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EAN : 9782072849633
304 pages
Éditeur : Gallimard (05/03/2020)
3.26/5   19 notes
Résumé :
A Thecel, Moïra et son frère, Aslander, coulent des jours heureux au Palais, dont ils connaissent tous les recoins par coeur. Leur père est à la tête de l'Empire des Sicles et, même si l'on évoque des combats sporadiques aux frontières, la paix et la concorde règnent. Pourtant d'inquiétantes rumeurs courent : l'Empereur serait au plus mal et, s'il venait à mourir, Aslander, son seul héritier mâle, pourrait ne pas être en mesure de prendre sa succession. Serait-ce la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Pavlik
  17 juillet 2020
Je découvre Léo Henry avec ce court roman de fantasy, reçu dans le cadre de Masse Critique. Cet opus s'inscrit dans le cadre de la trilogie des "Mauvais Genres", initiée par l'auteur : un roman de SF, un dans le genre Fantastique et celui-ci, donc, dans le registre de la Fantasy (a priori sans liens entre eux).
Je ressors mitigé de cette lecture, bien que je pense sincèrement que l'auteur possède beaucoup de talent. Je n'en dirai pas trop sur l'univers car il présente beaucoup d'originalité et le découvrir est un des points forts de cette histoire. La plume de l'auteur, pleine de poésie par moment, contribue aussi à la qualité de ce livre. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans la narration au présent, mais elle donne finalement un aspect intemporel et "légendaire" au récit. J'y ai retrouvé des ambiances proches d'un Christian Léourier ou d'un Christian Chavassieux.
Par contre je suis assez circonspect sur le format du livre. Certes, il est louable de vouloir tenter le one-shot et d'épargner une saga interminable aux lecteurs, dans un genre qui en regorge déjà. Mais, l'auteur le dit lui-même, vouloir faire une trilogie en un tome de 288 pages...ça pose quand même quelques problèmes. D'une part l'originalité de l'univers esquissé fait qu'on est forcément déçu de ne pas en apprendre davantage sur le monde de Thecel. D'autre part, les personnages me semblent trop peu fouillés et on reste aussi sur sa faim de ce côté-là. Enfin, j'avoue bien humblement n'avoir compris que superficiellement l'enchaînement des événements, tant l'auteur semble friand des ellipses et avare en "explication de texte" (l'hermétisme des personnages rajoutant une difficulté supplémentaire)
Finalement, c'est un peu comme si j'avais rêver d'un monde qui a l'air très intéressant, mais au réveil, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, ni de me rappeler de tout. Pour autant, même en demi-teinte, cette expérience me donne bien envie d'approfondir la découverte de l'oeuvre de Léo Henry.
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hypnos88
  30 mars 2020
Thecel, roman de Léo Henry sorti en mars 2020 directement en folio SF.
Je précise que je n'ai rien lu de l'auteur auparavant.
L'éditeur nous décrit l'ouvrage comme « un roman de fantasy qui renouvelle avec originalité et talent les récits de quête initiatique »
C'est d'ailleurs sur cet argument que m'a convaincu le libraire qui me l'a conseillé. M'expliquant que c'est une quête initiatique écrite à « la sauce de l'auteur » comme toujours avec « talent ». En gros: l'argument éditeur.
Léo Henry d'expliquer de son côté qu'il s'agit d': «une tentative de fantasy canonique, avec quelques accrocs aux règles du genre (j'ai fait une trilogie en un seul volume, par exemple). »
Premièrement, le résumé de 4ème de couverture ne renseigne en rien sur l'histoire.
Dans un monde de type médiéval, la château de Thecel est l'épicentre de l'Empire des Sicles, gouverné par le roi Laserian. D'aussi loin que l'on puisse s'en souvenir, existe des guerres sur les périphéries du Royaume, et les forces impériales sont sur le front contre des "barbares" et "créatures mystérieuses" alimentant les histoires et légendes.
Aslander, fils de Laserian , et Moïra, sa fille, partagent une jeunesse dorée au château et une belle complicité. Lui est destiné à reprendre le royaume à la mort de l'empereur, et elle suit un enseignement au « Couvent », dirigé par la grande Magestre.
