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ISBN : 2757863789
Éditeur : Points (09/03/2017)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 334 notes)
Résumé :
Quand la mort vient frapper aux portes des honnêtes gens. Un village sans histoire, vraiment ? Un huis-clos à l’anglaise dans le plus grandiose des décors scandinaves. Jonasson, la nouvelle révélation du polar islandais.
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Critiques, Analyses et Avis (127) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  20 octobre 2017
« Il ne se passe jamais rien à Siglufjördur ». Après avoir lu Snjor (pardon pour l'assent manquant et la prononciation), je confirme ce mantra qui traverse de part en part le roman de Ragnar Jonasson. En effet, « Il ne se passe jamais rien à Siglufjördur », au point que le lecteur s'interroge sur les motivations intimes qui ont poussé Ari Thor, prêtre défroqué avant même d'être froqué, après un coup de fil de 2 minutes chrono, à venir s'enterrer dans cette bourgade de l'Islande du nord où la météo est pire qu'au sud, alors qu'à Reykjavik il aime Kristin, une étudiante en médecine qu'il considère comme la femme de sa vie et qui vient d'emménager chez lui. L'auteur explique que Ari Thor a fait un grand écart professionnel et souhaite quitter l'uniforme de prêtre pour celui de policier. Soit ! Ari Thor veut faire carrière dans la police dans une bourgade où « Il ne se passe jamais rien ». Soit !

Puisque Snjor est un roman policier, dès que Ari Thor arrive à Siglufjördur où il ne se passe jamais rien, un accident douteux et une femme agressée sont à déplorer. C'est heureux, sinon l'appellation roman policier aurait été usurpée s'il ne s'était rien passé. Les policiers sortent de leur torpeur, ils enquêtent, c'est-à-dire qu'ils demandent aux habitants qu'ils connaissent tous, s'ils n'ont rien vu de suspect et ce qu'ils faisaient au moment des faits. Concomitamment, Ari Thor ne résiste pas au charme d'une jolie jeune femme, Ugla, mais soyez rassurés, Ari Thor éprouve une culpabilité affreuse envers Kristin puisqu'il a failli être révérend. L'intrigue avance à un train de sénateur !

L'éditeur informe les lecteurs que ce nouvel auteur exotique a été découvert par l'agent d'Henning Mankell. Ca ne m'étonne pas, les agents ont un sens commercial très développé et sentent avec un flair de Cocker spécialisé dans la chasse à la bécasse, espèce à laquelle j'appartiens, le bon filon et puis, fort opportunément Henning Mankell n'est plus là pour donner sa caution littéraire à quiconque. Il ne s'agit pas d'un mauvais roman, mais d'un roman qui s'inscrit dans la mouvance scandinave à la mode porteuse de royalties. Tout le travail de l'auteur, concentré sans être laborieux, pour entrer dans le moule éditorial imposé, est visible. C'est dommage, Ragnar Jonasson méritait vraiment mieux, on sent du potentiel dans son style et son imagination, hélas bridés par des contraintes mercantiles dont j'espère qu'il s'affranchira rapidement. Il aurait pu se passer quelque chose à Siglufjördur, mais dans Snjor, il ne se passe rien à Siglufjördur.

Sinon, pour la découverte, sachez que près du cercle polaire, les hivers sont froids, neigeux et que les nuits sont longues. Je suis bien contente de vous avoir appris quelque chose ! Il faut que j'arrête d'être une bécasse, c'est trop facile pour les Cockers de me repérer chez Gibert.
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mesrives
  05 octobre 2016
Sur l'écran noir de ses nuits blanches,
Ari Thor fait des cauchemars
Sans lumière et dans le noir
Bjork peut partir en vacances
Sa vedette c'est maintenant Ugla
Pour lui dire qu'il l'aime rien à faire il flanche
Il a du coeur mais pas d'estomac
C'est pourquoi il prend sa revanche
Sur l'écran noir de ses nuits blanches
Où il se fait du cinéma
D'abord un gros plan sur la blanche
Puis un travelling panorama
Sur Siglufjördur grand format
Voilà comment le livre commence
Chaloupant, l'auteur s'avance vers moi...
Snjor, un polar de plus de trois cent pages
Des traductions d'Agatha plein les manches,
Il gratte des pages blanches
Où il nous fait un roman noir
Le voilà déjà entre mes doigts...
La fin arrive en avalanche...
Sur l'écran blanc de mes nuits noires
Où moi je lis en pyjama,
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois,
Je recommence la séquence
Où les victimes tombent à plat...
Ari Thor tourne tous les soirs
Y compris le dimanche...
Parfois il sonne, on ouvre, c'est un suspect...
Vas-t-il le prendre par les manches
Comme sur l'écran de ses nuits blanches ?
Non, il me dit : "T'en penses quoi ? "
Et il m'emmène sur les planches
Dans un théâtre rouge et blanc.
Me voilà alors dans le froid..
Où je glisse sur la blanche...

