AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

France Meyer (Traducteur)
ISBN : 2070410498
Éditeur : Gallimard (03/09/1999)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Fils unique d'une prostituée, Sabir part en quête de son père et de son identité.

Saura-t-il s'extraire de la fange, où le métier de sa mère l'a englué ? Sabir est tiraillé entre un amour pur et platonique pour une journaliste et sa passion pour la propriétaire de son hôtel, une beauté sans foi ni loi qui le pousse au meurtre. Il choisira le mal sans jamais renier ses responsabilités, conscient qu'à tout instant il peut prendre le chemin du bien.
>Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Dosamuse
  17 mars 2013
Naguib Mahfouz a ce don de faire de son lecteur ce qu'il veut, le menant par le bout de sa plume dans les bas-fonds du Caire et de l'âme de son personnage.
L'histoire n'est pas extraordinaire mais l'écriture l'est. J'ai un faible pour ces auteurs dont on referme les livres en se demandant si on a lu l'histoire ou vu un film, tellement on est emporté par un style précis ; je pense à Irving, Marquez ou Murakami. Mahfouz est la version arabe de ces très grands auteurs.
Commenter  J’apprécie          180
horizondesmots
  09 décembre 2016
La quête, c’est celle d’un personnage grand enfant, d’un propre à rien à la vie de prince et aux finances erratiques : à la mort de sa mère, belle intrigante d’Alexandrie, Sabir décide de retrouver l’absent, le père – un notable qu’il sait fortuné et dont il cherche la trace pour se sauver de la misère à venir. Investi de sa nouvelle errance, le jeune homme débarque au Caire, multiplie les avis de recherche – en vain. Mais que faire, qui devenir sans le sou ni l’éducation ?
Sabir tourne en rond, explore les rues d’un regard pâle, les pensées noyées dans cette perte de temps, qui, au final, constitue le véritable but de « la quête » : il s’agit de trouver comment occuper les heures qui s’étiolent et le porte-monnaie qui se vide, quel sens donner à un âge adulte que l’on rejette aveuglément. Dans ce quotidien délavé, deux femmes : Ilham, douce amie aux projets tendres et aux attentions soignées ; et Karima, corps de braise et ambitions carnassières. L’ange face au démon, le bien contre le mal. Au centre de la bataille, Sabir ne sait à quelles sirènes se vouer…
Je ne dévoilerai (presque, mais c’est pas gagné) rien de plus pour ne pas gâter la surprise, sinon cette vivacité formidable avec laquelle Mahfouz dirige son intrigue : à l’instar du personnage qu’elle habille, l’écriture traîne, hésite, pour finalement s’emballer à mesure que les événements se succèdent, buter sur l’imprévu, jusqu’au cauchemar, perdre son souffle et le reprendre, parler vite, se méfier. Les phrases se font vivaces, les dialogues, nombreux et saccadés, éclairent la scène : on ne lâche plus ce bouquin où tout s’accélère, où la balance oscille jusqu’à la fin. C’est endiablé, grandiose. Presque impressionnant.
Pas de père ici – il restera un songe, un mirage hors d’atteinte – mais ce regard tendre que jette, par œillades, l’écrivain sur son personnage : à Sabir, Mahfouz s’adresse parfois en « tu », apportant au récit quelques moments de repos et la promesse d’une rédemption. Inaccessible, elle aussi : germée sur un mélange de grandes illusions et de profond ennui, la folie s’empare peu à peu d’un héros que l’on observe évoluer dans ses délires, dans le flou de la haine. Là encore, la plume nous entraîne et ourle la lecture d’une tension palpable, aux limites du malaise : un tragique brillamment mené.
Lien : https://horizondesmots.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   29 octobre 2015
Qui croirait que ce visage est celui de Bassima Omran!»
Aujourd'hui... Hier, il avait la plénitude de la lune, des joues roses comme des pommes ; quant au corps hier généreux et tendu à pleine peau, il ne tressaillait plus sous la houle du rire, un rire qui faisait pourtant vibrer toute chose à la ronde.
Commenter  J’apprécie          50
DosamuseDosamuse   16 mars 2013
- Il est tellement vieux !
- Très vieux ! J'ajouterai qu'il appartient à une lignée tellement résistante qu'on croirait que la mort les a oubliés !
Commenter  J’apprécie          70
DosamuseDosamuse   14 mars 2013
Les prisons sont comme les mosquées, ouvertes à tout le monde ; on y entre parfois pour ses qualités, non pour ses défauts !
Commenter  J’apprécie          70
rkhettaouirkhettaoui   29 octobre 2015
Il n’est de patience ni de paix à qui ne possède plus que deux cents livres. Pécule qui s’amenuisait au fil des heures et réduisait tout espoir d’une existence respectable.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   29 octobre 2015
...l’argent n'est pas tout. J’étais riche, c'est bien vrai, mais je n’ai pu te donner ni respectabilité, ni emploi, ni paix.
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Naguib Mahfouz (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Naguib Mahfouz
Rencontre avec Naguib Mahfouz.
Dans la catégorie : Littérature arabeVoir plus
>Littérature des autres langues>Littératures afro-asiatiques>Littérature arabe (151)
autres livres classés : littérature egyptienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr