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EAN : 9782253169444
168 pages
Le Livre de Poche (06/02/2013)
  Existe en édition audio
2.91/5   52 notes
Résumé :
Livre audio

Sara voue à sa sœur aînée une jalousie terrifiante qui la pousse à la calomnie et à la violence. « Pourtant nous nous aimions tant quand nous étions enfant... », s’afflige Emma qui ne comprend pas pourquoi sa petite sœur, devenue sa pire ennemie, s’acharne à la détruire. Longtemps elle va espérer la désarmer par un excès de patience et de générosité, mais rien n’y fait : plus elle lui cède plus sa sœur s’enflamme...
C’est au dé... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Houston, on a un problème ! Je n'ai adhéré ni au style, ni à la construction, ni aux personnages. Alors évidemment, le crash était inévitable, je n'ai pas pu me raccrocher à grand-chose.

J'en suis moi-même surprise. Même si je pinaille souvent dans mes ressentis, il est rare qu'un livre me laisse une impression aussi négative. Pire même, indifférente ! Heureusement, il était court.

L'intrigue, sans être particulièrement originale, aurait pourtant pu être intéressante : il s'agit d'une histoire de jalousie destructrice sororale sur fond de spoliation d'héritage. Mais tout m'a paru sonner affreusement faux. Les raisons à cela sont diverses.

Il y a déjà, par exemple, la construction qui m'a semblé hésiter sans parvenir à trouver sa voie entre une sorte de thriller psychologique et un « simple » drame familial.

Il y a aussi les personnages, très stéréotypés et caricaturaux avec une méchante soeur (dont on ne connaitra jamais le point de vue, si ce n'est d'après les suppositions de sa soeur) et la gentille et aimante soeur (dont la passivité et la naïveté est à la limite de l'entendement)

Il y a encore l'écriture, pas désagréable et plutôt fluide, mais plate et bien trop didactique. Les pensées d'Emma auraient gagné à être suggérées et non imposées et pour certaines, martelées. Il est vrai qu'il n'y a que très peu de dialogues pour contrebalancer.

Je n'avais jamais lu d'ouvrages de Madeleine Chapsal et je n'ai peut-être pas eu la main heureuse avec celui-ci, mais je pense que je vais en rester là. Son écriture ne me convient manifestement pas, c'est comme ça. Bien sûr, cela n'engage que moi.

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Je suis depuis longtemps une lectrice de Madeleine Chapsal, découverte à travers La maison de Jade, l'un des plus beaux livres sur la douleur de la rupture amoureuse que j'ai lu jusqu'à aujourd'hui.

C'est pourquoi lors de la dernière édition de Masse Critique organisée par babelio, je n'ai pas hésité à cocher ce livre, meme s'il se présentait sous une forme audio qui ne m'attirait pas plus que cela.

Parlons d'abord du livre, de cette histoire de famille, de cette haine que la soeur cadette Sara éprouve envers son ainée Emma. C'est du point de vue d'Emma que nous découvrons la profonde jalousie transformée en machine à détruire, insidieusement, jour après jour tout ce sur quoi elle peut avoir un pouvoir sur sa soeur. C'est terrible, cela va de l'étiolement de la relation d'Emma avec sa mère malade qu'elle a pris chez elle et qu'elle gère à sa guise tant au niveau émotionnel que financier, de ses sordides histoires d'héritages maternel puis paternel dont elle cherche à tout prix à spolier Emma, de l'embrigadement de sa fille et son gendre, mais aussi de ses petites filles qu'elle coupe complètement de sa soeur ainée et qu'elle monte contre elle.

Bien sur, on ne peut pas s'empecher au fil des pages de reconnaitre ici ou là dans une action de Sara, nos propres histoires de famille ou celles de nos proches. Mais ici, tout est poussé à l'extreme sans point de retour possible car Sara est manifestement folle à lier, engluée dans sa haine, elle voudrait tout simplement anéantir sa soeur. Cela reste reste cependant crédible et comme toujours avec Madeleine Chapsal, très jolimment rédigé. Je pensais n'écouter que quelques chapitres à la fois et j'ai finalement poursuivi jusqu'à la fin d'une traite.

Un très beau roman bien qu'éprouvant et très noir.

