. ▋
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Philippe67
  17 mars 2012
Je suis fan de Beckett et j'ai adoré cette pièce. A chaque fois je découvre d'autres richesses dans ce texte de l'absurde qui commence par la fin eh eh!
Ham qui ne peut pas marcher, Clov qui ne peut pas s'asseoir, les vieux dans les poubelles. Comme pour toutes les pièces de théâtre on peut lire le texte mais surtout il faut voir cette pièce jouée. C'est vivant le théâtre quoi!
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Analire
  19 janvier 2015
Dans la lignée des oeuvres du XXème siècle de Samuel Beckett que j'ai eu à étudier lors de mon premier semestre de ma licence de lettres, Fin de Partie était l'une des deux oeuvres les plus analysées en cours.
L'histoire se déroule en huis-clos, dans une pièce de maison que l'on peut qualifier de salon, sans décoration apparente, si ce n'est un tableau retourné. Au centre de cette pièce trône Hamm, dans son fauteuil, homme paraplégique et aveugle. Deux poubelles sont posées à ces côtés, dans lesquelles se situent les parents de Hamm, Nell et Nagg, bien entamés par l'âge. le serviteur, seul être qui semble totalement en emphase avec ses membres, c'est Clov, qui dirige les déplacements de Hamm, et obéit à ses ordres. D'un gris terne et obscur, la pièce n'est pas du tout acceuillante. Y plane une sensation de mal-être, d'angoisse, d'anéantissement et de mort prochaine.
Dans Fin de Partie, on peut déceler un manque d'humanisme flagrant. La chose qui choque le plus est sans doute la destinée de Nagg et Nell, qui finissent dans une poubelle, qui sont traités par leur fils comme des moins que rien, fils qui les rabaisse, les prive de nourritures, et en vient même à les haïr. Clov est réduit à un pantin, qui gesticule, se déplace guidé par la voix de Hamm, exécutant ses ordres à la perfection. le seul brin d'humanisme peut se voir à l'extérieur, lorsque Clov monte sur l'échelle, prend ses jumelles et regarde à l'extérieur de la fenêtre, les étendues de l'océan, et l'enfant, seul être vraiment vivant de l'ouvrage.
Au fil de la pièce, tout se réduit, s'amoindrit, pour finalement complétement disparaître. Nagg et Nell se voient refusés leurs dragées, remplacées par un biscuit qu'ils ne peuvent pas croquer. Clov n'arrête pas de se déplacer de tous côtés de la scène, pour, au final, complètement disparaître de la pièce, sans savoir réellement la teneur de sa disparition. le thème de la mort est presque omniprésent, et ce dès le début de la pièce, avec les parents d'âge avancé qui attendent leur heure dans leurs poubelles, le chien-pantin, inanimé, qui tombe aux pieds de Hamm, ce dernier même, ne possédant plus le contrôle de son corps, soumis à quelqu'un d'autre.
Hamm est un bourreau, qui donne continuellement des ordres à son serviteur Clov, se présentant comme une victime consentante, qui n'arrive pas à prendre la décision de partir de son plein grè. Mais au fil de l'avancement de la pièce, on se rend compte que le schéma sadomasochiste qui pèse sur Hamm et Clov se renverse. Hamm est dépendant physiquement de Clov, qui le déplace et s'occupe sciemment de lui. le bourreau n'est en fait qu'une victime, victime de sa condition, voire de sa vie.
Ce qui est exceptionnel avec les oeuvres de Samuel Beckett, c'est qu'en prenant le temps de lire, de savourer chaque phrase, chaque mot de ses histoires, ont peu y déceler maintes et maintes explications. L'auteur reste vague sur les significations de ses oeuvres, ce qui permet aux lecteurs d'user de son imagination pour mettre en scène mentalement la pièce, s'approprier les histoires, se faire une idée personnelle sur le caractère des personnages, décider du sens global du livre. Je n'ai sans doute exposé qu'un quart des thématiques cités dans Fin de Partie, mais une analyse plus précis de l'oeuvre serait bien trop longue et peu utile ici.
Pour finir, je peux vous dire que j'ai pris du plaisir à déchiffrer Samuel Beckett. Ce genre de plume mystérieuse est très rare ; il faut la lire avec curiosité, sans a-priori, et apprécier pleinement les mots du papier. Une histoire à première vue brinquebalante, mais qui se révèle bien plus moderne et réaliste qu'on le pense.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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critiques presse (1)
LeFigaro   22 juin 2018
La monumentale correspondance de l'écrivain irlandais s'achève avec un superbe quatrième volume.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   02 avril 2017
Intérieur sans meubles.
Lumière grisâtre.
Aux murs de droite et de gauche, vers le fond, deux petites fenêtres haut perchées, rideaux fermés.
Au centre, recouvert d'un vieux drap, assis dans un fauteuil à roulettes, Hamm.
Immobile à côté du fauteuil, Clov le regarde. Teint très rouge.
Il sort, revient aussitôt avec un escabeau, l'installe sous la fenêtre à gauche, monte dessus, tire de rideau. Il descend de l'escabeau, fait six pas vers la fenêtre à droite, retourne prendre l'escabeau, l'installe sous la fenêtre à droite, monte dessus, tire le rideau. Il descend de l'escabeau, fait trois pas vers la fenêtre à gauche, retourne prendre l'escabeau, l'installe sous la fenêtre à gauche, monte dessus, regarde par la fenêtre. Rire bref. Il descend de l'escabeau, fait un pas vers la fenêtre à droite, retourne prendre l'escabeau, l'installe sous la fenêtre à droite, monte dessus, regarde par la fenêtre. Rire bref. Il va à la porte, s'arrête, se retourne, contemple la scène, se tourne vers la salle.