Pastiche givré de « Le cinéma » de Claude Nougaro
Fiche signalétique
Ari Thor ARASON
Né à Reykjavik
Age :23 ans
Profession : policier
Surnommé le Révérend
Première affectation : Siglufjordur
( petit port de pêche au Nord de l'Islande)
Etudes : Université de philosophie, puis de théologie
Situation de famille : Fiancé à Kristin (étudiante en médecine à Reykjavik)
Particularités : première enquête
Claustrophobe et orphelin
Météo : Tempête, neige, blizzard
(pas besoin de Bison Futé, on se déplace peu ou pas du tout!)
Un huit clos islandais, première enquête de la série Dark Iceland de Ragnar Jonasson.
A découvrir.
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florencem
  03 juin 2016
Une excellente découverte avec ce premier roman d'une série, qui je l'espère continuera à être traduite en France. Je lis assez peu, finalement, de romans policiers ou de thrillers, mais j'y prends à chaque fois goût et je me dis que je devrais poursuivre dans mes « explorations » (les conseils sont les bienvenus). Ici, avec Snjor, Ragnar Jonasson nous fait découvrir sont pays natal mais encore plus une communauté à l'apparence sans histoire. Entre claustrophobie et paranoïa, l'auteur nous emmène dans un huit clos où l'on se rend compte que les petites villes où tout le monde se connait sont peut-être les pires.
Nous suivons l'histoire, en grande partie, à travers les yeux de Ari Thor, un tout jeune policier qui se voit offrir un poste dans une ville du Nord de l'Islande, un lieu reculé où la neige est reine et où tout le monde se connaît. L'ambiance est déjà posée dès le départ. Que ce soit la ville en elle-même, isolée, coupée du reste du monde une grande partie de l'hiver, la neige étouffante, ou bien la communauté où les étrangers (entendez par-là ceux qui ne sont pas nés à Siglufjördur) ne sont absolument pas considérés comme des habitants mais des choses curieuses, l'hostilité est de rigueur. Mais Tomas, le chef de la police local ne cesse de nous dire que Siglufjördur est une petite ville tranquille où jamais rien de ne se passe. Bien entendu, vous le voyez venir gros comme une maison : quelque chose se passe.
Un accident survient est la petite ville de Siglufjördur est bouleversée dans tous les sens du terme. Et ce qu'il y a de bien avec les petites villes, surtout dans les romans policiers, c'est qu'il y a tout de suite une ambiance bien particulière. Personne ne semble pouvoir être le suspect, et en même temps, tout le monde a un secret. Mais impossible d'enquêter réellement sur son voisin, c'est assez mal vu. Cela pourrait avoir des airs comiques, mais il n'en est rien. On se rend rapidement compte que les choses ne vont pas être évidentes, que les pistes ne seront en rien aisées, si elles veulent bien se révéler. Cette communauté étriquée, isolée du reste de la population devient alors un dôme imperméable qui gangrène, un condensé de sentiments et ressentiments qui ne pourra qu'un jour où l'autre explosé. L'ambiance est assez lourde à de nombreux moments, la sensation de mal être de Ari Thor accentuant encore plus cette impression.
L'enquête avance doucement nous permettant par la même occasion de découvrir Siglufjördur et ses habitants. Aucune piste ne ressort vraiment, tour à tour chacun est suspect, et notre héros finit même par déterrer des choses peu reluisantes. Il n'y a, au final, pas tellement d'action, mais le roman est prenant nous dévoilant petit à petit des personnages à multiples facettes qui n'ont au final qu'un réel soucis : bien paraître aux yeux de tous. le tout est rythmé de façon très intelligente. D'abord parce que nous avons droit de temps à autre au point de vue des divers personnages que nous rencontrons. Je trouve toujours cela très intéressant, surtout que l'auteur ne dévoile rien jusqu'aux toutes dernières pages. On en apprend plus, on découvre les « vraies » personnalités des personnages, les pistes se brouillent. Nous avons aussi le tout premier chapitre. Il nous présente une agression qui au final ne revient qu'au milieu du roman mais qui ouvre tout de suite « l'appétit ». Une autre entrecoupe les différents chapitres. On ne sait pas trop qui sont les personnages, ni quand elle a eu lieu, ni où. C'est déroutant car jusqu'à la fin je cherchais à faire des connexions sans y parvenir, mais encore une fois, c'est un choix judicieux car en temps que lecteur, c'est encore un autre « indice » auquel on s'accroche. Et le but de ce genre de lecture est souvent pour moi, de trouver le coupable avant qu'on ne l'annonce. Un petit jeu auquel je ne suis pas parvenu et c'est une preuve de qualité pour moi.
Je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages, par contre. Cet effet « petite communauté » y est sans doute pour beaucoup. Il y a un côté beaucoup trop négatif. Trop de rancoeur, de mépris, de nonchalance… Ari Thor est intéressant, mais sous exploité à mon avis. Il est encore jeune, et c'est son premier poste, mais l'enquête de son point de vue ne nous est pas trop révélé. Son malaise aussi face à son nouvel environnement n'aide pas, tout comme sa relation longue distance avec sa petite amie. Tomas aurait pu se montrer agréable, mais franchement, je n'ai pas apprécié son côté : je connais tout le monde, un meurtre n'est pas possible ici, je le connais depuis gamin, il n'aurait jamais fait ça… Ou comment discréditer la police. Ce côté caricatural m'a un peu agacé, même si au final il évolue un peu.
Un très bon moment donc, et je serais ravie de découvrir la suite ainsi que les autres oeuvres de Ragnar Jonasson.
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Titania
  02 mars 2018
L'Islande, c'est le bout de l'Europe, un pays que je rêve de visiter un jour, en été. C’est la glace et le feu, des paysages sublimes, des mythes étranges …en attendant il reste la littérature et les polars islandais pour voyager !
Snjór, ça veut dire « neige » … c'est le titre de la version française. Le titre original, lui, c'est « snjóblinda », une histoire de « cécité des neiges », dixit Google traduction, mais comme blind est aussi un mot anglais, j'avais compris le sens… Je suis toujours perplexe sur les choix des éditeurs. L'idée n'est pas totalement rendue. On garde le climat certes, et on laisse tomber les petits secrets d'une communauté, que personne ne veut voir.
C'est la lecture frisquette idéale de saison. De la neige, il y en a pas mal dans ce coin perdu du nord de l'Europe, plus qu'on ne pourra jamais voir ici, pas loin de Paris, où on s'embourbe dans 30 cm ! On n'a pas de pelles devant les maisons comme Ari Tor découvre devant la sienne. Si on n'habite pas à la montagne, on ne met pas de pneus hiver…bref, à Siglufjördur, en janvier, c'est la nuit polaire avec un temps de chien, blizzard, neige, avalanche...le pire qu'il est possible.
Il ne se passe rien en principe, dans la petite ville. Personne ne ferme sa porte à clés, juste quelques poivrots à ramener dans leur lit, c'est ce que dit Tomas en accueillant son jeune collègue Ari Tor, débutant dans la police. Pourtant dès l'arrivée du petit nouveau, un vieil écrivain est trouvé mort au théâtre. Peu de temps après, c'est Linda l'infirmière , l'épouse de Karl qui a le rôle principal dans la pièce, qu'on retrouve baignant dans son sang dans son jardin. Tout semble tourner autour des protagonistes des arts du spectacle, et méthodiquement après un temps de déni, Tomas et Ari Tor mènent l'enquête.
J'aime beaucoup ce polar qui nous parle aussi d'une société à un moment donné, en 2009, quand la crise économique était si dure pour les jeunes à la recherche de leur premier emploi, qui nous raconte une petite ville isolée en hiver, les habitudes des gens.
J'ai tout fait à l'envers, j'ai lu d’abord, du même auteur son second roman Mörk, ça m'a donné envie de remonter à l'origine des personnages.
L’aventure avec Ragnar Jonasson mérite vraiment le détour.

