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ISBN : 9782259212878
Éditeur : Plon (01/08/2011)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 26 notes)
Résumé :


Né dans l’Hexagone, Antoine Kingué, dit Snow, n’arrive pas à surmonter la rancoeur qu’il nourrit envers sa mère, coupable de ne l’avoir pas assez aimé. Elle l’a laissé en pension alors qu’il n’avait que sept ans et envoyé passer les grandes vacances seul au Mboasu, ce pays subsaharien où il ne s’est jamais senti à sa place. Par ailleurs, il est persuadé que son frère Maxime a reçu plus d’affection que lui.

Pour se venger de cette enfan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
YvesParis
  29 mai 2012
Depuis six romans déjà Léonora Miano explore la même veine : celle de la difficulté à être Africain(e), en Afrique même (tel était l'objet de sa trilogie africaine entâmée par "L'intérieur de la nuit" qui lui valut un succès mérité dès 2005) et en France ("Des astres éteints" qui explore les errances de l'idéologie kémite est, de mon point de vue, son roman le plus riche).
Comme Fatou Diome, Léonora Miano est plongée dans le "chaudron afrodiasporique". Les deux romancières partagent une approche stimulante de la post-colonialisation qui renvoie dos à dos le paternalisme des anciens dominateurs et la victimisation des anciens dominés.
Hélas elles romancent leurs idées avec des semelles de plomb. La littérature post-coloniale indienne est autrement plus délicate : leurs romans sont plus proches de Virginie Despentes que de Jhumpa Lahiri ou de Monica Ali ! Leur style, trop travaillé, est haïssable : y alternent des expressions familières et des constructions alambiquées.
Le dernier roman de Léonora Miano n'échappe pas à ces critiques. L'héroine de "Ces âmes chagrines" se prénomme Modi. On comprend vite que son prénom (Modi est maudite) annonce bien des malheurs : son père la déshérite, son amoureux meurt tandis qu'elle est en couches, sa fille unique, violée à 14 ans, puis à 17, se désintéressse de ses enfants avant d'émigrer en France où elle aura un troisième fils, avant de sombrer dans la déchéance, etc.
Pour donner à son oeuvre une portée plus universelle, Léonora Miano se refuse, dans ce livre comme dans le précédent, à nommer les lieux (la France, l'Afrique, le Cameroun, Paris ...) et recourt à des pseudonymes qui prêtent à sourire : l'Afrique est le Continent, Paris l'Intra-muros, l'Angleterre devient l'Albion, la Suisse l'Helvétie ...
Malgré tous ses défauts - les plus pénibles étant sans doute son immodestie et son manque d'humour - l'oeuvre de Léonora Miano mérite néanmoins d'être lue car elle constitue un témoignage littéraire éclairant de la "condition noire en France" brillamment analysée par le sociologue Pap Ndiaye.
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jostein
  05 septembre 2011
"Ces âmes chagrines", ce sont celles d'Antoine et de Maxime, deux des fils de Thamar, mais aussi celles des mère et grand-mère. Tous n'ont pu être aimés comme ils l'auraient voulu.
Est-ce une lignée familiale maudite ou tout simplement, des gens ordinaires qui n'ont pas compris qu'avant tout, l'amour se donne.
Léonora Miano nous décrit ici plusieurs personnages, tous sont importants pour la compréhension du destin de chacun.
Il peut sembler difficile de rentrer dans ce roman, peut-être parce que la narration n'est pas linéaire ou parce que les repères géographiques sont volontairement flous ( le Continent, le Nord, l'Hexagone, l'Intra-muros).
Mais, petit à petit, le parcours mental d'Antoine se dessine. Enfant chéri, qui pourtant se ressent rejeté par sa mère qui doit agir en fonction de son nouveau compagnon, Antoine, meurtri cherche à se venger. Tout d'abord, en affichant de lui-même une apparence sulfureuse puis en exploitant son frère et brimant sa mère.
Maxime, le fils aîné de Thamar, enfant né d'un viol, est au contraire fier de ses racines, reconnaissant envers les siens. Il est celui qui aide, qui pardonne.
Il y a tant d'actes manqués dans ces vies, de pardons que l'on ne donne pas ( le pasteur Masoma rejetant sa fille Modi, Modi qui laisse sa fille dans l'ignorance de ses origines, Thamar qui ne sait pas aimer ses deux premiers fils, Antoine refusant ses origines et les mains tendues de Maxime et Thamar).
Il faut parvenir au dénouement pour appréhender toute la substance de ce roman, pour comprendre un peu cette vie sauvage et violente de ce pays imaginaire de Mboasu (que l'on peut situer au Cameroun), pour finalement aimer les personnages parfois égoïstes de Thamar et Antoine.
Lien : http://surlaroutedejostein.o..
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tessgeffroy
  08 octobre 2011
Antoine vit en France, déteste sa mère coupable de ne pas l'avoir aimé !
