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Véronique Patte (Traducteur)
EAN : 9782266114585
384 pages
Pocket (17/10/2002)
4.35/5   476 notes
Résumé :
Quand Ryszard Kapuściński arrive comme journaliste à Accra, la capitale du Ghana, il ne peut soupçonner que ce voyage sera le début d'une passion qui ne le quittera plus. Pendant des années, ce grand reporter, observateur exceptionnel, sillonne le continent noir, habite les quartiers des Africains, s'expose à des conditions de vie qu'aucun correspondant occidental n'aurait acceptées.
Car Kapuściński s'intéresse surtout aux gens. Le tumulte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
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sur 476 notes
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BRUMANT
  03 janvier 2022
La route de koumassi. C'est le Deuxième livre de cet auteur que je lis. Il a été traduit par Veronique Patte.A quoi ressemble la gare routière d'Accra . A un grand cirque qui fait une brève halte et qui est un festival de musique et de couleurs. Les bus font davantage penser à des pullmans glissants sur des autoroutes. Autobus aux couleurs vives. j'ai lu de lui un livre sur le Négus qui était fort intéressant. L'Africain croit à l'existence de 3 mondes parallèles. Celui qui l'entoure fait de réalité palpable. le monde des ancêtres défunts. Enfin le monde des esprits ou les swahili mangent les petits enfants. cet écrivain dit sèchement les choses qu'il voit. Je deviens plus critique et pourtant j'aime cet auteur. Je suis né dans
ces années de décolonisation et plein d'espoir. Je suis marqué par ce point de vue. Je pense au sommeil, à Vero qui dort mal, a l'émission de télé sur la 5 qui en parle. Je pense aussi a l'assoupissement de l'auteur en camion. On se penche sur moi. Il fait encore nuit.
J'aime les livres papiers qui encombrent la maison.
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umezzu
  01 mai 2018
Kapuscinski, journaliste pour l'agence officielle polonaise du temps du communisme, a eu l'opportunité d'être envoyé en Afrique, et d'y couvrir les conflits et « luttes de libération ». Il y a rencontré des chefs d'état, des dictateurs, leur clique, leurs protégés, et tout un monde du quotidien très éloigné de sa culture. En esprit libre, il a su profiter de cette chance pour tenter de comprendre la culture et les modes de fonctionnement des sociétés des pays où il résidait. Cela a donné Ébène, un essai un peu poil à gratter, qui n'idéalise pas l'Afrique, mais essaye de trouver des explications à des habitudes bien ancrées. le rôle de la famille, au sens le plus large, de la tribu, du retour attendu de ceux qui réussissent à percer y était clairement exposé.
L'art de Kapuscinki est d'avoir su traduire le poids de la chaleur, l'incertitude du quotidien, les tensions politiques ou ethniques, le quête de nourriture... La présentation de Kapuscinki a peut être un peu vieilli, mais son regard reste tout à la fois clinique et humain.
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mariech
  27 décembre 2011
Ryszard Kapuscinski est polonais et commence un voyage en Afrique en 1958 , il a la particularité d'aller dans les quartiers africains et non pas dans les hôtels pour touristes . Il nous donne son avis sur les conflits africains du XX ième siècle et son récit est intemporel , en effet , rien ou si peu a changé sur ce continent dont une grande partie est continuellement en guerre . Il aborde notamment la vie de quelques dictateurs comme Amin Dada ( voir à ce sujet le magnifique film ' le dernier roi d' Ecosse ' qui offre un portrait un peu plus nuancé ) , il analyse le génocide du Rwanda de façon intelligente , nous explique l'origine incroyable du Libéria , où les anciens esclaves Afro -américains s'empressent de faire revivre l'esclavage . Pour celui qui est intéressé par le continent africain , je recommande Américan Darling de Russel Banks qui se passe au Libéria .
Conclusion , un livre intéressant pour ses nombreuses anecdotes et une belle analyse du continent africain .
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Myriam3
  11 mai 2019
Gros gros coup de coeur! J'ai plongé dans ce livre autobiographique, cet essai sur le continent africain avec une passion que je n'aurais pas soupçonnée!
Ryszard Kapuscinski, journaliste polonais, parcourt une Afrique de l'aube des indépendances aux années 90 et est aux premières lignes des coups d'état qui embrasent le continent.
