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EAN : 9782757821039
360 pages
Éditeur : Points (18/05/2012)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 338 notes)
Résumé :

Le drame, quand on commence à creuser le passé, c'est qu'il faut aller jusqu'au bout !

1999. À la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d un cambriolage. Les gendarm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  11 mai 2018
Aurélien Cochet enseigne les techniques audiovisuelles à l'université. Il est séparé de Laurence qui a emmené leur fils à Rome où elle partage sa vie avec un nouveau compagnon. Quand son grand-père paternel, affectueusement surnommé Abuelo, ex-gynécologue renommé, décède, Aurélien ne s'attend pas à exhumer des paperasses familiales, un vieux film qui montre celui qu'il considère comme une figure intouchable de son enfance, qui lui a inoculé le virus du cinéma, en compagnie d'un haut dignitaire nazi, dans un lebensborn.

Lancé à la suite de cette découverte sur les traces de son passé et de la vérité, Aurélien trouve en Héloïse une alliée précieuse et très documentée puisque la jeune femme prépare une thèse sur ces «fabriques d'enfants parfaits », qui représentent la face cachée de la politique eugéniste nazie. Et pendant ce temps, Nicole Brachet, octogénaire misanthrope, est retrouvée assassinée chez elle, à quelques encablures de la maison des Cochet... Ces deux événements sont-ils liés, et si oui, comment ?

« Les lebensborn,  "fontaines de vie ", ont été fondés en 1935 en Allemagne, sous le contrôle du RuSHA, un organisme créé pour la protection de la femme et de l'enfant mais qui se chargeait aussi de vérifier la pureté raciale des membres de la Schutzstaffel, les SS donc. Concrètement, il s'agissait de cliniques accueillant les femmes ou amies des hommes de la SS ou de la police. Le lebensborn devait donner la possibilité aux mères "racialement valables" d'accoucher puis d'offrir leur enfant à la SS qui s'occuperait de sa protection et de son adoption. C'était là un moyen de relever la natalité et de fortifier la " race aryenne ". Beaucoup de filles, souvent victimes de la propagande, intégrèrent ces lebensborn pour avoir la chance de donner un enfant au Führer » (p. 80).

A partir d'un fait historique rarement évoqué, la création par les nazis à Lamorlaye dans l'Oise, de l'une de ces effrayantes maternités, Valentin Musso réalise un roman brillant et puissant, dans lequel la grande Histoire fait irruption dans une petite histoire familiale qui apparaît au gré des révélations bien plus complexe que les apparences le laissent croire. Grâce à d'habiles flash-backs, le lecteur partage en alternance, la vie quotidienne de la famille Weil durant la seconde guerre mondiale, ostracisée, spoliée, victime des lois anti-juives puis d'une police française zélée et soumise, avide de plaire à l'occupant en anticipant ses exigences.

D'une crédibilité irréprochable, historiquement très documentée, l'intrigue complexe et passionnante est servie par le style élégant, riche, mais non pesant de l'auteur. Une très grande réussite.
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sandrine57
  03 novembre 2012
Soulanges, Marne, 1999. Nicole Brachet, une octogénaire, est retrouvée chez elle morte et ligotée. Les gendarmes pensent à un cambriolage mais les indices ne vont pas dans ce sens. le mystère est entier : qui en voulait à la vieille dame au point de la tuer et de mettre sa maison sens dessus dessous?
Non loin de là, et sans rapport apparent, Aurélien Cochet vient de perdre son grand-père, "Abuelo", un homme qu'il admirait et qui lui avait transmis la passion du cinéma. Il se rend dans la demeure familiale afin d'aider Alice, la compagne du vieil homme à faire le tri dans ses affaires. C'est surtout sa collection de films qui intéresse le jeune professeur en classes préparatoires de cinéma et d'audiovisuel. Des centaines de bobines attendent d'être exhumées pour connaitre une nouvelle jeunesse. Dans ce fatras sans nom, un carton attire l'attention d'Aurélien, il contient une vieille bobine datant d'avant 1950 et un post-it avec un nom et un numéro de téléphone. Au visionnage, Aurélien découvre son grand-père, jeune, entourée de grandes blondes enceintes ou pouponnant des nouveaux-nés et, à l'arrière-plan, un grand drapeau orné d'une croix gammée. Pour le petit-fils aimant et admiratif, c'est la douche froide. Pour lui, Abuelo était un héros, un ancien combattant, un résistant! Quitte à voir s'effondrer toutes ses certitudes, Aurélien décide de savoir. Il appelle le numéro et fait la connaissance d'une jeune universitaire, Hélène Tournier. Elle connaissait Abuelo et l'avait contacté dans le cadre de son travail sur les Lebensborn, ces maternités modèles où les nazies ambitionnaient de perpétuer la race aryenne pure. Ensemble, ils vont déterrer des secrets bien gardés et se mettre en danger...

