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EAN : 9782072907210
Éditeur : Gallimard (20/08/2020)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 608 notes)
Résumé :
"Du paddle à Biarritz. Si je devais établir une liste de mes vacances idéales, le paddle à Biarritz avec un couple d'amis n'apparaîtrait pas sur la feuille, ni au dos, ni dans le cahier tout entier. Le soir où il avait lancé cette idée, tout le monde était emballé, c'était l'idée du siècle, du paddle à Biarritz, youhou, champagne. Moi-même j'arborais un sourire franc pour ne pas détonner dans l'effervescence ambiante, un sourire de photo de mariage, sans même savoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (167) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  16 août 2020
Broadway, ce spectacle pas trop réussi de l'école de danse de Jade, sa fille, sert de titre à Axel, père de famille, le narrateur. Il semble tout avoir pour être heureux : une épouse, Anna, deux enfants, Jade et Tristan, et un emploi apparemment stable… Ah oui, il ne faut pas oublier la maison dans un lotissement avec un voisin un peu maniaque et envahissant !
Fabrice Caro que j'ai d'abord connu grâce aux bandes dessinées qu'il signe Fabcaro, m'avait très agréablement surpris avec le discours. Il remet donc ça et confirme son talent pour raconter des séquences de vie apparemment ordinaires, les tracas d'un bon père de famille mais aussi ses rêves d'échappée du côté de Buenos Aires.
Tout part de ce fameux courrier de l'Assurance maladie pour le dépistage du cancer colorectal. Ce type de prévention, hasard de ma lecture, je viens d'en bénéficier ce jour-même, grâce à mon âge avancé… Normalement, ce n'est qu'à partir de cinquante ans que ce dépistage débute. Or, Axel n'a que quarante-six ans et le voilà à se morfondre, à se poser quantité de questions quand le proviseur du lycée de son fils le convoque pour lui soumettre un dessin pornographique réalisé par Tristan et montrant deux de ses profs en train de copuler en levrette !
Que faire ? Désemparé, le pauvre père tente bien de rencontrer la prof d'anglais concernée par le croquis. Il en pince même pour elle mais celle-ci ne lui parle que de rendez-vous chez un psychologue, pour une blague de potache.
Fabrice Caro, tout au long du roman, excelle à démontrer tout ce qui se passe dans notre tête lors de situations embarrassantes. Qui n'a pas échafaudé des réponses toutes prêtes, très bien formulées mais se retrouve à n'exprimer que des banalités ?
Je n'oublie pas Jade, sa fille aînée, qui va passer le bac et donc bientôt quitter le cocon familial. Son petit ami l'a larguée. Elle est désespérée et demande de l'aide à son père. Là, l'auteur s'égare dans une histoire de cierge à l'église à la demande de Jade. C'est amusant une fois mais Fabrice Caro y revient un peu trop à cette Notre-Dame d'Espérance… désespérante.
Soucis avec le voisin, projet de paddle l'été avec un couple d'amis, cette fameuse lettre de la CPAM, Axel se débat dans un entrelacs de soucis qu'il tente de conclure en apothéose.
C'est conté avec humour, décrit avec justesse, un bon moment de lecture permis grâce à Babelio (Masse Critique) et à Gallimard (Sygne) que je remercie.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Cancie
  16 août 2020
2018, Axel vient de recevoir une lettre dans une enveloppe au bas de laquelle est inscrit : Programme national de dépistage du cancer colorectal, "une formalité administrative, rien que de bien normal, toute personne ayant cinquante ans révolus la reçoit automatiquement. À ceci près que j'ai quarante-six ans." Un véritable traumatisme pour Axel qui vient de prendre quatre ans en quelques jours.
Voilà que quelques jours plus tard, il est convoqué par le proviseur. Celui-ci lui met sous les yeux un dessin scabreux de son fils, Tristan, mettant en scène ses professeurs mademoiselle Guiraud et monsieur Charlier, respectivement profs d'anglais et de SVT. Sa femme Anna lui demande de gérer.
Il y a aussi Denis et Béatrice, des amis de sa femme et donc aussi les siens qui n'ont qu'une idée en tête, les emmener avec eux en vacances à Biarritz faire du paddle, sans compter le voisin et ses apéritifs en alternance. À un moment d'ailleurs, il verra en eux le couple qu'ils vont devenir avec Anna, une fois les enfants ayant quitté le nid...