Du Sahara aux rives des deux océans, il observe et s'immisce dans la vie des plus pauvres, refusant les quartiers européens aux jardins ombragés pour rencontrer la population.
Le journaliste, en plus d'avoir une belle plume, fait montre d'une réelle humilité dans son regard sur ce continent aux moeurs et perceptions si différentes des Européens. Il observe, commente, critique d'un oeil curieux et ouvert, et il est clair qu'il veut expliquer au mieux qui est ce peuple pour déjouer toutes les interprétations ethnocentrées sur l'Europe.
J'ai découvert une Afrique belle mais aride, qui se reconstruit sur les ruines laissées suite aux indépendances sans avoir tous les outils indispensables à cette reconstruction politique.
Dans ce livre, c'est l'Afrique contemporaine, la vraie, avec toutes ses diversités, ses richesses et ses grandes misères, ses croyances, sa façon d'être au monde.
Fabuleux, et très émouvant.
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MELANYA
  17 septembre 2021
Un journaliste polonais, Ryszard Kapuściński (né à Pinsk en 1932 et décédé à Varsovie en 2007), célèbre pour ses reportages sur ses voyages surtout en Afrique, avait publié un livre qui m'avait enchantée (il y a de cela pas mal de temps) et dont j'ai retrouvé les notes que j'avais prises, ce qui m'a aidée, et ressorti cet ouvrage pour en faire une petite chronique.
En début de ce livre : "Ebène - Aventures africaines", on trouve cette explication de l'auteur : « J'ai vécu en Afrique pendant des années. J'y suis allé pour la première fois en 1957. Puis, au cours des quarante années suivantes, j'y suis retourné dès que l'occasion s'est présentée. J'ai sillonné le continent, visitant les itinéraires officiels, les palais, les hommes importants et la grande politique. J'ai préféré me déplacer en camion de fortune, courir le désert avec des nomades, être l'hôte de paysans de la savane tropicale. Leur vie est une prison, un tourment qu'ils supportent avec une endurance et une sérénité stupéfiantes.
Ce n'est donc pas un livre sur l'Afrique, mais sur quelques hommes de là-bas, sur mes rencontres avec eux, sur le temps que nous avons passé ensemble. Ce continent est trop vaste pour être décrit. C'est un véritable océan, une planète à part, un cosmos hétérogène et immensément riche. Nous disons « Afrique », mais c'est une simplification sommaire et commode. En réalité, à part la notion géographique, l'Afrique n'existe pas. R.K.»
J'aurais pu me contenter de cette explication de l'auteur lui-même (ou recopier la quatrième de couverture), et ma chronique aurait été faite. Mais non, il me faut livrer mon » petit » ressenti face à ce « grand continent » et à cet écrivain qu'est Ryszard Kapuściński.
L'auteur est envoyé dans la capitale du Ghana, Accra, en 1958. de ce voyage, il en est resté très passionné car dans ce grand pays qu'est l'Afrique, il a ressenti de vrais moments de bonheur. Mais il y a aussi la terrible guerre de Mengistu – des coupeurs de têtes – des cadavres d'hommes à la peau d'ébène…
Chaque chapitre nous entraîne dans ce long voyage, de l'Ouest à l'Est : Ghana – Tanzanie – Ouganda - Liberia* – Ethiopie – Rwanda (et j'en passe…).
* Concernant le Liberia, on sait que c'est l'un des plus pauvres du monde alors qu'il possède tant de richesses naturelles : surtout des diamants et de l'or. La communauté internationale tente de soutenir cet effort mais une grande majorité de la population se trouve toujours en-dessous du seuil de la pauvreté, ce qui est très contradictoire (c'était une de mes réflexions personnelles).
On y découvre des notifications historiques mais également sur les moeurs et coutumes ainsi que la culture– son climat (bien différent de la Pologne natale) – on y découvre (ou plutôt il est question) du racisme : « d'un côté les Blancs, de l'autre, les Noirs » - les Hutus et les Tutsis – mais il y a aussi de belles descriptions de ces contrées, par exemple la splendeur de l'aurore dans la savane – les luttes tribales – la politique évidemment (comment ne pas y échapper ?).
Au final, un grand nombre d'informations et une visite au plus profond de cette Afrique où l'auteur a fait de nombreuses rencontres.
Un livre écrit avec des sentiments, de la poésie ainsi que de l'humour. Un beau témoignage de l'auteur.
