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Dark Iceland tome 1 sur 6
EAN : 9782757863787
Points (09/03/2017)
3.65/5   1449 notes
Résumé :
Siglufjördur, ville perdue au nord de l'Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l'école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation.

Mais voilà qu'un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d'une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige.

Pour résoudre l'enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (314) Voir plus Ajouter une critique
3,65

sur 1449 notes
Sur l'écran noir de ses nuits blanches,
Ari Thor fait des cauchemars
Sans lumière et dans le noir
Bjork peut partir en vacances
Sa vedette c'est maintenant Ugla
Pour lui dire qu'il l'aime rien à faire il flanche
Il a du coeur mais pas d'estomac
C'est pourquoi il prend sa revanche
Sur l'écran noir de ses nuits blanches
Où il se fait du cinéma

D'abord un gros plan sur la blanche
Puis un travelling panorama
Sur Siglufjördur grand format
Voilà comment le livre commence
Chaloupant, l'auteur s'avance vers moi...
Snjor, un polar de plus de trois cent pages
Des traductions d'Agatha plein les manches,
Il gratte des pages blanches
Où il nous fait un roman noir

Le voilà déjà entre mes doigts...
La fin arrive en avalanche...

Sur l'écran blanc de mes nuits noires
Où moi je lis en pyjama,
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois,
Je recommence la séquence
Où les victimes tombent à plat...
Ari Thor tourne tous les soirs
Y compris le dimanche...
Parfois il sonne, on ouvre, c'est un suspect...
Vas-t-il le prendre par les manches
Comme sur l'écran de ses nuits blanches ?
Non, il me dit : "T'en penses quoi ? "
Et il m'emmène sur les planches
Dans un théâtre rouge et blanc.

Me voilà alors dans le froid..
Où je glisse sur la blanche...

Pastiche givré de « Le cinéma » de Claude Nougaro

Fiche signalétique
Ari Thor ARASON
Né à Reykjavik
Age :23 ans
Profession : policier
Surnommé le Révérend
Première affectation : Siglufjordur
( petit port de pêche au Nord de l'Islande)
Etudes : Université de philosophie, puis de théologie
Situation de famille : Fiancé à Kristin (étudiante en médecine à Reykjavik)

Particularités : première enquête
Claustrophobe et orphelin

Météo : Tempête, neige, blizzard
(pas besoin de Bison Futé, on se déplace peu ou pas du tout!)

Un huit clos islandais, première enquête de la série Dark Iceland de Ragnar Jonasson.
A découvrir.
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L'Islande, c'est le bout de l'Europe, un pays que je rêve de visiter un jour, en été. C’est la glace et le feu, des paysages sublimes, des mythes étranges …en attendant il reste la littérature et les polars islandais pour voyager !

Snjór, ça veut dire « neige » … c'est le titre de la version française. Le titre original, lui, c'est « snjóblinda », une histoire de « cécité des neiges », dixit Google traduction, mais comme blind est aussi un mot anglais, j'avais compris le sens… Je suis toujours perplexe sur les choix des éditeurs. L'idée n'est pas totalement rendue. On garde le climat certes, et on laisse tomber les petits secrets d'une communauté, que personne ne veut voir.

C'est la lecture frisquette idéale de saison. De la neige, il y en a pas mal dans ce coin perdu du nord de l'Europe, plus qu'on ne pourra jamais voir ici, pas loin de Paris, où on s'embourbe dans 30 cm ! On n'a pas de pelles devant les maisons comme Ari Tor découvre devant la sienne. Si on n'habite pas à la montagne, on ne met pas de pneus hiver…bref, à Siglufjördur, en janvier, c'est la nuit polaire avec un temps de chien, blizzard, neige, avalanche...le pire qu'il est possible.

Il ne se passe rien en principe, dans la petite ville. Personne ne ferme sa porte à clés, juste quelques poivrots à ramener dans leur lit, c'est ce que dit Tomas en accueillant son jeune collègue Ari Tor, débutant dans la police. Pourtant dès l'arrivée du petit nouveau, un vieil écrivain est trouvé mort au théâtre. Peu de temps après, c'est Linda l'infirmière , l'épouse de Karl qui a le rôle principal dans la pièce, qu'on retrouve baignant dans son sang dans son jardin. Tout semble tourner autour des protagonistes des arts du spectacle, et méthodiquement après un temps de déni, Tomas et Ari Tor mènent l'enquête.

