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ISBN : 1022403168
Éditeur : Michel Lafon (15/11/2018)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 55 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile.
C'est l'histoire d'un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C'est l'histoire d'un professeur d'allemand qui séduit.
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.
Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi, et renaissance.
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  28 avril 2019
Un livre très intéressant avec une héroïne attachante, Mélissa ou plutôt Mel. Père militaire, avec sa famille elle doit encore déménager, alors qu'elle se sentait bien dans son ancienne ville, avec sa meilleure amie Camille.
En plus, elle va être en Terminale et bientôt, il y aura le Bac. Même si elle est bonne élève, et ce n'est pas le Bac qui la stresse le plus. Plutôt ses complexes, sa solitude en arrivant dans un nouveau lycée, et le comportement ambigu d'un prof ... A lire !
Merci à la communauté Babelio sans laquelle je n'aurais pas découvert ce livre
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ValHou57
  15 août 2019
Quand j'ai croisé ce titre en poche, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais de le découvrir, mais aussi de découvrir la plume de l'autrice. Sylvie l'ayant dans sa PAL, nous avons décidé de le lire ensemble.
Dans ce roman, on rencontre Mélissa surnommée Mél, une adolescente de 17 ans avec des rondeurs. Son père étant militaire, ils déménagent environ tous les 5 ans. Mais cette fois, Mél n'en a vraiment pas envie. Son lycée lui plaît, et elle ne veut pas perdre Camille, sa meilleure-amie. Alors oui, aujourd'hui il y a de nombreux moyens de communications qui permettent de ne pas perdre contact malgré la distance, mais ça ne sera jamais plus pareil. Malheureusement, elle n'aura pas le choix et c'est le coeur lourd qu'elle partira. Au revoir leurs balades, leurs petits rituels entre amies, leurs discussions interminables et surtout, bonjour la nouveauté : nouveau lycée, nouveaux élèves, nouvelle ville, etc…
Mél est une adolescente qui m'a profondément touché. C'est une jeune fille dont la confiance en elle est proche du néant, elle ne se sent pas jolie, mais grosse, trouve qu'aucun vêtement ne lui va et fait comme beaucoup d'autres personnes, elle camoufle le tout sous des vêtements amples et sombres. Son intégration au lycée va très mal se passer et certains élèves seront d'une cruauté sans limite. A partir de ce jour, elle fera tout pour se faire le plus discrète possible et ne rêve que d'une chose, devenir invisible aux yeux des autres. Elle qui était déjà assez réservée va se replier encore plus sur elle-même, ne plus oser ouvrir la bouche ou s'adresser à quiconque. Qui pourrait l'en blâmer ?
Malheureusement, son comportement va changer envers ses proches également, qui au final, ne cherche qu'à l'aider. Elle va tomber dans une spirale infernale qui provoquera un dégoût d'elle-même et se met à penser, mais surtout à croire, que forcément, vu son physique, il est normal que les autres agissent comme ça avec elle. Et comme si tout cela ne suffisait déjà pas amplement, n'était pas assez traumatisant et pas assez dur à surmonter, son professeur d'allemand fera tout pour la séduire.
A plusieurs reprises j'ai eu vraiment mal pour elle, je me disais que ce n'était pas humainement possible d'être aussi cruel envers quelqu'un, que ce n'étais pas possible d'être aussi stupide… Et puis, je me suis souvenue que si. La méchanceté gratuite, le harcèlement, la connerie humaine, exploiter les faiblesses de quelqu'un pour l'écraser, le réduire à néant, etc… Malheureusement cela à toujours exister et existera toujours. Tant que les personnes de pouvoir ne se rassembleront pas pour évoquer ce sujet sans aucun tabou, tant qu'ils ne prendront pas conscience ou n'accepteront pas de voir l'ampleur du problème, ne prendront pas des mesures drastiques pour contrer ce véritable fléau qui fait toujours de plus en plus de victimes. Désolée, je m'écarte un peu, mais si vous ne l'avez pas compris, c'est un sujet qui me tient à coeur et me fait péter un câble.
