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Louis Postif (Traducteur)S. Joubert (Traducteur)Jeanne Campbell Reesman (Préfacier, etc.)Noël Mauberret (Préfacier, etc.)
EAN : 9782859406615
208 pages
Éditeur : Phébus (30/11/-1)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 55 notes)
Résumé :

Inspiré par la ruée vers l'or du Klondike (où London manqua de laisser la peau), Le Fils du Loup (1900) est le premier livre du grand écrivain américain : celui qui lui valut le surnom de " Kipling du Froid. "

Sous forme de récits d'une précision brutale, inspirés par la violente poésie des grands espaces du Nord, une introduction idéale à l'imaginaire d'un auteur qui toujours proclama que la civilisation moderne périrait d'avoir oublié l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  13 janvier 2017
POUR UN COUP D'ESSAI...
Tous les lecteurs de Martin Eden ont encore certainement en tête les insurmontables difficultés du héro tragique de ce roman superbe pour se faire publier et ce malgré un travail acharné, allant jusqu'à mettre bicyclette, montre gousset et paletot au Mont-de-Piété afin d'avoir encore quelque subside pour faire expédier ces nouvelles rédigées dans une véritable rage d'écriture tout au long de cette année géniale et maudite à la fois... Et bien, Jack London n'eût guère à puiser très loin dans son imaginaire fébrile et riche pour trouver moult détails de cette vie faite d'incertain, de misère et de création puisque ce fût, à peu de choses près, la sienne tandis qu'il en était à la rédactions des nouvelles qui composèrent, enfin, ce tout premier recueil complet, le Fils du Loup, tiré de sa plume quasi miraculeuse !
Miraculeuse car souvenons-nous que Jack est presque autodidacte ; qu'après avoir subit, accompli, exercé tout un tas de professions et activités ne lui en laissant guère le temps, après avoir décidé, suite à ses quelques mois de vagabondage et de "brûlage de dur" tel qu'il les raconte dans son récit largement autobiographique La Route, qu'il ne demeurerait pas pauvre mais que ce ne serait jamais plus au détriment de sa santé physique ; qu'il rattrapa ainsi en quelques mois de labeur infatigable et surhumain toutes les années d'étude qui lui avait manquées, devenant, entre autre, un boulimique de lecture comme il s'en rencontre peu. Miraculeuse si l'on songe que presque tous les thèmes qu'il aura a coeur -et "à âme" si l'expression existait- de développer, d'illustrer, de creuser, sont déjà présent tout au long de ces neuf nouvelles presque toutes publiées dans le mensuel "The Overland Monthly" au cours de l'année 1899 ( à l'exception de l'ultime, la plus terrible et sans doute la plus tragique, qui fait par ailleurs presque la longueur d'une novella, publiée en janvier 1900 dans le même magazine). En vrac : L'homme face à l'immensité du monde, la grandeur quasi divine et aussi sublime qu'épouvantable du "Wild" (notion excessivement difficile à traduire en français tant c'est l'un des fondements même de la civilisation américaine avec la "frontier" et le "settlement"), l'échec prévisible de l'homme esseulé face aux éléments, la force immanente de la camaraderie et de la solidarité entre les êtres, des relations hommes-femmes bien plus sur un pied d'égalité que ce n'était le cas à l'époque de London, surtout dans un milieu aussi dur et hostile que le Grand Nord canadien.