J'aime beaucoup ce polar qui nous parle aussi d'une société à un moment donné, en 2009, quand la crise économique était si dure pour les jeunes à la recherche de leur premier emploi, qui nous raconte une petite ville isolée en hiver, les habitudes des gens.

J'ai tout fait à l'envers, j'ai lu d’abord, du même auteur son second roman Mörk, ça m'a donné envie de remonter à l'origine des personnages.

L’aventure avec Ragnar Jonasson mérite vraiment le détour.


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Ce qui a de bizarre avec cette série, c'est que je ne la lis pas dans l'ordre, et pourtant, ça ne nuit pas à mon plaisir de lecture.
Je sais ce qu'il advient du couple Ari/Kristin, et pourtant, je m'en fais pour eux, comme si je ne savais rien ! Je sais qu'Ari restera à Siglufjödur, et pourtant je tremble qu'il échoue en tant que policier dans cette ville minuscule perdue dans le nooord...
A la suite d'un coup de fil, Ari Thor a eu exactement 3mn pour décider de son avenir . Partir de Reykjavik , laisser sa compagne Kristin, étudiante en médecine, pour Silufjödur, où l'attend un poste de policier et une maison de fonction, ou rester , et peut- être connaître le chômage. En deux secondes, Thor a décidé pour deux, (au grand dam de Kristin) , il partira. Mais le noooord , c'est hostile, neige, blizzard, nuit , et évidemment aucune connaissances. Perdu dans une ville où la météo joue un rôle important, perdu dans une ville où il n'a pas d'amis, pas d'amour, perdu dans son nouveau métier avec un chef qui ne manifeste aucun zèle, Thor aura fort à faire pour rester fort... Surtout qu'à son arrivée , on se met à mourir un peu trop souvent...
Ce que j'aime par dessus tout dans cette série, c'est la météo ! La neige, les congères, le froid, les bourrasques de vent mêlé de flocons qui obligent les gens à fermer les yeux quand ils marchent, , le village coupé du monde à cause du temps, la nuit, l'obscurité qui s'étend de novembre à janvier... C'est tellement loin de mon quotidien, au niveau températures, habitudes, nourriture, que je savoure mon voyage. le titre Snjor, ça veut dire : neige ...
Et là, cerise sur le gâteau, le personnage principal Thor , découvre (presque ) tout en même temps que le lecteur ! On ne peut pas rêver meilleur guide ...
Mais j'ai aimé aussi, son hésitation , ses errements amoureux, il a 25 ans .
Je crois que c'est le Ragnar Jonasson que j'ai préféré... même si la fin est décevante, et la police bien paresseuse, et peu efficace, pas étonnant, des lors, qu'il y ait d'autres meurtres dans les tomes suivants !
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Une excellente découverte avec ce premier roman d'une série, qui je l'espère continuera à être traduite en France. Je lis assez peu, finalement, de romans policiers ou de thrillers, mais j'y prends à chaque fois goût et je me dis que je devrais poursuivre dans mes « explorations » (les conseils sont les bienvenus). Ici, avec Snjor, Ragnar Jonasson nous fait découvrir sont pays natal mais encore plus une communauté à l'apparence sans histoire. Entre claustrophobie et paranoïa, l'auteur nous emmène dans un huit clos où l'on se rend compte que les petites villes où tout le monde se connait sont peut-être les pires.

Nous suivons l'histoire, en grande partie, à travers les yeux de Ari Thor, un tout jeune policier qui se voit offrir un poste dans une ville du Nord de l'Islande, un lieu reculé où la neige est reine et où tout le monde se connaît. L'ambiance est déjà posée dès le départ. Que ce soit la ville en elle-même, isolée, coupée du reste du monde une grande partie de l'hiver, la neige étouffante, ou bien la communauté où les étrangers (entendez par-là ceux qui ne sont pas nés à Siglufjördur) ne sont absolument pas considérés comme des habitants mais des choses curieuses, l'hostilité est de rigueur. Mais Tomas, le chef de la police local ne cesse de nous dire que Siglufjördur est une petite ville tranquille où jamais rien de ne se passe. Bien entendu, vous le voyez venir gros comme une maison : quelque chose se passe.

