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Isabelle Souriau (Traducteur)
ISBN : 2080812386
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 576 notes)
Résumé :
Voici le premier livre que Stephen Hawking ait écrit pour le grand public. Il y expose, dans un langage simple et accessible, les plus récentes découvertes des astrophysiciens sur la nature du temps et du monde. Retraçant les grandes théories du cosmos, de Galilée et Newton à Einstein et Poincaré, racontant les ultimes découvertes de l'espace, expliquant la nature des trous noirs, il propose ensuite de relever le plus grand défi de la science moderne : la recherche ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  15 mars 2014
Qui ne connaît pas Stephen Hawking ? Il passe pour être l'un des plus grands théoriciens de la physique depuis Einstein. Son livre de vulgarisation le plus connu "Une brève histoire du temps : du Big Bang aux trous noirs", sorti en 1989, a été lu par 399 lecteurs de Babelio, ce qui constitue un record pour un ouvrage de cette catégorie. A titre de comparaison, "La Relativité", le célèbre exposé signé d'Albert Einstein lui-même, n'est connu que de 49 lecteurs et "Comment je vois le monde", du même Einstein, son best-seller, n'a été lu que par 146 lecteurs.
A la lecture de cet ouvrage, je me suis posé la question suivante : Comment reconnaît-on de la bonne vulgarisation scientifique ? Avant tout, l'exposé doit être clair et intelligible, à la portée de tous. Mais simultanément, l'ouvrage doit aussi apporter une perspective innovante, un éclairage original, sur un sujet donné, il ne doit pas se contenter d'enfoncer des portes ouvertes, il ne doit pas être trop « scolaire ». L'auteur doit trouver le juste équilibre entre le trop pointu, accessible aux seuls spécialistes, et le trop connu, qui ne vulgarise rien. Ce point d'équilibre est subjectif, car il varie selon la maturité du lecteur dans le domaine considéré. C'est donc au lecteur, in fine, de choisir parmi les vulgarisateurs celui qui lui conviendra le mieux, au besoin après en avoir testé plusieurs.
Au risque de fâcher les aficionados, je trouve que les livres de Stephen Hawking – que j'ai pu parcourir en diagonale dans les librairies – souffrent d'au moins quatre inconvénients récurrents. "Une brève histoire du temps", que j'ai fini par acheter, pour ne pas mourir idiot, et pour pouvoir publier au moins une critique portant sur un livre de ce célèbre auteur, ne fait pas exception à la règle.
Je tiens à préciser que l'appréciation de ces inconvénients est éminemment subjective, et les défauts que je signale peuvent ne pas être considérés comme tels par un autre lecteur. Parlons alors plutôt de tics d'écriture, d'obsessions, de choix éditoriaux, qui peuvent provoquer, en tout cas chez moi, plus qu'une contrariété : de l'irritation, voire une certaine allergie.
1. Inconvénient numéro un : Les livres de Stephen Hawking embrassent trop et étreignent mal. Stephen Hawking donne l'impression de survoler ses sujets. Il n'est assurément pas le seul auteur qui ratisse large, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, mais compte tenu du petit nombre de pages de ses ouvrages, les sujets abordés ne peuvent être véritablement creusés. Pire, on n'apprend pas grand-chose à la lecture de ces essais, qui tous, peu ou prou, racontent toujours la même histoire. Certes, Hubert Reeves et Trinh Xuan Thuan font la même chose, mais leur prose, nettement plus poétique, laisse au moins passer un enthousiasme et un émerveillement intacts. le chapitre sur les trous noirs – passage obligé des ouvrages de Hawking, compte tenu de sa spécialité – m'a même semblé confus, à force de vouloir trop simplifier, édulcorer ou évacuer toute allusion un peu technique. On en apprendra plus sur les trous noirs en lisant Leonard Susskind ("Trous noirs : La guerre des savants"), Kip S. Thorne ("Trous noirs et distorsions du temps") ou Jean-Pierre Luminet ("Les trous noirs").
2. Inconvénient numéro deux : Des schémas et des illustrations plus symboliques que didactiques. Les illustrations choisies par Stephen Hawking n'inspirent pas grand-chose, elles semblent être mises là pour faire joli et non pour favoriser la compréhension ou éclairer les raisonnements. Ceci se vérifie particulièrement dans d'autres ouvrages, dont le remake de celui-ci ("Une belle histoire du temps", publié en 2005), pour lequel les illustrations ont visiblement été sélectionnées en fonction de leur potentiel esthétique. Dans le présent essai, les schémas sont plus conformes à ce que l'on attend d'un ouvrage scientifique, mais on a quand même droit au dessin de l'estomac d'un chien qui digère un os en deux dimensions. Hawking fait pire dans le remake de 2005, il se met lui-même en scène de façon ridicule sur de jolies photos en couleur : il entre en lévitation pour démontrer que notre espace possède trois dimensions, il s'affiche avec une pin-up pour illustrer l'attraction des corps !