Si je ne crie pas au chef-d'oeuvre, c'est bien parce que je sais me tenir! Mais ce n'est pas l'envie qui manque tellement j'ai succombé aux charmes de l'écriture de Valentin MUSSO. Il fait la preuve qu'on peut écrire un polar et tout de même soigner son style. Sa langue est belle, travaillée sans être pédante, très agréable. Mais il n'a pas privilégié la forme sur le fond. Il sait aussi tenir son lecteur en haleine jusqu'au bout. Il mêle la petite et la grande histoire avec brio et nous fait découvrir un pan méconnu de la seconde guerre mondiale en concentrant son intrigue autour des Lebensborns, les maternités-modèles nazies dont une était implantée en France. Ce n'est pourtant pas un roman historique uniquement, le suspense est bel et bien présent. MUSSO plonge ses personnages dans le passé, la guerre, les lois anti-juives. On va suivre Aurélien dans sa quête de la vérité en 1999, la famille Weil dans la France de 1940, le grand-père médecin, ses activités, ses secrets. Peu à peu, les pièces d'un puzzle savamment imaginé se mettent en place jusqu'à la fin habilement amenée.
Une histoire prenante, émouvante, des secrets de famille, des personnages tourmentés par leur destin, une totale réussite pour un auteur très prometteur.
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Phil56
  02 mars 2019
Aussi bizarre que cela puisse vous paraître, il ne me serait spontanément jamais venu à l'esprit de lire un Musso même si, j'en conviens, Valentin n'est pas responsable d'avoir pour frère un certain ... Guillaume.
C'est donc à la lecture attentive des nombreux billets critiques consacrés au présent roman, généralement très élogieux voire dithyrambiques (dont celui d'une "amie babeliote" toujours de bon conseil et qui, je pense, se reconnaîtra), que je me suis décidé à tenter l'aventure et ... n'en éprouve aucun regret.
Qu'ajouter alors à ce qui a déjà été dit cent fois et beaucoup mieux que par moi comme l'aurait précisé l'ami Boris (Vian) ?
Je la ferai donc courte et synthétique.
Avons-nous affaire à un polar ? un thriller ? un drame familial ? un peu de tout assurément sans que cela soit perturbant encore moins déroutant.
Dès l'entame, l'attention du lecteur est habilement captée, l'intrigue s'avérant solidement charpentée, historiquement bien documentée (les "lebensborn", maternités nazies de sinistre mémoire, dont j'ignorais qu'un centre fut opérationnel en France durant la seconde guerre mondiale).
La structure narrative est de facture assez classique : l'auteur disposant d'emblée le décor, nous présentant progressivement les principaux protagonistes (crédibles, consistants et bien campés) de son récit.
L'écriture est simple mais élégante, néanmoins recherchée mais sans sans formalisme ni afféterie.
Au final, comme beaucoup d'entre vous, j'ai été séduit par le talent de Valentin Musso à nous tenir en haleine sans redondance ni facilité scénaristique et par la pertinence de son propos.
Auteur à suivre.
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umezzu
  11 avril 2020
Il y a encore quelques semaines, je ne connaissais pas Valentin Musso. Je rattrape donc un certain retard, sans respecter l'ordre des publications, avec ces Cendres froides, deuxième roman policier de l'auteur.
Très bien bâti, fluide, multipliant les changements de plan, ce roman policier historique sait susciter l'intérêt du lecteur. L'essentiel du récit est écrit à la première personne, d'autres chapitres suivent une enquête de la section de recherches de la Gendarmerie de Chalons-en-Champagne, d'autres encore reviennent sur des évènements de la seconde guerre mondiale, et enfin Valentin Musso utilise habilement des lettres d'époque ou d'aujourd'hui pour compléter son récit.
Aurélien Cochet, un professeur de lettres et de cinéma, apprend la disparition de son grand-père qu'il appelait Abuelo. Deuxième décès familial après l'accident mortel dix ans plus tôt de son père. Il rejoint la bâtisse familiale dans la Marne, où l'assaillent des souvenirs d'enfance. Abuelo lui avait transmis le goût du cinéma et conservait une vaste collection de films professionnels et amateurs. En faisant du rangement, Aurélien découvre un film où son grand-père, obstétricien de métier, menait durant la seconde guerre mondiale ses activités dans un manoir dirigé par des militaires allemands : un lebensborn, une de ces maternités où les nazis accueillaient des femmes tombées enceintes suite à une relation avec un soldat ou un SS. Les nazis cherchaient ainsi à constituer leur rêve d'ethnie pure.
