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EAN : 9782757817162
96 pages
Points (18/02/2010)
3.42/5   39 notes
Résumé :
L'écrivain revient sur son exil géographique et linguistique et propose son point de vue sur l'identité nationale française, l'image de la France et de sa culture à l'étranger, celle que les Français ont de leur pays, etc.
Je n'écrirais pas ce livre si je ne croyais pas profondément à la vitalité de la France, à son avenir, à la capacité des Français de dire «assez !»
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  03 juin 2012
Au nom d'une certaine idée de la France (!) assez élitiste et littéraire, Andrei Makine fustige dans ce court essai notre médiocrité collective et individuelle. Il met en parallèle les grands idéaux passés, défendus notamment par les écrivains et les combattants, avec les rêves étriqués des Français d'aujourd'hui, et les rébellions violentes de ceux qu'il appelle les 'jeunes'.
Érudite et fine, sa prose est très agréable, d'autant qu'elle est agrémentée de savoureux morceaux de bravoure sur les intellectuels ou les familles françaises.
Elle nous pousse à la réflexion aussi, et nous tire vers le haut, nous sommant d'abandonner les 'petites' valeurs que sont le confort, l'argent et les apparences pour rechercher un peu de grandeur.
Sa prose est polémique, également, notamment la dernière partie sur les 'jeunes' des banlieues, où Makine fait à mon sens des amalgames et s'approche dangereusement du réactionnaire. Prônant la discussion, la liberté et l'idéal, il a pourtant du mal à rester tolérant avec ses concitoyens à la culture trop différente (par culture, il faut ici entendre avant tout religion), ou simplement aux ambitions plus modestes.
Un bémol donc pour les attaques sans nuances contre les 'jeunes', mais pas mal de vérités politiquement incorrectes et de réflexion dans ce livre, que j'ai trouvé très intéressant.
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BVIALLET
  01 janvier 2018
Une dalle usée par des générations et des générations de fidèles sur le seuil d'une petite église de Saintonge… Sur un monument aux morts de la guerre de 14, une inscription comportant plusieurs noms de la même famille… Des chevaliers sans peur et sans reproche qui, un jour, troquent leurs heaumes et leurs armures contre des perruques poudrées… Un hélicoptère qui patrouille dans le ciel d'une banlieue embrasée du côté d'Aulnay sous Bois… La gastronomie, plus la mode, plus l'impressionnisme, plus le french kiss, plus Chambord, plus Valmy, plus les grèves à répétition, plus… Est-ce bien ça la France ? Ou ce qu'en disait le très regretté Pierre Daninos : « Bon sens : exclusivité française, avec l'élégance, l'esprit, la galanterie et, d'une façon générale, le génie. »
« Cette France qu'on oublie d'aimer » est un ouvrage fort difficile à classer dans une catégorie. Ce n'est pas un essai, l'auteur est trop rêveur et trop poète pour s'être laissé emberlificoter dans des chiffres et des statistiques. Ce n'est pas non plus un pamphlet, Makine a trop d'empathie, d'amour et de douceur pour son pays d'accueil pour se laisser aller à des vitupérations de bateleur d'estrade. Non, avec intelligence et finesse, il s'interroge simplement sur ce que peut bien être (ou a bien pu être) l'esprit et le génie français. Comment un peuple aussi spirituel et intelligent a pu tomber aussi bas ? Comment a-t-il pu se laisser enfermer dans les rets vicieux du politiquement correct ? Comment a-t-il été assez lâche pour avoir laissé s'effriter sa liberté, sa laïcité, ses bonnes manières. La conclusion est sans appel. Il est temps de se ressaisir, de rappeler quelques vérités de bon sens à nos « élites » et à nos chers invités. Un texte court et magnifique d'autant plus convaincant qu'il ne provient pas d'un Français de souche lambda mais d'un immigré russe honnête et cultivé, une des meilleures plumes de notre littérature, excusez du peu !
Lien : http://www.bernardviallet.fr
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liberlibri
  01 décembre 2008
Le très placide Andreï Makine vient de faire paraître un court pamphlet, Cette France qu'on oublie d'aimer. Il y dit tout le mal qu'il pense de ce perpétuel auto-dénigrement de notre pays. Après Max Gallo et son Fier d'être Français, voici un nouveau sursaut pour défendre le pays des Lumières. Chose assez paradoxale, ceux qui se préoccupent de la France aujourd'hui ne sont pas ses propres enfants mais ceux qu'elle a accueillis. Comme si cette adoption leur donnait une conscience plus aiguë de valeurs en perdition, comme s'ils cherchaient à nous redonner le goût de notre pays. Makine, par exemple, n'accepte pas que l'on méprise la terre qui lui a permis de quitter l'URSS. Animé d'une passion très littéraire de la France, il ne peut comprendre que les autres migrants n'aient pas ce même amour, cette même vénération du pays de Voltaire. Il en résulte un essai élitiste, voire coléreux qui se complaît dans des grandeurs passées très romanesques et fustige les affres du présent et la sinistrose ambiante. Les récents événements dans les banlieues dépassent son entendement. En effet, pour ce Russe qui a choisi d'écrire en Français, il ne fut pas aisé d'être accepté puis reconnu par ses pairs littéraires mais il y est parvenu, animé qu'il était d'un profond désir d'intégration en France. Cette volonté, cette force du migrant, il ne comprend pas qu'elle ne soit pas partagée. Toutefois, Cette France qu'on oublie d'aimer fourmille aussi de jolies pages – le pamphlétaire laissant la place au grand écrivain –. Croquant certaines tournures bien françaises, dépeignant malicieusement les intellectuels français, Makine dit tout son amour de ce pays. Paraphrasant Racine, il nous répète : « Si vous n'êtes Français, soyez dignes de l'être ». Au nom de cette francité, ces mots vont loin. Peut-être trop.