C'est un sujet délicat, sensible et qui n'est pas sans rappeler des choses à chacun je pense. Qui n'a jamais subi, vu, entendu ou fais subir ce genre de chose ? Avec ce roman, j'ai replongé dans ma propre enfance et adolescence. Je revoyais certaines choses se produire, impuissante, qu'elle me concerne directement ou qu'elle concerne d'autres élèves. Quand on a cet âge-là, on se dit que ça leur passera, que de les « balancer » ne fera qu'aggraver les choses et rendre nos journées encore plus infernales, si on prend la défense de quelqu'un, on deviendra également une cible, etc… et pourtant ! On est bien bête de croire que de passer inaperçu(e), ne pas faire de vagues ou se taire, réglera le problème. le seul moyen d'agir véritablement est de PARLER. Et si vous étiez du côté des harceleurs, il n'est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs et voir à quel point, votre humour, vos surnoms, vos gestes et votre parole de manière générale, peut être dévastateur.
Heureusement, Mél continuera à échanger des SMS avec Camille et à la voir physiquement quelques fois dans l'année. Même si ce n'est pas idéal, elle aura ce soutien, le seul qu'elle accepte plus ou moins. Son père étant absent, elle vit seule avec sa mère et lui en fait baver. Cette dernière veut juste l'aider sans la brusquer et va devoir affronter la colère et la méchanceté de Mélissa. Je n'ai pas compris le comportement de Mél envers elle et elle m'a énervé. J'ai été peiné pour cette mère qui se sent impuissante. Je comprends que mal dans sa peau certaines choses sont difficiles à accepter, mais ce n'est pas pour autant qu'on doit évacuer sa colère sur des personnes innocentes. Elle reproche beaucoup de choses à sa mère, mais elle n'essaye pas non plus de les envisager sous un angle différent.
Ce qui est sûr, c'est que Mél est un personnage criant de vérité, crédible, même si je n'accepte ou ne comprend pas toujours son comportement et ses actions. Elle m'a fait passer par tout un panel d'émotions : profonde tristesse, colère, abattement, détresse, peur, dégoût envers son professeur, incompréhension, indignation, etc… J'ai eu envie de la réconforter, de la rassurer, la consoler, de l'aider à trouver une échappatoire autre que l'isolement, de la faire rire, de lui ouvrir les yeux calmement mais surement, etc…
Son histoire ne m'a pas laissé indifférente et m'a remué les tripes. J'ai eu envie de hurler, de frapper, de pleurer mais surtout de me battre à ses côtés pour ne plus jamais que cela se reproduise envers quiconque.
J'ai également apprécié d'autres personnages comme la maman, Camille, Mathilde, Greg et Clément. Chacun nous permet à sa manière de garder un certain équilibre, de ne pas se laisser submerger par les émotions, et nous donnent une bouffée d'air frais.
La plume de Carène Ponte est fluide, prenante, efficace, incisive, et sans chichi. Elle nous livre ici un récit qui fait froid dans le dos, et pourtant, où une lueur d'espoir persiste. L'autrice ne minimise pas les choses. Elle se contente de poser des mots sur tout ce qui peut se passer, essayer de faire prendre conscience au lecteur que le harcèlement sous toutes ces formes, peut être dévastateur au plus haut point. J'ai aimé la façon dont elle aborde cette thématique, là où elle a décidé de nous emmener, ce qu'elle essaye de faire passer à travers son histoire, les personnages à qui elle a donné vie, le déroulement mais aussi le dénouement de tout ceci.
Ce fut une excellente lecture et j'espère qu'un maximum de lecteurs/lectrices la découvrira. Qu'un maximum de personnes, au travers des livres écrits sur le sujet, seront assez indignés pour dire STOP !
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Jangelis
  06 novembre 2018
Un livre IN-DIS-PEN-SA-BLE, à lire et faire lire !
Commence de façon assez classique. Mélissa 17 ans, déménage pendant les vacances. Furieuse de quitter son lycée, ses copines, son inséparable amie Camille. D'autant plus qu'elle a quelques problèmes avec son poids et son image, et craint d'avoir du mal à s'intégrer. Et ça va s'avérer bien pire que tout ce qu'elle pouvait craindre.
La première partie semble assez classique, mais Carène Ponte se glisse étonnamment dans la peau d'une lycéenne.
Au fil des lignes, j'ai retrouvé des souvenirs, mais surtout des sensations de mon adolescence, pourtant fort lointaine, et pas du tout concernée par ce problème de poids.