Un accident survient est la petite ville de Siglufjördur est bouleversée dans tous les sens du terme. Et ce qu'il y a de bien avec les petites villes, surtout dans les romans policiers, c'est qu'il y a tout de suite une ambiance bien particulière. Personne ne semble pouvoir être le suspect, et en même temps, tout le monde a un secret. Mais impossible d'enquêter réellement sur son voisin, c'est assez mal vu. Cela pourrait avoir des airs comiques, mais il n'en est rien. On se rend rapidement compte que les choses ne vont pas être évidentes, que les pistes ne seront en rien aisées, si elles veulent bien se révéler. Cette communauté étriquée, isolée du reste de la population devient alors un dôme imperméable qui gangrène, un condensé de sentiments et ressentiments qui ne pourra qu'un jour où l'autre explosé. L'ambiance est assez lourde à de nombreux moments, la sensation de mal être de Ari Thor accentuant encore plus cette impression.

L'enquête avance doucement nous permettant par la même occasion de découvrir Siglufjördur et ses habitants. Aucune piste ne ressort vraiment, tour à tour chacun est suspect, et notre héros finit même par déterrer des choses peu reluisantes. Il n'y a, au final, pas tellement d'action, mais le roman est prenant nous dévoilant petit à petit des personnages à multiples facettes qui n'ont au final qu'un réel soucis : bien paraître aux yeux de tous. le tout est rythmé de façon très intelligente. D'abord parce que nous avons droit de temps à autre au point de vue des divers personnages que nous rencontrons. Je trouve toujours cela très intéressant, surtout que l'auteur ne dévoile rien jusqu'aux toutes dernières pages. On en apprend plus, on découvre les « vraies » personnalités des personnages, les pistes se brouillent. Nous avons aussi le tout premier chapitre. Il nous présente une agression qui au final ne revient qu'au milieu du roman mais qui ouvre tout de suite « l'appétit ». Une autre entrecoupe les différents chapitres. On ne sait pas trop qui sont les personnages, ni quand elle a eu lieu, ni où. C'est déroutant car jusqu'à la fin je cherchais à faire des connexions sans y parvenir, mais encore une fois, c'est un choix judicieux car en temps que lecteur, c'est encore un autre « indice » auquel on s'accroche. Et le but de ce genre de lecture est souvent pour moi, de trouver le coupable avant qu'on ne l'annonce. Un petit jeu auquel je ne suis pas parvenu et c'est une preuve de qualité pour moi.

Je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages, par contre. Cet effet « petite communauté » y est sans doute pour beaucoup. Il y a un côté beaucoup trop négatif. Trop de rancoeur, de mépris, de nonchalance… Ari Thor est intéressant, mais sous exploité à mon avis. Il est encore jeune, et c'est son premier poste, mais l'enquête de son point de vue ne nous est pas trop révélé. Son malaise aussi face à son nouvel environnement n'aide pas, tout comme sa relation longue distance avec sa petite amie. Tomas aurait pu se montrer agréable, mais franchement, je n'ai pas apprécié son côté : je connais tout le monde, un meurtre n'est pas possible ici, je le connais depuis gamin, il n'aurait jamais fait ça… Ou comment discréditer la police. Ce côté caricatural m'a un peu agacé, même si au final il évolue un peu.

Un très bon moment donc, et je serais ravie de découvrir la suite ainsi que les autres oeuvres de Ragnar Jonasson.
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Plusieurs fois dans le roman, il est rappelé aux lecteur qu'il ne se passe jamais rien à Siglufjördur dès qu'il est censé se passer quelque chose de ouf ( une femme à moitié nue retrouvée à moitié morte dans la neige , un très vieil auteur à gloire passée, mort après avoir dégringolé des escaliers, ouf je vous dis ! ) .
Ben je rejoins le babelionaute Nameless : il ne se passe rien ni à Siglufjördur ni dans ce bouquin !
Si l'intrigue n'est pas mal construite, si ça se lit plaisamment, le roi Indridasson n'est pas prêt d'être déboulonné !
Le falot Ari Thor qui mène l'enquête ne pèse pas lourd face au complexe et tourmentée Erlendur : ok il est sympa, gaffeur et mimi avec ses doutes sentimentalo-adolescents mais ça s'arrête là.
J'ai de plus en plus de mal avec les polars hors-sol qui pourraient se passer dans n'importe quel bled du monde. J'aime lorsque les enquêtes s'inscrivent dans le terroir d'un pays. Là aucune analyse politico-sociale, la crise financière qui a frappé l'Islande en 2008 est à peine évoquée.
Bref , juste un polar de plus, divertissant mais à mon avis survendu pour surfer sur la vague des polars islandais ou scandinaves. Ceci étant, vu que j'ai gagné lors d'un concours les deux romans suivants de cet auteur, je vais poursuivre pour découvrir si l'univers se densifie ou s'il reste à l'écume des choses.
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Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
Le fjord les accueillit sous le gris oppressant d'un ciel chargé. Des nuages traversés de bourrasques escamotaient l'encerclement des montagnes, empêchant le paysage de révéler toute sa splendeur. Sous la faible lumière, les toits des maisons se fondaient dans un monochrome uniforme ; une mince couche de neige tapissait leurs jardins, traversée çà et là par des touffes rebelles qui paraissaient refuser l'hiver. Tout autour se dressait la masse écrasante des montagnes.
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Une fois encore, impossible de se rendormir. Son sommeil était de moins en moins reposant, parasité ces rêves toujours plus perturbants, comme le blizzard qui frappait à ses fenêtres. Pour ne rien arranger, sa blessure à l’épaule lui causait une douleur intolérable. Malgré son intention de profiter de son dimanche pour rattraper son retard de sommeil, se débarrasser de cet épuisement et décompresser après une rude semaine, il se leva très tôt. Par la fenêtre de la cuisine, il constata que la tempête de neige n’avait pas faibli et menaçait ouvertement d’engloutir la ville de Siglufjörður. Il s’assit à la table, le regard perdu vers le prétendu panorama.