C'est la vie et les réflexions d'un homme ordinaire qui n'ose pas faire de la peine aux gens. Il décide une chose ou prépare une répartie, mais le moment venu, ne peut être brutal et acquiesce contre sa volonté. Il est la plupart du temps déphasé par rapport à la réalité, les choses vont un peu trop vite pour lui. C'est le constat un peu amer que fait cet homme pourtant heureux avec sa famille, déçu cependant par des espérances non réalisées.
En fait, depuis la réception de cette enveloppe, il est souvent en proie à la désillusion, tout l'ennuie et ce courrier devient une véritable obsession. Ne préconise-t-il pas d'ailleurs des cours où l'on enseignerait à dompter la déception ?
Cette lettre sera en quelque sorte le fil rouge du roman, car Fabrice Caro reviendra à elle de façon récurrente.
Je me suis régalée à la lecture de ce roman et j'ai beaucoup apprécié l'humour de l'auteur, un humour particulier qui flirte avec la mélancolie, de même que sa tendresse vis-à-vis des choses qui ne fonctionnent pas.
C'est un livre facile à lire, tout en finesse, dans lequel j'ai pu parfois me reconnaître, une vraie gourmandise.
Un excellent moment de lecture pour lequel Je remercie pour cela Masse critique de Babelio et les éditions Sygne de Gallimard !
J'avais beaucoup apprécié le discours et Broadway est venu confirmer le plaisir de lire les ouvrages de cet écrivain.

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Kittiwake
  10 septembre 2020
Depuis longtemps inconditionnelle de l'humour de Fabrice Caro, autant pour son oeuvre dessinée que pour ses écrits, je retrouve avec un immense plaisir sa plume désabusée et si drôle ! J'avais adoré le discours, et si Adrien laisse la place à Axel, on a quand même l'impression de le retrouver, quelques années plus tard, plus âgé, mais tout aussi immature.
Et quand on est pas tout à fait fini soi-même, c'est un calvaire de jouer ces rôles que le reste de l'humanité semble endosser sans difficulté majeures : être père d'ados énigmatiques, recevoir quatre années trop tôt une invitation pour un dépistage de cancer colo-rectal, dans une enveloppe d'un bleu sinistre, rencontrer et fantasmer sur le prof de français du fils qui a commis une lourde bévue, prévoir une activité paddle pour les vacances …rien d'insurmontable, sauf pour Axel qui se noie dans une verre d'eau, fait d'une taupinière une montagne, et surtout prend toujours la pire décision, volontairement ou non.
C'est aussi comique que tragique, et même s'il nous fait rire, on est mal pour lui, cet anti-héros des temps modernes, plein de tics et de tocs et incapable de faire face aux vicissitudes ordinaires de la vie quotidienne, dépourvu de toute spontanéité relationnelle avec des conséquences en boule de neige.

Par conséquent, je ne dérogerai pas à la règle : j'adore ce nouvel opus et attendrai avec impatience le suivant.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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nameless
  03 septembre 2020
Le point de départ du roman est la réception par Alex D un courrier de la CPAM l'invitant à réaliser un acte scatologique simple destiné à dépister précocement le cancer colorectal. Toute personne de plus de 50 ans reçoit systématiquement cette lettre, rien d'exceptionnel donc, si ce n'est qu'Alex n'est âgé que de 46 ans. Aussitôt, cet homme aux sensibilités hypocondriaque et paranoïaque exacerbées, imagine les pires scénarios-catastrophes justifiant ces quatre années d'avance sur le timing institutionnel fixé pour tout examen de prévention médicale.

Alex est justement à un moment de sa vie où tout lui semble lourd, pesant, oppressant, étouffant. Il ressent en permanence l'impression de subir sans maîtriser, de n'avoir plus prise sur rien, de perdre le contrôle, de passer à côté de tout, de n'avoir pas la vie qu'il aurait souhaitée. Si l'on ajoute à ce mal-être une convocation chez le proviseur de son fiston, très doué en dessin érotique option levrette, une invitation par des copains à passer des vacances à Biarritz pour ramer sur un paddle, et les apéros rituels chez son voisin où il s'oblige à boire du whisky alors qu'il déteste ce breuvage, le lecteur a une idée assez complète des tracas qui agitent le héros.

