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EAN : 9781022403161
Éditeur : Michel Lafon (15/11/2018)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 81 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile.
C'est l'histoire d'un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C'est l'histoire d'un professeur d'allemand qui séduit.
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.
Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi, et renaissance.
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  28 avril 2019
Un livre très intéressant avec une héroïne attachante, Mélissa ou plutôt Mel. Père militaire, avec sa famille elle doit encore déménager, alors qu'elle se sentait bien dans son ancienne ville, avec sa meilleure amie Camille.
En plus, elle va être en Terminale et bientôt, il y aura le Bac. Même si elle est bonne élève, et ce n'est pas le Bac qui la stresse le plus. Plutôt ses complexes, sa solitude en arrivant dans un nouveau lycée, et le comportement ambigu d'un prof ... A lire !
Merci à la communauté Babelio sans laquelle je n'aurais pas découvert ce livre
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Saiwhisper
  10 septembre 2020
Suite à une envie soudaine de replonger dans la plume de Carène Ponte (j'avais aimé « D'ici là, porte-toi bien » et « Vous faites quoi pour Noël ? »), j'ai craqué en achetant plusieurs de ses écrits. « Gros sur le coeur » m'intéressait, car il aborde la grossophobie, un thème délicat et contemporain. Or, que ce soit il y a vingt ans ou maintenant, le physique est un sujet source de mal-être, de remarques et de moqueries, notamment à l'adolescence. le collège et le lycée sont une jungle où il faut apprendre à survivre et à se défendre… Être trop gros/maigre/grand/petit, avoir des poils, posséder un handicap plus ou moins visible, avoir une tête qui ne revient pas à quelqu'un, etc. Un rien suffit pour attirer l'attention de personnes malintentionnées qui apprécient le fait d'humilier, de tourmenter et de violenter autrui ! le sujet du harcèlement a inspiré de nombreux auteurs. de ce fait, le sujet a été vu et revu, si bien que les ouvrages ont parfois du mal à se démarquer… Hélas, celui-ci ne sort pas beaucoup des sentiers battus et ressemble à des histoires que j'ai déjà lues. Cependant, il n'est pas mauvais pour autant : l'auteure apporte énormément de sensibilité, propose des moments intenses ainsi qu'un scénario crédible. On pourrait donc dire que c'est un roman classique dans le thème abordé, mais efficace et avec des messages importants !
Ainsi, même si j'avais anticipé tout le scénario, je me suis régalée avec la narration fraîche, dynamique, jeune et accessible de Mélissa / Mèl. Cette dernière est une adolescente mal dans sa peau, grande, ronde et peu habituée à se mettre en valeur. Il lui arrive d'avoir un tempérament explosif et une forte personnalité, en particulier avec sa mère qui tente d'engager la discussion dès qu'elle le peut. Hélas, les choses se font différemment dans l'enceinte du lycée : Mèl est moquée, pointée du doigt, puis insultée par Morgane et sa bande. En quelques jours, Mélissa Grabeau devient « Sac à Gras ». C'est alors que la descente aux enfers commence : les larmes, l'incompréhension, l'humeur qui joue au yoyo, l'anorexie/les repas qui sautent, l'automutilation, la dépression, … Carène Ponte arrive parfaitement à retranscrire la peine de son héroïne et suscite immédiatement l'empathie du lecteur. Pour ma part, je ne pouvais être indifférente face aux insultes jetées aux visages de Mèl. Or, ce fut encore plus difficile de rester de marbre face aux actes violents de cette horrible peste de Morgane… ou encore face à ceux de David Mélin, le voisin et professeur d'allemand de la jeune fille…
En plus d'aborder le thème du harcèlement scolaire, du cyberharcèlement et de la grossophobie, ce livre va également toucher le sujet de la relation pédophile entre un enseignant et ses élèves. En ayant lu le résumé et en ayant vu le comportement déplacé de David, j'avais compris ce qu'il allait arriver. On pourrait penser que ce passage est exagéré toutefois, je l'ai trouvé réaliste. Ce genre de cas arrive encore aujourd'hui ! Il est primordial d'alerter les jeunes lecteurs afin qu'ils soient vigilants. Pour en revenir à Mélissa, j'ai trouvé que l'auteure avait très bien développé sa psychologie, son attirance ainsi que son attachement pour le professeur. Cela ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe. David est le seul à être sympathique avec elle. Alors, lorsque le beau trentenaire se montre de plus en plus tactile, manipulateur et à l'écoute, on comprend le fait que Mèl cède ! Comment se refuser à celui qui est comme sa bouée de sauvetage ?