Le printemps n’arrive -t-il jamais jusqu’ici?

Abattu, il ferma le rideau de la cuisine, puis ceux de toutes les autres fenêtres.

Il attendit la mi-journée pour allumer la radio et écouter les informations. Une avalanche s’était déclenchée juste au-dessus de la route de Siglufjörður, bloquant l’unique axe de circulation de la ville. La nouvelle le frappa. Physiquement. Par chance, aucun blessé n’était à déplorer, mais cela signifiait qu’on ne pouvait plus ni entrer ni sortir de la ville. Tout déplacement par voie terrestre ou maritime paraissait inenvisageable. Ari Thór se sentait à la fois ébranlé et découragé. Cet événement le vidait du peu d’énergie qu’il lui restait. Il s’imposa quelques respirations lentes, profondes, mais cela ne changea rien: son cœur cognait toujours furieusement contre son thorax. Il entendit un journaliste annoncer qu’aucune tentative de déblayer la route ne serait entreprise dans la journée, ni sans doute lors de la suivante, car les prévisions météorologiques empiraient. Après cela, le flash info se mua en un bruit parasite, un assemblage incompréhensible de mots.

Chamboulé, l’esprit traversé de pensées folles, Ari Thór tenta de se convaincre que tout allait bien se passer. C’était une situation provisoire, la route serait accessible de nouveau d’ici un jour ou deux. Il ouvrit la porte, bien décidé à affronter le temps et à se persuader qu’il n’était pas son ennemi. Le vent avait gagné en puissance et une congère s’était formée juste devant le seuil.
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Depuis son arrivée, il avait éprouvé par tous les pores de sa peau l'impression d'être un nouveau venu dans un lieu étrange. Personne ne l'approchait, et pourtant, tout le monde savait qui il était – tout le monde savait qui était tout le monde dans cette ville repliée sur elle même. Au club de sport ou à la piscine, personne ne venait lui parler. Il croisait souvent des regards interrogateurs, qui jaugeaient cette nouvelle recrue de la police locale.
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L'idée d'ignorer ses menaces et de se mettre à hurler, à hurler avec tout ce qui lui restait de force, traversa son esprit. Mais il n'y avait pas beaucoup de gens susceptibles de l'entendre, et leurs maisons étaient séparées de la sienne par de grands jardins.
Elle était prisonnière de sa propre prospérité, dans cette vaste maison indépendante au cœur d'un quartier tranquille, où les gens n'hésitaient pas à mettre le prix pour se couper des problèmes du monde.
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Et puis il y avait Ugla. L’aimait-il ? Il avait besoin de le savoir.
Elle avait fait de son mieux pour le persuader de ne pas fuir la ville.
Reste jusqu’au printemps, l’encourageait-elle. Parfois, au printemps ou au début de l’été, tu te réveilles et tu vois une brume flotter sur le fjord. La mer a complètement disparu, on aperçoit seulement la cime d’une ou deux montagnes, comme si elles flottaient dans l’air. Et soudain, le soleil apparaît et tout change. Alors le paysage est d’une beauté à couper le souffle. Quand tu as vécu ce genre de moment, tu n’as plus jamais envie de quitter Siglufjördur.
Elle savait se montrer convaincante.
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Ragnar Jónasson vous présente son ouvrage "Reykjavik" co-écrit avec la première ministre d'Islande Katrín Jakobsdóttir, aux éditions De La Martinière .
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