Eh bien, je suis au regret de dire que les soucis de cet homme antipathique et velléitaire qui cache ses petites lâchetés sous une pseudo-inadaptation sociale théâtralisée et surjouée, ne m'ont guère passionnée. Les questionnements existentiels déclenchés par la cuisson de merguez au barbecue sont quelque peu disproportionnés ; il s'agit d'un humour au ras des braises. Certes, le ton de Fabrice Caro se veut ironique, jamais méchant ; il s'amuse de petits travers que chacun d'entre nous a connus ou connaîtra un jour. Il pose un regard décalé sur des situations banales, quotidiennes, qu'il suffit de faire déraper d'un petit pas sur le côté pour qu'elles deviennent absurdes. C'est charmant, c'est marrant ! Mais c'est également très répétitif car une fois compris la technique et les ressorts employés par l'auteur, tout devient prévisible et lassant, - phrases de rupture oulipiennes, prostate altermondialiste, utilité des graines de courge ou angoisses colorectales, insistance lourdingue sur les cierges déposés dans une église – pour donner au final un roman décousu, foutraque, sans aucun fil conducteur ou construction, dont la lecture parfois amusante ne masque pas les faiblesses.
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marina53
  09 novembre 2020
Lorsque Axel reçoit une enveloppe plastifiée bleue sur laquelle est inscrit Programme national de dépistage du cancer colorectal, son monde, tout à coup, semble s'effondrer. Parce que recevoir cette enveloppe à 50 ans est tout à fait normal, Axel, lui, s'en étonne d'autant qu'il n'a que 46 ans. Serait-ce une erreur de la CPAM ? Une mise en garde ? Un mauvais pressentiment ? Ne s'occuperait-il pas assez de sa prostate ? Comme si cela ne suffisait pas, Axel est convoqué chez le proviseur du collège de son fils, Tristan. Ce dernier a, en effet, dessiné, dans une posture pour le moins suggestive, sa professeure d'anglais et son professeur de SVT. Et puisqu'il s'agit de son fils, Anna somme Axel d'en parler avec leur fils. Anna qui, pour finir de lui plomber le moral, lui annonce qu'un dîner est prévu chez leurs amis, Denis et Béatrice. Des amis qui n'ont plus qu'une idée en tête : aller faire du paddle à Biarritz ensemble...
Axel, une femme, deux enfants, un pavillon en banlieue, un boulot... Axel, un homme moyen que des petits problèmes vont chambouler quelque peu. Entre l'enveloppe bleue, le dîner avec les amis, le dessin de son fils, le chagrin d'amour de sa fille, les voisins stricts, le collègue un peu lourd... Axel se débat comme il peut dans sa vie, avec ses moyens, ramant parfois, se laissant vite submerger par des détails, s'interrogeant souvent, remettant tout en question. À partir de l'enveloppe bleue, Fabcaro tisse tout autour des scènes de la vie quotidienne, toutes aussi absurdes, jouissives ou délirantes. Il s'amuse et se joue cocassement des absurdités de la vie. Aussi comique que tragique, drôle que mélancolique, farfelu qu'intelligent, un roman qui tisse, en de courts chapitres, le canevas d'un presque cinquantenaire déboussolé et dépassé...
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   21 décembre 2020
Après Le discours, qui a réussi l'an dernier à nous faire rire de bon coeur, Fabrice Caro récidive avec Broadway, qui est tout aussi désopilant.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   20 octobre 2020
Un courrier de l'Assurance-maladie plonge un homme sans histoires dans une anxiété folle. Drôle et touchant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesInrocks   22 septembre 2020
Après Le Discours, Fabrice Caro se joue à nouveau des absurdités de la vie moderne pour composer une nouvelle comédie tragiquement tordante.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Lexpress   16 septembre 2020
En cette rentrée littéraire un peu sérieuse, Fabrice Caro incarne résolument le versant "comédie", un genre littéraire très peu répandu sous nos latitudes. Et, comme toujours, son sens de la situation comique fait mouche.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (122) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   17 août 2020
Ces derniers temps, je me réveille toutes les nuits à 3 h 15 du matin pour aller uriner, et je suis chaque fois bluffé par la constance de cet horaire, toutes les nuits, invariablement, 3 h 15 pile, comme si ma prostate était pourvue d'une horloge interne, comme si j'étais affublé d'une sorte de super-pouvoir, mais un super-pouvoir qui ne servirait pas à grand-chose, on imagine assez mal les studios Marvel en faire une adaptation. La journée, il est Axel, un employé discret et sans histoires, mais dès qu'arrive la nuit, il devient...Urinor ! Le super-héros qui se lève pour faire pipi à 3 h 15 pile, le monde du crime n'en sortira pas indemne.