3. Ce qui nous amène tout naturellement à l'inconvénient numéro trois : La « pipolisation » et le culte de la personnalité, se traduisant par une mise en avant de l'auteur qui ne s'efface jamais derrière son discours, s'expose sur ses photos, raconte sa vie privée au détour d'une phrase. Citation : « Si les trous noirs existent, Kip me devra une année de Penthouse ».
4. Last but not least, terminons par l'inconvénient numéro quatre : La confrontation permanente du discours scientifique avec les desseins de Dieu, comme s'il fallait nécessairement mettre la science et la religion en concurrence. Que vient faire Dieu ici ? Les ouvrages scientifiques qui convoquent Dieu à tout bout de champ dans leurs raisonnements – que se soit pour se mesurer à lui ou pour prouver/invalider son existence – m'horripilent. Au cours des siècles passés, depuis Galilée, la science et la religion n'ont jamais fait bon ménage. L'une ne peut rien attendre de l'autre, et réciproquement. Quand on évoque le Big bang, il est tentant pour certains de voir derrière le concept une théorie scientifique du « fiat lux ». Quand on mesure la précision des variables cosmologiques qui ont conduit à l'apparition de la vie sur Terre, il est tentant de discerner un « grand dessein » et un principe anthropique. Mais Hawking n'est ni un frère Bogdanov, ni Trinh Xuan Thuan, et ne tombe dans aucun de ces pièges. Sa position actuelle serait plutôt de dire qu'une horloge aussi bien réglée et autoentretenue que l'Univers n'a pas besoin d'un divin horloger. de même, le mathématicien Pierre-Simon de Laplace, fervent défenseur du déterminisme au XVIIIe siècle, annonça-t-il à Bonaparte qu'il n'avait pas besoin de l'hypothèse de Dieu. Dans leur dernier livre ("La fin du hasard"), les frères Bogdanov remettent au goût du jour le déterminisme et parviennent à la conclusion exactement inverse (comme quoi on peut dire tout et son contraire à partir des mêmes constats). Je crains que l'on n'ait pas fini de voir traîner les allusions à Dieu dans les ouvrages scientifiques. Curieusement, Hawking suggère « la pensée de Dieu » dans cet essai de 1989 mais remettra en cause son existence dans son essai de 2010 ("Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ? "), en créant au passage une polémique. Reconversion ? Simple manoeuvre marketing ? Quoiqu'il en soit, Hawking empiète sur le domaine des croyances et de la religion. Invoquer Dieu ou ses divines intentions dans un essai scientifique me semble être une faute de goût ou un aveu de faiblesse.
Je ne nie aucunement l'idée que les ouvrages d'Hawking conviennent parfaitement aux néophytes. Comme je le disais au début de cette chronique, c'est au lecteur de choisir parmi les vulgarisateurs celui qui lui conviendra le mieux, au besoin après en avoir testé plusieurs. J'ai testé et j'ai choisi.
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finitysend
  29 décembre 2016
De la vulgarisation très solide et agréable à lire .
La plupart des thématiques de l'astrophysique sont abordées et l'auteur rédige un texte à la portée de tous ceux qui sont disposés à faire un petit effort .
Il aborde entre autres ( ce qui n'est pas si courant en vulgarisation ) : la question des limites de l'univers .
Par ailleurs :
Le principe anthropique.
La question du destin ultime de l'univers .
et enfin : les aspects qui concernent la question des apports de la physique quantique à l'astrophysique.
Comme dans beaucoup d'ouvrages pour le grand public : il y a de longs développement sur l'histoire des sciences qui ne sont pas indispensables , pour moi c'est un sujet à part sauf cas particulier , et ce ne devrait pas faire l'objet de longs développements de manière aussi systématique .
Cependant sont à signaler : trois petits exposés très bien faits sur trois personnages centraux de l'histoire de l'astrophysique et sur leurs participations et leurs impacts dans et sur leur temps , sur leur époque .