Tout y est déjà, y compris de ces personnages exemplaires, dont les caractères sont entiers et forts, sans être pour autant manichéens, qui peuvent et savent douter, aussi, mais qui ne laissent jamais le lecteur neutre face à leurs expériences. sage et rude gaillard comme ce Malemute Kid que nous retrouvons au fil des pages -comme passeur ou initiateur d'histoires, de fables, presque malgré lui, bien plus que comme un simple héros classique transcendant les nouvelles dans lesquelles il intervient. Ce sont ces coureurs de bois, ces "voyageurs", ces trappeurs intrépides, ces chercheurs d'or franchement dézingués par ce goût pour le précieux métal. Ce sont les Sitka Charley (un guide métisse intrépide et malin), les Sruff Mackenzie buté comme un âne lorsqu'il décide quelque chose, mais drôle malgré lui dans sa supériorité rusée, audacieuse et brutale de "Fils du Loup", les Prince et Jim Belden, fidèles compagnons de Kid tout autant que braves et vaillants face à l'adversité blanche, les Père Roubeau, prêtre-missionnaire français, tellement malheureux lorsque sa foi, intangible, le pousse à devoir répondre à l'encontre de ce que lui inspire son immense humanité. Ce sont bien sur des femmes, et quelles ! qui pourraient faire ravaler leur fierté mal placée à bien des homme tellement persuadés de leur vaine et futile supériorité de mâle stupide. Unga, la reine d'un îlot des aléoutiennes et femme (d'abord kidnappée puis par choix) d'un pur viking, Ruth, Zarinska, cette "fille du Corbeau" qui prend fait et cause pour son "fils du Loup" d'amant, Madelin encore, douce et belle métisse recueillie par des religieuses, épousant un blanc devenu "Roi de l'Or" et qui lui donne une leçon comme ce dernier ne l'oubliera jamais mais n'ira plus jamais courir après les belles et inaccessibles danseuses de cabaret... Oui, ce sont de sacrées leçon de vie, d'honneur, de beauté, de cruauté vitale parfois, et d'amour que ces portraits féminins présentés par Jack London !
Tout y est, encore, se cachant derrière ce que nous appellerions aujourd'hui une certaine forme de racisme ordinaire, des mots souvent difficiles à lire maintenant de différence entre les supposées races humaines, les blancs étant, bien évidemment, sur le haut du panier et destiné, presque de manière divine, à devoir gouverner toutes les autres. Il ne faut cependant surtout pas s'y tromper : Notre écrivain, engagé auprès des socialistes américains de l'époque, comprend très vite ce que cache cette supposée supériorité de la "race blanche" sur les autres peuples, à commencer sur ces malheureuses peuplades indiennes auxquels les trappeurs et autres chercheurs d'or ont fait découvrir le vice terrible des alcools frelatés, qui leur achètent leurs femmes, le plus souvent à bas prix -lorsqu'ils ne les kidnappent pas tout simplement-, massacrent leurs moyens de subsistance, poussant ainsi ces peuples autochtones à une disparition certaine, à plus ou moins brève échéance. A lire entre les lignes, on comprend très vite que London n'est pas dupe, vraiment pas -Il le prouvera d'ailleurs en publiant, deux petites années plus tard, l'un de ses plus beaux et émouvants recueils (c'est mon strict point de vue) qu'il intitulera Les Enfants du Froid où, en dix nouvelles toutes plus vivifiantes les unes que les autres, il saura montrer sa passion pour les population locales originelles -indienne et inuit- qu'il aura découvertes au cours de son aventure dans le Klondike.
Tout y est enfin, jusqu'à ce style d'une stimulante vivacité, tout à tour très bref ou plus explicite, jamais aussi simple qu'en apparence mais d'une grande élégance de lecture ; Ce sont aussi ces descriptions d'une prodigieuse profondeur, la plupart du temps en quelques coups de pinceaux stylistiques sans aucune lourdeur, de la nature sauvage, de l'élément blanc, des températures inhumaines, de la grande forêt canadienne, du blanc encore, du blanc, sans jamais ressentir la moindre impression de redite, car London est, à sa manière, un peintre par les mots, même s'il ne s'engage jamais dans de pénibles, laborieuses, ou insipides fresques d'un univers qui ne serait destiné qu'à plaire au lecteur paresseux et borné.
Tout est déjà bien là, dans le Fils du Loup, ou peu s'en faut, de ce qui fera de Jack London l'un des plus grands écrivains américains de son siècle -siècle tout juste naissant mais dont il sent déjà l'impérieuse modernité-. Et même s'il n'en est pas encore aux sommets atteint par Croc-Blanc, Martin Eden, le Loup de Mer, le peuple des abîmes et autres Les Mutinés de l'Elseneur ou des recueils de nouvelles ultérieurs (La peste écarlate, Construire un feu, les contes de mers du Sud, etc), on peut sans aucune hésitation affirmer que ce premier recueil d'une trop courte mais fabuleuse carrière est, pour un coup d'essai, un véritable coup de maître !
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Bellisa55
  15 mars 2015
Il y a bien longtemps que je ne m'étais plongée dans un ouvrage de Jack London. Les retrouvailles se révélèrent relativement plaisantes.