En effet, dans cet univers politique il existe 3 forces: le royaume impérial, le temple ou couvent qui entraîne les soeurs à devenir de redoutables guerrières, et les initie à l'invocation de « Principes » , grosso modo la capacité à canaliser la Justice, la Colère, la Vérité…, et enfin les OEcumaîtres, dont le rôle est au départ plus mystérieux, mais dont on sait qu'ils ont la connaissance administrative, et en particulier qu'ils établissent les cartes du monde, ce dont on comprendra l'importance plus tard.
C'est dans ce contexte que le roi Laserian décède bien évidemment, et que le prince Aslander est censé prendre sa suite. Pourtant celui-ci s'est enfui et est introuvable. Il est donc décidé que Moïra reprendra la couronne, non sans être mariée à un jeune OEcumaître pour asseoir le pouvoir de l'OEcumaîtrise. Un destin auquel Moïra n'aspire pas du tout, et elle aussi parvient à s'enfuir à la recherche de son frère.
Le décor est planté. Jusque là, rien d'original.
Nous allons suivre la quête de Moïra à la recherche de son frère, et l'univers, la narration et parfois même certains éléments très précis, ne sont pas sans rappeler l'univers de Terremer d'Ursula K.Le Guin dont je pense que l'oeuvre a été clairement une grande inspiration pour l'auteur.
Personnellement j'ai eu beaucoup de mal à accrocher à l'ouvrage les 100 premières pages (sur 280); cent pages où l'on ne comprend pas tout, et où concrètement il ne se passe pas grand chose.
L'auteur va dérouler petit à petit les mécanismes de cet univers, et l'on fini par comprendre au fur et à mesure dans la deuxième partie de l'ouvrage les rouages qui régissent ce monde.
Des rouages qui sont directement inspirés des jeux de Stratégies.
Dans la deuxième partie, que j'ai trouvé meilleure, se déroule l'imagination mise en place autour de cet univers.
On y verra des métaphores concernant les peuples, la tolérance ou le racisme, et probablement aussi sur les changements de grande ampleur à l'échelle mondiale comme le changement climatique.
Il semblerait en effet que c'est précisément là que nous emmène l'auteur: le changement , et surtout la tolérance au changement, la reconstruction d'un nouveau monde.
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elgg
  16 septembre 2020
Une histoire curieuse, impossible à envisager d'après le quatrième de couverture somme toute assez classique qui m'avait quand même attiré vers ce livre.
Je ne sais pas trop quoi en dire tellement c'était bizarre. L'intrigue commence de façon assez ordinaire sur quelques chapitres, mais à la place de la mise en place de l'univers que l'on est en droit d'attendre, il s'agit d'une grossière ébauche, justifiée par le fait que les personnages eux-mêmes ne savent pas dans quel monde ils évoluent.
L'idée "originale" de l'auteur se manifeste peu après, à travers un vocabulaire choisi d'abord. Tellement bien choisi qu'on peine à comprendre ce qu'il se passe, malgré l'insistance répétitive d'un certain vocabulaire (j'essaye de ne pas spoiler, donc je vais rester vague). Quand enfin on comprend ce qu'il se passe concrètement on se dit... "Tiens". Une idée à la fois improbable, dont la crédibilité est proche de zéro, qui m'a empêché de me sentir proche de cet univers.
Car justement comment croire à un univers dans les conditions particulières du monde de Thecel ?
Il paraîtrait que l'auteur s'est inspiré de jeux de plateau pour créer son histoire, et effectivement, si l'on considère que toute l'aventure ne raconte pas la vie de personnages, mais plutôt celles de pions sur un jeu de plateau ça devient plus crédible...
Outre cet aspect gênant, les personnages souffrent d'un manque de profondeur certain (mais bon, le livre est relativement petit, malgré son prix classique), et aussi de grosses lacunes niveau charisme.
On suit Moïra, mais on peine à s'intéresser à elle, d'ailleurs on ne sait jamais vraiment ce qu'elle pense ou ce dont elle a envie. Les autres personnages sont à peine esquissés, certains n'ont pas de noms (pratique cet usage des Faces Pâles de refuser d'être ancrés dans le présent en refusant les noms), bref...