Sinon un détail : l'auteur réfléchit à la question de dieu et de la religion et là il n'est pas au top ( ni en théologie , ni en sociologie des religions )..
Evidemment , ce ne gênera pas ceux pour qui la messe est dite ( sourires ).
Ces passages occupent un peu trop de place dans ce petit bouquin et l'auteur n'est pas très callé et ce n'est pas très intéressant ...
Sinon pour ce qui est de la question du Big Bang , il semble qu'une révolution scientifique sérieuse soit à l'oeuvre car il semblerait qu'il ne soit pas impossible que : l'univers existe depuis toujours .
Voilà pour la petite ouverture en conclusion mais cet axe de recherche reste pour le moment au stade des revues spécialisées .
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Hugo
  28 juin 2019
Une brève histoire du temps qui compte 13 milliards d'années tout de même, des chiffres à vous faire tourner la tête, Hawking cherchera il me semble une partie de sa vie à prouver l'existence des trous noir, à unifier la physique quantique à la relativité générale, quelle drôle d'affaire… Il fait partie des ces génies de la science, ils ne sont pas nombreux à pouvoir comprendre, à pouvoir imaginer les théories du tout, à définir les règles fondamentales de l'univers, pourtant ils cherchent, ils calculent, ils sont fous…
Du coup je m'avancerai à dire sans trop me mouiller l'excitation que c'est l'un des pionniers de la vulgarisation scientifique, ce qui implique qu'il y en a d'autres hein, mais à ce jour ce n'est plus le meilleur dans ce domaine bien que son bouquin soit quand même accessible au commun des biens nés, les autres cherchent à bouffer, ou à survivre, enfin je sais pas trop, bref ils ont pas accès à la connaissance, ils en sont encore à l'eau … Parfois on s'y perd un chouilla dans les chiffres, dans la démesure des espaces et des dimensions, dans les nombreuses théories qui demandent déjà quelques notions d'un peu de tout ce que je n'ai pas, ou peu, ou pas assez … bref c'est au-delà de notre compréhension, quand je dis « notre », je ne vous pointe pas du doigt, mais dans ce genre de lectures : seules les équations sont bavardes… et pas très bandantes pour un romantique aux doigtés certain comme moi, n'y voyez aucune prétention hasardeuse, qui ferait de moi un fantasme présomptueux aux pieds d'estaux, la médiocrité est une valeur sure et parfaitement ordinaire qui me sied à merveille…
Au début du siècle combien de personnes pouvaient prétendre comprendre les théories D'Einstein sur la relativité, aujourd'hui grâce à ces vulgarisateurs nous pouvons briller en société parmi les étoiles dont tout le monde se branle soyez en certain… En fait il est rare de trouver des gens intéressés par ces questions existentielles, il n'y a pas vraiment d'intérêt particulier à bégayer des connaissances dans ce domaine… Pourtant si, c'est bon d'apprendre les choses, d'en comprendre les contours, parce que ça mène à plein de trucs qui débouchent sur pleins d'autres trucs, du coup c'est vachement intéressant … enfin je crois que ça l'est, mais peut-être je perds mon temps, allez comprendre…
Mais rien à foutre moi aussi je sais te faire des équations où se discutent les gouts pour atteindre l'éternel orgasme d'une jouissance à la relativité furtive qui entre deux perles de sueurs s'extasient de rire pour s'éterniser dans l'instant présent d'un passé révolu.
.G = 00===D / (.)(.) + (:) + ( ).( )
A plus les copains.
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denis76
  06 mai 2018
Hum... J'ai pris ce livre en hommage à un des cerveaux contemporains les plus brillants qui vient de partir. ( Lui qui doutait, de là haut, il sait maintenant que Dieu existe ). Mais c'est quand même un des trois livres les plus durs que j'ai lus. Mais bon, c'est très intéressant.
L'auteur fait d'abord un historique de la cosmologie. Avec Aristote, c'est l'espace absolu et le temps absolu. Galilée adopte le modèle héliocentré de Copernic, mais prend ses précautions face à l'église catholique. Et il dit, en 1609 : "Pourtant elle tourne" ! En 1687, Newton expose la loi de la gravitation. En 1865, Maxwell découvre les ondes. En 1915, Einstein expose la théorie de la relativité générale sur les quatre dimensions ( 3 de l'espace et une du temps ) et crée l'espace-temps courbe. Là je décolle... Heureusement que l'humour est là !
.