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Kirzy
  08 avril 2018
Plusieurs fois dans le roman, il est rappelé aux lecteur qu'il ne se passe jamais rien à Siglufjördur dès qu'il est censé se passer quelque chose de ouf ( une femme à moitié nue retrouvée à moitié morte dans la neige , un très vieil auteur à gloire passée, mort après avoir dégringolé des escaliers, ouf je vous dis ! ) .
Ben je rejoins le babelionaute Nameless : il ne se passe rien ni à Siglufjördur ni dans ce bouquin !
Si l'intrigue n'est pas mal construite, si ça se lit plaisamment, le roi Indridasson n'est pas prêt d'être déboulonné !
Le falot Ari Thor qui mène l'enquête ne pèse pas lourd face au complexe et tourmentée Erlendur : ok il est sympa, gaffeur et mimi avec ses doutes sentimentalo-adolescents mais ça s'arrête là.
J'ai de plus en plus de mal avec les polars hors-sol qui pourraient se passer dans n'importe quel bled du monde. J'aime lorsque les enquêtes s'inscrivent dans le terroir d'un pays. Là aucune analyse politico-sociale, la crise financière qui a frappé l'Islande en 2008 est à peine évoquée.
Bref , juste un polar de plus, divertissant mais à mon avis survendu pour surfer sur la vague des polars islandais ou scandinaves. Ceci étant, vu que j'ai gagné lors d'un concours les deux romans suivants de cet auteur, je vais poursuivre pour découvrir si l'univers se densifie ou s'il reste à l'écume des choses.
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
sabine59sabine59   18 septembre 2018