Parlons maintenant du support pour lequel je n'étais pas particulièrement enthousiaste.Et bien ce fut un vrai plaisir ! Elodie Huber restitue parfaitement dans sa lecture les intonations et le rythme qui seyent à ce roman. Sa voix nous guide et retranscrit à merveille l'histoire de Madeleine Chapsal. Coté pratique, c'est très agréable à écouter tout en faisant des taches rébarbatives d'habitude telles que le repassage et la préparation des légumes pour une soupe. Cela peut sembler anodin, mais j'ai vraiment eu l'impression de lire et non pas de faire des travaux ménagers. Je comprends mieux l'engouement actuel autour de cette forme de lecture qui va bien au-delà d'un public malvoyant. Je pense rapidement réitérér l'expérience.

Encore merci pour ce bon moment passé grace à Babelio, Madeleine Chapsal et les éditions Thélème.

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Une maison frappée par un cataclysme, quelque part, en bord de mer. On découvre, à l'intérieur, les corps sans vie de deux vieilles femmes. Il s'agit de deux soeurs : Emma, l'aînée, Sara, la cadette. Que faisait Sara chez sa soeur alors qu'on savait les deux soeurs en froid depuis quelques années ? Il faut dire que Sara a toujours nourri une jalousie maladive à l'égard d'Emma. Un retour en arrière sur les vies de ces deux soeurs permettra, peut-être, de jeter quelque lumière sur le drame final…

J'ai pu écouter, avec grand plaisir, ce livre audio grâce à Babelio dans le cadre de l'opération Masse Critique. C'est la première fois que je découvrais une oeuvre de Madeleine Chapsal. Cette lecture fut bien particulière, sous forme audio. J'ai tout de suite été séduite par la voix douce et posée de la lectrice : Elodie Huber. Une courte présentation de cette dernière est proposée sur le site des Editions Thélème. En voici un extrait : « Bilingue, Elodie Huber a suivi une formation en France au Studio Théâtre d'Asnières dirigé par Jean-Louis Martin-Barbaz et Willimam Esper Studio à New York, après des études à Sciences-Po Paris. » J'ai beaucoup apprécié le timbre de sa voix ainsi que ses pauses, bien choisies, qui, à mon sens, permettent d'impulser un rythme singulier à l'intrigue, et de ménager habilement les transitions.

Dès le début de l'écoute, j'ai été captivée par l'histoire que propose Madeleine Chapsal : elle sait tout de suite retenir l'attention du lecteur-auditeur, puisqu'elle part du final dramatique et se propose de l'éclairer en déroulant l'histoire des deux soeurs, depuis leur enfance jusqu'à l'âge adulte, puis les vieux jours. Elle dépeint de manière subtile la relation singulière entre celles-ci marquée par la jalousie maladive de Sara à l'égard de sa soeur aînée Emma. Cette dernière n'aura de cesse, pratiquement tout au long de son existence, d'essayer de comprendre les comportements de Sara : sa psychanalyste essaiera de poser des mots sur ceux-ci, mais Emma ne sera jamais vraiment en capacité d'intégrer leur sens, sur un plan affectif. Ainsi, elle fait preuve, à l'égard de Sara, d'une indulgence qui peut agacer le lecteur-auditeur et lui laisser à penser qu'elle est bien naïve, qu'elle s'illusionne : Sara pourra-t-elle, un jour, s'amender à l'égard de sa soeur ? Au fur et à mesure de l'avancée du livre audio, l'auteure déroule, de manière implacable, les comportements de plus en plus lâches et odieux de Sara à l'égard d'Emma, jusqu'au final, dramatique, dont la teneur m'a particulièrement surprise, mettant, peut-être, en relief une nouvelle facette de Sara.

J'ai beaucoup aimé cette lecture singulière, sur le mode de l'écoute, mais j'apporterai un bémol : il m'a semblé que le personnage de Sara restait trop univoque, trop sombre, même si la fin peut proposer une ouverture.

Je tiens à remercier tout particulièrement Babelio et les Editions Thélème pour cette belle lecture-écoute !

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Un peu d'appréhension avant d'entamer ce livre: est-ce que les deux soeurs de Madeleine Chapsal qui, d'après la quatrième de couverture, se déchirent au moment des héritages, n'allaient pas me faire craindre l'avenir? (j'ai une soeur!).