Mais tout est tellement juste, tellement bien évoqué qu'on replonge immédiatement dans cette période.
Au passage, je m'interroge, dans chaque roman où une scène de ce genre apparaît, sur la cruauté des professeurs de sport, qui semblent de génération en génération s'obstiner à faire constituer les équipes à chaque cours par deux leaders, qui appellent les élèves dans l'ordre de leur préférence. Ce qui crée un malaise énorme pour ceux qui ne sont jamais choisis, qui ont déjà des problèmes par ailleurs, et qu'on enfonce délibérément. Ces professeurs n'ont-ils jamais été ados ? C'est anecdotique dans un livre tellement fort par ailleurs, mais tellement condamnable pour des jeunes qu'on désespère un peu plus à chaque petite attaque.
Et puis, après un début intéressant, le roman s'accélère soudain, et on ne peut plus lâcher Mél, à la fois angoissé et plein d'espoir pour elle.
Des rencontres qui lui ouvrent des horizons, vont-elles enfin être positives, amitié, amour ... ou finir de l'enfoncer dans son mal-être ?
Un brin de fantastique, qui n'en est pas vraiment mais qui donne une originalité au roman, et surtout, qui donne sans doute des pistes pour s'en sortir.
Un livre sur le harcèlement scolaire comme je n'en avais jamais lu, qu'il faut absolument mettre entre toutes les mains.
Celles des harcelés, parce qu'il aide à voir qu'on n'est pas seul, et qu'il est possible de s'en sortir. Celles des harceleurs ; pour les meneurs, je n'espère guère qu'une lecture suffira pour leur faire comprendre la cruauté de leur attitude, mais peut-être pourrait-on toucher les "suiveurs", ceux sans qui le harcèlement ne pourrait être mené, ceux qui suivent parce que ça leur paraît drôle, ou surtout parce que c'est plus facile d'être dans le camp de la méchanceté que de se retrouver de l'autre côté (et ça bascule vite).
Celles des adultes, famille et écoles, qui ne voient rien, n'entendent rien, ou ne veulent rien voir car ils ne savent pas trouver des solutions.
Un tout petit passage qui pourrait passer inaperçu, mais pourtant révélateur de cette cécité volontaire des adultes : lors du voyage scolaire, les bagages de Mélissa sont perdus, elle se retrouve donc sans rien. Non contents de l'avoir installée dans la chambre de ses pires ennemies (est-ce donc trop difficile de repérer ça en classe ?) les profs lui conseillent de demander à se faire prêter des vêtements par les filles de sa chambre, sachant qu'elles sont toutes minces contrairement à Mélissa.
Il est intéressant aussi de montrer qu'au delà du harcèlement, il est important de travailler sur l'image qu'on a de soi, qui peut nous entraîner dans le bon ou le mauvais sens, même s'il n'est pas question de se sentir responsable de ce qu'on subit.
Important de lire aussi que parfois, on peut consentir à quelque chose mais parce que quelqu'un a pris la domination sur vous (j'ai un peu de mal à exprimer cela sans trop dévoiler de l'intrigue, mais c'est extrêmement bien rendu)
J'ai découvert Carène Ponte en lisant Avec des Si et des Peut-être que j'ai beaucoup aimé, mais je ne m'attendais pas ici à un livre de cette intensité, ni à certains rebondissements, je n'ai vraiment pas pu le lâcher.
J'admire l'autrice d'avoir probablement mis autant d'elle dans ce roman. Il n'a pas dû être facile à écrire.
Ce doit être la réédition de Mélissa sac à gras, paru en numérique en auto-édition. Je félicite les Éditions Michel Lafon d'avoir décelé cette pépite dans les méandres du net, et de le mettre ainsi à disposition du plus grand nombre.
Avec une courte postface donnant des pistes pour chacun, pour lutter contre le harcèlement.
Lien : https://livresjeunessejangel..
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Beli_LivreSaVie
  04 juin 2019
Ce roman m'attendait dans ma bibliothèque, on me l'a offert à Noël car j'avais très envie de le lire. C'est en prévision d'une rencontre avec l'auteure, que j'ai déjà lu que je me suis dite que le moment était bien choisit pour le découvrir. Je savais que ce roman allait me toucher, j'ai vu les réactions des lectrices qui l'ont adoré et j'étais donc prête et armée pour m'y attaquer.