Imaginez le bel équilibre de l'univers, de millions de galaxies, de notre galaxie : si la Terre entamait une sirale vers le soleil, nous serions carbonisés. Si au contraire, il y avait expansion dans notre galaxie, nous gèlerions !
Quel est ce fantastique Horloger qui permet ce bel équilibre ? Je me sens tout petit.
En 1923, Hubble parle du Big Bang. En 1929, grâce aux couleurs, il découvre que l'univers est en expansion....
On continue longtemps comme cela, c'est intéressant, mais je suis obligé de survoler quelques passages incompréhensibles pour moi.
Le rêve de l'auteur est d'unir les deux grandes théories physiques actuelles, la mécanique quantique, qui, avec et sans microscopes analyse l'infiniment petit, les ondes, les atomes, les quantas, etc... et la théorie de la relativité générale qui, avec ou sans télescopes, analyse l'infiniment grand, les galaxies et l'univers. La réunion des deux théories permettrait de découvrir les secrets de l'univers, et tutoyer Dieu ! Hum...
Quelques trucs sont intéressants.
Par exemple, actuellement, il y a quatre forces : la gravitation de Newton, l'électromagnétique, la radioactivité et le nucléaire. Une théorie globale, la GUT, "global univers theory", englobe trois des quatre forces ...
Avant de continuer là dessus, Hawking passe aux trous noirs, son dada. Les étoiles sont un peu les femmes de Stephen Hawking, il en parle avec amour.
En 1969, Wheeler constate l'effondrement (compression ) de certaines étoiles qui deviennent des trous noirs. Alors Hawking gamberge sur une flèche-temps négative ou imaginaire qui, lors d'une compression, ferait défiler le temps à l'envers. Et c'est là qu'il part dans la science fiction : connaître un résultat avant de parier, mourir avant de naître...
L'astronaute plonge dans un trou noir : il va pouvoir savoir où va la boule de la roulette avant de parier, tout miser dessus, mais après il sera déchiqueté, et n'aura pas le temps de placer ses gains !
Puis l'auteur revient sur le Big Bang.
Et là, il y a un truc pas mal.
La théorie classique des particules expose qu'il y eût le Big Bang (expansion de l'univers compressé il y a 10 milliards d'années ) très chaud, avec émission d'hydrogène et d'hélium. Puis il y eût naissance de milliers de galaxies, de supernova, et création de notre galaxie il y a 5 milliards d'années avec le soleil, la Terre avec de l'hydrogène soufré, etc... La température baisse, il y a création du vivant sur Terre car la vie primitive fournit de l'oxygène, ceci il y a deux milliards d'années.... Puis aura lieu le Big Crunch ( recompression ) pas tout de suite, imaginez ! dans des milliards d'années.
Deuxième option : option "pas de bords" de la théorie ondulatoire de la mécanique quantique, lisse, sans particularité de naissance de l'univers, ni de fin. Mais alors... héhé ! quel est le rôle de Dieu dans ce cas ?
Enfin récemment, " la théorie des cordes" pourrait donner une solution globale. Mais comme pour les trous noirs, les calculs mathématiques dépassent l'observation, donc comment vérifier ?
.
Depuis le XVIè siècle, l'Eglise est dépassée par les scientifiques.
Depuis " Les Lumières", dit Hawking, les philosophes sont dépassés à leur tour par les scientifiques. Je ne suis pas d'accord. Ils ne sont plus aussi pointus sur le terrain scientifique, mais ont le devoir de se poser toujours les questions fondamentales, eh oui !
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klakmuf
  07 février 2014
Pour ceux qui trouvent les Trous noirs troublants et qui sont un peu mou du genou avec les sciences dures dans le Cortex cérébral (j'en suis, :-)), ce petit livre de vulgarisation en astronomie et sciences physiques est une aubaine !