De ce côté-là, me voilà rassurée: les relations entre Emma et Sara ne me rappellent rien que je connaisse.

En chapitres très courts, qui s'enchaînent à toute allure, l'auteur nous décrit par le menu la descente aux enfers de cette relation "sororale", qui dégénère petit à petit, avec un fort penchant pathologique pour ce qui est de Sara, la cadette.

Manifestement, l'aînée, Emma, a hérité de toutes les qualités d'humanité que sa soeur cadette a abandonné dans sa jalousie maladive. Si la pathologie, qui peut expliquer les excès, n'était pas évoquée, le trait serait presque grossier, sans finesse.

Un livre très vite lu, pour aboutir au coup de théâtre final... bouleversant!...

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Au fur et à mesure que j'avançais dans la lecture de ce roman Deux soeurs , je n'ai pas compris que l'ainée, Emma, puisse être aussi crédule et se laisser déposséder de toute la fortune de ses parents, par Sara, sa soeur cadette. Je veux bien croire qu'elle ait songé voir leurs rapports s'améliorer et se retrouver unies comme par le passé, cette enfance où elles étaient si complices, presque jumelles. Mais j'ai détesté la passivité d'Emma face au comportement destructeur que sa soeur avait programmé. Parceque Sara ne s'aimait pas et haissait le succès d' Emma, une idée de vengeance a germé dans son esprit : La dépouiller en totalité de ce qui lui revenait de leurs richissimes parents. Ce harcèlement prendra fin lors d'une tempête survenue brutalement dans l'endroit où Emma venait de poser ses valises, après avoir tiré un trait sur le passé, bien décidée à oublier sa soeur, c'est du moins ce qu'elle croyait.

Oui, je veux bien croire que l'on puisse se faire berner, mais à ce point ! J'avoue avoir eu plusieurs fois envie de secouer Emma, pour qu'elle se réveille de la compassion qu'elle avait pour sa soeur machiavélique. J'ai trouvé la fin plutôt baclée, trop subite à mon sens.

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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation

Il doit y avoir chez les humains une propension naturelle à croire sans preuves le pire sur autrui, sinon les délateurs et autres stigmatiseurs n’auraient pas si facilement et si durablement le champ libre… Admirer est plus difficile que critiquer, car c’est accepter qu’il y ait des personnes qui vous sont supérieures.

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Par la pensée, elle était avec ses chéries et, à leur retour, les écoutait avec bonheur raconter leurs découvertes. En leur absence, elle avait gardé les chats.

C’était une sorte de vie commune : les femmes y sont comme naturellement disposées, chacune apportant ce qu’elle avait de force et ce qu’elle avait acquis d’expérience.

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Quand survient le moment de la séparation définitive d'avec un être aimé, aucune préparation ne vaut: c'est chaque fois l'effondrement.

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Éduquées de la même façon, inscrites au même cours privé, pratiquant les mêmes activités -piano, dans , bicyclette, etc.-, les deux fillettes furent traités comme si elles n'étaient qu'une, et on ne les voyait jamais l'une sans l'autre. (...)

De plus , alors qu'on aurait pu leur accorder à chacune leur espace -la maison était assez vaste-, elles couchèrent, jouèrent, travaillèrent dans la même chambre jusqu'au terme de leur adolescence.

Soudée de force à son aînée, sans autre modèle qu'elle, la petite Sara se mit à imiter ses gestes et à se faire l'écho de ses paroles. "Tu n'es qu'un singe et un perroquet", lui lâchait parfois Emma. plus tard, elle regretta ses piques : la petite faisait son possible pour grandir et se développer en profitant du chemin que frayait son aînée.

Chacune aurait pu tirer avantage d'une proximité qui aurait duré si ce ne s'était déclarée, chez Sara, une jalousie allant jusqu'au délire.

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Qui ne veut pas se défendre, s'offre à sa victime.

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Videos de Madeleine Chapsal (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Madeleine Chapsal
Pour la 2 édition du jeune salon du livre de l'île de Ré, L'ILE AUX LIVRES, sa marraine Madeleine Chapsal et son parrain Patrick Poivre d'Arvor accueillent 80 auteurs dont Jetsun Pema, la soeur de Sa Sainteté le Dalaï Lama.
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