Mel est la jeune fille que nous allons suivre, elle est en dernière année de lycée. Elle déménage durant l'été avant l'entrée en terminale, elle va donc laisser ses habitudes, sa maison et surtout sa meilleure amie pour l'inconnu. Son père est militaire et elle se doit de suivre ses différentes affectations. Mais elle a dix-sept ans cette fois-ci et elle est en colère contre ses parents, elle ne le cache pas à sa mère et entame cette rentrée très négativement. Et tout se passe exactement comme elle l'avait prévue : Mel est en surpoids et elle n'accepte pas son corps tel quel, et c'est ainsi que dès le premier jour, elle sera victime de remarques, de moqueries et de sobriquets de la part de ses camarades de classes. C'est ainsi que débute son année, et si Mel semble être forte face à toutes ces attaques, on sait bien que cela n'est pas le cas, elle souffre énormément et ne s'en déteste que davantage.
Ce n'est donc pas auprès de ses camarades qu'elle va trouver quelqu'un pour qui l'épauler, puisque se sont les plus populaires qui vont s'attaquer à elle, personne ne veut plus lui adresser la parole. Reste une personne qui a su être bienveillante envers elle : son professeur d'allemand. Un jeune et séduisant professeur qui va s'intéresser à elle, lui proposer son aide. Son attitude est toutefois un peu ambigüe, tantôt gentil, cordial, charmant, tantôt plus distant. Il sera son ancre, son repère, ce qui la pousse à se lever le matin, sa seule motivation pour aller au lycée. Mais cette fascination qu'il exerce sur elle, n'est pas de bonne augure, d'après sa meilleure amie Camille, un professeur et son élève n'ont pas le droit de partager plus que de l'enseignement.
Voilà ainsi de quoi est fait le nouveau quotidien de Mel : les insultes, les remarques désobligeantes et insultantes, les moqueries, les coups par derrière de ses camarades qui l'ont pris en grippe. Et cette fascination pour cet homme, qui a se montrer gentil et charmant avec elle. Sa vie d'avant, reste ce qu'elle préfère, quand elle y retourne, elle s'y sent bien, lui rappelant à quel point sa nouvelle vie est dure. Camille reste sa meilleure amie, elle fera aussi la connaissance par son biais d'autres jeunes de son âge, mais elle sera toujours celle, qui seule doit tout affronter. Petit à petit, elle continue de se détester et de se fustiger de croire que l'on puisse s'intéresser à elle d'une manière ou d'une autre : amicalement, amoureusement... elle se dénigre et se condamne elle-même à être une personne sans intérêt. Carène Ponte aborde donc ce thème fort du harcèlement, fait de société très souvent abordé de nos jours, de multiples façons : elle nous décrit le quotidien de Mel, sans équivoques, tel qu'elle le vit elle, de plein fouet. Mais elle évoque aussi les conséquences que cela a sur la jeune fille, qui ne s'aime pas, qui ne pense que négativement, se cloisonnant dans une solitude extrême. Puis elle parlera aussi de ce besoin de rendre la pareil à tout le mal qu'on lui a fait, à force de souffrir, on voudrait aussi que les autres souffrent. C'est un exercice si facile de faire du mal aux autres, bien plus que de les aimer semble-t-il ?
Ce roman m'a procuré des émotions fortes, ce que vit Mel est tellement le reflet de la société d'aujourd'hui. Tant de jeunes vivent constamment ce harcèlement pour une raison ou une autre. Ici, c'est parce que Mel est en surpoids qu'elle vit ces moments difficiles et ce qu'elle a pu ressentir à maintes reprises comme humiliations, insultes, attaques m'ont profondément peinée. Elles m'ont certes rappeler des moments de ma propre adolescence, des moments qui m'ont petit à petit profondément encrée dans des idées noires me concernant, et j'ai compris ce qu'elle a pu ressentir. J'ai lu ce roman, en tant que personne qui a aussi vécu du harcèlement, à l'époque d'ailleurs, on n'en parlait pas ainsi, je me disais "tu as ses défauts, les gens les voient et le disent... il n'y a rien à faire", me suis-je alors confiée à ma mère ? ou à une amie ? un proche ? Je ne crois pas, j'ai du garder cela pour moi, m'imaginant qu'en me blindant, je passerai outre, mais non cela ne fonctionne pas ainsi. C'est aussi en tant que mère que j'ai lu ce roman, mère notamment d'une jeune adolescente, et là je tiens un discours complètement différent : il est inadmissible que ce genre de propos puissent être tenus contre quelqu'un. Mais ma fille agirait-elle comme moi ou comme Mel, en gardant cela pour soi, si cela lui arrivait ? C'est assez effrayant.