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marina53marina53   09 novembre 2020
Mets-la-moi. Comment en est-on arrivé là ? Je ne peux pas croire que c'est mon Tristan à moi qui ait commis une horreur pareille. Le même Tristan qui, tous les ans à Noël, criait de joie en découvrant sa boîte Playmobil, moi assis par terre en tailleur dans sa chambre tentant laborieusement d'assembler les pièces et lui, sautant tout autour des morceaux éparpillés sur le sol, entamant ses scénarios alors même que je n'en étais qu'aux fondations, des scénarios faits de pirates, de trésors enfouis et d'îles mystérieuses, quand tout à coup : mets-la-moi. Comment est-on passé des pirates à mets-la-moi ? Par quel mystérieux processus hormonal, subitement, passe-t-on de l'envie de carte aux trésors à celle de dessiner deux masses informes en train de copuler ? Playmobil, en avant les histoires.
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hcdahlemhcdahlem   14 septembre 2020
Mon regard se perd sur le décolleté de Béatrice, je me demande chaque fois si ses seins sont refaits ou pas (Anna est persuadée que non, moi que oui). Que se passerait-il si, subitement, au milieu du repas, au beau milieu de la discussion, je tendais le bras et touchais le haut décolleté de son sein du bout de mon index pour en vérifier la fermeté? Comme ça, de manière totalement anecdotique? Quelle serait leur réaction? Denis se lèverait-il pour me mettre son poing dans la figure ou bien le repas se poursuivrait-il comme si de rien n’était? Pourquoi nous évertuons-nous à n’effectuer que des actes pourvus de sens? Pourquoi une existence qui n’en a aucun devrait-elle être constituée d’une suite ordonnée de faits rationnels, et pourquoi ne nous mettrions-nous pas subitement à courir dans la rue sur Modern Love comme chez Leos Carax ou Noah Baumbach? Pourquoi tout doit-il être cohérent quand la vie elle-même ne l’est pas pour deux sous et qu’on peut très bien se réveiller un matin avec un courrier destiné à un type de cinquante ans alors qu‘on n’en a que quarante-six? Pourquoi l’utile, pourquoi l’approprié? p. 125
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CancieCancie   18 août 2020
Peu à peu on était de moins en moins déçus car on avait de moins en moins d'attente et c'est peut-être la meilleure école de la vie, apprendre à dompter la déception, l'apprivoiser, puisque de toute façon elle jalonnera notre vie, plutôt la maîtriser que de tenter de l'éviter, instaurer une matière dès le collège, Tu as quoi là ? - Maths puis deux heures de déception, cours pendant lequel on ouvrirait des Kinder Surprise à la chaîne, et il n'y aurait que des voitures rouges avec les roues noires à accrocher et on oraliserait Pouaah comment c'est nuuuuul!, intégrant ainsi progressivement la notion de désillusion.
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CancieCancie   18 août 2020
Mes enfants ne m'avaient jamais offert que des choses ratées, approximatives, maladroites, et plus elles étaient ratées, approximatives, maladroites, plus mon émotion était forte et les larmes m'en montaient. Le plus récurrent étant ces marque-pages sous plastique aux couleurs criardes étalées au pastel ou à la gouache et qui m'empêchaient de lire sereinement tant que le marque-pages n'était pas à trois mètres au moins du livre sous peine de détourner mon regard du texte - voire de risquer le décollement de rétine si je le regardais de trop près.
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A l'occasion des "Correspondances de Manosque", Fabrice Caro vous présente son ouvrage "Broadway" aux éditions Gallimard.
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