Le nonagénaire décédé cachait donc un secret de famille. Aurélien va tenter d'en savoir plus.
Il paraît un peu étonnant que l'éditeur indique dans la quatrième de couverture le sujet du récit, les lebensborn, dans la mesure où le fond du sujet arrive assez tard. Mais bien que le livre soit relativement court, cela n'a pas de conséquences, puisque l'intrigue est suffisamment bien construite pour faire monter le suspense. Les secrets de famille sont au rendez-vous, comme les rebondissement en rafale dans les dernières pages.
Valentin Musso réussit donc son roman, qui revient avec force sur des moments noirs de la seconde guerre mondiale.
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sylviedoc
  12 avril 2020
Un roman découvert tardivement (il est paru en 2011), un peu parce que je m'étais un peu stupidement arrêtée au patronyme de l'auteur. Mais il n'est jamais trop tard pour bien lire ! J'ai emprunté ce roman juste avant le confinement dans un restaurant colmarien qui propose plein de livres à emprunter dans des paniers et des étagères disposés un peu partout dans l'établissement, une initiative que je salue. J'espère au passage qu'il n'aura pas trop souffert du confinement et pourra rouvrir bientôt...
L'histoire se déroule sur deux périodes : en 1999, Aurélien Cochet (le narrateur) découvre suite au décès de son Abuelo (grand-père) une part douloureuse de l'histoire de sa famille, dont il n'avait jusque-là rien soupçonné. Parallèlement, Nicole Brachet, une octogénaire discrète, est sauvagement assassinée chez elle, alors même qu'une série de "home-jacking" a eu lieu dans la même région. le lieutenant Franck Launey enquête, à la gendarmerie deChâlons-en-Champagne.
L'autre période se déroule sur quelques chapitres intercalés entre ceux concernant la famille Cochet ou l'enquête et prend place dans les années 1940, au moment où les persécutions contre les juifs montent en puissance, notamment à Paris où vit la famille Weil. Elie, le père, va tout faire pour mettre sa fille Sarah, âgée de 19 ans à l'abri. Il va trouver une solution inédite...
Les trois parties du récit finiront bien sûr par se rejoindre, après de nombreux rebondissements.
L'histoire tourne autour des Lebensborn, ces "élevages" de petits aryens nés de femmes sélectionnées pour leur type racial (mais pas toujours allemandes), fécondées par des officiers nazis. Ces enfants étaient destinés à être adoptés dans de "bonnes" familles, dévouées au fuhrer, et qui leur assureraient l'éducation adéquate...
Le lebensborn évoqué dans "Les cendres froides" est fictif, cependant plusieurs de ces établissements ont été implantés hors Allemagne, dont un en France. le sujet a été peu traité, mais l'auteur s'est visiblement bien documenté. Beaucoup d'enfants nés de ce système n'en n'ont jamais rien su, et à l'heure actuelle il n'en reste sans doute pas beaucoup. C'est un thème qui m'intéresse parce que l'histoire de ma famille a été profondément influencée par cette guerre, mais aussi parce que j'avais fait découvrir le roman "Max", de Sarah Cohen-Scali à des élèves de 3ème et de 2nde, ce qui avait donné lieu à des débats passionnés.
Globalement j'ai apprécié les intrigues et la façon dont elles progressent simultanément. On ne s'y perd pas, c'est bien écrit, la progression est bien menée. J'ai eu un peu de mal avec certains personnages féminins que j'ai trouvés irritants (je ne peux pas en dire plus), et une intrigue sentimentale m'a parue superflue. Un bon moment, juste un peu court !
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   09 mai 2012
- Si vous êtes ici aujourd'hui, c'est que vous connaissiez l'existence des lebensborn.
J'acquiescai.
- Les "haras humains" tentai-je de résumer.
- C'est l'image un peu caricaturale qu'on a longtemps donnée des lebensborn. En réalité, il ne s'agissait pas du tout de lieux où des soldats auraient "fécondé" des Aryennes pour donner naissance à des enfants blonds aux yeux bleus.