C'est une histoire, un fait romancé, mais cela reste tellement le reflet de ce que vivent bon nombre d'adolescents. Un livre qui comme quelques autres, devrait être lu par cette génération, qui passe son temps à dénigrer l'autre. La plume de Carène Ponte a été mise au service d'un roman très fort, et poignant. Il se lit avec énormément de facilité, si ce n'est les moments où l'on est gêné par les larmes que provoquent la découverte des faits et de ses conséquences. Carène Ponte aborde le harcèlement par bien des facettes, nous prouvant que n'importe qui peut souffrir et ce qu'elle soit populaire ou pas. Ce roman nous rappelle qu'il faut être tolérant et à l'écoute des autres, mais aussi qu'une moquerie peut avoir des répercutions terribles sur une personne et sur toute sa vie.
Lien : http://www.livresavie.com/gr..
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Ninis47
  08 novembre 2018
Carène Ponte est une auteure que j'adore. Ces récits sont toujours drôles et touchants, pleins de réalisme et de vie. J'ai eu l'occasion de la rencontrer il n'y a pas longtemps à Gradignan pour le salon Lire en Poche et en plus elle est vraiment adorable donc quand ce roman a été proposé je n'ai pas hésité bien longtemps.
Nous rencontrons Mélissa 17 ans qui doit une nouvelle fois déménager car son père, militaire, est muté. Elle doit quitter son lycée, sa meilleure amie, toute sa vie et lorsque l'on rentre en terminale ce n'est pas une étape évidente, d'autant plus que Mélissa est complexe car elle se trouve trop grosse. Son arrivée dans son nouveau lycée ne va vraiment pas être simple pour elle...
J'ai lu ce roman en une après midi, j'ai été totalement entraînée dans l'histoire de Mélissa.
Ce petit livre a été le coup de poing en pleine face, le coup de coeur que je n'avais vraiment pas vu venir. Je savais qu'il traitait d'une adolescente complexée par son poids et du harcèlement scolaire, mais je ne m'attendais absolument pas à ressentir autant de choses et à prendre un gros uppercut par la figure.
J'ai tout ressenti avec ce livre, je suis passée par une myriade d'émotions. de la joie, aux rires en passant par les pleurs et la colère, on a un vrai concentré de sentiments. Et c'est là qu'est le talent de Carène de nous faire vivre tout ça dans un si petit roman.
Mélissa m'a énormément touchée. C'est une ado comme il en existe des centaines, à l'âge où l'on doute de soi,où l'on se cherche, où l'apparence est primordiale. Elle a un léger surpoids mais pour elle, c'est bien plus que ça. Quand elle était en terrain connu, dans un lycée où elle connaît tout le monde, où elle avait sa meilleure amie à ses côtés tout était facile mais dans son nouveau lycée, son surpoids va rapidement être pointé du doigt, et les railleries du départ vont vite prendre un tout autre tournant.
Plus des chapitres passés, plus j'avais de la peine pour Mélissa. Ce qu'elle vit et ce qu'elle doit endurer est juste atroce et certaines situations m'ont retournée le coeur. C'est une jeune fille qui manque cruellement de confiance en elle et ce qu'elle vit au lycée ne l'aide absolument pas. A de nombreuses reprises j'avais envie de rentrer dans le livre pour lui faire un gros câlin et apaiser ses peines.
Même si je n'ai pas été d'accord avec les décisions qu'elle prend à la fin du roman, je les ai comprise, à la vue de tout ce qu'elle endure tout au long du roman.
Carène Ponte arrive à aborder un sujet grave qu'est le harcèlement scolaire en y mettant les mots justes, sans trop en faire, sans tomber dans le mélodrame toujours dans le réalisme et la justesse.