En quelques 220 pages bien écrites et pesées, expurgées de toute équation sauf l'incontournable mais formidable E = mc2, Stephen Hawking nous offre à comprendre les avancées de la science et les théories sur l'histoire de l'univers, son origine, ses formes, l'espace-temps, la matière et l'antimatière, les 4 grandes forces à l'oeuvre, l'évolution de notre vision du monde et j'en oublie…

Avec ce livre, on mesure le chemin parcouru en quelques siècles et surtout le grand bond en avant réalisé au XXe siècle en astrophysique et sciences physiques :
- 1905 Albert Einstein (et Henri Poincaré avant lui !): la Relativité restreinte – abandon du temps absolu newtonien – chaque observateur a sa propre mesure du temps ;
- 1915 re Albert Einstein, avec la Relativité générale, cette fois-ci (faut dire qu'il s'était spécialisé sur ce créneau plutôt juteux, ma foi); il déclare unis à jamais l'Espace et le Temps;
- Années 20 : Werner Heisenberg (père du principe d'incertitude), Erwin Schrödinger et Paul Dirac reformulent la mécanique quantique initiée par Max Planck en 1900 - introduction du hasard, les particules n'ont plus de positions tranchées, ni de vitesse bien observables – les particules sont des ondes ; leur énergie est inversement proportionnelle à leur longueur d'onde - Einstein regimbe: "Dieu ne joue pas aux dés" (quand même!) -
- Années 20 encore (les années folles?): débuts de la théorie du Big Bang avec Alexandre Friedman - l'univers a dû avoir un début, le Big Bang, où l'état de densité de la matière était infini et chaud-bouillant et de dimension nulle ;
- 1924-1929 Edwin Hubble : les galaxies pullulent et s'éloignent les unes des autres – l'univers n'est pas statique mais en expansion ; Einstein s'insurge et se prend les pieds dans le tapis avec sa "constante cosmologique"!
- 1932 : débuts de l'antimatière avec la découverte par Carl David Anderson du positron (l'anti-électron) ; Paul Dirac l'avait déjà prédit par une équation;
- Années 60 : Murray Gell-Mann (de CalTech) formule la théorie des quarks, les plus petites particules de matière – protons et neutrons ont chacun 3 quarks ;
- 1965 Penzias et Wilson : détection du rayonnement cosmique (l'écho du Big Bang) ; cette découverte assoit la théorie du Big Bang qui sera fignolée en 1970 par Roger Penrose et Stephen Hawking (notre serviteur !)
- 1973-1975 : radiation de Hawking (notre serviteur !) ou rayonnement de corps noir ;
Et ça continue de phosphorer, de théoriser, de calculer et de scruter les hauteurs et les profondeurs du Tout…
On y découvre aussi la préoccupation principale qui travaille l'esprit de nos grands physiciens contemporains : unifier les grandes théories, notamment la Relativité générale et la Mécanique quantique.
Pour ma part, j'ai fait avec ce livre des rencontres stupéfiantes avec les particules « supports-de-force » ou « virtuelles » (graviton, photon, boson vectoriel lourd et gluon) : ces particules sont indétectables mais leurs effets « crèvent les yeux ». Autres motifs de stupeur : le rayonnement des trous noirs (sic !) ou leur fins possibles dans de fantastiques explosions finales de rayonnement !
Certaines pages sont pour le moins ébouriffantes, telles que celles traitant de la théorie des cordes: ici, ils ont trouvé une théorie où des cordes constitueraient une sorte de plomberie qui viendrait remplacer les interactions entre les particules. le hic, c'est qu' « elles semblent n'être valables que si l'espace-temps n'a que dix ou vingt-six dimensions au lieu de nos quatre habituelles ! ». Alors là, tu m'étonnes, John…
Pour certaines notions comme la dualité onde-particules, le concept de « singularité », le temps imaginaire ou l'intégrale des chemins de Feynmann, la lumière s'est quand même éteinte pour moi – ‘ pas vraiment tout compris – comme eu la sensation d'avoir été happé par l'un de ces trous noirs, justement… (la faute encore à ce maudit problème d'articulation dans le Cortex, voyez-vous !).
« Si nous savions comment les espace-temps courbes euclidiens dans l'intégrale de chemins s'étaient comportés aux temps primitifs, nous connaîtrions l'état quantique de l'univers ». Même libéré de tout complexe, voire sous forte influence narcotique, vous pourriez écrire une chose pareille, vous? On voudrait nous faire peur qu'on ne s'y prendrait pas autrement ! En vérité, c'est donc évident que j'ai parfois morflé… me suis quand même demandé comment toute cette aventure sidérale allait se finir pour moi, si j'allais finir par revoir la Terre ou si le champ gravitationnel soi-disant si puissant s'était rompu. Là, j'ai bien senti que certaines échappées neuroniques ne sont plus de mon âge. Seulement, voilà, elles sont en vente libre et le consommateur-lecteur savamment appâté mais un peu présomptueux, mal équipé et mal chaussé s'y aventure en toute innocence. On a beau être en pays de liberté, l'Union Européenne pourrait quand même nous protéger un peu mieux !