Lien : http://liber-libri.blogspot...
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nicmau
  29 novembre 2015
Quelle purge ! Il me semble que l'auteur "s'écoute écrire", atteint d'une logorrhée de citations d'auteurs du monde entier. le principal désir semble d'impressionner par sa culture, tout en affirmant, que dis-je, en martelant son amour de la France, de ses particularismes, et tout en critiquant ses attitudes politiques, comme tout un français le pense et n'ose le dire.
Seules les 10 dernières pages semblent prophétiques des attentats du 13 novembre.
A éviter
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Aela
  23 janvier 2011
Un livre qui requinque, redonne de l'énergie. Un plaidoyer pour une terre d'accueil comme seuls les étrangers qui choisissent de vivre en France savent le faire.
On est loin du Makine romanesque mais c'est un témoignage de grande force.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   01 janvier 2018
Comment donc, nous avons arrosé ces cités de milliards d’euros et elles n’en flambent que de plus belle ! Les Français qui découvrent (il était temps !) que toute une part de la population dite française les hait et les appelle (art de vivre oblige) « fromages » ! On les hait parce qu’ils sont blancs, vaguement chrétiens, censément riches. On les hait parce qu’on les sent affaiblis, incertains de leur identité, enclins à la perpétuelle autoflagellation. On hait leur république et on siffle son hymne national. On rejette la laïcité que les Français ont conquise dans d’âpres luttes. On se moque d’eux car n’est-ce pas comique d’accueillir dans sa patrie, nourrir, loger, soigner ceux qui vous haïssent et vous méprisent ?
La France est haïe, car les Français l’ont laissée se vider de sa substance, se transformer en un simple territoire de peuplement, en un petit bout d’Eurasie mondialisée. Ceux qui brûlent les écoles, qu’ont-ils pu apprendre de leurs professeurs sur la beauté, la force et la richesse de la francité ?
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CornelioCornelio   27 février 2021
La parole… La possibilité de tout dire, sans censure, ou à l’encontre de la censure. Le « malheur français » d’aujourd’hui dont parle si bien Jacques Julliard serait-il lié à cette mutité qui s’est imposée autour de certains sujets, à la peur qui s’installe dès la simple évocation de tel ou tel évènements ?
La force de la francité, cette liberté avec laquelle la pensée abordait l’homme, la cité et l’Histoire, cette furie intellectuelle française, si peu cartésienne, a cédé la place aux prudentes approches de déminage. Oui, c’est ainsi qu’apparaît, de nos jours, le Français pensant : une intelligence affublée d’innombrables couches de protection et qui tâtonne, se faufile entre les interdits, rampe sur un champ de mines, tout effrayée d’une possible explosion.
Et si toutes les mines étaient imaginaires ? Et si on n’était pas obligé, en engageant une franche discussion, de soupeser les caractéristiques ethniques, sociales, sexuelles, etc., de son interlocuteur et de se censurer en fonction de ces critères ? Et si on pouvait se relever er parler à voix haute ? Comme Voltaire à ses meilleures heures. Comme Hugo sur son île.
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fklevesquefklevesque   30 avril 2017
La France est haïe car les Français l'ont laissée se vider de sa substance , se transformer en un simple territoire de peuplement , en un petit bout d'Eurasie mondialisée . Ceux qui brûlent les écoles , qu'ont - ils pu apprendre de leurs professeurs sur la beauté , la force et la richesse de la francité ?
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BVIALLETBVIALLET   01 janvier 2018
Leur faire comprendre que la saine alternance démocratique est devenue depuis longtemps, dans ce pays, une machine destructrice : pour des raisons de pure idéologie, la soi-disant gauche démolit ce que craintivement et honteusement essaye de replâtrer la soi-disant droite, tout cela sur les sables pouvants d'un flirt obscène avec les intérêts des groupes de pression. 
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BVIALLETBVIALLET   01 janvier 2018
Parler de la fameuse « discrimination positive », concept pernicieux qui trahit une attitude infantilisante et infériorisante envers le « discriminé ».
Parler de la responsabilité individuelle si facile à oublier dans « le modèle social français » fondé sur la « baraka » décidée par l’Etat-providence.
Expliquer que ce modèle a vécu, car il réunit dans son inefficacité les pires côtés du capitalisme spéculatif avec les pires tares du socialisme étatique : le mariage contre nature entre la flibuste économique au sommet et l’immobilisme corporatiste et bureaucratique à la base
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