Les seuls personnages réellement intéressants (Kai, la grande Magestère, Mav d'Orca) sont ceux qui ont un passé ou des motivations fortes, et en tout cas ceux qui connaissent dès le début la particularité de leur monde... Mais ils sont globalement juste là pour faire joli étant donné qu'ils ne servent quasiment à rien dans l'histoire.
Il paraîtrait aussi que ce roman est celui d'une quête initiatique... Il faut le dire vite... C'est une quête certes. Mais bon, à mon avis ça s'arrête là.
Ca aurait fait une bonne nouvelle d'une dizaine de pages. Ca fait un roman de 300 pages extrêmement moyen.
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Izapi
  09 juillet 2020
Tout d'abord, un grand merci aux Éditions Folio SF et Babelio pour cette masse Critique.
La quatrième de couverture a bien joué son rôle d'intrigue surtout sur l'aspect "quête initiatique".
Au final, je suis assez partagée sur mon avis sur ce livre. La lecture est fluide et certains passages sont vraiment poétiques. Magnifiques ! Comme la scène d'ouverture... Sans nul doute le point fort de Thecel. le fil rouge de l'histoire (le côté initiatique) tourne autour de l'acceptation des changements...
Pour moi ce livre est scindé en deux parties ; une première qui présente l'héroïne du livre et son univers. Une partie plutôt "classique" soulignée quelques fois par certains clichés du genre fantastique mais qui joue son rôle d'accroche. Et ensuite, arrive la seconde partie avec la quête initiatique. Là, honnêtement j'ai trouvé l'histoire bien plus compliquée à suivre. La fantaisie fusionne petit à petit avec la science-fiction. le mélange des genres est une bonne idée mais là ça donne quelque chose de complexe. Une complexité qui m'a enlevé le charme du début du roman.
Au final, même si ce livre fait 300 pages, j'ai eu comme l'impression qu'il faisait le double. J'ai éprouvé une lassitude à 3/4 du livre. Peut-être est-ce l'intérêt de ce livre ; le lire une première fois avant de le relire plus tard pour mieux rentrer dans la complexité de l'histoire et arriver à la suivre.
Merci encore à Babelio et Folio SF pour ce livre !
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Justinator
  07 juillet 2020
Tout d'abord, je voudrais remercier les éditions Folio SF et Babelio pour cette opération Masse Critique.
J'ai reçu Thécel dans ce cadre-là, et mon choix s'est d'abord fait par cette illustration sublime signée Aurélien Police. Et en se penchant un peu dessus, on remarque qu'elle amorce l'intrigue de ce roman : une quête initiative d'une jeune héroïne dans un monde vaste et ténébreux.
Si Thécel fait moins de 300 pages, il est pourtant assez laborieux à lire. Il ne se passe pas grand chose, et on ne comprend pas vraiment les enjeux de l'histoire.
Moïra, après la mort de son père, part à la recherche de son frère Aslander. L'intrigue se révèle ensuite bien plus complexe, et se met en place un jeu fin et stratégique entre différentes puissances de ce monde imaginé par Léo Henry.
La plume de l'auteur est poétique, et c'est sans doute le gros plus de Thécel.
Je pense que Hypnos88 a tout résumé avec sa chronique; l'auteur fait des parallèles qu'on conçoit avec la société que l'on connait. le racisme, la tolérance ou encore les changements climatiques sont au coeur de ce roman. Et une fin amenant à accepter et à se reconstruire. En faisant sans doute les mêmes erreurs, car L Histoire est un éternel recommencement.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   14 juillet 2020
Je suis née, j'ai été formée à commander, à intriguer et à vaincre. De mon acceptation de ce rôle dépendaient les équilibres des pouvoirs, la paix sociale, la reproduction de l'ordre. Je n'ai pas choisi de trahir cette destinée. Les choses ne sont pas aussi bien ordonnées dans la vie que dans les histoires. J'ai eu peur. J'ai été courageuse. Je me suis retrouvée seule et me suis fait des amis. J'ai été naïve et clairvoyante, violente et contenue. Je suis passée d'un côté à l'autre du monde et j'ai compris que celui d'où je venais n'a jamais été un ancrage que pour moi. Ce n'est pas mon nom qui a changé, c'est ce qu'il désigne qui s'est transformé.
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PavlikPavlik   01 juillet 2020
- Chez nous, explique la femme, de plus en plus contrariée, ni les gens ni les lieux ne gardent longtemps le même nom.