Tout cela tient de la légende.
- Le but de ces maternités était bien de donner naissance à des enfants parfaits selon les critères nazis?
- Oui, mais sous des apparences scientifiques, leur méthode restait très empirique. Ce que je veux dire, c'est que la quasi-totalité des femmes qui intégraient ces centres étaient enceintes à leur arrivée.
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PrettyYoungCatPrettyYoungCat   14 août 2018
Je pris soudain conscience que j'appartenais à la dernière génération qui entretînt encore un vrai rapport de proximité avec la Seconde Guerre mondiale. A l'époque où j'étais lycéen, des résistants et des victimes des camps venaient nous voir dans les classes. Nous leur avions parlé, nous avions appris de vive voix "l'expérience de l'extrême" dont ils avaient été victimes. L'unicité de la Shoah ne faisait pour nous aucun doute. Je me rendais compte que dans quinze ou vingt ans, il ne resterait pratiquement plus aucun témoin direct de l'horreur de cette guerre et que, sans doute, ce conflit finirait par devenir dans les esprits semblable à tous les autres.
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nodreytitinodreytiti   14 juin 2011
Les secrets ont leur rhétorique fallacieuse. Un secret n’est pas un mensonge par omission – conception trop facile et rassurante. Il est un négatif photographique, une réalité en creux ayant sa propre existence et qui le jour où elle est mise à jour peut tout dévaster, là où, révélée à temps, elle aurait sans doute blessé, mais de ces blessures dont on guérit. Sa force destructrice réside dans la dissimulation, plus que dans le contenu dissimulé. C’est ce qu’avaient refusé de comprendre mes grands-parents.
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PrettyYoungCatPrettyYoungCat   13 août 2018
- Depuis que nous nous sommes rencontrés et que vous m'avez parlé des lebensborn, je n'arrive plus à m'ôter de la tête l'image de ces enfants handicapés qu'on envoyait dans cette clinique de Görden pour se faire assassiner. J'en ai rêvé il y a trois nuits...
- Je vous ai dit qu'aucun enfant des lebensborn français n'avait dû subir ce triste sort.
- Ca ne change rien. Chaque individu est un maillon dans un ensemble plus vaste. Mon grand-père a participé à ce système démentiel. Celui qui n'empêche pas le mal le cautionne. Vous ne croyez pas ?
- Peut-être mais il est très difficile de juger les décisions qu'ont pu prendre des gens ordinaires dans une situation aussi particulière que la guerre. Personne ne peut dire ce qu'il aurait fait à la place de votre grand-père.
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isabiblioisabiblio   03 juin 2012
C'est le grand drame des handicapés des sentiments : Ils ont l'impression constante de se faire violence et de dépasser leurs propres limites dans l'indifférence la plus totale, sans que personne ne leur sache gré de leurs efforts.
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Adam Chapman, architecte de 41 ans, a tout pour être heureux. Il vit depuis huit ans un amour sans nuages avec sa femme Claire. Mais, un matin, un coup de téléphone vient lui annoncer l'inimaginable. Alors qu'elle passait le week-end dans la maison de campagne de ses parents, Claire a été assassinée en lisière d'un bois. En quelques secondes, l'existence d'Adam vole en éclats. Mais ce qui pourrait être une fin n'est qu'un début. Car Adam n'a aucune conscience de la véritable tragédie qui a commencé à se jouer. Dès le lendemain de la mort De Claire, il va découvrir qu'il existe pire que de perdre ce que l'on a de plus cher au monde : le perdre une seconde fois…
Né en 1977, Valentin Musso est l'auteur de nombreux succès traduits dans plusieurs langues. En quelques années, il a su s'imposer comme l'une des voix les plus originales du thriller français, notamment avec le Murmure de l'Ogre, Une vraie famille et Dernier Été pour Lisa, tous disponibles en Points.
« Valentin Musso fabrique une oeuvre romanesque aux récits remarquables par leur construction, leur écriture et leur densité. » Pierre Vavasseur, le Parisien
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