CLOV (regard fixe, voix blanche). — Fini, c'est fini, ça va finir, ça va peut-être finir. (Un temps.) Les grains s'ajoutent aux grains, un à un, et un jour, soudain, c'est un tas, un petit tas, l'impossible tas. (Un temps.) On ne peut plus me punir. (Un temps.) Je m'en vais dans ma cuisine, trois mètres sur trois mètres sur trois mètres, attendre qu'il me siffle. (Un temps.) Ce sont de jolies dimensions, je m'appuierai à la table, je regarderai le mur, en attendant qu'il me siffle.

Il reste un moment immobile. Puis il sort. Il revient aussitôt, va prendre l'escabeau, sort en emportant l'escabeau.
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MorgouilleMorgouille   14 juin 2009
HAMM. — Prions Dieu.
CLOV. — Encore ?
NAGG. — Ma dragée !
HAMM. — Dieu d’abord ! (Un temps.) Vous y êtes ?
CLOV (résigné). — Allons-y.
HAMM (à Nagg). — Et toi ?
NAGG (joignant les mains, fermant les yeux, débit précipité). — Notre Père qui êtes aux…
HAMM. — Silence ! En silence ! Un peu de tenue ! Allons-y. (Attitudes de prière. Silence. Se décourageant le premier.) Alors ?
CLOV (rouvrant les yeux). — Je t’en fous ! Et toi ?
HAMM. — Bernique ! (A Nagg.) Et toi ?
NAGG. — Attends. (Un temps. Rouvrant les yeux.) Macache !
HAMM. — Le salaud ! Il n’existe pas !
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chartelchartel   28 décembre 2007
NAGG (bas). – Tu as entendu ? Un cœur dans la tête !

Il glousse précautionneusement.

NELL. – Il ne faut pas rire de ces choses, Nagg. Pourquoi en ris-tu toujours ?

NAGG. – Pas si fort !

NELL (sans baisser la voix). – Rien n’est plus drôle que le malheur, je te l’accorde. Mais –

NAGG (scandalisé). – Oh !

NELL. – Si, si, c’est la chose la plus comique au monde. Et nous en rions, nous en rions, de bon cœur, les premiers temps. Mais c’est toujours la même chose. Oui, c’est comme la bonne histoire qu’on nous raconte trop souvent, nous la trouvons toujours bonne, mais nous n’en rions plus.

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michfredmichfred   15 décembre 2015
Nagg: Tu ne veux pas ton biscuit? (Un temps.) Je te le garde. (Un temps.)Je croyais que tu allais me laisser.
Nell: Je vais te laisser.
Nagg: Tu peux me gratter d'abord?
Nell: Non. (Un temps.) Où?
Nagg: Dans le dos.
Nell: Non. (Un temps.) Frotte toi contre le rebord.
Nagg: C'est plus bas. Dans le creux.
Nell: Quel creux?
Nagg: Le creux. (Un temps.)Tu ne peux pas? (Un temps.) Hier tu m'as gratté là.
Nell (élégiaque): Ah hier!
Nagg: Tu ne peux pas? (Un temps.) Tu ne veux pas que je te gratte, toi?(Un temps.) Tu pleures encore?
Nell: J'essayais.
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yannyann   25 juillet 2010
CLOV. — Pourquoi cette comédie, tous les jours?
HAMM. — La routine. On ne sait jamais. (Un temps.) Cette nuit j'ai vu dans ma poitrine. Il y avait un gros bobo.
CLOV. — Tu as vu ton coeur.
HAMM. — Non, c'était vivant. (Un temps. Avec angoisse.) Clov !
CLOV. — Oui.
HAMM. — Qu'est ce qui se passe?
CLOV. — Quelque chose suit son cours.
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Vidéo de Samuel Beckett
solo
C'est une adaptation libre d'un texte de Samuel Beckett écrit en 1980 sous le titre anglais " piece of monolog" et qui fut monté en tant que pièce de théâtre le 14 octobre 1981 à Beaubourg, avec une mise en scène de David Warrilow. Corinne Tisserand-Simon a conçu un format court pour cette oeuvre, qu'elle a adapté sous la forme d'une mise en espace ou le texte est transcendé par une expression corporelle à minima.Le choix du noir et blanc, ainsi qu'un effet stroboscopique, suggère un film d'un autre temps....
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