Le jus de cerveau qui nous est offert en digestif distille les spéculations du monde scientifique sur les multiples dimensions possibles de l'univers et les perspectives de parvenir à unifier les différentes théories en vigueur. Pas tout compris là encore mais, en gros, le pitch est le suivant : la quadri-dimension espace-temps est la seule qui nous convienne (à nous, la Vie !). L'auteur pense également que de nouvelles structures fondamentales peuvent être découvertes en sus des quarks et des électrons. Bref, nous sommes dans la bonne dimension et le futur ne manque pas d'avenir. C'est ce que je dis toujours, en vérité !
En conclusion, malgré des rugosités fortes et des aspérités éparses, j'affirme que tout bien considéré, l'apport de cette lecture pourra être énorme. Que dis-je « énorme » : astronomique, oui !
P.S.: Pour garder les idées bien claires, un article bien fait par quelqu'un qui a tout compris:
http://guydoyen.fr/2014/01/04/le-saint-graal-de-la-physique-theorique/#more-10022
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   27 mars 2013
À l'époque de Newton, il était possible pour l'honnête homme d'avoir un aperçu de l'ensemble du savoir humain, au moins dans ses grandes lignes. Mais depuis lors, l'allure du développement de la science a rendu cela impossible. Parce que les théories sont toujours modifiées pour tenir compte de nouvelles observations, elles ne sont jamais réellement digérées ou simplifiées de telle sorte que tout un chacun puisse les comprendre. Vous devez être spécialiste pour y arriver ; et encore, vous ne pourrez qu'espérer avoir votre propre aperçu d'une petite partie des théories scientifiques. Qui plus est, le rythme des progrès est si élevé que ce que vous aurez appris à l'école ou à l'université sera toujours un peu dépassé. Seules quelques personnes peuvent se maintenir à la frontière toujours mouvante du savoir, consacrer tout leur temps à cela et se spécialiser dans une petite zone. Le reste de la population a une bien petite idée des progrès accomplis ou de l'excitation qu'ils ont produite.
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Eric75Eric75   19 mars 2014
L'idée que l'espace et le temps peuvent former une surface fermée sans bord a également de profondes implications quant au rôle de Dieu dans les affaires de l'Univers. Avec le succès des théories scientifiques qui décrivent les événements, la plupart des gens sont arrivés à croire que Dieu permet à l'Univers d'évoluer selon tout un ensemble de lois et n'intervient pas pour les briser. Cependant, ces lois ne nous disent pas à quoi l'Univers devait ressembler lorsqu'il a commencé - ce serait encore à Dieu de remonter la pendule et de choisir comment la faire marcher. Tant que l'Univers aura un commencement, nous pouvons supposer qu'il a eu un Créateur. Mais si réellement l'Univers se contient tout entier, n'ayant ni frontières ni bord, il ne devrait avoir ni commencement ni fin : il devrait tout simplement être. Quelle place reste-t-il alors pour un Créateur ?
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petchpetch   05 février 2013
Tant que l'univers aura un commencement, nous pouvons supposer qu'il a eu un créateur. Mais si réellement l'univers se contient tout entier, n'ayant ni frontières ni bord, il ne devrait avoir ni commencement ni fin : il devrait simplement être. Quel place reste-t-il alors pour un créateur ?
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Eric75Eric75   19 mars 2014
Cependant, si nous découvrons une théorie complète, elle devrait un jour être compréhensible dans ses grandes lignes par tout le monde, et non par une poignées de scientifiques. Alors, nous tous, philosophes, scientifiques et même gens de la rue, serons capables de prendre part à la discussion sur la question de savoir pourquoi l'Univers et nous existons. Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine - à ce moment, nous connaîtrons la pensée de Dieu.
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LuniverLuniver   26 mars 2013
L'horizon, la frontière de la région de l'espace-temps d'où il n'est pas possible de s'échapper, se comporte plutôt comme une membrane que l'on ne peut traverser que dans un sens, tout autour du trou noir : les objets, comme des astronautes imprudents, peuvent tomber dans le trou noir, mais rien ne pourra jamais ressortir de ce même trou noir en en franchissant l'horizon (Rappelons que l'horizon est la trajectoire dans l'espace-temps de la lumière qui tente de s'échapper du trou noir et que rien ne peut se mouvoir plus vite que la lumière.) On pourrait très bien dire de cet horizon ce que le poète Dante disait à propos de l'Enfer : « Vous qui entrez ici, perdez toute espérance. » Toute chose ou toute personne tombée à travers l'horizon atteindra bientôt la région de densité infinie et la fin des temps.
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