Le Fils du loup, recueil de six nouvelles publié en 1900 aux États-Unis, nous transporte dans le Grand Nord canadien au temps de la ruée vers l'or du Klondike ; ruée à laquelle l'écrivain participa mais dont, atteint de scorbut, il faillit ne jamais revenir.
Territoire considérablement hostile, aussi fascinant que dangereux, le grand désert blanc, somptueux et glacé, est le théâtre des aventures des pionniers venus chercher fortune.
Pour survivre, ces hommes n'ont d'autre choix que de composer avec les lois impitoyables de cette nature sauvage où la nourriture fait cruellement défaut et où la moindre erreur s'avère fatale. Manger le cuir des mocassins n'est pas chose invraisemblable et aider un ami mourant à partir non plus.
Dans ces contrées inhospitalières, les querelles se multiplient et bien que le sens de l'honneur occupe une place considérable, ces dernières se règlent fréquemment par la loi du plus fort. " Quiconque tuera un Loup [un homme blanc] sera puni par la mort de dix des siens ", déclare Scruff Mackenzie aux membres de la tribu indienne à laquelle il est venu acheter Zarinska, la fille du chef Thling Tinneh ; la gente féminine se fait rare dans le Grand Nord et les femmes indiennes, objet de toutes les convoitises, s'acquièrent comme des marchandises.
Personnage récurrent et force tranquille, le colosse Malemute Kid, généreux et sensé, semble veiller sur ces âmes intrépides qui sillonnent les terres peu accueillantes du Yukon.
Une première oeuvre qui laisse entrevoir le talent de l'écrivain que fut Jack London !
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gill
  03 mai 2012
Il faut relire ce premier de la cinquantaine d'ouvrages que Jack London nous a laissée.
Aidé du père missionnaire Roubeau et entouré d'une pléiade de personnages forts et atypiques, Malemute Kid, le géant débonnaire, personnage central de ce cycle de nouvelles, s'efforce d'amener de l'humanité dans ce grand nord glacé implacable pour la faiblesse des hommes.
"la loi de la piste" est certainement une des nouvelles de London que je préfère, elle reflète cet aspect dérisoire de la condition humaine qui affleure dans toute son oeuvre.
Ce premier recueil de textes courts est formidable, son style d'écriture fine et efficace fait mouche et annonce un grand écrivain à l'aise dans de nombreux genres.
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carolectrice
  12 juin 2020
Je n'aime pas les nouvelles. Sauf celles De Maupassant et, désormais, de London. du génie à l'état pur. "Le Fils du Loup" est la toute première publication de Jack London, celle qui lui valut d'être surnommé le "Kipling du Froid". Par la force évocatrice de sa plume, on est directement immergé dans la violence des grands espaces, loin de tout repère réconfortant.
Dans le Grand Nord canadien, les hommes venus tenter leur chance tentent de survivre face à une nature implacable grâce aux bêtes. L'auteur s'inspire de la ruée vers l'or du Klondike, à la toute fin du 19e siècle, d'où il revint lui-même avec le scorbut et les poches vides... Attention, il n'est pas question de loups ici, les "Loups", désignant les hommes blancs, venus chercher de l'or aux confins de l'Alaska, où -20 degrés est considéré comme une température "douce". Menant une existence rude, esseulés pendant les longs hivers, ils cherchent naturellement à s'unir avec des femmes indiennes, très convoitées. Et cela dans un territoire hostile où il n'est pas rare de voir les chiens de traîneaux s'entredévorer, où l'on découpe en dernier recours le haut de ses mocassins pour les faire bouillir avant de les manger, où l'on doit parfois achever un ami blessé pour survivre soi-même, où les hommes peuvent devenir fous à force d'errer dans ce blanc sans confins à la recherche de nourriture... London nous donne à voir des personnages qui font figure d'exemple, à la loyauté infaillible, dotés d'un courage qui défie l'imagination : des trappeurs qui n'ont pas froid aux yeux, persuadés, en leur fierté mal placée de mâles blancs, que les femmes n'attendent qu'eux.
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Thomas_Harnois
  17 septembre 2020
« le fils du loup » ravira les admirateurs du grand Jack London tant il contient tout l'univers de ce baroudeur du Grand Nord Canadien qui a si bien su sublimer ses aventures d'apprenti chercheur d'or.
Bien sur, l'ensemble est assez inégal, certaines nouvelles relevant plus de l'anecdote que d'histoires bien construites et émouvantes, à l'exception notable de « Une Odyssée dans le Grand Nord », pour moi au dessus du lot.