Bien que stéréotypés, les personnages secondaires sont intéressants. J'ai apprécié le développement ainsi que la personnalité de Mathilde (la fille de David), de Camille (l'amie de Mèl avant qu'elle ne déménage) et de Greg (un garçon rencontré en vacances). Ils forment un noyau intéressant et permettent à la narratrice d'aborder ses complexes et son rapport avec son corps de bien des façons. Pour conclure, « Gros sur le coeur » n'est peut-être pas un titre original, mais il fait parfaitement son travail : il suscite des émotions, fait réfléchir et sensibilise ses lecteurs. Un roman pour ados à avoir en bibliothèque ou au CDI.
Lien : https://lespagesquitournent...
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ValHou57
  15 août 2019
Quand j'ai croisé ce titre en poche, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais de le découvrir, mais aussi de découvrir la plume de l'autrice. Sylvie l'ayant dans sa PAL, nous avons décidé de le lire ensemble.
Dans ce roman, on rencontre Mélissa surnommée Mél, une adolescente de 17 ans avec des rondeurs. Son père étant militaire, ils déménagent environ tous les 5 ans. Mais cette fois, Mél n'en a vraiment pas envie. Son lycée lui plaît, et elle ne veut pas perdre Camille, sa meilleure-amie. Alors oui, aujourd'hui il y a de nombreux moyens de communications qui permettent de ne pas perdre contact malgré la distance, mais ça ne sera jamais plus pareil. Malheureusement, elle n'aura pas le choix et c'est le coeur lourd qu'elle partira. Au revoir leurs balades, leurs petits rituels entre amies, leurs discussions interminables et surtout, bonjour la nouveauté : nouveau lycée, nouveaux élèves, nouvelle ville, etc…
Mél est une adolescente qui m'a profondément touché. C'est une jeune fille dont la confiance en elle est proche du néant, elle ne se sent pas jolie, mais grosse, trouve qu'aucun vêtement ne lui va et fait comme beaucoup d'autres personnes, elle camoufle le tout sous des vêtements amples et sombres. Son intégration au lycée va très mal se passer et certains élèves seront d'une cruauté sans limite. A partir de ce jour, elle fera tout pour se faire le plus discrète possible et ne rêve que d'une chose, devenir invisible aux yeux des autres. Elle qui était déjà assez réservée va se replier encore plus sur elle-même, ne plus oser ouvrir la bouche ou s'adresser à quiconque. Qui pourrait l'en blâmer ?
Malheureusement, son comportement va changer envers ses proches également, qui au final, ne cherche qu'à l'aider. Elle va tomber dans une spirale infernale qui provoquera un dégoût d'elle-même et se met à penser, mais surtout à croire, que forcément, vu son physique, il est normal que les autres agissent comme ça avec elle. Et comme si tout cela ne suffisait déjà pas amplement, n'était pas assez traumatisant et pas assez dur à surmonter, son professeur d'allemand fera tout pour la séduire.
A plusieurs reprises j'ai eu vraiment mal pour elle, je me disais que ce n'était pas humainement possible d'être aussi cruel envers quelqu'un, que ce n'étais pas possible d'être aussi stupide… Et puis, je me suis souvenue que si. La méchanceté gratuite, le harcèlement, la connerie humaine, exploiter les faiblesses de quelqu'un pour l'écraser, le réduire à néant, etc… Malheureusement cela à toujours exister et existera toujours. Tant que les personnes de pouvoir ne se rassembleront pas pour évoquer ce sujet sans aucun tabou, tant qu'ils ne prendront pas conscience ou n'accepteront pas de voir l'ampleur du problème, ne prendront pas des mesures drastiques pour contrer ce véritable fléau qui fait toujours de plus en plus de victimes. Désolée, je m'écarte un peu, mais si vous ne l'avez pas compris, c'est un sujet qui me tient à coeur et me fait péter un câble.