Si vous en doutez encore, je peux vous livrer cet éloge : « Un chef-d'oeuvre hybride et bouleversant ; peu de livres ont fait sentir l'Afrique d'aussi près. » (Jacques Meunier – le Monde) et signaler que « Ce livre majeur a reçu le prestigieux prix littéraire italien Viareggio. »
Alors, convaincus ?

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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Citations et extraits (131) Voir plus Ajouter une citation
santorinsantorin   06 septembre 2022
Ils commencent par se construire un toit, un petit coin, une place à eux. Comme ces migrants n'ont pas d'argent, puisqu'ils sont justement partis en ville pour en gagner - le village traditionnel africain ignore la notion de l'argent -, ils ne peuvent se réfugier que dans les bidonvilles. L'architecture de ces quartiers est invraisemblable. Le plus souvent , les autorités de la ville affectent aux pauvres les terrains les plus mauvais : des marécages, ou bien des terres nues et sablonneuses. C'est là qu'on installe la première cabane. A côté d'elle vient s'installer une deuxième. Puis une troisième. Spontanément surgit une rue. Quand cette rue en rencontre une autre, cela forme un croisement. Puis ces rues commencent à se séparer, tourner, se ramifier. C'est ainsi que naît un quartier. Mais comment se procurent-ils les matériaux ? C'est la grand mystère. En creusant le sol ? En décrochant les nuages ? En tout cas il est sûr et certain que cette foule de miséreux n'achète rien. Sur la tête, sur les épaules, sous le bras, ils transportent des morceaux de tôle, de planches, de contreplaqué, de plastique, de carton, de carrosserie, de cageot, puis ils assemblent, montent, clouent, collent ces pièces en un ensemble qui tient de la cabane ou de la hutte et forme un collage multicolore improvisé. En guise de couche, ils tapissent la terre d'herbe à éléphant, de feuilles de bananiers, de rafia ou de paille de riz, car souvent le sol est boueux ou pierreux. Faites de bric et de broc, ces architectures monstrueuses en papier mâché sont infiniment plus créatives, imaginatives, inventives et fantaisistes que les quartiers de Manhattan ou de La Défense à Paris. La ville entière tient sans une brique, sans une poutre métallique, sans un mètre carré de verre !
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santorinsantorin   14 juillet 2022
Sur la passerelle de l'avion nous sommes accueillis par un parfum nouveau : celui des tropiques. Nouveau ? Cette odeur embaumait la boutique de monsieur Kanzman, "Articles coloniaux et autres", rue Perec à Pinsk : amandes, clous de girofle, dattes, cacao, vanille, feuilles de laurier, oranges, bananes à l'unité, cardamone, safran au poids. Et Drohobycz ? Et les boutiques de cannelle de Schulz ? "Faiblement éclairées, sombres et solennelles, elles étaient imprégnées de l'odeur lourde des teintures, de la laque, de l'encens, de l'arôme des pays lointains et des étoffes rares ! "Le parfum des tropiques est pourtant différent. Nous ressentons d'emblée son poids, sa viscosité. Il nous signale immédiatement que nous nous trouvons dans un endroit du globe où la vie biologique, luxuriante et inlassable, travaille sans relâche, engendre, croît et fleurit tout en se désagrégeant, en se vermoulant, en pourrissant et en dégénérant.
C'est l'odeur d'un corps chauffé, du poisson qui sèche, de la viande qui se décompose et du manioc frit, des fleurs fraîches et des algues fermentées, bref de tout ce qui plaît et irrite en même temps, attire et repousse, allèche et dégoûte. Cette odeur nous poursuit, s'exhalant des palmeraies environnantes, de la terre brûlante, s'élevant au-dessus des caniveaux putrides de la ville. Elle ne nous lâche plus, elle colle aux tropiques.
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santorinsantorin   23 juillet 2022
A quoi ressemble la gare routière d'Accra ? A un grand cirque faisant une brève halte. Festival de couleurs et de musique. Les autocars font davantage penser à des roulottes de forains qu'aux luxueux pullmans glissant sur les autoroutes d'Europe et d'Amérique.
Ce sont des espèces de camions avec des ridelles en bois surmontées d'un toit reposant sur des piliers, de sorte qu'une brise agréable nous rafraîchit pendant le trajet. Ici, le courant d'air est une valeur prisée. Si on veut louer un appartement, la première question que l'on pose au propriétaire est : "Y a-t-il des courants d'airs ?" Il ouvre alors en grand les fenêtres et on est aussitôt caressé par un agréable souffle d'air frais : on respire profondément, on est soulagé, on revit.