London relate la rigueur de la vie dans des conditions aussi extrêmes et inhospitalières, ne pardonnant pas aux intrépides mal préparés, la folie des hommes aveuglés par la quête de l'or, la violence des relations avec les chiens parfois exploités jusqu'à la mort et les Indiens, dominés, arnaqués en prenant leurs femmes.
Une pointe de racisme affleure parfois à propos de la supériorité de la race/civilisation de l'homme blanc mais London sait aussi donner les premiers rôles aux Indiens et Indiennes ce qui pour moi se montre susceptible d'atténuer voir gommer ses critiques.
Lien : https://lediscoursdharnois.b..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   10 janvier 2017
Soudain, un chien solitaire se mit à hurler.

- Fais silence ! Dit Malemute Kid à Cal Galbraith, qui allait parler. Fais silence... et écoute !

A ce hurlement un second répondit, puis un troisième, puis plusieurs autres. Si bien qu'un chœur à plein gosier,lamentable et sinistre, finit par s'élever dans la nuit, montant et baissant alternativement.
A celui qui, pour la première fois, entend ce chant étrange se révèle l'âme même du Grand Nord. C'est le glas des efforts engloutis et des vies perdues, la lamentation des âmes en peine, la synthèse de toutes les souffrances écoulées depuis des générations, l'avertissement terrible aux vivants, le Requiem immense et poignant qui s'étend sur ce sol de deuil. Ceux mêmes qui ont la longue habitude de la Terre du Nord ne peuvent l'écouter sans frissonner.
Puis le chant funèbre s'éteignit, en une gamme décroissante de sanglots.
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London16London16   02 décembre 2016
La nature a mille sortilèges pour convaincre l'homme qu'il est mortel: le flux incessant des marées, la furie des tempêtes, la violence des tremblements de terre, les grondements du tonnerre; mais le plus fabuleux, le plus stupéfiant de tout, est l'inertie immobile du Silence blanc. Tout mouvement cesse, le ciel clair est comme du cuivre, le moindre murmure semble un sacrilège. Et l'homme devenu timide est effrayé par le son de sa propre voix. Seule étincelle de vie au milieu des immensités fantomatiques d'un univers mort, il tremble à son audace et comprend que sa vie est celle d'un ver de terre, rien de plus. Des pensées étranges lui viennent, et le mystère du monde lui est révélé. Et la crainte de la mort, de Dieu et de l'univers s'empare de lui, il comprend l'espoir. L'espoir en la résurrection et en la vie éternelle, l'aspiration à l'immortalité, les vains efforts d'un être limité. C'est alors ou jamais que l'homme marche seul avec Dieu.
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Erik35Erik35   11 janvier 2017
- Mais Kid, fit Prince, c'est un meurtre !
- Chut ! répondit Malemute Kid. Il y a des choses qui dépassent notre sagesse et notre justice. Qui a tort ? Qui a raison dans cette affaire ? Ce n'est pas à nous de juger.
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gillgill   06 mai 2012
Il était vêtu d'un chandail de laine grise, chaussé de bottes de matelot. A sa ceinture de cuir était passé un révolver dans son étui souple. Et c'était un garçon solide avec une figure imberbe. Tel fut Jack London à la porte du cabaret "La dernière chance", où se réunissaient ses camarades de bonne et de mauvaise fortune : les contrebandiers du banc des huîtres. Il y avait là, à ses côtés, une jeune fille que l'on appelait la reine des pirates, dont le frère était un voyou de la côte.
A cette époque, Jack London était fier de parler à cette femme, car elle symbolisait à merveille l'existence variée et colorée que celui qui devait devenir un grand écrivain rêvait pour son propre destin.
Lui-même avait été surnommé par ses compagnons de petite flibuste : le prince du banc des huîtres...
(extrait du texte " Jack London vu par Pierre Mac Orlan" inséré en début de volume de l'édition parue chez "10/18" en 1977)
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Erik35Erik35   11 janvier 2017
J'allai de la sorte à travers les pays égayés par le soleil chaud, où les plaines sont couvertes de riches récoltes, où les grandes villes sont peuplées d'hommes repus qui vivent comme des femmes, n'ont que le mensonge à la bouche, et dont le cœur est plein d'amour de l'or.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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