Le personnage de Mélissa est tellement réaliste, et je crois que c'est ça qui fait la force de ce roman, c'est son réalisme. Mélissa pourrait être n'importe qui et ça m'a terriblement touché. J'étais à la fois peinée et très en colère pour ce que vit Mélissa et je me disais mince quelqu'un autour d'elle va bien réagir, et non... Et c'est ça le pire dans ces situations là, c'est que personne ne réagit. le harcèlement scolaire est un vrai problème de société que l'on ne doit plus taire et si des romans comme celui ci peuvent aider les gens à en prendre conscience tant mieux...
Tout ce que Carène nous expose est ancré dans la réalité, on passe de moments de joie, de bien être à des moments plus durs qui m'ont tirés les larmes. J'ai tout vécu avec ce livre, du rire, de la joie, des larmes... C'est un roman très addictif et la plume de l'auteure est belle et réaliste.
Vous l'aurez sans doute compris, ce roman est une pépite, un petit bijou qui devrait être mis entre toutes les mains, que tout le monde devrait lire et en particulier les ados...
Mon avis ne rend absolument pas justice à cette histoire et à ce personnage, donc s'il vous plait, lisez le!
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
JangelisJangelis   06 novembre 2018
Le reste du temps, je préfère ne pas me voir. Je vis déjà vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec mon corps, inutile d'ajouter l'image aux sensations.
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Marlene_lmedmlMarlene_lmedml   27 décembre 2018
« – Mais tu as vu sa dégaine aujourd’hui ? glousse une fille.
Je reconnaît la voix de Morgane. Instantanément, je retire ma main de la poignée. Comme si elle était devenue brûlante après avoir été chauffée à blanc au chalumeau.
– De qui tu parles ?
– De Mélissa Sac à gras ! Il faudrait que quelqu’un lui dise que plus personne ne s’habille comme ça. Et puis aussi qu’elle devrait arrêter le beurre. C’est très mauvais pour les hanches. Il ne faut pas qu’elle se plaigne après, la Grabeau, qu’on se moque d’elle.
Elle éclate de rire.
– Sac à gras, ça lui va bien, tu ne trouves pas ? poursuit-elle. Ce n’est pas très éloigné de son nom de famille mais c’est bien plus parlant. J’adore !
Ses mots me font l’effet d’une gifle.
Sac à gras.
Je les entends rire. Morgane semble très fière de sa trouvaille. Julie lui réponds qu’il faut absolument le dire aux autres.
Sac à gras. Sac à gras. Sac à gras.
Ça tourne en boucle dans ma tête. Titre d’une mélodie abjecte dont je suis le personnage central. Je suis tétanisée. Mes jambes me paraissent de plomb, comme ancrées dans le sol. »
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MissMymooMissMymoo   19 février 2019
Mon père a moyennement apprécié que je veuille emporter tous mes livres.
– Tu les as déjà lus, ces bouquins, tu ne les reliras pas. Quel intérêt des les garder ? On ne pourrait pas les jeter ? Ça prend une place folle, et ça pèse une tonne !
– Mais je ne vais pas jeter mes livres ! Ils sont à moi. Tu te rends compte que jeter un livre, c’est un sacrilège ? Tu n’as qu’à pas m’obliger à déménager.
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ValHou57ValHou57   15 août 2019
J’ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sort. Je peine à retenir mes pleurs. Je sais que si je tentais de prononcer ne serait-ce qu’un mot, je ne pourrais plus me contrôler. Ma mèche toujours dans la main, je me retourne vers mon bureau.
Je les entends ricaner derrière moi et dire quelque chose que je ne comprends pas.
Je passe de nouveau la main dans mes cheveux et sens cette fois-ci nettement le trou qu’elle a fait. C’est sûr, je vais être obligée de tout couper. Mes cheveux, ce sur quoi je me concentrais chaque matin dans la glace. La seule chose qui trouvait grâce à mes yeux. Maigre confiance, réduite maintenant à l’état d’une mèche.
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chaussettelischaussettelis   11 juillet 2019
« Rien n’excuse ce que j’ai subi, mais j’aurais dû réagir, j’aurais dû en parler, ne pas m’enfermer dans ce désir de vengeance. Peut être que si j’avais eu un peu de bienveillance envers moi-même, je n’aurais pas laissé ces mots avoir tant d’emprise. »
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