C'est un sujet délicat, sensible et qui n'est pas sans rappeler des choses à chacun je pense. Qui n'a jamais subi, vu, entendu ou fais subir ce genre de chose ? Avec ce roman, j'ai replongé dans ma propre enfance et adolescence. Je revoyais certaines choses se produire, impuissante, qu'elle me concerne directement ou qu'elle concerne d'autres élèves. Quand on a cet âge-là, on se dit que ça leur passera, que de les « balancer » ne fera qu'aggraver les choses et rendre nos journées encore plus infernales, si on prend la défense de quelqu'un, on deviendra également une cible, etc… et pourtant ! On est bien bête de croire que de passer inaperçu(e), ne pas faire de vagues ou se taire, réglera le problème. le seul moyen d'agir véritablement est de PARLER. Et si vous étiez du côté des harceleurs, il n'est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs et voir à quel point, votre humour, vos surnoms, vos gestes et votre parole de manière générale, peut être dévastateur.
Heureusement, Mél continuera à échanger des SMS avec Camille et à la voir physiquement quelques fois dans l'année. Même si ce n'est pas idéal, elle aura ce soutien, le seul qu'elle accepte plus ou moins. Son père étant absent, elle vit seule avec sa mère et lui en fait baver. Cette dernière veut juste l'aider sans la brusquer et va devoir affronter la colère et la méchanceté de Mélissa. Je n'ai pas compris le comportement de Mél envers elle et elle m'a énervé. J'ai été peiné pour cette mère qui se sent impuissante. Je comprends que mal dans sa peau certaines choses sont difficiles à accepter, mais ce n'est pas pour autant qu'on doit évacuer sa colère sur des personnes innocentes. Elle reproche beaucoup de choses à sa mère, mais elle n'essaye pas non plus de les envisager sous un angle différent.
Ce qui est sûr, c'est que Mél est un personnage criant de vérité, crédible, même si je n'accepte ou ne comprend pas toujours son comportement et ses actions. Elle m'a fait passer par tout un panel d'émotions : profonde tristesse, colère, abattement, détresse, peur, dégoût envers son professeur, incompréhension, indignation, etc… J'ai eu envie de la réconforter, de la rassurer, la consoler, de l'aider à trouver une échappatoire autre que l'isolement, de la faire rire, de lui ouvrir les yeux calmement mais surement, etc…
Son histoire ne m'a pas laissé indifférente et m'a remué les tripes. J'ai eu envie de hurler, de frapper, de pleurer mais surtout de me battre à ses côtés pour ne plus jamais que cela se reproduise envers quiconque.
J'ai également apprécié d'autres personnages comme la maman, Camille, Mathilde, Greg et Clément. Chacun nous permet à sa manière de garder un certain équilibre, de ne pas se laisser submerger par les émotions, et nous donnent une bouffée d'air frais.
La plume de Carène Ponte est fluide, prenante, efficace, incisive, et sans chichi. Elle nous livre ici un récit qui fait froid dans le dos, et pourtant, où une lueur d'espoir persiste. L'autrice ne minimise pas les choses. Elle se contente de poser des mots sur tout ce qui peut se passer, essayer de faire prendre conscience au lecteur que le harcèlement sous toutes ces formes, peut être dévastateur au plus haut point. J'ai aimé la façon dont elle aborde cette thématique, là où elle a décidé de nous emmener, ce qu'elle essaye de faire passer à travers son histoire, les personnages à qui elle a donné vie, le déroulement mais aussi le dénouement de tout ceci.
Ce fut une excellente lecture et j'espère qu'un maximum de lecteurs/lectrices la découvrira. Qu'un maximum de personnes, au travers des livres écrits sur le sujet, seront assez indignés pour dire STOP !
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NanouAnne25
  22 décembre 2019
Un roman jeunesse qui traite de harcèlement scolaire par... Carène Ponte!
Carène Ponte, Carène Ponte.... C'est un nom que l'on associe surtout à des romans feel-good. Eh bien, elle a aussi écrit ce roman jeunesse, qui n'est pas feel-good du tout! L'auteure a choisi de traiter du harcèlement scolaire car, ainsi qu'elle l'aborde en fin de roman, elle en a elle-même été victime. Elle sait donc de quoi elle parle. Son héroïne, Mélissa, a 17 ans. Suite à un déménagement, elle rentre dans un nouveau lycée où elle doit se faire de nouvelles copines. Sauf que certains de ses camarades ont décidé de la prendre pour souffre-douleur. La raison ? Un physique qui ne correspond pas à leurs critères... La pauvre va essuyer insultes, provocations, humiliations... "Mélissa sac à gras", c'est son nouveau surnom. Même un professeur abusera de la situation. Mais Mélissa va se relever. Elle sera confrontée alors à un choix : la vengeance ou la prudence?