Au Sahara, les palais des seigneurs sont étudiés avec ingéniosité : quantité d'ouvertures, de fentes, de coudes et de couloirs sont conçus, disposés et structurés de façon à provoquer une circulation d'air optimale. Dans la chaleur de midi, le maître est couché sur une natte à l'endroit où débouche le courant d'air et respire avec délectation ce vent un peu plus frais. Le courant d'air est une chose mesurable financièrement : les maisons les plus chères sont construites là où se trouvent les meilleurs courants d'air. Immobile, l'air ne vaut rien, mais il lui suffit de bouger pour prendre de la valeur.
Les autocars sont bariolés de dessins aux couleurs vives. La cabine du chauffeur et les ridelles sont peinturlurées de crocodiles découvrant des dents acérées, de serpents dressés prêts à l'attaque, de volées de paons caracolant dans les arbres, d'antilopes poursuivies dans la savane par des lions féroces. Partout des oiseaux à profusion, des guirlandes, des bouquets de fleurs. Le kitsch à l'état pur, mais un kitsch débordant d'imagination et de vie.
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santorinsantorin   19 août 2022
Mais comment les navires qui voguent sur les lacs au coeur du continent africain sont-ils arrivés là ? Ils ont été démontés dans les ports de l'océan, les pièces chargées, transportées sur les têtes puis rassemblées sur les rives des lacs. C'est en pièces détachées que des villes entières, des usines, des équipements de mines, de centrales électriques, d'hôpitaux sont parvenus au fin fond de l'Afrique. Toute la civilisation technique du XIXè siècle a été transportée à l'intérieur de l'Afrique sur la tête de ses habitants.
Les habitants d'Afrique du Nord ou même du Sahara ont été plus chanceux : ils ont pu utiliser les bêtes de somme, les chameaux. Dans l'Afrique subsaharienne, le chameau ou le cheval n'ont jamais pu s'adapter, car ils étaient décimés par les mouches tsé-tsé ou par d'autres maladie s des humides tropiques.
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wellibus2wellibus2   28 septembre 2016
Pire, les autres cultures ont tendance à manifester de l'orgueil, à considérer tout ce qui leur est propre comme parfait. Bref elles sont dénuées de sens critique à l'égard d'elles-mêmes.
Les responsables de tous les maux, ce sont exclusivement les autres, les forces extérieures -- les complots, les agents; la domination étrangère sous diverses formes.
Elles considèrent tout jugement critique comme une attaque, comme une discrimination, comme du racisme.
Les représentant de ces cultures tiennent la critique pour une offense personnelle, une tentative préméditée de les humilier, voire pour une forme de cruauté............................Plutôt qu'un esprit critique, ils cultivent en eux de la rancoeur, des complexes, de la haine, de l'aigreur, du dépit, des phobies.
Or cela les rends incapables, culturellement, structurellement et durablement de progresser, incapables de créer en eux une volonté profonde de changement et de développement.
(p231)
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Videos de Ryszard Kapuscinski (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ryszard Kapuscinski
25 octobre 2013
Quand Ryszard Kapuscinski arrive comme journaliste en 1958 à Accra, la capitale du Ghana, il ne peut soupçonner que ce voyage sera le début d'une passion qui ne le quittera plus jamais. Pendant des années, ce grand reporter doublé d'un écrivain sillonne le continent noir, habite les quartiers des Africains, s'expose à des conditions de vie qu'aucun correspondant occidental n'aurait acceptées. Observateur exceptionnel, il croise des potentats comme Nkrumah, Kenyatta ou Idi Amin, témoigne de coups d'Etat et de guerres civiles ; il essuie des fusillades, affronte des tempêtes de sable et supporte l'indescriptible chaleur africaine. Mais Kapuscinski s'intéresse surtout aux gens et sait gagner leur confiance. le tumulte de la vie quotidienne africaine le passionne davantage que les corruptions, les épidémies et les guerres meurtrières. Ce livre majeur, attendu depuis longtemps, a reçu en 2000 le prestigieux prix littéraire italien Viareggio. "(...) un chef-d'oeuvre hybride et bouleversant ; peu de livres ont fait sentir l'Afrique d'aussi près." Jacques Meunier - "Le Monde"
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