Son enfance se partage entre la pension et les vacances d'été chez sa grand-mère « Modi »en Afrique.
Adulte, celui-ci est devenu un être froid, envieux, profiteur, et particulièrement jaloux de son frère Maxime....
Ce roman nous livre l'histoire de « Modi », la grand-mère rejetée par son père, de sa fille Thamar mère d'Antoine et mal-aimée de sa mère.
Ainsi qu'Antoine et ses frères tiraillés par le manque d'amour.
Vont-ils un jour trouver la paix dans cette saga tissée par les non-dits, l'amour semblant inexistant...
Pour ma part, j'ai trouvé la 1ère partie du livre froid, sans âme. Je n'arrivais pas à me sentir avec eux, j'ai failli abandonner.
Puis lors de la 2ème partie je n'ai pas pu m'en détacher. J'ai enfin ressenti les choses, la trame de l'histoire. J'ai retrouvé la finesse d'écriture et la tendresse des personnages auxquels l'écrivain nous avaient habitué lors de ces précédent romans.
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Altona
  17 octobre 2011
Le roman s'ouvre sur le personnage d'Antoine, dit Snow, jeune homme oisif évoluant dans le milieu de la mode et du spectacle sans y appartenir vraiment. Ce personnage égoïste et superficiel, auquel le lecteur peine à s'attacher, n'en devient pas plus sympathique lorsqu'on apprend qu'il gagne sa vie en monnayant son identité à des sans-papiers, dont son propre demi-frère, Maxime.
« Âme chagrine », Antoine est surtout, au début du roman, une âme en colère. En colère contre sa mère, Thamar, coupable de l'avoir mal aimé et délaissé. Si cette relation mère-fils est l'un des grands thèmes du roman, on peut regretter qu'elle n'ait pas été assez « creusée ».
L'autre grand thème est celui des racines, non seulement familiales, mais géographiques. Si Antoine a toujours vécu en France, sa mère, Thamar, vient d'un pays d'Afrique subsaharienne, le « Mboasu ». Lui n'a de ce pays que des souvenirs amers de vacances, lorsque sa mère l'envoyait tout l'été chez sa grand-mère Modi. Comment définir son identité « afropéenne » ? Les exilés, sa mère Thamar et son demi-frère Maxime, retrouveront-ils leur place au pays ?
Les thèmes de ce roman m'ont plu, mais j'ai eu du mal à rentrer dans son univers et à en apprécier vraiment les personnages, à me passionner pour les liens qui les unissent. Une lecture en demi-teinte…
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jfponge
  18 août 2018
Un roman puissant, envoûtant, décrivant par le menu le destin de deux demi-frères africains vivant en France (ici appelée la "Métropole"). Maxime, l'aîné, champion de l'intégration, a fait de brillantes études et rapidement gravi les échelons dans une société privée, jusqu'à obtenir un poste de direction très convoité. Antoine, le bellâtre aux cheveux peroxydés, se pavane et tchatche à l'envi, tel le parfait cliché du noir africain. Il a pourtant coupé tout lien avec le "Continent" (comme l'auteure appelle l'Afrique) et vit aux crochets de son frère aîné et de quelques autres, grâce à un astucieux stratagème lui permettant de vivre sans travailler. Deux êtres que tout oppose, et pourtant le destin va se charger de les faire se mieux comprendre, dès lors que le voile va se lever sur un passé qu'on leur a soigneusement caché. Une fresque haute en couleurs, remarquablement écrite, avec de beaux portraits de femmes en souffrance, qu'il s'agisse de la mère, Thamar, et de la grand-mère, Modi (ou Maria). Au passage, de nombreux coups de griffe, l'auteure n'hésitant pas à critiquer bien des aspects des sociétés tant occidentales qu'africaines, ce qui est tout à son honneur…
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critiques presse (1)
Lexpress   11 octobre 2011
Avec Ces âmes chagrines, Léonora Miano célèbre les mères Courage africaines, véritables piliers de sagesse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
josteinjostein   05 septembre 2011
C'était ce jour-là qu'Antoine avait véritablement commencé à dépasser les blessures du passé, pour se tourner vers les jours à venir. Tant d'autres avant lui s'étaient claquemurés dans leurs douleurs, passant, les yeux fermés, devant les belles choses que la vie pouvait offrir. (page 277)
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ChezLoChezLo   01 février 2012
Les deux frères ne se dirent pas qu'ils venaient de se parler à coeur ouvert pour la première et dernière fois, qu'ils n'avaient rien à partager, pas même la douleur. Le sang n'était pas de l'eau, mais il était impuissant à lier ceux que tout opposait.
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marchedenuitsanslunemarchedenuitsanslune   22 décembre 2016
Peut-être était-ce là son problème ? Toujours espérer qu'une autre main que la sienne propre vienne allumer les feux sous lesquels elle brillerait ?
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Videos de Léonora Miano (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léonora Miano
Sonia Fernández recomienda «La estación de la sombra» de Léonora Miano.
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