Ce livre est criant de réalité. C'est une fiction, mais les situations vécues par Mélissa peuvent facilement trouver un écho dans la vie réelle. Je ne doute pas que l'auteure ait écrit ce roman avec ses tripes, j'ai ressenti une vive émotion par moments au cours de ma lecture. La jeune Mélissa a vécu des évènements vraiment éprouvants. J'ai beaucoup aimé l'introspection qu'elle fait sur ses agissements. de plus, l'histoire montre que les bourreaux sont, un peu trop souvent malheureusement, des harcelés devenus harceleurs...
Le harcèlement scolaire de nos jours ne se limite plus aux murs de l'école. Il se poursuit via les réseaux sociaux et les sms, c'est le cyberharcèlement. Ainsi, un enfant qui en est victime n'est jamais tranquille, ni à l'école, ni à son domicile. En postface, l'auteure rappelle les actions mises en place contre le harcèlement scolaire.
La préface, signée Marie Vareille, met l'accent sur l'importance de ne pas minimiser ce fléau et de rester en alerte sur le sujet.
Un roman à découvrir.
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Jangelis
  06 novembre 2018
Un livre IN-DIS-PEN-SA-BLE, à lire et faire lire !
Commence de façon assez classique. Mélissa 17 ans, déménage pendant les vacances. Furieuse de quitter son lycée, ses copines, son inséparable amie Camille. D'autant plus qu'elle a quelques problèmes avec son poids et son image, et craint d'avoir du mal à s'intégrer. Et ça va s'avérer bien pire que tout ce qu'elle pouvait craindre.
La première partie semble assez classique, mais Carène Ponte se glisse étonnamment dans la peau d'une lycéenne.
Au fil des lignes, j'ai retrouvé des souvenirs, mais surtout des sensations de mon adolescence, pourtant fort lointaine, et pas du tout concernée par ce problème de poids.
Mais tout est tellement juste, tellement bien évoqué qu'on replonge immédiatement dans cette période.
Au passage, je m'interroge, dans chaque roman où une scène de ce genre apparaît, sur la cruauté des professeurs de sport, qui semblent de génération en génération s'obstiner à faire constituer les équipes à chaque cours par deux leaders, qui appellent les élèves dans l'ordre de leur préférence. Ce qui crée un malaise énorme pour ceux qui ne sont jamais choisis, qui ont déjà des problèmes par ailleurs, et qu'on enfonce délibérément. Ces professeurs n'ont-ils jamais été ados ? C'est anecdotique dans un livre tellement fort par ailleurs, mais tellement condamnable pour des jeunes qu'on désespère un peu plus à chaque petite attaque.
Et puis, après un début intéressant, le roman s'accélère soudain, et on ne peut plus lâcher Mél, à la fois angoissé et plein d'espoir pour elle.
Des rencontres qui lui ouvrent des horizons, vont-elles enfin être positives, amitié, amour ... ou finir de l'enfoncer dans son mal-être ?
Un brin de fantastique, qui n'en est pas vraiment mais qui donne une originalité au roman, et surtout, qui donne sans doute des pistes pour s'en sortir.
Un livre sur le harcèlement scolaire comme je n'en avais jamais lu, qu'il faut absolument mettre entre toutes les mains.
Celles des harcelés, parce qu'il aide à voir qu'on n'est pas seul, et qu'il est possible de s'en sortir. Celles des harceleurs ; pour les meneurs, je n'espère guère qu'une lecture suffira pour leur faire comprendre la cruauté de leur attitude, mais peut-être pourrait-on toucher les "suiveurs", ceux sans qui le harcèlement ne pourrait être mené, ceux qui suivent parce que ça leur paraît drôle, ou surtout parce que c'est plus facile d'être dans le camp de la méchanceté que de se retrouver de l'autre côté (et ça bascule vite).
Celles des adultes, famille et écoles, qui ne voient rien, n'entendent rien, ou ne veulent rien voir car ils ne savent pas trouver des solutions.
Un tout petit passage qui pourrait passer inaperçu, mais pourtant révélateur de cette cécité volontaire des adultes : lors du voyage scolaire, les bagages de Mélissa sont perdus, elle se retrouve donc sans rien. Non contents de l'avoir installée dans la chambre de ses pires ennemies (est-ce donc trop difficile de repérer ça en classe ?) les profs lui conseillent de demander à se faire prêter des vêtements par les filles de sa chambre, sachant qu'elles sont toutes minces contrairement à Mélissa.