- Mais pourquoi ?
- Parce que c'est violent, explose alors la Face Pâle. Parce que c'est laid. Les noms sont pour les objets, les choses que l'on fabrique et que l'on possède. Les mots sont des prisons. Nous ne voulons pas de limites pour nous-mêmes ni pour ce que nous aimons.
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PavlikPavlik   27 juin 2020
Bien que la taille du Couvent ait décuplé et qu'on y trouve désormais tout le confort des cités de l'Empire, on s'y sent toujours un peu loin, un peu au-dessus du reste du monde. Comme un aigle dans son aire, songe Moïra, qui aime, malgré le vertige, escalader le belvédère jusqu'au sommet. Ce qui lui plaît le plus, sans doute, est de parvenir à échapper aux surveillants de son dortoir. Dans le matin clair et froid, on voit l'Empire des Sicles estompé, replié dans les brumes. On s'imagine au centre de l'univers. Il suffirait d'étendre ses ailes pour s'envoler.
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PavlikPavlik   11 juillet 2020
"Qu'est-ce qui te rend triste ?" finit par demander Dagan [...]
"Le changement, répond-elle. Je regrette de ne plus être triste pour les mêmes raisons. Je m'étais habituée à mes chagrins et ne croyais pas qu'ils pourraient un jour devenir différents."
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PavlikPavlik   28 juin 2020
Lorsqu'elle est enfin admise auprès de sire Laserian, l'Empereur dort, couché tout habillé au-dessus des couvertures. Il a encore maigri, mais sa barbe est parfaitement taillée et il porte le torque et la tiare impériaux. On dirait moins un homme mourant qu'une statue de lui-même. Moïra embrasse ses mains tièdes, son front lisse, comme déchargé de tout souci. Le silence est si profond, dans cette aile du Palais, qu'elle croit entendre leurs deux coeurs dans leurs poitrines, l'un vif, l'autre lent ; l'un pressé, l'autre solennel.
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Videos de Léo Henry (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léo Henry
"Hildegarde", le nouveau livre de Léo Henry aux éditions La Volte.
Le roman sur la vie d’Hildegarde de Bingen et son époque
Religieuse, visionnaire, scientifique, poétesse et compositrice, l’abbesse Hildegarde de Bingen n’a cessé, depuis sa mort, d’inspirer femmes et hommes. Figure totale du Moyen-âge européen, elle déborde des limites du 12è siècle et de la vallée Rhin où elle vécut : depuis sa berge de fleuve, entre Mayence et Cologne, Hildegarde rayonne sur l’univers entier.
Née au moment où la première Croisade arrive à Jérusalem, elle meurt tandis que naissent les premiers chevaliers de romans. À son expérience de femme de pouvoir, son œuvre mêle observations et visions, unissant sous une même énergie vitale les mondes réels, imaginaires et divins.Léo Henry crée, autour de Hildegarde, un livre-monde qui emprunte ses formes autant au récit épique, qu’à l’hagiographie ou au roman picaresque. Une fresque, qui court de la création du monde à l’Apocalypse, et explore l’intrication du temps qui passe et des histoires que nous nous racontons.
Inclassable et foisonnant, Hildegarde est un roman merveilleux, un roman de l’émerveillement.
1098 Naissance de Hildegarde à Bermersheim, dixième enfant. 1101 Première vision (3 ans). 1112 Entrée au couvent du Disibodenberg (14 ans). 1136 Hildegarde devient abbesse du Disibodenberg (38 ans). 1141 Une vision lui ordonne de révéler les messages de l’Esprit, début de la rédaction du Scivias (43 ans). 1147 Validation de ses visions par le Pape et Bernard de Clairvaux (49 ans). 1148 Fondation au Rupertsberg, près de Bingen, d’un couvent féminin indépendant (50 ans). 1150 Début de la collation d’un recueil de chants 1158 Début des voyages de prédication. 1165 Fondation à Eibingen d’un second couvent exclusivement féminin. 1170 Derniers voyages de prédication (72 ans). 1174 Achèvement du Liber divinorum operum, troisième et dernier livre de visions. 1179 Mort au couvent du Rupertsberg de Bingen (81 ans).
2012 Béatification officielle par Benoît XVI
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