Il leva les yeux vers les montagnes. L'homme les avait vaincues en creusant des tunnels et en faisait le maximum pour repousser les forces de la nature en dressant des murs anti-avalanches si énormes qu'on les aurait dits construits par des trolls. Mais la nuit et la neige étaient à jamais invincibles.
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mesrivesmesrives   06 octobre 2016
Le fjord les accueillit sous le gris oppressant d'un ciel chargé. Des nuages traversés de bourrasques escamotaient l'encerclement des montagnes, empêchant le paysage de révéler toute sa splendeur. Sous la faible lumière, les toits des maisons se fondaient dans un monochrome uniforme ; une mince couche de neige tapissait leurs jardins, traversée çà et là par des touffes rebelles qui paraissaient refuser l'hiver. Tout autour se dressait la masse écrasante des montagnes.
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mesrivesmesrives   07 octobre 2016
Depuis son arrivée, il avait éprouvé par tous les pores de sa peau l'impression d'être un nouveau venu dans un lieu étrange. Personne ne l'approchait, et pourtant, tout le monde savait qui il était – tout le monde savait qui était tout le monde dans cette ville repliée sur elle même. Au club de sport ou à la piscine, personne ne venait lui parler. Il croisait souvent des regards interrogateurs, qui jaugeaient cette nouvelle recrue de la police locale.
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jeunejanejeunejane   20 juillet 2018
L'idée d'ignorer ses menaces et de se mettre à hurler, à hurler avec tout ce qui lui restait de force, traversa son esprit. Mais il n'y avait pas beaucoup de gens susceptibles de l'entendre, et leurs maisons étaient séparées de la sienne par de grands jardins.
Elle était prisonnière de sa propre prospérité, dans cette vaste maison indépendante au cœur d'un quartier tranquille, où les gens n'hésitaient pas à mettre le prix pour se couper des problèmes du monde.
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nadiouchkanadiouchka   19 juillet 2017

Tombe la neige 
Tu ne viendras pas ce soir  
Tombe la neige 
Et mon cœur s'habille de noir 

Ce soyeux cortège 
Tout en larmes blanches 
L'oiseau sur la branche 
Pleure le sortilège 

Tu ne viendras pas ce soir 
Me crie mon désespoir
Mais tombe la neige 
Impassible manège 

Tombe la neige 
Tu ne viendras pas ce soir 
Tombe la neige 
Tout est blanc de désespoir 

Triste certitude 
Le froid et l'absence 
Cet odieux silence 
Blanche solitude 

Tu ne viendras pas ce soir 
Me crie mon désespoir 
Mais tombe la neige 
Impassible manège
Chanson de Salvatore Adamo
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