Il est intéressant aussi de montrer qu'au delà du harcèlement, il est important de travailler sur l'image qu'on a de soi, qui peut nous entraîner dans le bon ou le mauvais sens, même s'il n'est pas question de se sentir responsable de ce qu'on subit.
Important de lire aussi que parfois, on peut consentir à quelque chose mais parce que quelqu'un a pris la domination sur vous (j'ai un peu de mal à exprimer cela sans trop dévoiler de l'intrigue, mais c'est extrêmement bien rendu)
J'ai découvert Carène Ponte en lisant Avec des Si et des Peut-être que j'ai beaucoup aimé, mais je ne m'attendais pas ici à un livre de cette intensité, ni à certains rebondissements, je n'ai vraiment pas pu le lâcher.
J'admire l'autrice d'avoir probablement mis autant d'elle dans ce roman. Il n'a pas dû être facile à écrire.
Ce doit être la réédition de Mélissa sac à gras, paru en numérique en auto-édition. Je félicite les Éditions Michel Lafon d'avoir décelé cette pépite dans les méandres du net, et de le mettre ainsi à disposition du plus grand nombre.
Avec une courte postface donnant des pistes pour chacun, pour lutter contre le harcèlement.
Lien : https://livresjeunessejangel..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
JangelisJangelis   06 novembre 2018
Le reste du temps, je préfère ne pas me voir. Je vis déjà vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec mon corps, inutile d'ajouter l'image aux sensations.
Commenter  J’apprécie          80
Marlene_lmedmlMarlene_lmedml   27 décembre 2018
« – Mais tu as vu sa dégaine aujourd’hui ? glousse une fille.
Je reconnaît la voix de Morgane. Instantanément, je retire ma main de la poignée. Comme si elle était devenue brûlante après avoir été chauffée à blanc au chalumeau.
– De qui tu parles ?
– De Mélissa Sac à gras ! Il faudrait que quelqu’un lui dise que plus personne ne s’habille comme ça. Et puis aussi qu’elle devrait arrêter le beurre. C’est très mauvais pour les hanches. Il ne faut pas qu’elle se plaigne après, la Grabeau, qu’on se moque d’elle.
Elle éclate de rire.
– Sac à gras, ça lui va bien, tu ne trouves pas ? poursuit-elle. Ce n’est pas très éloigné de son nom de famille mais c’est bien plus parlant. J’adore !
Ses mots me font l’effet d’une gifle.
Sac à gras.
Je les entends rire. Morgane semble très fière de sa trouvaille. Julie lui réponds qu’il faut absolument le dire aux autres.
Sac à gras. Sac à gras. Sac à gras.
Ça tourne en boucle dans ma tête. Titre d’une mélodie abjecte dont je suis le personnage central. Je suis tétanisée. Mes jambes me paraissent de plomb, comme ancrées dans le sol. »
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MissMymooMissMymoo   19 février 2019
Mon père a moyennement apprécié que je veuille emporter tous mes livres.
– Tu les as déjà lus, ces bouquins, tu ne les reliras pas. Quel intérêt des les garder ? On ne pourrait pas les jeter ? Ça prend une place folle, et ça pèse une tonne !
– Mais je ne vais pas jeter mes livres ! Ils sont à moi. Tu te rends compte que jeter un livre, c’est un sacrilège ? Tu n’as qu’à pas m’obliger à déménager.
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chaussettelischaussettelis   11 juillet 2019
« Rien n’excuse ce que j’ai subi, mais j’aurais dû réagir, j’aurais dû en parler, ne pas m’enfermer dans ce désir de vengeance. Peut être que si j’avais eu un peu de bienveillance envers moi-même, je n’aurais pas laissé ces mots avoir tant d’emprise. »
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ValHou57ValHou57   15 août 2019
J’ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sort. Je peine à retenir mes pleurs. Je sais que si je tentais de prononcer ne serait-ce qu’un mot, je ne pourrais plus me contrôler. Ma mèche toujours dans la main, je me retourne vers mon bureau.
Je les entends ricaner derrière moi et dire quelque chose que je ne comprends pas.
Je passe de nouveau la main dans mes cheveux et sens cette fois-ci nettement le trou qu’elle a fait. C’est sûr, je vais être obligée de tout couper. Mes cheveux, ce sur quoi je me concentrais chaque matin dans la glace. La seule chose qui trouvait grâce à mes yeux. Maigre confiance, réduite maintenant à l’état d’une mèche.
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